<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271</id><updated>2012-01-25T15:11:09.264+01:00</updated><title type='text'>le blog des films de merde</title><subtitle type='html'>des films merdiques inconnus jusqu'aux blockbusters qui refoulent... Tous les films de merde finiront ici !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>61</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-6722484912964745944</id><published>2011-04-30T12:03:00.002+01:00</published><updated>2011-04-30T12:16:22.722+01:00</updated><title type='text'>WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG057.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les invasions aliens d’outre espace et les super héros qui défendent le cœur de l’Amérique sont décidemment les divertissements à la mode de ces dernières années… Ainsi chaque semaine se déversent les projections culturelles des crises propres aux époques troublées. Des multiplexes où s’écoule l’huile du popcorn industriel aux bacs à dvds soldés dans lesquels s’entassent les pâles imitations fauchées des dispendieuses merdes des studios, l’Amérique a un message : Elle est en danger. Un message dramatique qui tourne en boucle et qui s’adresse à la planète mais qui s’échoue lamentablement devant les yeux blasés des amateurs de maïs soufflé et des ménagères égarées du monde entier. On dirait un peu ces phoques piteux qu’on voit entassés sur ces hostiles plages du Nord, couvertes de galets, et qui observent ahuris ce que l’océan leur rejette, jour après jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Hollywood, on s’échine à faire briller un cinéma qu’on aurait aimé croire archaïque ou du moins démodé. Un cinéma galvanisant. Un cinéma fait pour le moral des troupes qui se battent et pour celui des mamans qui votent. Un cinéma qui doit rendre l’armée glamour et qui repose sur des sentiments nobles, comme le sacrifice, l’héroïsme et la patrie, un cinéma qui célèbre la famille et son besoin de sécurité. Un cinéma de l’honneur et de la fidélité, un cinéma du rétablissement de l’ordre. Un cinéma qui te donne envie de montrer tes papiers et de baisser les yeux. Un cinéma qui a des valeurs et qui te prend pour une merde.&lt;br /&gt;Et à Hollywood, nombreux sont les candidats prêts à investir et miser sur le tragique. Le système et les bureaux de liaisons entre les Studios et le Pentagone trouvent toujours des laquais dont l’échine est assez courbée pour leur permettre de tartiner à genoux leurs biscottes de propagande.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, c’est Jonathan Liebesman qui accède au poste de wannabe Emmerich. Liebesman, c’est un réalisateur d’une trentaine d’années qui, de concert avec quelques autres réals de sa génération, ont décidé de chier de concert sur l’héritage qu’ils déclarent vénérer. Réalisateur fossoyeur du prequel du remake de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Massacre à la tronçonneuse&lt;/span&gt;, Liebesman a enfin gagné le droit d’aller jouer à la guerre aux commandes d’un blockbuster triomphant, véhicule des valeurs positives d’une Amérique qui se cherche une unité par la noblesse d’une cause et la justesse d’un combat fédérateur. Comme un camé tout glaireux qui replanterait inlassablement sa seringue dans son bras en espérant faire du fantasme d’un ancien bonheur fugace, passé depuis longtemps, une réalité, l’Amérique semble passer son temps à s’auto flageller dans le spectacle sans cesse renouvelé de sa destruction pour avoir le plaisir pervers de se repaitre de son obsession d’unité patriotique. On cherche à revivre la communion nationale des autocélébrations post 11/09, ad nauseam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce coup ci, des aliens débarquent sur la côte Ouest et attention, pas de méprise, le titre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;World Invasion Battle : Los Angeles&lt;/span&gt; n’a rien à voir avec le vieux groupe funk altermondialiste &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rage contre la Machine&lt;/span&gt;. Il s’agit ici d’une référence à un célèbre incident survenu en 1942 à Los Angeles et dont s’inspire le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1941&lt;/span&gt; de Milius et Spielberg. Le caractère franchement génocidaire de cette armée alien, couplé à une réalisation au plus prêt des troufions façon Soldat Ryan finit de donner une ambiance très « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;WW2&lt;/span&gt; » au film jusque dans la résurrection du fantasme d’une attaque japonaise frappant L.A…. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;World Battle Invasion Los Angeles&lt;/span&gt;, c’est Pearl Harbour 2. La cause est juste, la guerre est juste, les enjeux sont simples, la Nation doit être protégée. Au-delà de singer maladroitement le cinéma de guerre des années 60, le film de Liebesman développe son ambiance militaire au travers d’images aux références visuelles nettement plus modernes. La réalisation dont la grammaire s’arrête au pénible effet « caméra à l’épaule » provoque une image chaotique et de nombreux hors champs censés reproduire la représentation de la réalité offerte par les films tournés par les soldats eux-mêmes lors des conflits récents. Ainsi Liebesman déclare s’être inspiré des combats à Fallujah pour le style de son film. Du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Soldat Ryan&lt;/span&gt; à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Black Hawk Down&lt;/span&gt;, en passant par la puissance iconique des images amateurs, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;World Los Angeles Battle Invasion&lt;/span&gt; réutilise un langage visuel, non pour l’interroger, mais seulement pour convoquer sa dramaturgie, cherchant à provoquer un reflexe quasi pavlovien d’empathie. La guerre finalement, est-elle devenue autre chose que le laboratoire de ses futures représentations ? Les conflits passent, les films restent. Aujourd’hui si l’on pense au débarquement, difficile d’imaginer autre chose que Mitchum et Fonda papotant sur une plage, le conflit vietnamien ressemble à une grosse partouze où il était question de surf et de napalm… La représentation fictive remplace la réalité. La guerre aujourd’hui se mène également sur le terrain imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mélanger ainsi l’idée de la dernière guerre « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;juste&lt;/span&gt; » (et surtout gagnée) aux images de combats contemporains provenant de conflits aux issus et aux enjeux plus que discutables provoque forcément un certain malaise par l’évidence et la balourdise du procédé. A aucun moment le choix de la réalisation ne semble suivre autre chose qu’une posture maladroite dans son sérieux et déplacée dans son premier degré. La Guerre des Mondes filmait l’invasion à hauteur d’homme, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;W.I.B.L.A. &lt;/span&gt;la filme au cœur d’une escouade perdue derrière les lignes ennemies dans la confusion et l’urgence. Mission amplement loupée si l’on considère qu’une scène à la réalisation confuse ne rend pas forcément justice à la confusion produite par une situation de combat. Le n’importe quoi intégral dans lequel s’épanche l’a peu prêt d’une mise en scène envisagée au petit bonheur la chance oblige cette grosse tanche de Liebesman à quitter son postulat en faisant régulièrement passer quelques plans d’ensemble pour essayer de redonner au spectateur une idée de la situation sur le terrain… &lt;br /&gt;Qu’il foire ses scènes d’action parce que ça va trop vite et que la configuration des combats est particulièrement complexe (des types cachés derrière des voitures sur une autoroute tirent sur des robots de l’espace qui arrivent en face d’eux), on peut comprendre. La filmographie de Liebesman, s’il est clair qu’elle ne nous pousse pas à l’indulgence, nous aura au moins évité d’être surpris par la nullité de son nouveau film.&lt;br /&gt;Parce qu’il faut voir ces scènes d’intérieur où des types devisent tranquillement en étant filmés par un caméraman éméché qu’on imagine facilement titubant en tentant désespérément de faire le point sur sa caméra alors qu’il n’arrive pas à cadrer quoique ce soit. Soyons sport et reconnaissons que la démarche peut paraître audacieuse, du moins sur le papier. Filmer des acteurs défoncés, on avait déjà vu ça, alors aujourd'hui, c’est le caméraman qui est sous acide et qui filme des acteurs sous prozac. C’est notre époque et j’admets qu’il n’est pas désagréable d’avoir la sensation d’être subitement défoncé à l’eau écarlate dès que deux personnages s’échangent les banalités consternantes écrites par un scénariste débutant dont on doute fortement de la pertinence de son orientation professionnelle récente et dont je tairais le nom par charité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Influencées par l’industrie vidéoludique, FPS en tête (on a souvent l’impression de jouer à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Call Of Duty&lt;/span&gt; quand ça lagge) les scènes de combat constituent le corps du film et se doivent, époque oblige, d’être âpres, tendues et éprouvantes. Surtout éprouvantes en fait, et elles le sont. Aucun doute à ce sujet. Elles me rappellent même ces images fugaces noyées dans le vacarme assourdissant de ces après midi de mon enfance lorsque je me tortillais sur le canapé, tentant vainement de regarder&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Goldorak&lt;/span&gt; à la télé alors que ma mère passait l’aspirateur dans le salon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi ça sert de vouloir jouer la carte du « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réalisme&lt;/span&gt; » lorsqu’on écrit un scénario et des dialogues qui mettent en scènes des militaires aussi peu crédibles. Je veux bien que la suspension d’incrédulité et notre soif de situations héroïques poignantes nous font parfois accepter des tirades un chouia plus lyriques que ce qu’elles devraient être, mais là c’est même pas ça. Ils racontent n’importe quoi, n’importe comment et ce, n’importe quand. C’est pas un film, c’est une répétition générale où les personnages déclament des dialogues en yaourt. On n’a même pas l’impression qu’ils sont américains, on dirait qu’ils font tous semblant. Le casting fait ce qu’il peut (j’ai noté : courir parfois, crier de temps en temps et secouer leurs fusils en disant des trucs rigolos) mais la présence de Michelle Rodriguez - dont la prestation ubuesque rappelle son travail sur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; – finit de décourager toutes les velléités d’implication des spectateurs les plus motivés.&lt;br /&gt;Au-delà du delirium tremens du cadreur et de ses enjeux rigolos, Liebesman échoue lamentablement à insuffler le moindre lyrisme à son film tout pourri, il n’a visiblement pas compris l’essence même de cette notion, ne sachant visiblement pas qu’un hélicoptère américain ne décolle ou n’atterrit que si le soleil est bas dans l’horizon… Pétri d’une incompétence à la banalité fatigante, il est encore bien loin d’avoir la classe de Roland Emmerich dans l’art subtil de tricoter avec application des films débiles à la bêtise exemplaire, et je ne parle même pas de le comparer à la démarche crypto punk de Michael Bay, le Kandinsky du blockbuster ! Mais surtout, comble du ridicule, le vilain canard &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;W.A.B.L.I.&lt;/span&gt; se paie également le luxe d’ être à la remorque du pourtant très cheapos et surtout très nul &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Skyline&lt;/span&gt;. Contrairement au film de Liebesman à l’échec d’une vulgarité moins amusante que franchement embarrassante, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Skyline&lt;/span&gt; avait au moins pour lui ce petit côté amateur rive gauche livré dans son ambiance existentielle causy dans laquelle des personnages issus de sitcoms devaient se confronter à l’irruption de monstres mécaniques avides de leur énergie. Filmé de manière détendue, le drame intimiste se télescopait à la violence d’un monde en perdition, faisant éclater le champ du loft et projetant ses protagonistes hors du cadre. C’était nul, mais au moins ça l’était honnêtement. &lt;br /&gt;Les raisons de cette déroute artistique sont évidemment à mettre au crédit de prises de vues bâclées, mais également au renoncement total à servir le génie militaire que glorifiaient les influences évidentes de ce minable rejeton qu’est &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Los Angeles Invasion Battle World…&lt;/span&gt; Alors que les militaristes célèbres comme Milius prenaient toujours soin de montrer tout l’art de la guerre dans ses réussites et ses défaites, son horreur et son humanité mais surtout dans l’exaltation de ses tactiques et de ses gestes (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Conan&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’adieu au Roi&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La rose et le lion&lt;/span&gt;), le film de Liebesman présente des engagements simplistes dans une opération sans enjeu. Les marines comprennent tout, très vite, et rien n’est trop compliqué pour eux. Et s’ils parviennent systématiquement à savoir ce qu’il faut faire, c’est bien parce que tout est absolument linéaire et que les aliens se battent comme des truffes, obligés par un script complice de laisser le bâtiment le plus important de leur flotte sous la surveillance molle de quelques rushs abandonnés de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator 4 &lt;/span&gt;pour que l’armée américaine puisse avoir l’air de triompher héroïquement. &lt;br /&gt;Pire, lorsqu’on aperçoit finalement les aliens je n’ai pu m’empêcher de penser que L.A. était attaqué par des Toons dans ce qui me semblait devenir une caricature absurde du film que je pensais voir. A mon avis, s’il faut maintenant que l’armée US se batte contre des pokémons pour qu’on doive la prendre au sérieux, c’est qu’on nage en pleine décadence ! &lt;br /&gt;Les intentions pachydermiques de l’auteur de cette merde ont beau être claires, passé le premier quart d’heure il devient cependant ridicule de prendre la posture et de jouer l’outré devant un tel étalage de conneries réactionnaires. Ce n’est évidemment pas étonnant et vous ne me trouverez pas ici à fustiger le patriotisme insoutenable et le militarisme galopant d’une oeuvre pensée comme un véhicule publicitaire de 70 millions de dollars pour le corps des Marines. Les clichés les plus éculés (le microcosme ethniquement varié et dont les préoccupations tournent toutes autour de la famille - un frère tué, un enfant qui va naitre, une femme à épouser, un père et son fils…) ne s’enfilent pas sur la structure du récit, ils sont le récit. Dans ce contexte, l’issue du combat et la rédemption du héros sont une telle évidence que seuls les pensionnaires d’un hospice spécialisé dans le traitement d’Alzheimer auront l’indulgente complicité d’y voir là le moindre enjeu.&lt;br /&gt;Parce que ce qui me choque dans le film de Liebesman, c’est pas vraiment ses intentions, aussi débiles soient elles, c’est le talent déployé pour les servir. Louez votre bravoure, pignolez vous sur votre drapeau, excitez la testostérone et flattez l’instinct maternel autant que vous voulez, vos âneries trouveront toujours des clients, mais faites le avec panache que diable. A quoi bon porter au pinacle une palanquée de valeurs morbides si c’est pour les traiter par-dessus la jambe ? Après Saigon, Mogadiscio, Bagdad et Kaboul, Hollywood semble devenir le nouveau bourbier de l’armée américaine réduite à flinguer des pokemons dans un blockbuster tourné de manière aussi rigoureuse qu’un boulard gonzo ! Dans sa volonté à vouloir refaire à l’endroit ce que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Starship Troopers&lt;/span&gt; avait fait à l’envers, le film de Liebesman convoque la gravité de l’engagement des troupes américaines dans un film qui finit sa course comme un &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;World America Team Police&lt;/span&gt; sans gag.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-6722484912964745944?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/6722484912964745944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=6722484912964745944' title='32 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6722484912964745944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6722484912964745944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2011/04/world-invasion-battle-los-angeles.html' title='WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>32</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-6115972536694428133</id><published>2011-01-13T23:31:00.000+01:00</published><updated>2011-01-13T23:32:07.046+01:00</updated><title type='text'>HARRY BROWN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG056.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trainant sa réputation de vigilante movie très classique, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Harry Brown &lt;/span&gt;(un nom stupéfiant pour un type qui fait cracher la poudre pour fumer du junkie) ne surprendra pas grand monde par son histoire totalement stéréotypée se déroulant sur les rails bien droits d’un des genres les plus vilipendés. Limpides mais aussi totalement prévisibles, les différents éléments de l’intrigue sont mis en place d’une manière efficace grâce à une structure solide. Portées par un score efficace, certaines scènes bénéficient de cadrages élégants et d’une interprétation tout en retenue offerte par un casting réussi dominé par un Michael Caine à la filmographie récente plutôt inégale (les calamiteux remakes de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Weather Man&lt;/span&gt; et du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limier&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les fils de l’Homme&lt;/span&gt;, les deux &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Batman&lt;/span&gt;, le pénible &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Inception&lt;/span&gt;) qui offre ici une prestation d’une agréable sobriété.&lt;br /&gt;Cette première partie, qui se laisse suivre avec un réel plaisir, décrit donc le crépuscule d’un vieil homme fatigué qui vient de perdre sa femme et dont le seul ami qui lui reste nous fait part de son tourment et des humiliations qu’une bande de jeunes voyous à capuches lui infligent. Ces jeunes « hoodies » sont d’abord présentés du point de vue d’Harry Brown, souvent de sa fenêtre, comme une sorte de menace tout aussi lointaine que proche. S’il elle est d’abord vue comme sans visage et agressive, elle n’en demeure pas moins l’engeance du quartier déshérité qui l’a vu vivre et vieillir. Dans ce premier acte David Barber nous offre une poignée de scènes admirables... Comme par exemple ce travelling arrière dans un vestibule que la fumée envahit peu à peu, une scène muette, lente, suspendue, où la trivialité d’une mauvaise farce puérile laisse peu à peu la place à un ressentiment profondément tragique. Il y a aussi cette scène d’interrogatoire où se succèdent les jeunes meurtriers face à deux policiers dépassés d’une justesse saisissante, faisant éclater un clivage irrémédiable grâce à un montage alterné inspiré. Et puis il y a cette scène captivante où la jeune fliquette idéaliste cherche à déstabiliser le vieil homme bourru et qui tourne à l’avantage de ce dernier lors d’un exposé sur les échecs offrant au spectateur une astucieuse mise en abyme.&lt;br /&gt;Hélas. Hélas, hélas… Toute la finesse de cette mise en place patiemment tricotée sera scrupuleusement piétinée lorsque le film et son protagoniste basculeront dans le vif du sujet. Suite à l’assassinat de l’ami d’Harry, on nous refourgue l’inévitable scène du personnage hanté par un douloureux passé qui le rattrape et qui va se décider à l’affronter. Là, seul sur son lit, il ouvre la vieille boite qui appartenait à l’homme qu’il était autrefois, celle remplie de souvenirs de l’armée… Là, sous la sempiternelle lettre de la petite fille disant à son papa qu’elle l’aime, Harry retrouve son couteau et dans le même temps le réalisateur perd lui toutes ses capacités. A partir de ce moment tout ce qui était finesse et élégance se transforme en une sorte de caricature balourde dont le sérieux de chaque instant pousse le film dans un grotesque absurde pour finir par patauger dans une sordide mélasse de connerie satisfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’Harry décide de demander des comptes à la racaille, ce qui n’était alors qu’à peine esquissé s’incarne subitement dans un manichéisme absolu qui n’aura qu’un point de vue à sens unique à offrir, un point de vue simpliste et finalement très confortable sous l’apparence trompeuse d’un radicalisme rebelle et à contre courant. La description réaliste d’un quartier qui se meurt laisse place à un univers fantasmatique morbide totalement surréaliste et presqu’hors sujet.&lt;br /&gt;La scène du dealer de flingues plonge enfin le spectateur dans le monde de la menace et offre un condensé de toute l’abjection humaine dans ce qu’elle a de plus dépravée : un salaud squelettique à l’apparence monstrueuse se regarde violer une junkie inconsciente sur une gigantesque et dispendieuse télé 16/9ème tout en s’offrant un shoot d’héro lors d’un deal ayant lieu dans un squat immonde dans lequel pousse une véritable forêt de weed. Ce qui est gênant, ce n’est pas forcément qu’un film parti comme une chronique très premier degré vire d’un coup au film d’horreur grand guignolesque, ce qui est gênant c’est surtout que par ce biais on ne cherche plus à nous faire comprendre quoique ce soit, on nous impose d’être aux côtés d’Harry et d’approuver ce qu’il fait. Harry ne se bat pas contre des hommes, bons ou mauvais, il se bat contre des monstres et, bien sûr, impossible d’avoir la moindre compassion pour des personnages présentés comme des animaux. Ces brutes droguées, ultraviolentes sont aussi et surtout irrécupérables comme l’expose clairement le réalisateur aux détours de deux dialogues : Le père du dealer est un caid, il suivra le même chemin et s’il a un gamin il en sera de même. Ces propos fatalistes tenus à la fois par le dealer et par un flic entérinent ce qu’on impose au spectateur, à savoir l’évidence de la justesse du combat d’Harry.&lt;br /&gt;En passant on peut également remarquer que le seul dealer à être présenté avec de sérieuses fêlures (viols répétés de la part d’un des boss du trafic) sera abattu par ses potes après avoir été torturé par Brown. La sauvagerie des méchants est telle qu’au-delà de s’en prendre aux autres, ils n’hésitent pas à s’auto phagocyter. Dans le dispositif du film, ce point est loin d’être un hasard car là encore la tuerie perpétuée par Brown est vidé de sa substance et on peut tout à fait se demander si ses balles ne seraient tout simplement pas le catalyseur d’une issue à la fatalité évidente, incarnant par sa tranquillité et par son savoir faire toute la noblesse du devoir que la police ne sait ou ne peut s’occuper,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Harry Brown a servit dans l’armée et en est sorti bardé de médailles, après avoir sauvé une innocente junkie, il va donner l’argent volé au gang à l’église. Toutes ces valeurs traditionnelles, et bien sûr un entrainement en bonne et due forme hérité des marines, nous assurent qu’il saura être juste dans une croisade résolument nécessaire. Jamais, jusqu’au dénouement, il ne sortira du droit chemin de la mission qu’il s’est fixé et qu’il mènera à bien avec calme et détermination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’orée du dernier acte, le film a déjà sombré, comme Harry, submergé par son propos misérable et plombé par une mise en scène ayant renié toutes les promesses de sa superbe introduction. La descente aux enfers, véritable pilier du film de vigilante s’applique ici au spectateur qui subira un dernier acte quasiment abstrait où il pourra s’amuser de constater que les notions les plus élémentaires de crédibilité sont foulées du pied avec un sérieux affligeant. La scène d’émeute qui ouvre ce dernier acte peine à impressionner le spectateur tellement elle est mal fichue. Les plans répétitifs, le manque flagrant de figurants policiers et la configuration aléatoire de l’ensemble condamnent une scène probablement voulue comme dantesque. De cette scène ratée, le spectateur est alors trimbalé vers un règlement de compte final sabordé par le manque d’implication évident causé par autant d’aberrations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, il aura suffit de distribuer une poignée de bastos dans quelques têtes pour que tout puisse rentrer dans l’Ordre. Le quartier n’était pourri que par la présence de quelques pommes gâtées, celles-ci chassées hors du panier la tarte promet d’être délicieuse. Tout le monde pourra en prendre une part et on oubliera les conditions de vie dégueulasses, le chômage et la paupérisation qui ont lessivé les couches populaires. Il s’agit simplement de ne pas oublier que les dealers pédophiles qui trafiquent des armes et des filles peuvent être sous votre nez sans que vous le sachiez. Pensez au barman de Harry…&lt;br /&gt;La conclusion de ce film branlant est aussi douce qu’un contrôle de la BAC, aussi subtile comme du Charles Villeneuve. Harry est devenu une sorte de héros anonyme et jamais il ne s’agira de questionner le crime et son châtiment, la violence de l’un et celle de l’autre, pas plus qu’il n’y aura de réflexion sur les notions de vengeance ou de vigilantisme, ce film ne pose pas et ne se pose pas de questions, ni sur la drogue, ni sur la violence, ni sur la pauvreté, il affirme. Il impose le bien fondé d’une justice personnelle radicale par les moyens moralement douteux et narrativement paresseux du manichéisme et de la caricature. La complicité passive de la fliquette qui finit par approuver la démarche de Brown pose pourtant une question sur le film, finalement, peut on vraiment parler de meurtre lorsqu’on a enlevé toute humanité sur celui sur qu’on tire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au long du film, Harry passe devant un tunnel qu’il choisit d’éviter, le dernier plan du film nous montre qu’il finit par le prendre, d’un air un peu mutin, satisfait, car Harry Brown ne s'est pas vengé qu'en son nom, à travers lui c'est la communauté silencieuse toute entière, toutes les veuves et tous les orphelins qui se sont vengés comme l'atteste l’un des derniers plan édifiant dévoilant une cité ensoleillée enfin pacifiée et où flânent de nouveau les mamans et leurs poussettes devant le spectacle joyeux de petits enfants qui s’ébrouent dans la bonne humeur. Et tant pis si c’est légèrement contradictoire avec les images précédentes où les rues étaient à feu et à sang sous le joug de dizaines d’incontrôlés.&lt;br /&gt;Alors je veux bien qu’on ne prenne le film pour un divertissement couillu, pour un western moderne ou pour je ne sais pas quoi d’autre. Au-delà même de toutes considérations politiques ou morales, c’est d’une telle naïveté visuelle et d’une telle connerie qu’on en vient à rêver d’aller se balader de plateaux en salles de production, une arme à la main, semer du plomb pour que demain nos enfants et nos mamans ne se fassent plus insulter par de pareilles merdes et que le bonheur refleurisse dans le cœur des spectateurs. Et qu’il arrête aussi de pleuvoir quand on fait la queue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pire que le déjà bien crétin &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Death Sentence&lt;/span&gt; qui avait au moins la décence de se prendre un peu moins au sérieux, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Harry Brown&lt;/span&gt; nous aura d’abord montré le meilleur pour nous offrir le pire, Harry Brown est un film d’action raté, une chronique sociale demeurée et un vigilante movie des plus simpliste qui n’aura jamais réussi à aller au-delà du cliché que n’importe qui peut se faire du genre.&lt;br /&gt;Mais rassurez vous, on ne peut pas objectivement taxer le film de fasciste, le fascisme est une chose bien trop sérieuse et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Harry Brown&lt;/span&gt; est bien trop ridicule pour se voir accoler une telle épithète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Film de merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Pour en savoir plus sur ce genre compliqué, trouble et typiquement américain, vous pouvez toujours vous reporter sur l’excellent, quoique trop court, livre du passionnant Fathi Beddiar « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tolérance Zéro, la justice expéditive au cinéma &lt;/span&gt;» aux éditions Bazaar.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-6115972536694428133?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/6115972536694428133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=6115972536694428133' title='51 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6115972536694428133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6115972536694428133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2011/01/harry-brown.html' title='HARRY BROWN'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>51</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-4825585305838681411</id><published>2011-01-10T15:33:00.003+01:00</published><updated>2011-01-13T00:05:31.167+01:00</updated><title type='text'>BADGES !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://boutique.chabd.com/"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_nciZKyVeJQI/TSsYuLyClkI/AAAAAAAAADw/7L3F35iCRBs/s320/DSC09735.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560565346634733122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je  sais, je mets pas trop à jour ces derniers temps, mais je suis toujours  là. C'est juste que je suis en train de bosser sur pas mal d'autres  trucs... Alors pour vous faire patienter, quelques colifichets à  l'effigie du blog... Allez voir chez &lt;a href="http://boutique.chabd.com/"&gt;Cha&lt;/a&gt;, c'est elle qui vend ça !&lt;br /&gt;Je reviens très vite ! (cliquez sur l'image)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-4825585305838681411?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/4825585305838681411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=4825585305838681411' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4825585305838681411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4825585305838681411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2011/01/badges.html' title='BADGES !'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_nciZKyVeJQI/TSsYuLyClkI/AAAAAAAAADw/7L3F35iCRBs/s72-c/DSC09735.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-5627508273141992162</id><published>2010-12-06T19:00:00.002+01:00</published><updated>2010-12-06T19:09:33.958+01:00</updated><title type='text'>SCOTT PILGRIM VS THE WORLD</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG055.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Avant de voir ce Scott Pilgrim, j’étais confiant ; le britannique Edgar Wright avait réussi avec son premier film, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shaun of the dead&lt;/span&gt;, à tourner une histoire d’amour qui réussit à réconcilier les amateurs de romance et les fans de zombies. Ces derniers redécouvraient les joies d’une comédie romantique légère dont la réussite prouvait également aux autres que le mythe du zombie était désormais définitivement sorti des carcans de la sous culture, et pouvait s’imposer à tous, en toutes situations.&lt;br /&gt;Même si son second film, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hot Fuzz&lt;/span&gt;, connaissait quelques problèmes de rythme, Wright signait néanmoins là un second métrage éblouissant dont la mise en scène et l’interprétation étaient à l’unisson d’un scénario rocambolesque ponctué de savoureux dialogues absurdes. Une nouvelle réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inverse total de ce &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Scott Pèlerin&lt;/span&gt;… ce qui pourrait nous interroger sur la viabilité des adaptations de comic célèbres sur le grand écran…&lt;br /&gt;Le tout naze &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kick Ass&lt;/span&gt; avait déjà crucifié le trop discret &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Defendor&lt;/span&gt;, prouvant par là qu’un film avec une histoire de merde, mal racontée, aux mécanismes narratifs éventés et définitivement poutré par une mise en scène ridicule pouvait s’imposer comme un film moderne, censé refléter la culture « geek ». Une culture à la con, défendue bec et ongle par des troupeaux d’imposteurs qui pensent fièrement incarner une sorte d’élite culturelle qui pourtant ne repose ni plus ni moins sur la consommation de masse. La descendance triomphante de cette guilde secrète qui défendit des films obscurs comme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Guerre des Etoiles&lt;/span&gt; et pesta contre le départ de Grokouik vénère aujourd’hui des œuvres aussi pointues que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Spiderman 2&lt;/span&gt;, la trilogie du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Seigneur des Anneaux&lt;/span&gt; ou n’importe quel film qui se dandine sur des millions de dollars. Ils jouent depuis 20 ans à des jeux videos aujourd’hui vendus à des millions et des millions d’exemplaires tout en se tripotant doucement dans les vapeurs d’une espèce de doux rêve collectif leur susurrant à l’oreille qu’ils ne sont pas comme les autres car ils sont différents et qu’ils ne sont pas de ce monde car ils sont asociaux. Bref, ils se pressent par millions dans les travées des multiplexes ou dans les rayons JV de Carrefour persuadés d’être sortis du troupeau.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Scott Pilgrim&lt;/span&gt;, comme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kick Ass&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cyprien&lt;/span&gt;, montre la revanche de cette image de pauvre têtard boutonneux qui puisera son pouvoir dans les mondes alternatifs dont il possède les clés (il parle klingon ou sait jouer la ligne de basse d’un thème de Final Fantasy par exemple) pour accomplir une quête qui se limitera toujours à enfiler la bonasse du lycée. Les geeks d’aujourd’hui sont devenus leurs propres héros, délaissant les héros charismatiques aux pouvoirs improbables sur lesquels ils fantasmaient avant, dans la création d’un monde nostalgique idéal  en se faisant caresser dans le sens du poil par la régurgitation jouissive d’une culture qu’ils aiment à penser comme alternative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’univers &lt;span style="font-style: italic;"&gt;geek&lt;/span&gt; de Scott se résume donc à celui de jeunes blancs becs banlieusards qui écoutent du rock californien, has been depuis 15 ans et jouent à des jeux videos old school en salle d’arcade. Tout, ici, semble être affaire de nostalgie. L’histoire d’un inadapté social qui va tomber amoureux de la jeune fille mystérieuse et branchée (pauvre Mary Elizabeth Winstead) dont la coolitude réside dans un accoutrement (lunettes, rollers, mèches colorées, il manque que le walkman) qui devait dépoter dans les cours de récré, en 1988. L'histoire d'amour sera parsemée d’embûches, des confrontations avec les 7 ex diaboliques qui représentent tous un côté de la coolitude (qui parodie les icones célébrées par nos petites soeurs) que n'a pas notre héros, mais dont la vaillance du cœur alliée à une pratique intensive de la console viendra à bout. Au final, le jeune débile pécho la meuf, sous l'œil entendu de la rivale qui, elle aussi, aura appris à ouvrir son cœur.&lt;br /&gt;C’est ni plus ni moins que la culture branleuse de trentenaires nombrilistes qui se sublime par une affolante incarnation juvénile tout en évoluant dans un univers aseptisé à la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Amélie Poulain&lt;/span&gt;, où tout est propre et rose, sans culs de joints dans les cendars et sans palette de graffen dans l’entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis c’est surtout difficile de voir en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Scott Pilgrim &lt;/span&gt;autre chose qu’un reliftage « geek » d’histoires romantiques cul-cul la praline jadis réservées aux fans de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hartley Cœur à Vif&lt;/span&gt;. Un upgrade pour les jeunes connards qui cherchent à tous prix à défendre n’importe quelle merde pour avoir, eux aussi, leur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt; ou leur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SDA&lt;/span&gt;, espérant faire partie de l’Histoire, à l’instar de nos ancêtres toujours prompts à verser dans la mélancolie va t’en guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel ramassis de connerie pourrait passer si on avait eu un scénario assez malin pour prendre un peu de recul, y mettre du second degré ou raconter quelque chose, du moins quelque chose de plus intéressant qu’inscrire « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dring&lt;/span&gt; » sur l’image lorsque le téléphone sonne. Raconter une histoire avec un enjeu narratif qui serait servi par des personnages qui ne seraient pas totalement unidimensionnel et aussi caricaturaux. Tout ça aiderait le spectateur à ne pas se faire autant chier, surtout si dans le même mouvement les dialogues étaient drôles et que les acteurs ne semblaient pas se demander ce qu’ils foutent là chaque fois qu’ils sont à l’écran sans avoir de réplique à donner…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Scott Pilgrim vs the world &lt;/span&gt;est loin d’être un bon film, c’est un film chiant, répétitif et idiot, n’ayant rien à proposer au-delà de l’invitation faite aux spectateurs trentenaires à fantasmer sur des adolescentes dans un édifiant sentiment d’autosatisfaction les persuadant au final qu’avoir passé les 15 dernières années de leur vie à jouer sur une console pourra finalement leur être utile à lever une gamine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et c'est juste écœurant...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-5627508273141992162?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/5627508273141992162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=5627508273141992162' title='92 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5627508273141992162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5627508273141992162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/12/scott-pilgrim-vs-world.html' title='SCOTT PILGRIM VS THE WORLD'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>92</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3841924308754746650</id><published>2010-09-24T01:47:00.006+01:00</published><updated>2010-09-24T14:35:09.792+01:00</updated><title type='text'>THE EXPENDABLES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG054.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Depuis plus d’un an, la rumeur enflait sur le web : Sylvester Stallone préparait un film au casting démentiel pour rendre hommage aux actioners bourrins des années 80. Un film de commando porté par les plus illustres représentant des films de frappe… Mais pas grand monde s’est demandé vers quoi Stallone allait se tourner pour nourrir son film. Parce que la décennie reaganienne a accouché parfois du meilleur, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rambo&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Predator&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Die Hard&lt;/span&gt;, mais souvent du pire, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Commando&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cobra &lt;/span&gt;et tant d’autres bouses torchées par les faiseurs de la Cannon. Et je dis ça sans prendre en compte le contenu idéologique totalement décomplexé (douteux) de ces films célébrant le héros «reaganien», bodybuildé, réglant chaque conflit par une utilisation brutale de la force.&lt;br /&gt;Alors de deux choses l’une, soit Stallone décidait de nous en offrir une bonne vieille tranche à l’ancienne, en réinvestissant les codes un peu surannés de l’époque, soit il décidait de faire un film qui mettrait en perspective ces mêmes codes à l’apogée de sa maturité, en reproduisant sur le film d’action ce qu’il avait accompli avec la conclusion de ses deux sagas fétiches.&lt;br /&gt;Les deux points de vue étaient séduisants, mais une fois de plus la déception est à la hauteur des attentes. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt; est loin d’être une bonne vieille tranche de bonne brutalité à l’ancienne, et c’est encore plus triste à dire, Stallone n’a strictement rien à raconter sur le genre qui l’avait amené au top, il y a plus de 20 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons sérieux, personne n’attendait un film qui se mesure aux chefs d’œuvre de l’époque, Stallone n’est pas Mc Tiernan et même si &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;John Rambo &lt;/span&gt;a fait son petit effet par sa mise en scène classe et compréhensible, c’est surtout parce que les standards actuels sont passablement brouillons et illisibles. Tout le monde espérait plutôt un «bon trip régressif»  dans la veine des films bien fachos dont les posters ont fait rayonner les murs de nos chambres enfantines, affichant par une démonstration de testostérone que nous nous préparions a affronter notre puberté, une abstraction étrange que nous projetions inconsciemment sur ces communistes qu’il fallait arroser d’une puissance de feu virile et sans pitié. C’était les années 80, c’était complètement con, mais nous étions si jeunes. 1989, le mur s’effondra et les stars du cinéma d’action s’étiolèrent peu à peu. L’ennemi éternel, jadis si identifiable, laissa vite place à un conglomérat fumeux de menaces diverses. Ce fut la mode au début des années 90 des ex-rouges reconverti dans la mafia (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Double Détente&lt;/span&gt;) et des cartels de la drogue (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Danger Immédiat&lt;/span&gt;). On alla même jusqu’à refiler le flambeau à de vieux terroristes qui sans doute n’en demandaient pas tant (l’IRA dans&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Jeux de Guerre&lt;/span&gt;), tout ça, bien sûr, sans retrouver le succès d’avant. Suite à cette période de restructuration, la menace bénéficia du développement des effets spéciaux numériques : météorites, noyau de la terre en fusion, extra terrestres ou Godzilla, le souffle d’une vengeance quasi divine s’abattit alors sur les Etats-Unis, avant qu’une flopée de nouveaux héros ne vienne sauver tout le monde. Ils avaient délaissé l’air buriné et la tenue de commando pour le costume en latex et le masque, sauvant le monde sans recourir à la brutalité beauf des Rambo, Matrix et autre Braddock. Le chant du M-16 ne subsiste plus que dans une poignée de DVD tournés à la va vite en Bulgarie et portés par des stars vieillissantes qu’une poignée de nostalgiques continue à soutenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première déconvenue c’est que la mise en scène du film n’a rien à voir avec ses aînés. Stallone aurait pu chier son film mais avoir le goût de nous pondre une daube toute kitch et démodée, ce qui aurait au moins respecté le cahier des charges. Malheureusement, aussi ratée soit elle, cette réalisation rassemble tout ce qui se fait de pire en ce moment. On aurait pardonné la nullité si elle avait été gentiment vintage mais comment voulez vous tolérer pour un projet pareil l’affligeante nullité de notre époque ?&lt;br /&gt;Au-delà des inutiles scènes de papotages, filmées sans aucune inspiration, toutes les scènes de bagarre sont présentées dans un montage épileptique. On est même en droit de se demander si Stallone n’est pas passé par Nantes vu ce recours obsessionnel au gros plan parce que dans l’euphorie la moitié de ce qui devait être shooté semble avoir été tout bonnement oublié. Un petit peu comme s’il manquait des plans pour donner aux bastons l’amplitude nécessaire.&lt;br /&gt;L’aspect brouillon de l’ensemble trahi visiblement un gros problème de production, et je m’en fous que ce soit un manque de moyen ou de préparation parce que le résultat est proprement consternant. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt; est un film bâclé, tourné à l’arrache par un réalisateur manifestement plus intéressé à discuter anabolisant avec ses copains qu’à bosser avec son directeur de la photo ou son cadreur…&lt;br /&gt;Truffé d’une foultitude de plans truqués affreux, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt; ressemble souvent à un workprint ripé sur la mule. Et pour un film se voulant un hommage sincère à la brutalité frontale du cinéma reaganien, comment accepter de voir le résultat massacré (oui dans le film, le seul vrai massacre, c’est le résultat) par autant d’incrustations numériques désuètes et hasardeuses… J’ai même été envahi par la profonde nostalgie des maquettes en cartons et des miradors en allumettes lorsque j’ai vu l’effondrement du palais, mais peut être les plus indulgents d’entre nous y verront ici un clin d'œil émouvant aux images de synthèses des années 80, qui sait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;John Rambo &lt;/span&gt;séduisait par sa lisibilité rigoureuse, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables &lt;/span&gt;ne fait aucun effort. La gestion de l’espace est si ridicule que d’essayer de suivre ce qui se passe à l’écran devient une expérience absurde et irrationnelle. Alors que Michael Bay approfondit depuis quelques années le travail de Kandinsky pour orienter ses scènes vers l’abstraction pure et ainsi poser un regard artistique novateur sur l’idée même d’action et de sa représentation moderne, Stallone n’arrive pas à enchainer trois pauvres plans. Un exemple frappant, la poursuite en voiture (oui ici il n’y a que les exemples qui soient frappant), à quel niveau de nullité faut il tomber pour torcher ainsi une course poursuite toute simple sans que le spectateur ne comprenne rien de ce qui se passe ?! Comment captiver un spectateur qui ne sait pas combien de voitures sont engagées et qui ne pige rien à la résolution de la scène ?&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’incompétence est un océan sans limite sur lequel dérive le navire de ton ambition&lt;/span&gt;» avait coutume de me dire mon assistante sociale, et c’est surement sur cette mer de merde que navigue notre sylvestre Titanic. Bordel, il faut vraiment en avoir rien à foutre de rien pour torcher un climax final aussi nul en pensant qu’une succession d’explosions numériques douteuses fera l’affaire. Quel manque de respect pour les inconscients qui se sont assis une heure et demie devant un écran pour se faire assommer par tant de nullité (oui au final il n’y a que la nullité qui assomme quoique ce soit dans ce machin). On ne peut pas en dire autant de la scène d’infiltration qui précède, pour cette dernière ils ont carrément eu recours, sans vergogne, à l’art subtil et délicat de l’ellipse. Une scène probablement victime d’un montage raté mais étudié comme un futur argument de vente pour un déjà annoncé director’s cut…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démarche a beau être détestable, elle est loin de faire tâche sur cet étron roublard flottant dans la cuvette de nos espoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Sans ce truc en kevlar tes organes seraient déjà en purée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Cause toujours tu m’intéresses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-T’as de la chance mon vieux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Nan crois moi c’est toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Non c’est toi mon vieux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les apparences, ce dialogue n’est pas issu de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Classe Américaine&lt;/span&gt; mais de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt;. Je ne plaisante pas, a contrario visiblement du scénariste Dave Callaham, déjà responsable de l’écriture de trois pauvres navets dont le très littéraire &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Doom&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Aussi comment oublier cette scène où Stallone, étranglé, tout rouge et tout gonflé, est interrogé par le gros méchant qui fait peur ? Car à la question «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;t’as combien d’hommes avec toi ?&lt;/span&gt;» la réponse truculente fera sans nul doute un carton dans les cours d’école et chez les débiles légers : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;juste ta mère&lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;Vous vous rendez compte que la réplique ultime de ce film badass radical partage le même humour qu’Arthur ? Que ses punchlines semblent avoir été écrite par le type qui écrit ses sketchs ?! C’est déjà assez spécial comme sentiment, mais lorsque le gros rasé éructe un sévère «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui t’a envoyé ?&lt;/span&gt;» et qu’on lui répond «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ton coiffeur !&lt;/span&gt;», le spectateur déjà consterné se sent d’un coup propulsé loin, très loin, dans un pays où ne règne que la honte et la contrition. Voyez vous, ce spectateur s’attendait à un trip nostalgique sur son adolescence, vous savez cette époque bénie où, bouffé par l’acné, il rêvait de faire du kung fu et d’avoir un gros uzi… mais nom de Zeus Stallone l’a renvoyé un peu trop loin dans sa régression, directe en CE1 ! Soyons honnête, se pencher sur les dialogues de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt;, c’est surtout un prétexte à des moqueries et des quolibets qu’on pensait réservés aux films d’Elie Semoun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’intrigue est plus famélique qu’un bourguignon végétarien, c’est surtout à cause de la déconnexion totale d’une histoire principale, tenant en trois séquences pouilleuses, de toutes les autres scènes, pensées comme de simples annexes. La trahison de Dolph Lundgren ou les embrouilles conjugales de Jason Statham ne servent qu’à faire patienter le spectateur vers le prochain « morceau de bravoure » et ressemblent à des scènes coupées d’un montage trop généreux. De même la plainte de Rourke et le cabotinage de Roberts semblent totalement hors sujet, même si tout ça est censé servir pour l’un de catalyseur à la revanche et l’autre à la caractérisation de l’ennemi. Ainsi la construction du film ne repose que sur une succession de sketchs sans véritable lien entre eux, une compilation où chaque morceau donne envie d’avancer à la plage suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les scènes d’action sont sacrifiées par la mise en scène, pire encore, le scénario s’occupe lui de régler son compte aux personnages. Pire parce que c’est sur cette promesse, cette affiche, que le film a été vendu. Un casting de rêve, une accumulation de noms pour faire fantasmer le fan crédule. Une fois de plus, cruelle est la déception et pendant la projection on ne peut que flairer  l’haleine fétide de l’entourloupe faisandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egocentrique, Stallone a écrit le film pour lui, alors qu’il n’a même pas la décence d’avoir quelque chose à raconter sur son personnage, mis à part une bluette glauque entre une jeune fille et un baroudeur de 60 balais bien sonnés qui a passé sa vie à massacrer celle des autres. Rocky revenait sur le lieu de sa jeunesse et Rambo acceptait que le monde autour de lui n’était pas une excuse à sa soif de violence, tout ça avait un sens. Ici, il faut comprendre que ce soit disant « esprit vintage assumé » est surtout une excuse minable pour n’avoir rien à proposer, bien qu’il rate sans surprise tout ce qu’il tente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée même du film de commando c’est l’idée d’un film choral, ou l’on suit des personnages interagir entre eux pour que l’on éprouve de l’empathie lorsque survient le moment de leur sacrifice. Ici, au-delà de leur sous exploitation, ils n’existent qu’au travers de leur relation à Stallone.&lt;br /&gt;Il est paternaliste avec Statham, qui endosse le rôle du fils prodigue, Stallone consentira même à ce qu’ils tuent le méchant ensemble et lui offrira deux scènes tout seul.&lt;br /&gt;Jet Li, c’est le side-kick rigolo. Généralement on a plutôt un Noir qui fait des blagues mais vu qu’Eddie Murphy devait demander trop cher, on se rabat sur un chinois. On l’appelle Yin-yang (j’ose même pas imaginer si ça avait été un Noir, on aurait eu droit à quoi ? Bamboula ? Blanche Neige ?) et on rigole durant tout le film sur sa petite taille (imaginez les bonnes blagues avec un Noir…).&lt;br /&gt;Lundgren, c’est le frère ennemi qui sera puni parce qu’il défie la puissance du héros. Il lui sera ensuite pardonné après avoir courbé l’échine. Il n’a qu’une scène de bagarre, mais il repasse claquer la bise à la fin, une preuve de la générosité du film doit bêler la garde rapprochée de Sly.&lt;br /&gt;Mickey Rourke revient encore une fois nous sortir son numéro de pénitent et sa gueule de freaks. C’est lui qui réveillera la conscience de Stallone grâce à une anecdote d’une indigence carabinée où il est question de méchants serbes et d’âme perdue présentée comme le grand moment déchirant du film. Assurément le pire moment de nanardisme de ces dernières années. Faut vraiment douter de rien pour pondre un truc pareil et les fans qui sont prêt à gober n’importe quelle mièvrerie dès qu’elle est anônée par un type ravagé bégayant pathétiquement sa rédemption dans des navets de ce genre auront du mal à s’en remettre lorsque leur gaule sera redescendue et qu’ils reverront le film. Applaudir la prestation de Rourke est probablement le spectacle le plus sordide que j’ai du subit depuis l’agonie de la pauvre Omayra.&lt;br /&gt;Passons sur le caméo de Willis et Schwarzy, la scène est tellement bien rythmée et mise en scène qu’on dirait qu’ils n’ont jamais été présents en même temps sur le plateau. C’était sympa, mais juste dans la bande annonce…&lt;br /&gt;Pour finir le tour du casting n’oublions pas Eric Roberts. Il connaît son job et ça, on ne peut pas lui reprocher, vu qu’il joue indéfiniment le même rôle de film en film, roulage des yeux et rictus compris…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste du casting de ouf, je ne sais pas vous, mais n’étant pas un spécialiste des bouses virilistes destinées au solderies et ne regardant pas les matchs de sports où ça se tripote à coup de patates dans la gueule, je n’étais pas très au fait des carrières de Terry Crews (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fausse Blonde Infiltrées&lt;/span&gt;), Steve Austin (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mi temps au mitard&lt;/span&gt;), Randy Couture (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Roi Scorpion 2&lt;/span&gt;) et Gary Daniels (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bloodfist 4&lt;/span&gt;). Un casting légendaire donc. Pour nous faire croire qu’ils existent et qu’ils méritent plus qu’un cachet de figurant chacun a sa blague de beauf, le Noir a un gros canon et des grosses balles, le catcheur à une oreille en chou fleur, le méchant est chauve…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est décidément bien loin de ces films où le succès tenait, en partie, à la caractérisation précise des membres du commando. Ces moments qui font que des films comme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Predator &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Extreme Prejudice &lt;/span&gt;fonctionnent. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt; a beau tenter de nous refaire le coup du «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu te souviens de… &lt;/span&gt;(mettre ici le nom d’un pays exotique quelconque comme l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Iran&lt;/span&gt;, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Venezuela&lt;/span&gt; ou le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nigeria&lt;/span&gt;)», «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ah oué, c’était un merdier sans nom, on pensait qu’on s’en sortirait jamais&lt;/span&gt;», la sauce ne prend pas. Ils nous auraient monté une bonne mayonnaise qu’on aurait eu la frite, mais face au film de Stallone, il n’y a que le vinaigre de mon amertume qui peut me faire avaler toutes ces salades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trips régressifs n’appartiennent donc pas qu’aux crétins qui savent pas boire s’éclatant le samedi soir avec leurs collègues de boulot devant des karaokés de la banlieue ouest en vomissant des génériques de dessins animés. Le trip régressif frappe visiblement tout autant les geeks autoproclamés qui se reluquaient les poils qui leur poussaient à la quéquette lorsque sortaient ces films que célèbre aujourd’hui la nostalgie…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt; surfe sur cette régression d’une manière totalement artificielle et par son évidente modernité technique (shaky cam, montage cut et CGI foireux) on peut se demander s’il y a vraiment une différence entre ça et le spectacle essoufflé de licences 80’s aujourd’hui exploitées jusqu’à l’os. On peut refuser l’évidence mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Expendables&lt;/span&gt; respire la vraie bonne nullité des années 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma d’action américain bien facho méritait peut être un hommage, mais le résultat est loin d’être à la hauteur. On aurait aimé voir les hommes de Barney Ross aller délivrer des mercenaires américains captifs en Irak, aller dessouder du terroriste iranien, traquer Ben Laden au Pakistan ou même défendre leur pays contre une invasion de la Corée du Nord.&lt;br /&gt;Non, ils vont affronter un général en carton ondulé sur une île en image de synthèse. Il a beau être complètement stéroïdé, c’est pas le courage qui l’étouffe Sly. Ce politiquement correct pousse même Ross à condamner l’attitude de Gunnar qui veut pendre un pirate, alors qu’ils viennent tous de buter une vingtaine de Somaliens en se foutant de leur gueule…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trentenaires d’aujourd’hui avaient 10 ans lorsque Commando est sorti. J’ai de la peine à imaginer le tableau lorsque les tétards qui ont aujourd’hui 10 ans fantasmeront les films de leur enfance pour les faire revivre. Quand j’aurai 60 ans, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Crank 2 &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Taxi 4&lt;/span&gt; seront considérés comme des chefs d’œuvre, célébrés par des critiques fustigeant l’élitisme de notre époque. C’était déjà nul hier et demain ça sera encore pire, ce blog est le témoignage de ma lassitude.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3841924308754746650?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3841924308754746650/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3841924308754746650' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3841924308754746650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3841924308754746650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/09/expendables.html' title='THE EXPENDABLES'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-9200937865983027536</id><published>2010-09-23T15:17:00.003+01:00</published><updated>2010-09-23T15:31:51.197+01:00</updated><title type='text'>AVATAR EDITION SPECIALE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG053.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;La vague est passée. La révolution© &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; a fini par s’abîmer dans toutes les galeries commerciales sous forme d’étals à perte de vue et de PLV autoritaires et dominantes. Mais déjà la marée reflue et, en ce mois de Septembre 2010,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Avatar&lt;/span&gt; est de nouveau exploité en salle pour proposer un montage inédit serti de neuf nouvelles minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est amusant de constater que ceux qui nous chantaient les louanges du film de cette insupportable tête de con égocentrique de Cameron, en célébrant son unique et totale perfection, sont les mêmes qui viennent nous ressortir leur flutiaux pour nous bassiner d’une nouvelle sérénade sanctifiant cette version allongée. Amélioré, le rythme ; harmonisé, le montage ; sublimé, le mixage, le film avait beau être parfait, subtil jus des Dieux dont la narration concentrait en son cœur l’ensemble des mythes de l’Humanité (en quelques mots ta maman elle est gentille et ton papa il est méchant), le voila dorénavant drapé d’une nouvelle Grâce, à tel point que certains se demandent si la pellicule ou les galettes transportant l’Œuvre ne devraient pas être considérés comme bénis.&lt;br /&gt;Quand on pense que les médias officiels ont relayé le soixante dixième anniversaire de la découverte de la grotte de Lascaux et qu’il n’y a eu que quelques commentaires désabusés sur la scène de chasse à la vache pandorienne découverte dans le nouveau montage, il est évident, même pour nous au blog des films de merde, qu’il y a là un mépris évident qui suinte de l’ostracisme cynique qu’éprouve nos élites, nos dirigeants ainsi que l’ensemble des critiques…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, ont fleuris cet été quelques articles amusant d’exégètes zélés tentant par tous les moyens de s’auto convaincre de l’importance historique du film. Présentant bien souvent comme fines analyses de vulgaires paraphrases toutes molles, ils reviennent sans cesse sur les raisons de ce succès. Car cette douzaine d’élus  de leurs postes de vigie, du haut de leurs blogs, de fin fond de leurs colonnes ou de leurs forums, ont su voir la vérité au-delà du pessimisme blasé et unilatéral d'une promotion bâclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, ces pèlerins foulent chaque recoin de l’internet pour répandre la bonne parole. Les pénitents se sont fait prêtres et leurs blogs, colonnes et forums sont devenus des églises. Le blogueur Rafik Djoumi est devenu chroniqueur régulier au site d'Arrêt Sur Image, le webzine DVDvision tente d’exister en surfant sur le succès du film en y collant de si prêt que leur site internet semble n’être qu’un misérable objet promotionnel de la Fox, le journaliste Arnaud Bordas, transfuge ex Mad Movies ayant intégré les rangs du Figaro, a connu son heure de gloire en pourfendant le dragon téléramesque lors d’un débat télévisé aussi trépidant qu'un mauvais Lelouch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’instar de ces désespérés qui reconnaissent en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar &lt;/span&gt;la cristallisation de tous leurs fantasmes cinématographiques et qui deviennent tour à tour les marchands du temple cameronien, le blog des films de merde réclame lui aussi sa part du gâteau. Nous aussi on a capté que la licence était porteuse et c’est pétri de la même vanité que nous revenons sur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar &lt;/span&gt;car visiblement les chefs d’œuvre de notre époque ont besoin de se faire remonter tous les six mois pour continuer à exister. Il n’est donc pas exclu qu’on revienne participer, nous aussi, à l’hégémonie culturelle du vilain petit canard de la Fox...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-9200937865983027536?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/9200937865983027536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=9200937865983027536' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/9200937865983027536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/9200937865983027536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/09/avatar-edition-speciale.html' title='AVATAR EDITION SPECIALE'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3331459017710559986</id><published>2010-06-11T00:03:00.003+01:00</published><updated>2010-06-11T16:41:36.049+01:00</updated><title type='text'>INFECTES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG052.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Après le nullissime &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rec2&lt;/span&gt; et avant le tout pourri &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Crazies&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Infectés&lt;/span&gt; est finalement sorti en salles en France, et vu son score à l’international, c’était pas gagné ! Alors c’est sûr qu’après s’être tapé autant de fours, on n’est pas vraiment surpris que le film des frères Pastor colle un peu au fond et qu’il ait un tel goût de réchauffé.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Infectés&lt;/span&gt; c’est la passionnante histoire de deux frangins et de leurs copines en route vers l’océan alors que l’humanité est aux abois, terrassée par un virus. Cette insipide daubasse insignifiante tente bien sûr de surfer sur la mode initiée par &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;28 jours plus tard&lt;/span&gt;. En son temps, le film de Danny Boyle réussît l’exploit de créer un sous-genre aux films de zombies qui évoluent désormais sous son influence, se payant ainsi une nouvelle jeunesse. Las, à l’instar des films de zombies qui à force de répéter le même schéma narratif et d’accumuler les bouses ont lassé leur public et montré leurs innombrables limites, les films d’infections se succèdent et s’enfoncent inexorablement dans une médiocrité toujours plus crasse…  Il suffit de voir l’affiche française d’Infectés et celle de The Crazies pour mesurer l’ampleur de ce que ce cinéma incestueux à a nous proposer.&lt;br /&gt;Les frères Pastor sont allé au cinéma et ont des dvds, ils nous offrent donc tous les éléments de départ que le genre requiert, à savoir un monde à l’abandon, quatre survivants et une intrigue troussée comme une liste de supermarché : &lt;br /&gt;-un père et sa fille contaminée, &lt;br /&gt;-un fuyard qui se fait abattre par des rednecks, &lt;br /&gt;-un docteur qui sombre dans la démence mais continue ses expériences, &lt;br /&gt;-un bâtiment habité par un groupe armé et organisé, &lt;br /&gt;-une infection au sein du groupe et l’éviction d’un de ses membres (deux fois) &lt;br /&gt;-et bien sûr l’incontournable retour (réel ou fantasmé) au foyer familial. &lt;br /&gt;En gros toutes les péripéties traditionnelles, ici enfilées comme des bulgares à peine majeures dans un pornif californien. Car tout ça nous est bien sûr balancé sans le moindre effort de lien, qu’il soit dans le fond (tout ça ne fait évoluer ni l’intrigue ni notre connaissance des personnages), ou dans la forme (on a la désagréable impression de zapper d’un DTV à un autre) malgré le boulot toujours appréciable mais ici guère transcendant du chef op’ Benoit Debie. &lt;br /&gt;Fatalement,&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Infectés&lt;/span&gt; c’est passionnant comme un livre de coloriage quand on n’a pas de crayons de couleur et ça a le gout d’une pizza sans garniture. C’est tellement redondant qu’on a l’impression d’aller au resto et de se faire servir un plat de nouilles tièdes dans des assiettes pas lavées… Pire encore, cette odeur persistante de déjà-vu donne envie au spectateur de regarder discrètement sous ses semelles, pour vérifier qu’il n’est pour rien dans l’atmosphère âcre de crotte sèche qui hante la projection. Certains films s’écoulent comme du purin, ils suintent de l’écran, ils collent aux yeux. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Infectés&lt;/span&gt; c’est autre chose, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Infectés &lt;/span&gt;c’est du beau crottin tout sec, et je vous prie de croire qu’il ne vient pas de Chavignol !&lt;br /&gt;Classiquement, la plupart des films d’exploitation un peu cheaps utilisent un canevas entendu pour que le spectateur sache d’emblée de quoi il retourne, permettant de faire l’économie sur le développement onéreux d’un univers propre. Ce canevas servira à rempoter la raison d’être de ce genre de films, à savoir ses divers moments de bravoure et les quelques détails bouturés de ci de là tenteront de lui donner une originalité pour que celui-ci puisse exister face à la concurrence. Ici, l’astuce pour faire moins vulgaire que l’imbuvable étron catalan ou que la nouvelle resucée de Romero (qui finira comme Felix Faure à force de se faire pomper) c’est de nous faire le coup du film d’infectés sans infectés. Une audace brillante, ont du se dire les producteurs malchanceux de ce navet, qu’ils crèvent, vae victis comme aurait dit le poète.&lt;br /&gt;Entendons nous bien, c’est un choix tout a fait honorable qui pousse le récit hors des sentiers battus du zombi flick pour l’emmener vers ceux, plus classique, du film de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fin du monde&lt;/span&gt; dont &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Route&lt;/span&gt; est l’un des derniers avatar et assurément l’un des derniers chef d’œuvre (notez au passage la hardiesse de mon propos n’hésitant pas à mettre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;avatar&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;chef d’œuvre&lt;/span&gt; dans la même phrase). Le principe étant clairement entendu dès le premier plan où l’on nous présente une voiture avec peint sur le capot &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Road Warrior&lt;/span&gt;, sorte de gros coup de coude bien gras et qui tombe bêtement à plat tellement cette pseudo connivence merdique est hors sujet.&lt;br /&gt;Clairement, ce choix porté vers le non-spectaculaire aurait pu être une riche idée, mais encore aurait-il fallu que les frères Pastor aient quelque chose à dire, et qu’ils sachent le faire… Le pari c’était de montrer l’horreur et la violence qu’un être est obligé d’infliger aux autres pour survivre dans un monde en perdition. C’est assez évident, mais le souci est que le film n’a que ça pour exister et qu’il n’arrivera jamais à faire fonctionner le peu d’ambition qu’il propose. Force est de constater que lorsqu’on tente de faire exister des personnages aussi mal écrits, affublés de caractères aussi grossiers, ça ne leur rend pas service. Ca les pousse à agir de manière illogique (puisque leurs motivations sont floues) donc irrationnelle et, fatalement, le spectateur a du mal à croire que des abrutis pareils puissent survivre plus de dix minutes.&lt;br /&gt;Ce qui n’arrange rien c’est qu’en plus ces personnages sont joués n’importe comment par des acteurs à la ramasse. La palme revenant à la pintade gloussante de service, la donzelle qui sait rester sex même lorsque l’apocalypse frappe à la porte de sa garde robe, j’ai bien sûr nommé, on ne rigole pas s’il vous plait, Piper Perabo ! Piper est, à croire sa fiche imdB, une actrice américaine. Sans rire, elle fut révélée dans le rocambolesque&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Coyote Girl&lt;/span&gt;, inoubliable navet qui avait tant fait mouiller les adolescentes qui s’étaient alors prises de passion pour le fascinant métier de barmaid de charme dans des bars pour gros porcs libidineux… Pour les étourdis, la jaquette du dvd devrait vous donner toute l’ampleur de la chose… &lt;a href="http://www.cinemapassion.com/covers_temp/covers3/Coyote_girls-18260530122006.jpg"&gt;A consommer sans modération&lt;/a&gt; ! Bref, c’était il y a 10 ans et les frères Pastor qui lui doivent probablement leurs premiers émois s’en souviennent, eux, et lui rendent ici un bel hommage en lui offrant probablement l’un des derniers rôles de sa carrière. Attention, Piper Perabo joue peut être comme une patate un rôle écrit à la vache qui rit, n’empêche que lorsqu’il s’agit de filmer son cul, là on doit reconnaitre que tout le monde s’applique. &lt;br /&gt;Par contre, lorsque son personnage est abandonné sur le bord de l’autoroute à cause de son infection, le spectateur s’en contrefout totalement alors que le récit exigerait plutôt qu’il soit choqué par la décision cruelle qu’implique ces temps apocalyptiques… Les frangins ont pris soin de foirer nonchalamment le seul truc dont ils devaient s’occuper : la psychologie des personnages et leurs interactions. Ennuyé par une intrigue téléphonée, nous ne pouvons donc qu’éprouver une antipathie grandissante à leur égard et lorsque le film les sacrifie pour dynamiser son intrigue, que pourrait-on ressentir d’autre qu’un vague soulagement surnageant brusquement dans une somnolence blasée ? C’est con parce qu’ainsi le film, sans surprise vous me direz, mais en beauté rajouterais-je, foire ses trois climax. Le reste se repose sur un script d’une affligeante nullité et entasse les lieux communs avec un manque constant et consternant d’imagination. Les dialogues déroulent ainsi des enjeux artificiels indignes d’une partie de jeu de rôle organisée à la va vite dans un centre de loisir un mercredi à 17h par un animateur pédophobe en fin de contrat… &lt;br /&gt;Plus le récit avance plus on abandonne de personnages, et donc plus le film se vide. De pas grand-chose mal écrit on se retrouve avec plus rien, mais toujours aussi mal branlé. Le peu de sympathie que le spectateur indulgent aurait pu conserver jusqu’au dénouement caille subitement lorsqu’il doit subir l’insondable idiotie du monologue final, véritable aveu des scénaristes quant à leurs capacités : En gros ils ne savent pas ce qu’ils foutent là, ils ne savent pas ce qui va se passer, ils ne savent rien. Ils sont juste arrivés à destination, sur une plage vue comme une sorte de lien lénifiant avec un passé nostalgique. Ils sont au terme de leur périple non pas parce que la route finit fatalement par déboucher quelque part, non pas parce que c’est la conclusion logique de l’intrigue, mais plus prosaïquement parce que les deux réalisateurs ont épuisés leur liste de péripéties à la con. Les frères Pastor pensent que pour donner une légitimité à leur manque d’inspiration, il suffit d’un peu de gravité, d’une fin ouverte au bout d’un monde qui n’existe déjà plus, suivant dans le sable les traces d’un souvenir qui lui non plus n’est plus, une caméra dans des yeux que l’océan inonde de larmes … On galvanise le tout avec une voix off débitant des sentences définitives et grandiloquentes entrecoupées de plan en super 8 et d’un drapeau américain déchiré flottant au vent. La bande finit par tourner à vide, plus d’images, les souvenirs se tarissent et le monde s’éteint avec le film qui s’achève…&lt;br /&gt;Bon, soyons clair, c’est à ce point merdique que j’en appelle solennellement à Bernard Kouchner. Lui reste-t-il du riz que nous pourrions envoyer à Hollywood pour constiper un peu cette usine à merde ?! Car c’est au moment où se déroule, non pas le rouleau rose du dernier espace de liberté qui nous reste, mais le générique de fin, que je m’interroge sur la possibilité qu’un jour se tarisse la source fétide qui pond avec une régularité diabolique merdes sur merdes, remplissant la fosse des multiplexes, éclaboussant jusqu’à nos propres étagères. On ne peut décemment plus parler d’industrie culturelle à ce niveau, mais d’épandage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3331459017710559986?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3331459017710559986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3331459017710559986' title='51 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3331459017710559986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3331459017710559986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/06/infectes.html' title='INFECTES'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>51</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-4990847351755358181</id><published>2010-05-25T20:53:00.003+01:00</published><updated>2010-05-25T21:05:31.174+01:00</updated><title type='text'>LEGION</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG051.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma américain, plus que tout autre, se nourrit d’idéologies qu’il porte ou révèle, tantôt miroir de la société, tantôt entreprise prosélyte. A l’instar des grands mythes fondateurs du pays de l’Oncle Sam (la frontière, la destinée manifeste) la superstition conditionne l’esprit dans lequel sont produits la plupart des films d’exploitation. De fait, certaines valeurs sont mises en avant et présentées comme sacrées. Aujourd’hui le « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;happy end&lt;/span&gt; » représente le moment où finalement la cellule familiale naturelle se réunie (vous savez, comme dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2012&lt;/span&gt;)… Mais si le cinéma d’exploitation a consacré le militarisme et le patriotisme comme de véritables gimmicks, bien rares sont les films où la religion occupe frontalement le premier plan et conditionne tous les enjeux. C’est le cas de cette innommable &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Legion &lt;/span&gt;qui nous balance une séquelle très personnelle de la Bible et assène entre chaque scène de fusillade un tel moralisme qu’on a l’impression de passer 90 minutes à se faire engueuler par un membre de l’opus dei.&lt;br /&gt;Comme tous les films américains traitant de problèmes philosophiques ou sociaux, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Legion&lt;/span&gt; s’ouvre sur un psaume (ici un truc du genre « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ecoutez bande de têtards, moi je vais vous apprendre à flipper du Big Boss &lt;/span&gt;») censé donner une certaine consistance à un script qui oscillera constamment entre un premier degré hilarant et la caricature pathétique de ses intentions. Ca fait donc un moment que Dieu est saoulé par l’Humanité, il décide d’envoyer son armée massacrer sa terrestre engeance. Sauf qu’un ange, Michel, décide d’aller contre Sa volonté. Déchu de son statut divin, il atterrit un soir à Los Angeles pour retrouver et protéger Charlie, une pauvre serveuse dont le polichinelle n’est autre que la réincarnation du Christ. Réunis dans un routier au milieu du désert, la serveuse et quelques brebis égarées vont faire face aux démons que Dieu déchaine pour détruire l’enfant. Tous ensembles, ils vont résister deux nuits avant que ne déboule l’Ange Gabriel décidé de remettre de l’ordre dans tout ça. Il échouera, l’Humanité a un nouveau sauveur pour guider les survivants du divin courroux.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Legion&lt;/span&gt; est le premier film de Scott Stewart, un responsable d’effets spéciaux dont la boite, The Orphanage, vient de couler. Avec son ancien associé, devenu pour le coup producteur, ils nous balancent un des films les plus rétrogrades et les plus culpabilisateurs qu’on ait pu voir depuis des années. Ils nous refont le coup du final évangéliste d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I am Legend&lt;/span&gt; comme s’ils nous remakaient la fameuse scène du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dernier Tango à Paris&lt;/span&gt;, mais sans la motte de beurre.&lt;br /&gt;Ce qu’on peut déjà concéder au film c’est que dans ce pays de cocagne qu’est la France, lorsqu’un ange descend sur Terre pour sauver l’Humanité, c’est Mimi Mathy qui vient à la rescousse d’une pauvre mère isolée pour l’aider à remplir sa déclaration RSA. Aux Etats Unis, lorsqu’un ange descend sur Terre, c’est de fin des temps et d’extermination dont il s’agit, et à la place d’ une naine qui trottine dans un studio de la Plaine St Denis on a Paul Bettany (sorte de Pascal Greggory américain) qui défouraille des M16 dans le désert de Mojave. Ca a quand même un peu plus de gueule. Autour de Bettany, on retrouve quelques valeurs sûres de la série B comme Dennis Quaid (le Tuck Pendelton de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Aventure Intérieure&lt;/span&gt; entre autres) qui surjoue son rôle comme si sa vie en dépendait, ou Charles Dutton (le Dillon d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alien 3&lt;/span&gt;) encore une fois abonné au rôle du Noir qui, d’un regard lourd et grave, cite la Bible à tout bout de champ. Ces gueules sympathiques on beau tout tenter pour essayer de nous impliquer dans ce nanard, les dialogues mélodramatiques aux sentences définitives plombent le tout avec un tel sérieux qu’on rirait de bon cœur si on n’avait pas l’impression que le scénario avait été écrit par Pie IX. Au milieu de cette caractérisation à la truelle, Charles Dutton mérite tout de même un Oscar pour son air de chien battu au grand cœur, tellement crétin qu’on se croirait dans un mauvais Eastwood.&lt;br /&gt;Reconnaissons également au film quelques qualités techniques. Certaine images ne sont vraiment pas dégueu et quelques unes,  intriguantes, frappent justes. Un peu comme si un mécréant perdu dans l’équipe avait profité d’un dimanche matin pour shooter ces plans dans le dos des responsables, surement plus occupés à accomplir quelques génuflexions qu’à se demander comment filmer correctement ce qu’ils ont sur le papier. Le score de Frizzel est, quant à lui, honorable. On a notre lot d’envolées pompières quand il faut et quelques nappes à la Penderecki lorsque le spectateur doit flipper, ça ne marche pas mais le geste est là.&lt;br /&gt;Le gros souci, c’est qu’une fois encore on a un réalisateur incompétent qui non seulement n’arrive pas à se sortir de sa position de fanboy vis-à-vis de ce qui l’a influencé, mais en plus le revendique à la moindre occasion. Scott Stewart veut que le spectateur reconnaisse l’ombre de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator&lt;/span&gt; derrière chaque plan, chaque dialogue. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Legion&lt;/span&gt; emprunte donc à l’unique chef d’œuvre de Cameron son introduction avec l’apparition d’un type dans une rue de Los Angeles. Mais il pompe également le pitch (une serveuse qui se retrouve mère du messie est au centre d’une lutte qui la dépasse) et le final (bandana et route dans le désert compris). Si l’Archange Michel chourave à Reese sa plus célèbre punch line (« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;suis-moi si tu veux vivre&lt;/span&gt; »), Stewart a du se dire que l’Ange Gabriel regardant l’écran avec un air menaçant en sortant « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;I’ll be back&lt;/span&gt; » ça allait peut être faire beaucoup. Et ça, à ce niveau, c’est un peu mesquin… Mais &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator&lt;/span&gt; n’est pas le seul classique à être pompé. Des êtres possédés ? Ah oui… comme ce que fait l’agent Smith de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Matrix&lt;/span&gt; ! Michel vient prévenir la Vierge Charlie, il parle comme Neo dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Matrix 2&lt;/span&gt; ! Une vieille possédée en veut au bébé ? Elle parle et courre partout comme dans les scènes coupées de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Exorciste &lt;/span&gt;! Des plaies bibliques s’abattent sur Terre, Stewart a déjà vu ça dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Mist&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Hérétique&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Momie&lt;/span&gt; ! &lt;br /&gt;Evidemment, avec un budget relativement faible, la fin des temps est plutôt cheap, se résumant à une panne de télé et à un essaim de mouches numériques. Pas génial. Alors quand il tourne son plan au Paradis, même si l’ensemble ressemble à un décor oublié de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Stargate&lt;/span&gt;, il nous propose fièrement un ballet aérien d’anges exterminateurs en formation de combat. Dommage que ce plan ne serve que de bande annonce pour ce qu’on aurait aimé voir et qu’on ne verra jamais… Le spectacle d’anges qui se bourrinent les uns les autres à l’arme automatique c’était pourtant une bonne idée, sacrément bis et sacrément rigolote. Même si pour le réalisateur tout ceci est très sérieux, ce dernier déclare en interview que son pitch était tout à fait crédible. Aussi crédible que s’il avait fait un film sur une inondation géante. Et on dirait même que ça l’excite : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quand vous regardez les débuts de l’art religieux, vous retrouvez l’Archange Michel avec une épée et une armure, vous vous dites que c’est cool et vous vous demandez qu’elle en serait la version moderne ? Des fusils mitrailleurs et des lances roquettes, avec certainement des minutions illimitées.&lt;/span&gt; » Cool, non ?&lt;br /&gt;Alors qu’est ce que ce type a dans la tête ? On peut sérieusement se le demander lorsqu’on voit l’ange Gabriel, censé représenter la fureur de Dieu (Gabriel signifiant «&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Dieu est ma Force &lt;/span&gt;», un sorte de concept entre Ophélie Winter et George Lucas j’imagine), passer la porte du restaurant dans un contre jour élaboré à la truelle et dans une légère contre plongée censée signifier sa puissance … Comment un film qui déroule un propos mystique si réactionnaire se retrouve avec comme bras armé de Dieu, une espèce de type metrosexuel habillé comme s’il faisait l’andouille sur un char de la Gay Pride !? Exhibant en plus entre ses mains fermes son instrument de puissance : une masse d’arme turgescente… Décidemment, chez Stewart, Dieu semble façonner son monde comme un réal italien une série Z.&lt;br /&gt;Déjà bien fauché, le film doit également composer avec une narration complètement foutraque d’accumuler les incohérences, car s’il y ’a bien une légion dans le film, c’est celle des âneries et des invraisemblances. Mais ce ne sont pas vraiment les raisons qui font de cette merde une horreur tellement détestable. Qu’un bébé pas attaché survive à un accident et trois tonneaux, c’est pas bien grave (de toutes façons la voiture est là pour le bonheur de l’Humanité, elle ne peut pas nous faire du mal), en tous cas pas plus que de voir une mère enceinte prête à mettre bas tirer à l’arme automatique ! Que les anges ne pensent pas à posséder les proches de la mère du Messie, pourquoi pas, de toutes façons quand on est habillé comme un figurant des Guerriers du Bronx, on a intérêt à rester un peu à l’écart… Par contre, ce qui ne reste pas à l’écart, c’est bien la bondieuserie abominable du propos. &lt;br /&gt;Lors d’un film de siège, la caractérisation des personnages doit nous aider à nous identifier avec eux, et si l’on commence à vouloir les voir vivre devant nous, c’est que nous tremblerons de plus belle lorsqu’ils seront submergés par la menace qui rode. Ici, chaque personnage porte sa croix et chacun retrouvera la voie dans l’épreuve. La famille de la ville avec le père, la mère et la gothique sera peut être décimée, mais au final la fille comprendra qu’elle a fait souffrir ses parents et qu’elle ne devrait pas porter des jupes si provocantes. Avant le destin funeste qui l’emportera elle saura faire amende honorable. Le bad boy de Las Vegas est sur le sentier de la violence, mais c’est parce qu’il s’est égaré. Le bon Noir bienveillant et pieux saura le mettre sur le chemin de la rédemption et  s’il arpentait le mauvais chemin, c’est parce que son ex femme ne voulait pas qu’il parle à sa petite fille. Sans famille l’Homme n’est rien nous dit on. C’est également ce qu’apprendra le personnage de Dennis Quaid, dont l’entêtement a fait voler en éclat son couple. Il n’a pas la foi mais devant l’évidence et grâce au chant du M16, il se repentira et reviendra sur ses erreurs avant de mourir, libérant ainsi son fils qui luttait seul pour recréer une cellule familiale, alors qu’il était rejeté de tous. C’est le benêt du film alors, bien sûr, il survivra. Et la mère du messie ? Lorsque le film débute, elle aussi est perdue, elle refuse son rôle de mère et pire que tout, elle fume ! C’est parce qu’une fois encore sa famille a volé en éclat le jour où son père a quitté le foyer… Mais Michel sait parler aux femmes et elle qui vivait dans la négation («&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Je ne suis rien, juste une  serveuse, je n’ai même pas de voiture&lt;/span&gt; (sic) ») va finir par s’accepter. Elle va apprendre à devenir mère et comprendra que fumer c’est mal et que l’avortement serait le pire des pêchés, car même si ta situation c’est de la merde, qui es tu pour te mesurer aux desseins du Tout Puissant ?! Même une gourde qui n’a pas son permis peut enfanter, et ça, c’est sacré. Le père, lui, n’existe pas, c’est un mystère, alors s’est elle faite engrosser par l’Esprit Saint. les auteurs du film restent discret sur cette histoire, dommage on aurait aimé voir la scène… Bref, lorsque le spectateur se rend compte qu’on est le jour de Noël, elle dépote son messie en moins de deux minutes, sans douleur et avec le sourire du devoir accompli. Elle est prête à aller retrouver les prophètes de chaque religion qui l’attendent pour reconstruire un nouveau monde dévasté. Le film ne s’attarde bien sûr pas sur la vulgaire populace… Manque de moyens ? Oui sûrement, mais surtout parce que le film n’a que faire du ramassis de clochards dégénérés que l’on aperçoit au début du film. Le flic facho qui souhaitait que toute cette saloperie disparaisse aura, in fine, été entendu. Amen. &lt;br /&gt;Reste le personnage qui s’est déchu pour l’amour de l’Humanité (en fait y’a un twist foireux et un Deus Ex Machina qui porte bien son nom mais je vous en fais grâce) : Michel l’archange. Bien qu’ayant grandi avec une foultidude de nanards yankees voulus et créés pour et par des hordes de cul bénis, j’avoue ma profonde inculture sur les différents anecdotes que ressassent les quelques grandes superstitions qui dirigent le monde. Alors pour creuser un peu le sujet, j’ai fait un tour sur la page wiki de Mike. Et là je suis tombé des nues, si j’ose dire. Le gars est un gros poisson, pas une petite sardine à mettre en boite, non, c’est carrément une huile dans l’Evangile. On apprend qu’il est « le chef de la milice angélique », avouez que ça pète. Le reste est ubuesque, on y lit qu’il est également « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Archange du premier rayon&lt;/span&gt; », une véritable tête de gondole quoi. « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chef des forces du ciel &lt;/span&gt;», « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;chef des armées célestes&lt;/span&gt; » sont encore des titres dont on affuble Michel. En fait la Bible a du être écrite à son époque par une sorte de Roland Emmerich local, on y retrouve les mêmes obsessions… La conclusion de la page wiki finit de verser dans l’absurde le plus total, il est carrément de tous les coups : Jeanne d’Arc, il était là, David et Goliath, c’est lui qui a pistonné le petit frondeur, la main retenue d’Abraham, c’est encore lui ! Sarah Connor ? C’est lui aussi ! Mais surtout c’est Michel qui a remporté le plus grand main event jamais organisé : la lutte contre Satan. D’après l’Eglise, Michel est le « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Champion du bien&lt;/span&gt; », sorte de ceinture toutes catégories ultime !&lt;br /&gt;Alors même si ce film prend parfois la forme d’une série B potache dont on peut se délecter au second degré, toutes les intentions contenues là dedans véhiculent une morale de merde. Même si bien sûr de ce côté ci de l’Atlantique personne ne croira à cette histoire, au premier degré… L’accumulation des valeurs portées, fait l’écho des hantises immondes des groupes politiques les plus réactionnaires. Du vrai cinéma d’extrême droite quoi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-4990847351755358181?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/4990847351755358181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=4990847351755358181' title='31 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4990847351755358181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4990847351755358181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/05/le-cinema-americain-plus-que-tout-autre.html' title='LEGION'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>31</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-4427821591342752934</id><published>2010-04-25T13:07:00.002+01:00</published><updated>2010-04-25T13:24:23.073+01:00</updated><title type='text'>LA HORDE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG050.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;En France, depuis quelques années, une armée de trentenaires dont l’enfance épongea la contre culture américaine s’échine à produire des films d’horreur. Alors qu’aujourd’hui cette culture est devenue dominante, les réalisateurs de cette nouvelle vague se plaignent un peu partout d’ostracisme, ils fustigent l’attitude des distributeurs, condamnent la censure du système et maudissent l’indifférence du public… Jusqu’ici, peu de ces films avaient bénéficié d’une aussi grande attente et d’une promotion aussi large que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Horde&lt;/span&gt;, produite et réalisée par la première ligne de défense de cet autre cinéma français.(1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de devenir le commentateur thuriféraire du bis hexagonal, Yannick Dahan était un vrai critique, passionné et sympathique. Sa gouaille fleurie officia d’abord par écrit (dans le regretté Mad Movies, puis dans les magazines Positif et DVD Vision) puis par la suite sur le câble dans sa mythique émission &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Opération Frisson&lt;/span&gt;. Durant des années, son accent toulousain a fustigé avec pertinence et bonne humeur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le cynisme des costards cravates qui vendent les films comme de vulgaires bidons de lessive&lt;/span&gt;, tout en&lt;span style="font-style:italic;"&gt; questionnant les thématiques &lt;/span&gt;qui nous &lt;span style="font-style:italic;"&gt;interrogent sur la condition humaine&lt;/span&gt; en tirant &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la substantifique moelle&lt;/span&gt; de ces films &lt;span style="font-style:italic;"&gt;funs, jouissifs et décomplexés &lt;/span&gt;qui émoustillent tant&lt;span style="font-style:italic;"&gt; les outres bourrées à la bière &lt;/span&gt;que nous sommes ! Produit par son futur coréalisateur Benjamin Rocher, l’émission est devenue culte pour sa défense d’un certain cinéma jadis marginalisé qui se voit aujourd’hui reconsidéré comme un genre adulte et intelligent.&lt;br /&gt;Bien évidemment le copinage fait qu’après avoir éreinté sans pitié &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; ou le dernier Roland Emmerich dans de bondissantes et joyeuses chroniques, il a eu plutôt tendance à se tortiller lorsqu’il dut évoquer les films de ses potes, tentant par exemple de justifier maladroitement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la sincérité apparente d’un projet certes bancal mais dont la substantifique moelle blablabla&lt;/span&gt; … d’un &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontière(S)&lt;/span&gt; dans lequel il avait fait de la figuration.&lt;br /&gt;A force de voir passer leurs potes derrière la caméra, ça a du les démanger Dahan et Rocher. Ils ont du se dire qu’ils pouvaient faire pareil, ils avaient une boîte de prod et suffisamment de contacts pour tenter le coup. Et quoi ? Franchement faire moins con que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontière(S)&lt;/span&gt;, moins Z qu’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A l’intérieur&lt;/span&gt;, moins prétentieux que Vinyan ou moins ridicule que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyrs&lt;/span&gt;, ça pouvait sembler jouable… Malheureusement, après avoir vu leur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Horde&lt;/span&gt;, on se demande si le seul exploit réalisé par Dahan et Rocher n’a pas été d’initier dans l’esprit du spectateur une réévaluation à la hausse de ces navets. En tous cas, c’est indubitablement une pelletée de plus pour le trou où s’enterre année après année le cinéma d’horreur français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des flics un peu ripoux veulent buter des dealers retranchés dans la tour à moitié abandonnée d’une cité pourrie. Alors que la situation dégénère et que les idées manquent, les zombies envahissent le décor. Arrivés sur le toit, les deux groupes antagonistes constatent que l’invasion est générale. Ils n’ont, bien sûr, que le choix de s’unir pour redescendre dans la rue, là où sont tous les zombies, alors que les balles manquent.  &lt;br /&gt;On peut deviner la finalité de l’ensemble. Il s’agirait de réutiliser la mythologie du film de zombies en l’adaptant à la réalité des banlieues françaises, comme Romero qui, dans ses premiers films, nous parlait de l’Amérique profonde. Placé dans un tel contexte, les factions rivales qui transforment la cité en terrain de guerre auraient à faire face à une horde de zombies, métaphore monstrueuse de la déstructuration totale de la société. Convoquer les codes du cinéma de genre américain pour les mixer avec les particularismes français en confrontant une topographie très américaine à des personnages encrés dans la réalité franchouillarde. Le récit débouchant sur une issue radicale et désespérée, le constat des réalisateurs calquerait alors celui du cinéma contestataire américain dans son profond nihilisme.&lt;br /&gt;Le problème, c’est qu’ils ont beau se raconter le film qu’ils aimeraient faire, tout dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Horde&lt;/span&gt; reste au niveau du brouillon. Et si au moins quelque part les réalisateurs ont fait preuve d’une bonne intuition, c’est dans le choix du casting : Eriq Ebouaney, le Lumumba de Raoul Peck, ainsi que Claude Perron, une habituée des films de Dupontel). Mais aussi l’incroyable Jo Prestia, le Ténia d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Irréversible&lt;/span&gt;, le vieux Yves Pignot, ici cabotinant pour rien et Aurélien Recoing au physique très puissant, mais malheureusement très vite dégagé du film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est pourtant pas question ici de les blâmer parce qu’ils jouent tous comme des cochons. S’il ne fait nul doute qu’ils connaissent leurs gammes, les pauvres sont à la merci, non seulement de la partition effroyable qu’on leur fait jouer, mais surtout d’une absence totale d’orchestration. Abandonnés, ils font ce qu’ils peuvent pour se dépêtrer de personnages creux aux enjeux confus, ne pouvant que suivre un script indigent aux pistes narratives éventées. &lt;br /&gt;Aucune chance n’est laissée à ces personnages aux destins sans intérêt et dont on se contrefout, toute identification étant sabrée par une radicalité de façade et par les choix hasardeux d’une réalisation semblant mettre flics et dealers dans le même panier, sans qu’aucun propos ne vienne justifier cette confrontation. Ils sont juste là, lâchés pendant une heure et demie, seuls avec le spectateur. Le film n’a rien à dire et pas grand-chose à montrer, jusqu’au générique final où un titre de hip hop chanté par Doudou Masta (qui interprète l’un des dealers) finit par mettre le spectateur de leur côté par un clin d’œil forcé (inconscient ?), créant l’impression d’avoir assisté à un spectacle irresponsable, bien loin de l’irresponsabilité ludique et assumée des meilleures émanations du crew Kourtrajmé.&lt;br /&gt;Aussi nul que soit le film, rien n’est plus dérangeant que le sous texte très premier degré dont ne savent que faire les réalisateurs et qui nous fait plonger dans une perception consternante de la banlieue. Avec son concierge raciste, ses Noirs dealers, ses toxicos et ses flics ripoux, la vision qui se voudrait cauchemardesque de la société tape dans le vide faute de point de vue et le souci du regard social au travers d’une attitude badass donne finalement corps aux fantasmes beaufs et démagos d’un Charles Villeneuve, renvoyant les clichés racistes des productions de Luc Besson au rang de joyeuses pantalonnades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si au moins c’était efficace dans la connerie… Mais ici tout transpire l’immaturité la plus totale. La gestion de l’espace et du temps sont calamiteuses et les scènes d’action sont confuses et illisibles. Et si les réalisateurs évoquent Peckinpah en interview, espérons juste que ce n’est pas parce qu’ils se sont fait plaisir en étirant jusqu’à l’absurde la durée des fusillades ! N’importe quel comateux engourdi par la lassitude profonde que lui inflige cette merde, mais maintenu éveillé par la bande son tonitruante, pourrait faire la différence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que les protagonistes descendent les étages, la réalisation est de plus en plus bâclée. Alors comme la première scène ressemble déjà à une scène coupée d’un épisode des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cordiers Juge et flic&lt;/span&gt;, vous ne pouvez pas imaginer la consternation qui figea la salle de cinéma au moment du climax désopilant du film. Une scène tellement autre qu’on imagine que&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; La Horde &lt;/span&gt;aurait eu sa place entre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Atomic College&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Surf Nazis Must Die &lt;/span&gt;si elle ne s’était pas autant prise au sérieux ! Si l’on a très peu vu les zombies dans le film, c’est parce qu’ils se regroupent en masse pour nous offrir ce moment intense où s’alternent l’atterrement, la honte et au final le soulagement, celui de ne pas compter les auteurs de cette farce gonzo comme membres de sa famille. &lt;br /&gt;Les notes d’intentions sont d’une telle évidence qu’on devine, vignette après vignette, comment on pu naitre ces idées pondues au gré des joints qui se roulent. On imagine sans peine l’idée de potes trouvée un soir de beuverie : « Putain les gars, imaginez un flic badass armé d’un flingue et d’une machette sur le toit d’une caisse avec des centaines de zombies autour ! » « Ah ouaiiiis, répond Dahan qui finit sa bière, comme si Frazetta buvait un coup avec Romero ?! » Ainsi a du naitre la grande idée du film, LA scène iconique qui finira sur l’affiche et dans tous les teasers !&lt;br /&gt;Pour cette horde, ils ont recrutés 300 fans sur internet. L’idée n’est pas mauvaise, ça fait déjà 300 personnes qui iront voir le film avec un fort a priori positif, et ils emmèneront probablement leurs potes et leur famille, c’est toujours ça de gagné. On passera sur la crédibilité de la démarche, parce que pour incarner la population d’une banlieue laissée à l’abandon, filmer 300 geeks qui ont tous des gueules à tourner sous linux, c’est déjà bien con mais si en plus on oublie de les maquiller et que les plans sont assez longs pour qu’on grille les trois connards qui rigolent et celui qui comprend rien et qui fait le zombie à contretemps, le bouquet final est digne d’un crash à la Challenger, mais en moins spectaculaire.&lt;br /&gt;Pour couronner le tout, les deux réalisateurs semblent si fascinés par leur séquence qu’ils ont visiblement tenté tous les mouvements de caméras et tous les plans possibles… A l’écran c’est tellement bien ficelé qu’on a juste l’impression de voir les rushs montés bout à bout. Surréaliste.&lt;br /&gt;En fait tout ça est à l’image de la naïveté touchante des caméos des deux lascars : Rocher intervient sous la forme d’une tête tranchée, notons qu’il est assez juste dans son interprétation. Plus en tous cas que Yannick Dahan, toujours plus extraverti et visiblement tout content d’incarner le dernier zombie dans une scène de fusillade où durant de longues minutes des figurants hilares sont passés à la sulfateuse sans pour autant que les cadavres ne s’accumulent. Tant qu’on se fait du bien personne ne s’occupe de savoir si ce moment purement potache ne serait pas en contradiction totale avec le tragique appuyé du dénouement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on a cherché ce qu’il pouvait bien y avoir de badass dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Horde&lt;/span&gt;. On ne l’aura finalement su qu’une bonne semaine après sa sortie : le seul truc de badass dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Horde&lt;/span&gt; ? C’est la violence avec laquelle elle s’est plantée au box office. Bénéficiant pourtant d’une large promotion, le film est retiré tout penaud des salles en 10 jours. Non seulement le film bande mou, mais en plus il aura été sacrément rapide à venir…&lt;br /&gt;Deux millions d’euros pour un résultat navrant d’amateurisme, et pendant ce temps là, dans le documentaire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Viande d’origine française&lt;/span&gt;, les réalisateurs de cette nouvelle vague horrifique française se demandent si ce cinéma à sa place en France. Ils devraient plutôt s’interroger sur ce qu’ils ont à proposer avant d’exhorter le public à se mobiliser pour voir en salles des purges onanistes de fanboys ou des expérimentations prétentieuses et essoufflées. Ils se vautrent dans une transgression dépassée depuis 20 ans qui leur sert d’alibi pour hurler à la censure en vulgaire cache misère d’une absence abyssale de propos et de talent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)On les retrouve tous réunis sur le documentaire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Viande d’Origine française &lt;/span&gt;produit par les frères Rocher, réalisateur et producteur de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Horde&lt;/span&gt; : Xavier &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontières&lt;/span&gt; Gens, Fabrice &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vinyan&lt;/span&gt; du Weltz, Julien Maury &amp; Alexandre Bustillo d’A l’intérieur, Maulon et Thevenin pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Humains&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, David &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mutants&lt;/span&gt; Morley, Pascal &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyrs&lt;/span&gt; Laugier et bien sûr Dahan et Rocher… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-4427821591342752934?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/4427821591342752934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=4427821591342752934' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4427821591342752934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4427821591342752934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/04/la-horde.html' title='LA HORDE'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1099923949652531711</id><published>2010-03-31T15:43:00.006+01:00</published><updated>2010-10-05T16:48:56.175+01:00</updated><title type='text'>AVATAR</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG049.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Douze ans après son catastrophiste clafoutis naval, James Cameron revient avec le révolutionnaire© &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt;, immédiatement célébré par une presse trépignante le qualifiant de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;titanesque&lt;/span&gt;. L’épithète est d’une originalité misérable, et c’est bien cette misère intellectuelle crasse qui représente le mieux ce film torché comme on s’essuie après un coït trop rapide. Je vous le dit de suite, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt;, si ce n’est pas le cinéma de demain, n’en représente pas moins le parfait reflet de l’hypocrisie et du cynisme de notre époque, dispendieuse et vulgaire.&lt;br /&gt;La prophétie est en marche et aujourd’hui le film est un succès monstrueux. Face aux hordes hallucinées qui bouchonnent encore les travées des cinémas du monde entier, la bave aux lèvres et le collyre en poche, le spectateur déçu se sent dubitatif, il s’interroge, quelque peu soupçonneux. Mais qui diantre est-il, cet homme de peu de foi, pour oser douter de la sorte ? Ce mécréant n’est-il qu’un paraplégique du cerveau n’ayant pas su fouler le chemin de la félicité suprême ? Comment peut-il être sourd aux suppliques humanistes d’un film produit par la Fox ? Est-il aveugle, borgne (ou daltonien) qu’il ne fut transporté par la projection en relief ? Cet infidèle, comme tous les chiens de sa race, n’a-t-il donc point de cœur ? Est-il à ce point bouché qu’il aurait perdu son âme d’enfant dans les tréfonds d’un cœur trop aride que les sédiments de l’âge enfouissent un peu plus chaque année ? Vous savez cette grâce qui vous permettait de voir dans les rues des villes à la Noël une féérie magique attisée par mille lucioles bariolées dansant dans une insouciante légèreté délicatement ponctuée par la chute aléatoire de quelqu’aimables flocons blancs… Las, le peine à jouir abandonné par cet infantile hébètement hallucinatoire ne voit plus qu’un triste spectacle : trois pauvres guirlandes clignotantes accrochées par des ouvriers fatigués dans une avenue trop bruyante dégueulant une sombre bouillasse infâme de neige acide alourdie par les gaz d’échappement…&lt;br /&gt;Bref, c’est durant ce rude hiver 2009, un peu avant la Noël donc, que Cameron a convoqué ses ouailles. Suivez moi, et vous verrez la Lumière nous a-t-il dit… Bon avant d’aller plus loin je note quand même que la Lumière c’est 12 euros, peut être un détail pour les Purs qui font le pèlerinage vers le seul Lieu Saint que nous ayons ici bas en France : Le temple de l’Imax du Disney Village. La Lumière est là bas au bout du chemin, la révélation est au fond de la ligne D du RER… Cette Lumière c’est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt;, un récit de science fiction au service d’une expérience visuelle époustouflante qui décuplera vos sentiments et votre empathie. Le cinéma total est arrivé. C’est la forme qui culbute le fond dans un accouplement improbable du Jour du seigneur et du porno gonzo. Le pauvre type tout gris du début deviendra un héros plein de couleur. Il était paralysé,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Avatar&lt;/span&gt; lui a redonné des jambes. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lève-toi et marche&lt;/span&gt;, lui a dit Cameron. Le temps du cinéma à papa est fini, balayé, consumé par ces nouveaux démiurges. Voila où, grossièrement, la prose des marchands du temple, ces vulgaires vendeurs de papier se battant comme des chiffonniers à coups de scoops frelatés et de slogans panégyriques, voudrait bien nous voir. Un véritable catéchisme inique déblatéré en une logorrhée de chiffres et de résultats en dollars galvanisant les fans dans leur foi de Templiers. Nauséeux. Et absurde comme l’engouement moutonnier d’une foule toujours prompte à aller là où on lui dit d’aller. Médiocrité crasse d’un spectacle vautré sur prêt de trois heures à la finalité écœurante et à la roublardise malsaine et désespérante.&lt;br /&gt;On va aller vite sur le joli bras d’honneur que représente l’histoire. Jake, un humain à roulettes va participer sur Pandora à un programme scientifique visant à le propulser dans un autre corps sous la férule d’une scientifique aigrie mais passionnée. Le problème c’est que des militaires sous les ordres de Quaritch sont là pour aider Selfridge, le représentant d’un conglomérat d’actionnaires, à piller les ressources de la planète. D’abord résigné, le héros va vite reprendre goût à la vie grâce à ses nouvelles jambes et surtout grâce à la gironde fille du chef des autochtones qui, bien que promise au chef des guerriers, n’a d’yeux que pour cet étranger. Après avoir été accusé de traitrise par les deux parties, Jake deviendra l’Elu, choisira la jolie meuf plutôt que le fauteuil roulant, et remportera la victoire. Si tout ceci vous rappelle &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Call Me Joe&lt;/span&gt;, Frank Herbert, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Matrix&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gorille dans la Brume&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pocahontas&lt;/span&gt;,&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Danse avec les loups&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le dernier samouraï&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pathfinder&lt;/span&gt; et un paquet d’autres trucs, dites vous que c’est normal, Cameron n’a jamais été très doué pour inventer des histoires. On dit même qu’il a une propension maladive à chouraver les idées ou les concepts des autres…  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Terminator&lt;/span&gt; a ainsi gagné un scénariste de plus à ses crédits (Harlan Ellison), évitant un procès pour plagiat. Mais après tout, on est en droit de penser qu’un bon plagiat c’est toujours mieux qu’une bonne idée mal exploitée. Voici donc la chronique d’une arnaque méticuleuse. On nous avait promis un monde créé de toutes pièces et notre ticket de cinéma devait nous servir de passeport pour une virée exotique sans précédent ! Pensez donc, la faune et la flore ont été développées par les plus grands scientifiques de notre époque, leur vision a été couchée sur le papier par les plus grands artistes actuels et ce sont les plus grands magiciens de l’informatique d’aujourd’hui qui ont fait vivre tout cela. Des livres ont même été publiés sur leur travail annoncé comme remarquable… Tout ça, ces notes d’intentions ainsi que les discours formatés de la production, ce n’est rien de plus que du baratin aussi crédible que des promesses étalées sur un flyer de marabout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On nous vante inlassablement Cameron comme un homme de science, érudit et passionné. Dans son garage je n’en doute pas. Mais à l’écran, force est de constater que le programme avatar et ses aspects techniques sont dégagés en moins de dix minutes. La découverte d’un nouveau corps sur-humain en opposition à l’infirmité physique subie par Jake sera au centre d’une seule scène et rideau. Le fait est acquis, on peut alors passer à autre chose. Un petit peu comme on oubliera la bonne dizaine d’autres avatars aperçus à ce moment là et qui disparaissent purement et simplement du récit. Vivre dans deux corps à la fois, voila pourtant une bien étrange affaire. Ce thème fort actuel brassant virtualité et réalité est ainsi brossé d’une unique phrase, où l’on comprend que Jake néglige son hygiène et sa vie d’humain. Le contraste est tellement appuyé que le spectateur n’a aucune raison de se poser plus de questions.&lt;br /&gt;Tout ce qui pourrait créer un sens est soigneusement, méticuleusement et systématiquement contourné. Le minerai précieux pourrait être à la base d’une question terrible pour le personnage principal. Choisir le camp des indiens revient à condamner sa planète à l’extinction, voila un sacré dilemme. Laisser mourir le monde qui l’a rejeté pour en choisir un autre, pour lequel il va devoir se battre pour être accepté. L’épopée d’une revanche personnelle contre toute l’humanité, voila qui aurait eu un peu de panache. Hélas à la place de la terrible vengeance on se tripote les nattes et le minerai n’est qu’un prétexte. Il n’est important que pour des actionnaires. Formulant un aveu étonnant en parlant de l’unobtainium comme d’un symbole, Cameron nous dévoile que ce qui l’intéresse ne va pas au-delà de la simple caricature. Celle des méchants banquiers et des gentils indiens. Il a voulu que le propos de son film soit évident, il est fléché comme des chiottes d’un UGC de province. Là où l’on nous promettait sautés, fumés, croquants et fondants on se retrouve avec un truc surgelé mal dégelé, tiède, plein de flotte. Là se trouve une bonne partie de la malhonnêteté du discours de Cameron, qu’on retrouve dans la bouche de Quaritch, le méchant colonel : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vous allez voir ce que vous allez voir, c’est une planète super dangereuse, vous allez tous mourir&lt;/span&gt; ». Jamais pourtant on ne sentira ce danger annoncé, et ce jusqu’au dénouement.&lt;br /&gt;Pandora donc, une jungle en plastique dont l’exotisme extra terrestre s’incarne essentiellement dans la présence de plantes aquatiques fluos au milieu de fougères à la con. On remarquera bien la hardiesse d’une tentative pour nous faire rêver avec ces merveilleuses montagnes flottantes, c’est bien, mais c’est juste dommage que l’image soit si peu originale. Le bestiaire foisonne d’une pauvre dizaine de bestioles qu’on verra épisodiquement, au gré des besoins du scénario. Elles sont définitivement toutes plus ridicules les unes que les autres, et foin de protestation, vous les atrabilaires défenseurs de cette merde dispendieuse, votre amour pour &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar &lt;/span&gt;ne prouve que votre manque flagrant d’imagination. Un trou béant que toute la mauvaise foi que je ne pourrai jamais réunir ne saurait combler. Alors merde quoi ! C’est pas décent de trouver ça beau et si vous vous contentez de loups dont la férocité tient à de grandes dents sans babines ainsi qu’à de petits yeux luisants de méchanceté, c’est dramatique… Si pour vous un rhinocéros à tête de requin marteau, des chevaux, des dragons et un singe conçus en dépit de toute crédibilité biologique et de tout sens artistique vous suffisent, c’est effarant ! Alors c’est sûr qu’on peut se gausser, trouvant ridicule d’observer ces animaux juste créés pour faire rêver d’un œil trop terre à terre. Mais si ces horreurs me sautent aux yeux, c’est surtout à cause du décalage avec le  soin évident donné au réalisme de l’environnement humain. Je pense à ces vaisseaux plutôt bien dessinés où l’on a pris soin de placer des détails pertinents comme les caches poussières devant leurs réacteurs. Même si tout ça reste sans grande surprise c’est cohérent et efficace, là où le traitement de Pandora est bâclé et  sans idée. Alors devant un tel désastre les moins jeunes d’entre nous devraient regretter avec une pointe de nostalgie amère le temps où travaillaient des gens comme Syd Mead ou Ron Cobb. On a aujourd’hui de talentueux infographistes, dotés de machines puissantes, mais dénués de vision globale. Des films moches (Emmerich, Snyder) qui s’empilent les uns après les autres. Voila la morne réalité de notre époque.&lt;br /&gt;Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Na’vi&lt;/span&gt;. Ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Naa’vi&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Na’vy &lt;/span&gt;je sais déjà plus… Et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moat&lt;/span&gt;, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tourouque Makto&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tsutey&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Neytiri&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ikran&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Eywa&lt;/span&gt;… C’est pas parce qu’on est consterné par une telle inventivité lexicale d’analphabète qu’on ne peut pour autant détourner les yeux du ridicule achevé de l’ensemble. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Na’vi&lt;/span&gt;, tu vois, c’est un peu comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Natives&lt;/span&gt;, mais avec une apostrophe au milieu, pour faire extra terrestre… Et ils nous racontent sérieusement que des linguistes se sont penchés sur le langage de ces xénomorphes proposant ainsi une sorte de caution scientifique tout juste bonne à remplir 30 secondes de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;featurette&lt;/span&gt; promo. Vous savez ces petits modules balancés sur le net et à la télé, parfaits pour attirer le gogo et exciter le fan cherchant à tout prix à revivre l’orgasme du premier &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt;, flatté et émoustillé de croire que pour lui un monde complet à été créé et réfléchi. Dans sa quête, il est aussi pathétique qu’un toxico bavant de convoitise à l’idée de revivre son premier shoot, prêt à remplacer son propre dealer pour se promettre lui-même l’extase. Les épluchures de navet ne trompant pas les porcs, il faut croire que ces animaux ont plus de sens critique que n’importe quel adorateur du King of the World fantasmant devant ces copaux de making of qu’on lui jette en pâture. Tout cela sert surtout à vendre des bouquins remplis de conneries inutiles et de photos moches dont le premier degré discourant des branchies des chevaux apparait comme surréaliste à la vue des énormités d’un récit torché aussi prestement qu’un pet foireux malencontreusement lâché lors d’un diner en ville. On pourra toujours dire ce que l’on veut de Lucas, mais ses marchands du temple proposaient quand même autre chose qu’un PDF minable avec un dictionnaire de 30 mots &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Navis &lt;/span&gt;visiblement improvisés par des stagiaires lors d’une partie de scrabble censé nous faire croire qu’une langue complète a été créée. Cameron a su capitaliser sur ce travail. Le spectateur consterné constatera donc constamment que tout le film durant les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Na’wi&lt;/span&gt; parlent anglais avec l’accent de Brooklyn ! Ces mêmes dépliants publicitaires nous expliquent que c’est à cause de la faible gravité de la planète que ces machins bleus ont atteints la taille de 4 mètres. Pourquoi pas, il faudra juste m’expliquer pourquoi pour les humains tout semble normal, jouant au basket et se déplaçant tout à fait classiquement. Il y a un tel désir d’entourlouper le chaland avec un discours de bonimenteur de foire que j’avais peur de me faire piquer mon larfeuil pendant les longues heures de projection.&lt;br /&gt;Mais passons donc ces considérations aigries d’enculeur de mouches pour revenir sur l’essentiel. Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nah’vis&lt;/span&gt;, un peuple ombrageux de fiers guerriers. Dix ans de développement pour déboucher sur des humanoïdes de quatre mètres avec une queue de chat et une gueule de panthère pour faire illusion. La queue ne sert qu’à faire joli, on se demande quelle utilité elle peut avoir pour un bipède, et l’aspect panthère ne sert qu’a les rendre plus sexy, tout en conservant une figure suffisamment humaine pour que le film reste grand public. Sur ce point précis même le frileux Tim Burton avait eu plus de courage avec sa &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Planète des singes&lt;/span&gt;. Le choix de la couleur repose également sur une logique imparable : Les couleurs du jaune au rouge sont trop humaines, en vert on les aurait confondu avec la forêt, le bleu était donc l’idée du siècle ! Voulant créer un monde original, Cameron nous dit sérieusement qu’il a décidé de prendre « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le contrepoint des petits hommes verts en proposant une grande femme bleue&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;On se retrouve donc avec ces machins vivant dans une autre galaxie mais s’habillant chez Artisans du Monde, un peu masaï pour le côté proche de la terre, un peu apache pour le côté badass et surtout tous gaulés selon les standards de la mode actuelle… Une race plus que pure, une race élégante. Un fantasme bobo de merde rendant d’un coup presque subtil le final « africanophile » de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2012&lt;/span&gt;.  Cameron, plutôt malin, a peaufiné tout ça pendant dix ans. Il a donc eu le temps de développer une idée révolutionnaire : cette tribu vit en harmonie avec la nature ! Et le film de verser dans le fantasme occidental des peuples primitifs qui, n’étant pas souillés par la technologie développée par des types comme Cameron, sont restés innocents. Purs comme s’ils n’étaient jamais tombé du Jardin d’Eden, les bons sauvages &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Na’vvis&lt;/span&gt; sont notre double immaculé. Ce qui est naturel est bon, point barre. Subtil comme une pub pour un 4X4 diesel.&lt;br /&gt;Et c’est sans surprise qu’on constate une fois de plus que ce qui pourrait rendre ces personnages crédibles, donc attachants, est évacué comme une punkette bourrée hors d’une soirée parisienne. Qui sont-ils ? Comment vivent-ils ?  Ce n’est clairement pas le propos. Leurs lieux de culte (mais quel trou de balle a trouvé un concept aussi crétin que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’arbre aux âmes&lt;/span&gt; ?), l’existence d’autres tribus, tout ça n’est même pas survolé, juste évoqué. Et pour éviter que le spectateur ne s’intéresse à ce qui pourrait rendre le film intéressant on va l’occuper avec des attrapes-couillons, des gadgets numériques, des hochets en relief. Houuu regarde je vole, houuu regarde je fais du cheval ! Et au bout du compte on te balance en pleine face un bon gros délire mystique bien suranné. Plus c’est gros, plus ça passe. Plus c’est grossier, plus les spectateurs du monde entier se sentiront flattés d’être face à un spectacle dont ils maîtriseront les tenants et aboutissants. Plus c’est con, plus les légions de fans retrousseront leurs manches pour se l’astiquer. La seule et unique caractérisation de cette peuplade, c’est donc leur foi dans la nature s’incarnant dans des ballets new-age au son d’une musique tribale cheapos.&lt;br /&gt;Et tout gravite autour : leur vie, leur peuple, Jake, les humains et le scénario. La morale est si limpide qu’elle en est gênante. A tel point que les plus éclairés des zélotes d’Avatar préféreront regarder ailleurs ! Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Na’vih&lt;/span&gt; sont tellement spirituels qu’ils ne peuvent être vaincus. C’est le panthéisme extra-terrestre face à la cupidité humaine, mais c’est surtout la puissance de Dieu face à l’Homme. Drapé dans une vision rousseauiste minable, glorifiant le bon sauvage face à la technologie, la foi face à la cupidité, Cameron nous pond un final &lt;span style="font-style: italic;"&gt;phénoménal&lt;/span&gt; à la Shyamalan. Mais toujours timoré, il ne va pas aller jusqu’au bout de son propos, privant le spectateur du spectacle réjouissant de marines se battant contre TOUTE la planète (fougères, herbes, insectes et autres animaux compris). L’épique frilosité du Roi du Monde et son étroitesse de cœur nous offrent juste un gros bestiau venant se faire adouber par l’héroïne dans une scène burlesque, hommage que l’on devine involontaire à la scène du tigre de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;10000 BC&lt;/span&gt;. Cameron célèbre la spiritualité vécue cul nu dans la forêt face au développement technologique forcément destructeur. Pour lui, en même temps que les humains perdent le contact avec la nature, ils perdent la foi et le sens du sacré. Pas tout à fait sûr qu’un affrontement théorique entre ces deux valeurs soit assez clair pour les spectateurs qui viendront tremper leurs truffes dans son auge, Cameron pousse son pion un cran plus loin en faisant de la croyance des indigènes une réalité découverte par la bienveillance du docteur Grace. Oui, la planète a une conscience et oui, chaque être vivant dépend de cette dernière. Vous aviez la foi, nous vous apportons la preuve que Dieu existe. Les pontes de la Fox ont du être content du petit cadeau et les siphonnés qui se foutent à genoux à n’importe quelle occasion pour fustiger la décadence de la modernité ont trouvé leur prophète. Il a décidément une belle gueule le cinéma du XXIème siècle, versé dans l’obscurantisme débile et le primitivisme racoleur.&lt;br /&gt;A l’instar de ce chatoyant univers bien neuneu, la mise en scène de Cameron soulève bravos et vivats. Et même si à propos du scénario les plus illuminés du clergé cameronien avouent à demi-mot son indigence ils préfèrent tous axer leur analyse sur le spectacle, consentant à reconnaître la linéarité basique et souvent maladroite du script. Je pense que personne n’a rien contre le rabâchage d’une histoire universelle, si tant est que l’on ait quelque chose à en dire, ou qu’on s’appelle Terence Malick. Mais ici le script se borne à un canevas éculé, sa codification extrême devrait par sa simplicité dynamiser le rythme du film qui pourtant demeure singulièrement poussif et elliptique ! De plus, sachant qu’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; rentrera dans ses frais en séduisant un large public qui d’habitude ne va pas au cinéma plutôt qu’en misant uniquement sur les amateurs de SF, il se sent obligé de souligner tout ce qu’il fait en appuyant ce qui était déjà évident. Pour être sûr que personne ne loupe rien le récit utilise carrément deux voix offs. La première commente de manière redondante l’histoire, la seconde au travers des vidéos que tourne Jake nous bourrine les états d’âme du personnage à chaque moment clé.&lt;br /&gt;Penser que le banquier vénézuélien, l’ouvrier chinois ou la mère de famille française ont besoin d’une telle artillerie pour appréhender son univers me fait penser que Cameron a une bien haute opinion de ce qu’il écrit, et une bien faible de son public. A ce titre, l’introduction du film est édifiante. A peine arrivé sur Pandora la caméra va d’un personnage à l’autre, chacun se retrouvant affublé d’un trait unique de caractère en deux lignes de dialogue. Le personnage de Grace Augustin est emblématique de cette pantalonnade. Elle sort de son caisson et réclame un clope avec supériorité. Grossièrement présentée comme autoritaire, un personnage secondaire déboule pour nous confirmer qu’elle aime les plantes plus que ses semblables. Grace est une misanthrope qui excelle dans son travail, la caricature est dressée en une dizaine de secondes. Les 15 suivantes seront consacrées à sa relation avec Jake qu’elle commence par humilier avant que ce dernier ne lui tienne tête avec morgue. Les deux caractères et l’évidence de leur relation future sont scellés en une minute. Elle traverse ensuite la base pour que nous puissions avoir une idée du décor (quelques secondes de plus) et retrouve le grand patron pour râler. En réponse aux deux lignes de dialogue de Grace, celui-ci lui résume toute la situation (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar la prequelle&lt;/span&gt; en 20 secondes) puis l’emmène dans son bureau lui montrer l’élément central du film : l’unobtainium, répétant pour les deux ou trois dans le fond qui seraient encore en train de jouer avec leurs lunettes que ses profits sont menacés par les sauvages. Deux minutes pour tout ficeler et planter tous les enjeux. Une chercheuse sévère mais juste, trait propre à tous les génies, préférant ce qu’elle étudie à ses semblables et son patron borné et désinvolte, ne s’intéressant qu’à ses gains financiers. La scène suivante c’est Jake et son premier transfert. Difficile de faire plus expéditif.&lt;br /&gt;Et pitoyablement, tout est à l’avenant. L’écriture du personnage du pote humain du héros est insipide, tout comme l’est celle du chef des guerriers, parfait dans son rôle de faire valoir transparent jusqu’à sa mort, évidemment héroïque. Il a, comme d’habitude et de film en film, l’élégance de laisser sa place à l’Homme Blanc. Et le colonel affublé d’une outrancière cicatrice ? Guindé dans son paternalisme et son autoritarisme guerrier, il est bien sûr &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bad-ass&lt;/span&gt; et fort en gueule, la punch line prémâchée au bout des lèvres. Les bouseux qui trouvent tout ça admirable ne méritent pas d’avoir des yeux, qu’ils se laissent pousser des nattes car ils sont juste bons à se rouler dans les pissenlits ! Et il n’y a pas que l’exposition qui glisse comme une motte de beurre dans un film de Bertolucci, le reste ne présente aucune aspérité, aucune ambiguïté. Tout ce qui nous est présenté a une fonction et n’existe que pour cela. Chaque animal aura son utilité lors du dénouement, le truc féroce reviendra tuer les méchants, le gros herbivore dont on apprend de suite que sa carapace est trop épaisse pour les balles des GI’s servira lors de la charge finale, Trudy Chacon, le personnage joué par Michelle Rodriguez (et son cocasse "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je n’ai pas signé pour ça&lt;/span&gt;" qui ne sert qu’à justifier son revirement) permettra au héros de s’échapper de sa prison, c’est tout. Elle reviendra juste se faire crever, son personnage étant sauvé de l’indifférence générale que par le ridicule achevé de ses peintures de guerre.&lt;br /&gt;Des personnages en carton pâte gesticulant dans une intrigue éculée… Comment diable vont-ils faire pour forcer l’empathie pour Jake et son destin téléguidé ? Et bien c’est tout simple, en ayant recours au kitsch le plus exubérant ! D’envolées lyriques inspirées des meilleures pubs Vanya pocket aux effets de manches éhontés (troupes galvanisées, discours démagogiques et guerriers à la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Braveheart&lt;/span&gt;, mais on pense aussi à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vercingetorix&lt;/span&gt; peuples en pleurs…) rien ne nous est épargné, rien. A l’instar de l’exposition, la fameuse mère de toutes les batailles fait peine à voir. Un ballet aérien virtuose mais vain et un combat à terre riquiqui. Filmée comme une suite de morceaux de bravoure interchangeables, elle ne dégage aucune perspective militaire et aucune émotion. Ca voltige beaucoup mais pour pas grand-chose vu qu’on se contrefout royalement d’un final aussi attendu que naïf. Des Navis fades contre des silouhettes de GI’s… On ne compte même pas les points, on subit juste un triste spectacle tape l’œil et imbu de lui-même. Aussi roublard et mensonger qu’un Roland Emmerich nous promettant, il y a quelques mois, rien de moins que la fin du monde pour au final nous livrer un drame intimiste sur les  fuites nocturnes d’une petite fille. Bref, tout ça débouche sur une fin consternante et résolvant à la va vite une intrigue minimaliste. Ultime os à ronger pour assurer une pérennité universitaire au film, ce bouzin aussi excitant qu’un grand verre de coca quand on rêve de whisky se conclue sur une réplique calibré pour le culte qui fera bander les exégètes zélé du barbu canadien : Je te vois…&lt;br /&gt;Passons sur le relief, une technique ne servant qu’à immerger le spectateur dans le cadre à grands coups de lattes dans le cul. Pour raconter son histoire Cameron avait-il vraiment besoin qu’on ait l’impression d’avoir les pieds dans la boue ou que le cinéma soit rempli de lianes ? Pour saisir les astuces de l’intrigue, fallait-il vraiment qu’on perçoive avec une telle acuité la profondeur de champ du secrétariat de Selfridge ? Il faut croire que oui, car cette combine, c’est une chouette diversion. Tant qu’on parle de ça, on a quelque chose à dire du film et puis, pour l’industrie, c’est une carotte inespérée pour faire les poches des clients. En résumé un attrape-couillon de plus et pour ce qui est de la fameuse création numérique, il faut avouer que si les expressions des visages impressionnent, c’est loin d’être le cas lorsque les créatures évoluent de plain pied. Interaction minimale avec le décor, mouvements gauches et sans consistance… la révolution du nouveau monde de demain a les mêmes soucis que ceux du monde d’hier. Ce qui fait la différence tient plus dans le budget que dans le réel bond en avant ventilé par la publicité.&lt;br /&gt;Au-delà de la facture extrêmement consensuelle, je reste consterné par ce que le film choisi d’éluder. En filigrane on peut apercevoir un autre film, moins caricatural, qui aurait pu expliquer que l’unobtainium est indispensable pour la survie de l’humanité. Par là même Selfridge aurait gagné en complexité, dépassant son rôle de petit branleur cynique, Quarritch incarnerait une menace moins manichéenne et surtout le dilemme de Jake serait au centre d’un enjeu un peu plus intense. Si le film peut être ponctué de moments d’émotion (forcée) très ponctuels, aucun souffle épique ne le parcourt. Quand je parle de souffle épique je parle d'autre chose que de voir des hordes de ptérodactyles tomber du ciel ou 12 indigènes hurler ensemble en levant leurs arcs... Je parle également d’autre chose que de la symbolique lourdingue qui parsème le film (les ressources et la guerre en Irak, le débarquement de Colomb, la guerre du Vietnam et son imagerie hélico-napalm) qui créé des métaphores creuses dont le récit n’a que faire mais qui contentera le fan voyant en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; rien de moins que le reflet de notre monde. Savoir en sus que son film adoré a été critiqué par les ultranationalistes américains (et quelques intégristes anticlopes) sera la preuve irrécusable de son bon goût et de la légitimité pacifiste de l’ensemble.&lt;br /&gt;Tous les 3 ans un film révolutionne le cinéma, et à chaque fois on a le droit au même air de pipeau joué par les mass-médias à la botte des commerciaux californiens. Depuis &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Terminator 2&lt;/span&gt; c’est devenu un marronnier. Lassant, surtout qu’au final la conclusion est toujours la même : un film ne peut reposer sur ses seuls effets spéciaux. Dans ce domaine, Cameron, c’est le meilleur et le pire. Visionnaire et courageux lorsqu’il réalise &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Terminator&lt;/span&gt; il est aussi le propre fossoyeur de ses ambitions lorsqu’il sort une suite aseptisée dont la substance du récit s’efface devant le spectaculaire. Aujourd’hui, après avoir transformé la SF en sous genre fétide du film de guerre (grâce au très reaganien et très belliciste &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aliens&lt;/span&gt;), toujours opportuniste dans son époque, il nous exhibe la carte de la conscience écologiste et du discours humaniste. C’est proprement scabreux, une pirouette commerciale diégétique clashant de manière balourde la promotion du film, finissant de noyer le tout dans un cynisme odieux et désespérant. C’est le spectacle pitoyable de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’humanisme cameronien&lt;/span&gt; pataugeant dans un grand verre de Coca Cola et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sa conscience écologique &lt;/span&gt;imprimée sur des emballages de Big Mac, le tout dans le monde entier, qui m’offre la plus belle conclusion. Un beau résumé pour un film qui trouve sur ces supports sa place idéale. Venez piloter l’hélico de combat d’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; sur le site Coca Cola Zero ou vous faire une tronche de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Naa’vi&lt;/span&gt; sur celui de McDo ! La réalité dépasse la fiction et l’ignominie capitaliste lorsqu’elle déploie ses ailes sur des milliards de dollars occulterait tous les pires méchants du cinéma. Selfridge n’est qu’un pantin en carton ondulé face à Ruppert Murdoch et Quarritch a beau éructer sous ses cicatrices, il est bien moins flippant que le King of the World.&lt;br /&gt;Je ne peux même pas me consoler de la plume des mécontents, la plupart des critiques faussement courageuses mais toujours prêtes à se faire remarquer ne font pas illusion dès que pointant le paternalisme dégradant du film, ils regrettent la subtilité d’un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Danse avec les loups&lt;/span&gt;… Pauvre de nous… Alors je vous emmerde, vous, les dévots illuminés qui voient en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; le futur, notre futur, car votre foi conditionne notre châtiment. Et vous qui vous extasiez, priez, pleurez, vous qui vous agenouillez ou qui retournez simplement voir le film, vous portez une lourde responsabilité devant l’Histoire. Vous êtes les victimes volontaires du gavage de l’industrie cinématographique, vous pensiez vous attabler aux côtés des plus grands alors que vous n’êtes que la dinde qu’on leur sert. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; est à votre image, sans tripe, mais fourrée de conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.coca-cola.fr/coca-cola-zero/Avatar/" target="_blank"&gt;Avatar &amp;amp; Coca Cola&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://melvinpekatre.free.fr/BLOGavatar2.jpg" target="_blank"&gt;Avatar &amp;amp; Mc Donalds&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.yannicklejeune.com/2010/01/avatar-roger-dean.html" target="_blank"&gt;Avatar &amp;amp; Roger Dean&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberterre.fr/metahistoire/mythe-vivant/avatar.html" target="_blank"&gt;Avatar &amp;amp; obscurantisme rigolo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1099923949652531711?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1099923949652531711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1099923949652531711' title='68 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1099923949652531711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1099923949652531711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/03/avatar.html' title='AVATAR'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>68</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-7466997844212493395</id><published>2010-03-03T19:03:00.006+01:00</published><updated>2010-03-31T16:17:10.643+01:00</updated><title type='text'>KAMIKAZE #2 EN KIOSQUE !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOGkamikaze2.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Douze ans après son catastrophiste clafoutis naval, James Cameron revient avec le révolutionnaire© &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt;, immédiatement célébré par une presse trépignante le qualifiant de titanesque. L’épithète est d’une originalité misérable, et c’est bien cette misère intellectuelle crasse qui représente le mieux ce film torché comme on s’essuie après un coït trop rapide. Je vous le dit de suite, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avatar&lt;/span&gt;, si ce n’est pas le cinéma de demain, n’en représente pas moins le parfait reflet de l’hypocrisie et du cynisme de notre époque, dispendieuse et vulgaire...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite est à lire dans le magazine satirique &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;KAMIKAZE&lt;/span&gt;, où, désormais, vous pourrez me retrouver chaque mois. C'est disponible dans tous les kiosques et c'est fabriqué entre autres par des gens comme Gä, Mo/Cdm, Thiriet, Barros, Faujour, Morbak et d'autres. Ce second numéro propose aussi quelques bonnes interviews (Iggy Pop, Jacky Berroyer, Arno, Christian Laborde, Denis Robert, Riad Sattouf...), quelques BDs et du journalisme d'investigation !&lt;br /&gt;Que les pauvres, les radins et les esprits chagrins restent souples, vous retrouverez bien évidemment cette note sur ce blog, mais dans une version nettement plus longue, et à la fin du mois lorsque le numéro suivant du magazine sera publié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse, j'ai deux trois mots à dire sur un film de zombies français particulièrement tarte, et qui ne sera pas resté longtemps à l'affiche...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-7466997844212493395?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/7466997844212493395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=7466997844212493395' title='36 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7466997844212493395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7466997844212493395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2010/03/kamikaze-2-en-kiosque.html' title='KAMIKAZE #2 EN KIOSQUE !'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>36</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-2462643317479179898</id><published>2009-10-13T13:49:00.002+01:00</published><updated>2009-10-13T14:43:36.277+01:00</updated><title type='text'>CYPRIEN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG048.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;La comédie française déjà sinistrée par les velléités cinématographique d’une flopée de comiques foireux se devait d’accueillir un nouveau fossoyeur en la personne d’Arthur. Il n’a donc pas suffit au célèbre présentateur de bêtisiers de s’inventer une carrière dans le stand up grâce à ses brouzoufs accumulés via un succès populiste gagné aux dépends de la détresse intellectuelle d’un public essoré par une époque exténuante. Voilà maintenant qu’il se paye un fauteuil de producteur offrant un premier rôle à l’un des pires rejetons de sa génération : son ami Elie Semoun. En 20 ans ce dernier n’a aura eu qu’un seul talent, celui de croiser le chemin du regretté Dieudonné, depuis sa carrière solo s’est bornée à avoir torché des sketchs ringards, tourné des vidéos minables et inventé un univers vulgaire voulant imposer comme « décalé » ce qui n’est que bêtise crasse et insipide grossièreté. Déclarées cultes par les VRP cathodiques de la connerie humaine, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;les Petites Annonces&lt;/span&gt; sont entrées au Panthéon du comique français populaire, celui là même qui rendrait anarchiste n’importe quel nationaliste ayant du respect pour le sens de l’humour. Il était donc évident que l’idée d’une adaptation mercantile sur grand écran allait naitre dans le cerveau opportuniste d’Arthur, satisfaisant par là l’égo démesuré d’un amuseur never been dont la seule gloire aura été de faire rire bêtement des gamins de 12 ans avec des vannes de fin de banquet jalousant probablement les succès cinématographiques de ses camarades campeurs, jet setters ou gaulois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cyprien&lt;/span&gt; aura donc été « pensé » par ces deux arrivistes. Un personnage repoussant n’existant qu’autour d’une seule réplique (souvenez vous de l’hilarante « je recherche une blonde à forte poitrine ») dont le concept a été essoré pendant plus de 10 ans. Les masses gélatineuses pleines de neurones qui se sont penchées sur le script ont du se dire qu’il manquait peut être un peu de substance, qu’il fallait un gimmick, une astuce, un truc qui accroche alors pourquoi pas les Geeks ? C’est vrai quoi, même &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Marie Claire&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Télépoche&lt;/span&gt; en parlent et puis si ça a marché avec les campeurs, les jet setters ou les gaulois, y’a pas de raison ! Arthur a du se dire que l’équation « sujet en vogue + comique connu » avait surement une chance de marcher, la critique sera mauvaise mais si le film dépasse le million d’entrée on lui mangera dans la main. Ce n’est pas une question d’argent bien sûr, c’est plutôt pour enfin trouver du respect dans les yeux de ses pairs qui continuent de le voir comme un péquenot parvenu. C’est donc sous sa bienveillance que pas moins de quatre personnes sont créditées comme « scénaristes ». Pour la gloire on retrouve bien sûr Elie Semoun, scénariste débutant mais dont les talents d’écriture lui auront quand même permis de s’épanouir dans la rédaction de petites annonces. On a ensuite pour la forme David Charhon, le réalisateur, qui a du charcuter le script pendant le tournage pensant que ça lui offrait la crédibilité nécessaire pour pouvoir diriger son équipe de techniciens stagiaires. Viennent ensuite les deux rédacteurs du scénario, d’abord David Guedj qui a fait ses armes comme membre du staff scénario de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle la Vie&lt;/span&gt; - une référence dans le n’importe quoi assumé. Et ensuite Romain Levy qui est l’un des scénaristes des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;11 commandements&lt;/span&gt; de M. Youn (sans commentaire). Ces deux derniers ont justifié leur salaire en rédigeant un scénario qui emprunte son propos au &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dr Jeckyl &amp; Mister Love&lt;/span&gt; de Jerry Lewis tout en essayant de reproduire un univers geek dont la principale source d’inspiration semble être les pubs free.fr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rares gags tournant autour du sujet tombent à plat, ou n’existent que par une représentation grossière et caricaturale d’un phénomène que les auteurs méconnaissent totalement. Certaines blagues (le coup de l’embrouille à propos de la prélogie &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt;) semblent volées à la série &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Spaced&lt;/span&gt; qui représente tout ce que n’est pas ce navet imbuvable. Ici les références se cantonnent à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Guerre des Etoiles&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Matrix &lt;/span&gt;et Spock, on essaye de faire le malin avec &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Retour vers le futur&lt;/span&gt; mais en se gaufrant lamentablement – en VF on dit « gigowatts » et pas « gigawatts » bande de bananes ! Tout ça donne la furieuse impression que personne n’a vu les films évoqués et qu’un conseiller technique de 12 ans payé en vignettes paninis aurait déjà pu sauver une partie du film, sauf qu’on se demande si Nadine Morano n’a pas été consultante pour les dialogues vu la misère du verbiage pseudo informatique honteusement servie. Le film n’étale pas seulement une parodie d’une médiocrité consternante mais il réussit surtout l’exploit de tartiner une caricature datée, surannée, que même les articles opportunistes publiés ces dernières années sur ce pseudo phénomène n’osent plus brosser.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penchons nous sur l’histoire édifiante de ce limon merdique. Cyprien et ses amis sont des trentenaires attardés qui vivent dans leur monde de jeux vidéos et de cinéma et ne sont clairement pas faits pour un monde extérieur qui passe son temps à se moquer d’eux. Un jour Cyprien découvre un spray qui le transforme en beau gosse, il va pouvoir posséder tout ce qu’il convoitait (des bonasses à poils) mais se rendra vite compte que ce n’est rien à côté de l’amitié de ses vrais amis. Une fille verra la beauté à travers la laideur de Cyprien et la laideur dans le beau gosse qu’il prétend être devenu… Chapeau les artistes, cet étalage de bons sentiments, sur le papier, c’était déjà beau comme un cancer du pancréas, du baume au cœur tartiné comme on talquerait le cul d’un vieillard incontinent, ça a fait vibrer ma glotte, mais tout ça n’est rien à côté de la mise en image du script. Ici, c’est bien simple, tout est plus raté qu’un pilote de sitcom qui aurait été refusé par une chaine régionale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs sont complètement à la ramasse : Mouloud Achour et le pistonné Vincent Desagnat (son père a réalisé &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les Charlots contre Dracula&lt;/span&gt;, son frère a réalisé&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; La Beuze&lt;/span&gt; et sa grand-mère a joué dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Louis La Brocante&lt;/span&gt;, une famille fascinante …) qui semblent s’être retrouvés acteurs suite à une erreur informatique au pôle emploi de leur quartier, Catherine Deneuve, si impliquée dans le film qu’on a l’impression qu’elle a tourné ses scènes pendant ses pauses clopes. Eprouvons un petit peu de pitié pour J.M. Lahmi et Léa Drucker qui sont plutôt bons (surtout au milieu d’acteurs qui jouent ou surjouent comme des cochons) et dont la seule faute professionnelle réside dans leur tentative de défendre l’indéfendable. Le spectateur, gêné mais bienveillant, préférera oublier derechef leur présence céans. Le clou du spectacle c’est bien sûr ce gros ringard suffisant d’Elie Semoun qui semble oublier que le cinéma c’est pas tout à fait comme un plateau de télé. Alors jouer le trentenaire attardé à 45 ans avec un dentier, du beurre dans les cheveux et des lunettes de mardi gras c’est déjà misérable, surtout quand à la base on a déjà une tête de con, mais lorsqu’on incarne le beau gosse juste avec sa gueule et une perruque, là, c’est forcément le coup de grâce ! On rougit presque devant l’indécence de la situation et on enrage de participer passivement à l’étalage d’une pareille obscénité. On aurait pu s’inquiéter du ridicule achevé de la situation et de la santé mentale du principal protagoniste mais l’on se souvient tous bien sûr de ses tentatives pathétiques de faire le crooner en sortant de rocambolesques disques de bossa nova ! Force est d’admettre une constance farouche dans l’absence totale de dignité qui force le respect. Le film débute comme un crime contre l’intelligence, à tel point que durant les 20 premières minutes on s’attend presque à ce que les personnages soient présentés par Christophe Hondelatte. A mi parcours le spectateur saisi d’effroi devant ce qu’il qualifie alors de crime contre l’Humanité oublie le journaliste marlou de France 2 et pense voir le film s’achever carrément à Nuremberg. Hélas on ne juge pas les responsables des infamies du septième art. On aimerait pourtant qu’exception soit faite pour qu’ils soient châtiés à la hauteur de leur crime. Qu’ils soient noyés dans leur mépris, pendus par leur opportunisme, garrotés par leur nullité et asphyxiés par leur manque de talent. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cyprien &lt;/span&gt;est un film qui plaide pour le retour de la barbarie. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cyprien&lt;/span&gt;, c’est un crachat dans la plaidoirie de Badinter.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Filmé avec les pieds, éclairé comme un chantier de BTP en plein hiver, monté comme un film de vacances où il aurait fait mauvais temps et dialogué par une dream-team de ouf (Semoun, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle la Vie&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;les 11 Commandements&lt;/span&gt;, Arthur) il est préférable de passer rapidement sur l’aspect « technique » du film… Et puis c’est normal, c’est une comédie, on ne va quand même pas chercher des idées de mise en scène ou se faire chier avec la photo ! Mais au delà de la nullité endémique de ce projet qui suffisait déjà à rendre détestable l’inculte vermine responsable de ce produit pour bouseux, il reste que la conclusion du film offre un débouché intéressant, la crotte qui fait déborder le seau de vomi en quelque sorte, l’allumette qui met le feu à un pet déjà dégueulasse. Un tel niveau de bêtise, qui défiait crânement une concurrence pourtant sérieuse, était déjà un exploit ma foi fort surprenant mais il fallait conclure le tout avec une bonne louche de cynisme. Ce n’était visiblement pas assez qu’on vous défèque dessus, il fallait en guise d’épilogue qu’on vous crache à la gueule. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cyprien&lt;/span&gt;, vous l’aurez compris, est censé fustiger les parvenus imbus d’eux-mêmes qui brillent aux dépends des sans grades qu’ils écrasent et des moches dont ils se moquent. On ne peut pas dire que cette guimauve faisandée soit bien révolutionnaire ou bien compliquée à entraver, pourtant Semoun se fend d’une morale au travers d’un monologue final qui dit en substance : «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Laissez nous être des ratés &lt;/span&gt;»… Pendant une heure et demie on nous chante avec une grâce pachydermique que les ratés ne sont pas ceux qu’on croit pour au final étaler une béate satisfaction de gros con. Laissez nous être des cons, des nuls, des merdes, laissez nous donc rater notre vie. Tout ce qu’on vous a présenté, le cinéma, les trucs de geeks, l’informatique tout ça, c’est bien pour les gros cons, alors laissez les être des gros cons, et puis si sur un malentendu ils arrivent à choper une meuf, ben c’est pas si mal. Comme si Semoun était venu s’essuyer les pieds sur le « script » pour y faire son numéro sans s’occuper de la tartufferie incohérente de sa réplique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Finalement le parallèle entre les méchants imbus et cruels du film et les auteurs est fascinant. Parce que si il y a bien quelqu’un qui se moque de vous, de ce que vous aimez, le traite par-dessus la jambe et vous exploite ce sont bien eux. Eux, qui ont fait un film qui te dit qu’aimer passionnément le cinéma c’est être une merde ! Et leurs calculs mesquins d’opportunistes gluants sont évidents : Moins d’un million de personne sont allé voir le film ? Et alors !? Il reste toujours le juteux marché des DVDs… Et si rien ne se vend ça fera toujours des arguments pour les potes du gouvernement qui soutiennent la loi Hadopi et ils fustigeront de concert l’incivisme d’internautes ingrats crachant dans la main qui les nourrit. Ce film est comme un sac poubelle abandonné dans l’entrée et qui suinte. On ne s’en méfie pas, mais il exhale une odeur de mort, de défaite. Maudit soit le jour où ce film est sorti. Maudits soient Arthur et Semoun. Maudits, qu’ils soient maudits, et piétinés !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-2462643317479179898?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/2462643317479179898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=2462643317479179898' title='89 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2462643317479179898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2462643317479179898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2009/10/cyprien.html' title='CYPRIEN'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>89</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1762771555816829077</id><published>2009-07-28T16:20:00.003+01:00</published><updated>2009-07-28T17:13:22.626+01:00</updated><title type='text'>THE GIRLFRIEND EXPERIENCE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG047A.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG047.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG047B.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1762771555816829077?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1762771555816829077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1762771555816829077' title='85 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1762771555816829077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1762771555816829077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2009/07/girlfriend-e-xperience.html' title='THE GIRLFRIEND EXPERIENCE'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>85</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-2342418176890917471</id><published>2009-06-12T16:05:00.007+01:00</published><updated>2009-06-12T16:29:02.520+01:00</updated><title type='text'>TERMINATOR SALVATION</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG046.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Dès la fin des années 50 le cinéma américain fut constellé d'oeuvres de SF mettant en scène la destruction de l'humanité par la bombe H, la mère de toutes les bombes (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Dernier Rivage&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dr Folamour&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Bombe&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fail Safe&lt;/span&gt;... ). Les années 70 proposèrent ensuite le spectacle de sociétés reconstruites sur les cendres de l'apocalypse, des sociétés  fascistes (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rollerball&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'Age de Cristal&lt;/span&gt;) ou carrément barbares (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mad Max 2&lt;/span&gt; en 1982). Probablement provoquée par la reprise des hostilités et des discours catastrophistes et va t'en guerre entre russes et américains depuis l'élection de Reagan en 1981, on assiste durant les eighties au retour des films post-nukes. 1983 avec &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Testament&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Day After&lt;/span&gt;, 1984 avec le britannique &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Threads&lt;/span&gt; ou en 1986 avec le dessin animé &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;When the wind blows&lt;/span&gt;. Tous ces films théorisent et rivalisent d'imagination et de détails pour nous montrer ce qui nous pend alors au nez : la fin probable et toute proche de l'humanité. &lt;br /&gt;C'est en 1984, donc en plein milieu de ce revival atomique, que James Cameron sort &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator&lt;/span&gt;. A l'unisson de son époque, il nous dit que la guerre atomique aura bien lieu et qu'elle sera le fait indirect de la course aux armements. L'Homme s'est fait piéger par les armes qu'il a lui même créées pour se défendre... Un scénario "classique" reprenant la défiance populaire à l'encontre du progrès scientifique et militaire et qui venait d'être illustré l'année précédente par le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Wargames&lt;/span&gt; de John Badham. Le discours est simple, notre destin c'est la guerre et il est trop tard pour éviter la tragédie et  c'est dans ce contexte "chaud" que Cameron va raconter son histoire. Un Terminator vient du futur pour éliminer la future mère du leader de la Résistance. Si elle meurt, les machines auront remodelé l'histoire et nous perdrons la guerre et  si l'espoir de l'humanité réside dans cette victoire, il n'est pas question toutefois de pouvoir éviter la catastrophe atomique. Le Terminator est une machine qui ne rigole pas, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;something that felt no pity, no pain, no fear, something unstoppable&lt;/span&gt;" nous disait alors l'affiche du film. Aussi inéluctable qu'est l'avancée du temps et ainsi notre rapprochement fatal vers la guerre, le Terminator piste sa proie et rien ne peut le stopper. Même complètement détruit, il rampe encore et encore vers sa cible. Un méchant incroyable, fascinant, dont la sobriété et l'abnégation sont d'une classe folle. Comparé aux autres "bad guys", celui ci dépouillé de tout ne conserve en lui que le mal à l'état brut, un colosse nu tel qu'il apparait devant la troupe de punks. Depuis 1984, quiconque s'est chamaillé avec son disque dur ou une carte mère connait l'effroyable inhumanité des machines... Si en plus son programme est de vous éxecuter, pas de dialogue possible, juste la fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, en 1991, Cameron dynamite la noirceur de son film en sortant sur les écrans une suite boursouflée à la cortizone, gonflée aux effets spéciaux. D'avantage évènement technique que révolution scénaristique le&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Terminator 2&lt;/span&gt; avait été accueilli avec une certaine fraîcheur de la part de certains fans (dont votre serviteur faisait partie). A la fin du second opus le jugement dernier est évité, le jeune Connor est sauvé grâce à un T800 venu le sauver d'un T1000... Le futur n'est plus inéluctable, le destin nous appartient et l'avenir sera ce qu'on en fait. La morale confortable d'un film pour ado à la violence édulcorée et au rendu très familial. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator 2&lt;/span&gt; c'est le remake du premier avec une morale rassurante pour le grand public : les machines ont désormais une raison pour être devenues méchantes (car elles n'ont fait que se défendre d'une tentative de déconnexion générale) mais au final le Terminator se sacrifie pour nous sauver et s'il s'est humanisé (en faisant des blagues en espagnol) c'est que au bout du compte nous aussi nous pouvons apprendre à redevenir humains, nous nous sauvrons de nous mêmes pom pom tralala... &lt;br /&gt;J'ai toujours trouvé ce revirement douteux. Il niait l'esprit du premier et ce qu'il nous proposait à la place ne m'intéressait pas. Terminator baby sitter contre un Terminator liquide dans un affrontement surfriqué, à l'évidence c'était le début de la fin pour une franchise qui d'années en années continuera de revendiquer une mythologie tout en lui tournant le dos. &lt;br /&gt;Suite tardive, le troisième fit le choix de la parodie morveuse du second et n'existait que pour le feu d'artifice final tant attendu... &lt;br /&gt;En multipliant les terminators et en leur donnant des pouvoirs démesurés, les deux suites se retrouvaient écartelées entre les possibilités offertes sur le papier par ces nouvelles machines et par la nécessité de faire vivre le suspense. Grand écart impossible ruinant la suspension d'incrédulité... Combien de fois le T1000 aurait t'il pu tuer directement John Connor ? Pourquoi nous infliger des scènes où on le voit faire "non non" du doigt, là où le T800 du premier film éblouissait le spectateur dans sa volonté sans fioriture !? Place donc à un spectacle vain dont la représentation virtuose rend le spectateur confus, l'abandonnant à la vision joyeuse d'une pyrotechnie élaborée et laissant en chemin l'imaginaire qui formait le cocon d'une histoire puissante et cohérente. Ils ont tué le Terminator, comme ils tuèrent l'Alien, en le multipliant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mis en boite par le réalisateur de Drôles de Dames Joseph McGinty (dit McG, claaasse), &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator Salvation&lt;/span&gt; est donc la troisième suite du chef d'oeuvre de Cameron, et, ce coup ci (c'est à la mode) on nous propose une sorte de reboot premier degré de l'histoire clairement élaboré en vue de nous servir une nouvelle trilogie... Et c'est finalement dans cette remise à plat que réside le seul vrai point positif de cette assourdissante purge. Sortir enfin du carcan scénaristique proposé par les trois premiers films était une idée séduisante pour le spectateur qui se titillait légitimement la nouille se demandant bien quel nouveau chemin un récit "original" allait-il pouvoir emprunter. Bien sûr, on pouvait se douter qu'il y avait de grandes chances pour qu'on le conduise directement et une fois de plus dans la fosse à purin, mais la mise en bouche proposée par la bande annonce avait réussi à exciter tout le monde, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;si vous nous écoutez c'est que vous êtes la résistance&lt;/span&gt;"...&lt;br /&gt;Si les toujours très professionnels faiseurs d'Hollywood arrivent généralement à sauver les apparences en produisant des films aseptisés comme des saucisses de celluloïde calibrées pour que rien ne dépasse dans les étals des Virgins du monde entier, il arrive pourtant qu'au pays du billet vert et de la machine à illusion tout foire et que tout parte en quenouille transformant un soufflet de 200 millions de dollars (50 fois plus que l'original) en gloubi boulga infâme et indigeste. Ici c'est bien simple la vulgarité intellectuelle des idées proposées n'a d'égale que l'incohérence totale de l'ensemble. Sans queue ni tête le résultat projeté à l'écran est si aberrant qu'on doute que quelqu'un ait pu voir le film avant que la copie n'ait été dupliquée. Comme si du technicien au réalisateur tout le monde s'était barré en week-end une fois le boulot torché, persuadé que quelqu'un d'autre s'occuperait de fermer les fenêtres et de couper le compteur.&lt;br /&gt;Face à une telle tourte, les fans, prévisibles comme une fin de film PG13 remonté, volèrent prestement au secours de leur franchise préférée en mettant en avant d'une manière quasi pavlovienne le fait que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Salvation &lt;/span&gt;a été amputé d'une trentaine de minutes. Evidemment, on se doute bien que ça ne doit pas arranger une narration confuse aux enjeux stupides et brouillons, mais je lance le pari que les 30 minutes de plus ne feront juste qu'épaissir encore plus la panade déjà bien beurrée qui nous a été servie... Espérer boucher les trous du script en voyant le film en version longue ça serait un peu comme bouffer une purée dégueulasse et espérer reconnaître le goût des patates en se bâfrant en plus les épluchures !&lt;br /&gt;Les pieds dans la semoule et le nez dans les biftons McG réalise en regardant ailleurs, probablement satisfait de l'inertie de la machine hollywoodienne. Résultat c'est passé au dessus de la casserole, ça colle aux semelles et c'est tout moche. Celui qui a eu l'idée de désaturer l'image peut aller se pendre, il restera toujours le gaz pour celui qui a eu l'idée de foutre un filtre bleu là dessus !&lt;br /&gt;Passée l'introduction dans laquelle McG s'est dégorgé le poireau avec un plan séquence pirouette à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Children of Men&lt;/span&gt; (en moins gracieux, moins intelligent et moins virtuose) sa mise en scène est aussi plate qu'une pizza sans garniture. Dépassé, fainéant ou tout simplement incapable, ce marmiton n'essaye jamais rien, n'arrive jamais nulle part et semble pas être capable d'autre chose que de remplir son film par des citations et des clins d'oeil. Chaque morceau de bravoure étant cuisiné avec divers morceaux empruntés ici et là... Connor devant la cité Skynet tel Frodon devant le Mordor ou le final copie conforme d'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alien3&lt;/span&gt;, ou de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;T2&lt;/span&gt; je sais plus... Mais c'est lors de la scène la plus spectaculaire du film qu'on racle les fonds de casseroles de l'inspiration. En moins d'un quart d'heure on nous balance&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; La Guerre des Mondes&lt;/span&gt; (Robot géant, pêche aux humains et bruitages ad hoc), &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Transformers &lt;/span&gt;(le robot géant et ses motobots) et&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Mad Max 2&lt;/span&gt; (camion citerne, gamine et plans photocopiés) Alors je veux bien que le cru de Spielberg l'ait impressionné, qu'il ait voulu se mesurer au pâté numérique de Bay et que le troisième ait été goulûment cité par Cameron lui même comme influence mais bon, à ce niveau là "citation" s'écrit "plagiat". C'est étonnant de voir que du ciné US le plus dispendieux jusqu'aux prods françaises les plus cheapos, on ne fait que déglutir un cinéma digéré depuis des années... Avec un tel niveau de consanguinité j'entend déjà l'industrie du ciné US nous sortir son banjo pour nous jouer un p'tit air ! &lt;br /&gt;Au delà du déjà vu, ce qu'on a se mettre sous la dent est famélique, à l'image du décors désertique du film. Aride. La base des résistants ? Trois pauvres tentes et deux couloirs. (McG fera pourtant exploser des mines, une roquette dans un tunnel, des grenades et passera tout le décors aux alentours au napalm). Les villes détruites ? Une scènes ou deux dans une rue en ruine... (McG fera pourtant péter un immeuble entier, comme ça, gratuitement). Le reste est torché dans le désert. Les résistants du monde entier sont à l'écoute de la voix de Connor ? Un plan sur des gars dans une forêt en plastique... Roland Emmerich l'européen aurait filmé des chinois sur la muraille de Chine, des Africains dans le Sahara et des français avec des bérets devant une Tour Effeil en flammes. Mais McG est américain alors pour lui le monde connu s'étend sur une zone de 300 kilomètres autour de Los Angeles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fidèle à l'axiome qui veut que moins il y a d'idée, plus il y a d'explosions, tout ce que se contente de faire McG c'est de laisser ses potes du département pyrotechnique tout faire péter ! Les 200 millions de budget c'est essentiellement pour l'essence ! Tourné au Qatar le film n'aurait pas coûté plus cher qu'un Bruno Mattei... C'est bien simple, il y a plus d'explosions dans ce film que de lignes de dialogues dans un Woody Allen, mais il y a trois fois moins de morts que dans un prime de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle La Vie&lt;/span&gt;... C'est tellement assourdissant que le spectateur rendu sourd et complètement abruti par cette tonitruante bande son doit saucer ses neurones pour tenter de démêler un imbroglio scénaristique totalement loufoque siphonné par trop de paradoxes temporels et ruiné définitivement par les innombrables bourdes d'une paire de scénaristes absolument pas concernés par la choucroute (et déjà responsables entre autres de l'inénarable scénar de l'estomaquant &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Catwoman&lt;/span&gt;). Je mets au défi ceux qui ont vu le film de raconter l'histoire à leur entourage et d'observer les mines déconfites, hilares ou perplexes qui apparaîtront lorsque vous expliquerez que Marcus un condamné à mort se fait transformer en cyborg en 2010, il se réveille en 2018 mais le con calcule pas qu'il est une machine... il va rencontrer le futur père de Connor comme ça pouf pouf par hasard et puis finalement il ira rejoindre la résistance grâce à une copine de Connor qu'il rencontre aussi par hasard, ensuite Connor il veut le tuer parce que c'est un cyborg, mais la meuf elle sait qu'il a un coeur, parce que c'est comme ça, les filles c'est romantique elles sentent ce genre de truc. Connor c'est un chef qui a joué batman alors il fait sa grosse voix mais finalement le cyborg il lui dit que c'est les machines qui ont son futur papa, alors il part chez skynet à pied. Connor aussi il part là bas mais en moto, il arrive donc un peu après. Marcus papote avec la conscience de skynet, un peu comme quand ta clé usb et ton disque dur externe tapent le carton, mais finalement il se rebelle lorsqu'il apprend qu'il a été manipulé pour que les machines infiltrent la résistance afin de remonter le signal d'attaque pour détruire un sous marin, de rage, il enlève alors sa puce qu'il a dans le cul et choisit d'être un humain parce qu'il a un coeur tu vois (les machines elles en n'ont pas normalement). Connor arrive, vu qu'il est dans le repaire de Skynet qui l'a attiré pour le tuer il bute plein de terminators, un ou deux, puis tout le monde se sauve en faisant tout péter. Connor est presque mort heureusement car Marcus en a gros sur la patate parce qu'il a tué son frère et deux flics (son frère c'était pas assez, il fallait rajouter les deux flics... Dans la version pour le moyen orient j'imagine que Marcus a en plus mangé du jambon !). Il va ainsi pouvoir accomplir sa salvation en offrant son petit coeur (fracassé par un T800 la bobine précédente) à John Connor pour une transplantation dans une unité médic qui ressemble à l'infirmerie de la première saison de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Deadwood&lt;/span&gt;... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila donc le fourre tout de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator 4&lt;/span&gt; aux enjeux débiles et mille fois réchauffés, les mêmes histoires servies inlassablement avec à chaque fournée ses propres décors et ses propres personnages franchisés. Passionnant comme un pamplemousse sous vide air. Fascinant comme jouer avec M. Patate...&lt;br /&gt;Dans cette soupe de caca, il ne faut pas s'étonner que les croûtons aient des goûts de chiottes. Mis à part les deux personnages principaux interprétés par deux bovidés, les autres personnages restent sur le bord de l'assiette. Michael Ironside vient cachetoner comme s'il faisait une courte apparition dans un obscur Z italien, Kate (Mme Connor) n'est là que pour servir les plats, pleurer sur deux scènes et faire sortir la punch line de Connor... A croire que son personnage n'est présent que pour un souci de continuité.&lt;br /&gt;Les autres autour plombent le récit ou le rendent totalement hors sujet mais ils permettent une identification confortable pour toute la famille américaine. On retrouve donc les éternels "pote black" sympa mais à qui faut pas la faire forcément incarné par un rappeur, la bimbo cool à grosses loches un peu garçon manqué mais tellement romantique (Moon Bloodgood, tellement refaite à 33 ans qu'on dirait un CGI), la vieille dame bienveillante et pétrie de bon sens avec toujours un bon conseil vissé au coin du bec qui se retrouve à servir le thé à la fin de la bataille (Tante May, sors de ce film bordel !) et puis il y a la petite fille Noire, choupie comme tout, sage mais malicieuse, celle vers qui on se tourne à la fin en rigolant, pouce en l'air parce que c'est elle qui a le détonateur et dont le rôle se borne à nous reservir une version propre et bien élevée du Feral Kid de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mad Max 2&lt;/span&gt;... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franchement, ceux et celles qui s'extasient devant ce film manufacturé comme une vache qui rit devraient se pencher sur l'écriture de ces personnages avant d'en vanter les mérites. Pour moi ils sont comme ces gens qui se déclarent "amateurs de fromage" mais qui te vantent la forme dynamique, la coque chatoyante et le goût fascinant du Babybel ! Au fond c'est parce que j'aime le fromage que je conchie ce &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator Savonnette&lt;/span&gt;... Et que je conchie les inconscients comme moi qui tant qu'ils iront voir des bouses pareilles ne doivent pas s'étonner qu'elles soient produites ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit épilogue pour résumer :&lt;br /&gt;On a évité : Marcus lançant "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;hasta la vista baby&lt;/span&gt;" à l'ordinateur avant de le casser&lt;br /&gt;On a pas évité : Guns'n'Roses&lt;br /&gt;On a évité : Marcus avec des lunettes de soleil dans un bar avec &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bad to the bone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On a pas évité : la gueule à Schwarzy&lt;br /&gt;Mais on a évité de nous montrer sa bite (pour le coup le film est moins culotté que l'adaptation de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Watchmen&lt;/span&gt;) &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-2342418176890917471?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/2342418176890917471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=2342418176890917471' title='117 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2342418176890917471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2342418176890917471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2009/06/blog-post.html' title='TERMINATOR SALVATION'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>117</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-6730631049903452974</id><published>2009-04-09T01:14:00.013+01:00</published><updated>2009-04-09T01:55:46.694+01:00</updated><title type='text'>VINYAN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG045.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;La production française a décidemment un gros problème avec le cinéma fantastique et d’horreur. Après le gros échec de la boite de production Bee Movies qui lança entre 2001 et 2002 le molasson &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jeu d’enfant&lt;/span&gt;, le navrant &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bloody Mallory &lt;/span&gt;et l’agréable &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Maléfique&lt;/span&gt;, on vit débouler sur nos écrans des films foutraques tentant le grand écart consistant à séduire à la fois les fans du genre par l’intermédiaire d’une très onaniste générosité et à la fois un grand public qui pourrait se laisser tenter par une réponse hexagonale aux productions yankees.&lt;br /&gt;Produits dans la douleur et à peu de frais par des réalisateurs "nouvelle génération" qui nous disent que l'existence même de ces films tient du miracle, ils se sont bien vite mis à couiner à qui voulait l’entendre qu’ils étaient forcément victimes d’une censure qui ne veut pas dire son nom, d’un dédain bourgeois de l’establishment et du refus des distributeurs de laisser exister leurs films dans un circuit de salles convenables. Sans se douter que si leurs films sont boudés du public c’est peut être aussi parce qu’ils sont incroyablement mauvais, référencés à mort et sans aucune proposition intéressante. Leurs histoires tentent des resucées qu’ils espèrent correctes de ce qu’on voit depuis déjà 35 ans.&lt;br /&gt;C’est malheureux mais depuis quelques années, être fan de film d’horreur en France (je laisse le terme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;geek&lt;/span&gt; aux gamins de 14 ans, ça les amuse) c’est carrément un acte de foi, une sorte de passion pentecôtiste où il semble qu’il faille se faire humilier et frapper par l’objet même de son adoration. Les messages dithyrambiques qui s’alignent dans les forums à propos des films de Snyder ou Laugier ressemblent pour moi à ces processions d’illuminés qui parcourent des kilomètres en se fouettant le dos. Le sourire béat vissé sur leurs faces ébahies ainsi que le style passionnel de leurs témoignages gravés dans la roche du 2.0 nous montre qu’ils ont abdiqué toute rationalité et rappellent aux yeux des incrédules qu’un croyant est prêt à gober n’importe quoi, tant qu’il a la Foi. Catalysés par les trompettes de l’autocélébration d’une presse spécialisée, ils se couchent devant les prophétiques sentences qui s’étalent chaque mois en couverture de Mad Movies !&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; A l’intérieur&lt;/span&gt; :&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Traumatisme de l’année 2007 &lt;/span&gt;(n°197). &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyrs &lt;/span&gt; : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’électrochoc du cinéma français &lt;/span&gt;(n°210). &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vinyan&lt;/span&gt; : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’expérience ultime&lt;/span&gt; (n°211). &lt;br /&gt;Hérétique que je suis, après avoir été banni du forum Mad Movies me voilà condamné à errer comme un paria, fouinant les salles obscures pour y trouver une nouvelle victime sur qui cracher les molards de ma gluante arrogance censés irriguer les coliques de mon impuissance dans laquelle se dépose le limon immonde de ma frustration. C’est donc sur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vinyan&lt;/span&gt; que ma carcasse suintante de haine jeta son dévolu l’autre soir. Loupé en salle, c’est sur le dvd de cette (nouvelle) expérience (forcément) ultime que je poserai l’œil torve de mon mépris. Du cloaque repoussant qui sert de niche au chien d’infidèle que je suis, je sais bien que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Calvaire&lt;/span&gt;, le premier film de Fabrice du Welz, avait des atouts indéniables, et même si je n’avais pas vraiment aimé le film, j’avoue avoir été séduit par des acteurs intéressants et surtout par la sublime photo du chef opérateur Benoît Debie. Hélas, loin de concrétiser son premier essai Fabrice Du Welz a réajusté le tir pour faire feu à l’unisson de la médiocrité ambiante… Se défendant probablement de faire partie de la même engeance en portant un regard très sérieux sur son cinéma, il ne fait que nous rendre sympathique la joyeuse nullité potache de ses camarades.&lt;br /&gt;Vu que j’ai quelques lignes devant moi, et que c’est plus qu’il n’en faut, résumons l’intrigue. &lt;br /&gt;Janet et Paul ont perdu leur fils dans le tsunami du côté de Phuket et n'ont pu se résoudre à quitter la Thaïlande, Janet n'acceptant pas l'idée du deuil. Un soir elle croit le reconnaître dans un reportage vidéo sur les orphelinats birmans. Elle persuade alors son mari qu’il faut partir à sa recherche. Ils s'en vont donc avec un passeur mafieux sur la mer birmane et se perdent dans la jungle. Au fur et à mesure que Janet sombre dans la folie, des gamins boueux déboulent de toutes parts, sorte de portée cauchemardesque de la mère multipliant son fils à l’infini et qui finira par tuer le père coupable à ses yeux d’avoir abandonné leur enfant. La dernière image c’est les bambins tout crottés qui pelotent Janet, en transe et à moitié à poil. &lt;br /&gt;Du Welz aurait eu du cran, on les aurait vu téter les mamelles d’Emmanuel Béart mais le spectateur restera déçu d’être devant un film de Du Welz, et non devant un film de Cronenberg, ou de Mattei…&lt;br /&gt;Alors si Laugier avait au moins fait l’effort de recopier une définition de 4 lignes trouvée sur wikipedia pour écrire le scénario de sa leçon de philo pour gamin de 12 ans (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyrs&lt;/span&gt;), Du Welz lui ne va même pas faire semblant d’écrire un script et limite ses dialogues à 2 lignes pour Béart  et une pour Sewell :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est Joshua &lt;/span&gt;(Béart)&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Non c’est pas lui&lt;/span&gt; (Sewell)&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu l’as laissé partir &lt;/span&gt;(Béart) (à répéter ad lib)&lt;br /&gt;Alors bon, c’est sûr que c’est un peu court pour caractériser des personnages, mais, nous dit-il à longueur d’interview, ce n’est pas ça qui l’intéresse, ce qui le passionne c’est d’expérimenter. Ex-pé-ri-men-ter. « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce qui m’intéresse le plus dans le cinéma c’est le style des réalisateurs, et j’essaie d’en avoir au maximum&lt;/span&gt; » se justifie t’il pour préférer se regarder filmer plutôt que de prendre le temps de nous raconter une histoire. Parce qu’avec un script inexistant aux enjeux totalement évidents et sans ambiguïté, Du Welz n’a comme excuse pour enfiler ses tentatives formelles, qu’une vaine déambulation. Ca ne semble pas le freiner et ses « expérimentations » se succèdent stérilement pendant une longue heure et demie, nous secouant nerveusement chaque idée comme un hochet pour être bien sûr que le spectateur a bien saisi à quel point il avait du style. Il voudrait avoir la classe mais ça n’est qu’agaçant, un peu comme un morveux qui vous tire la veste pour vous montrer ce qu’il sait faire avec son nouveau jouet. Couper le son lorsque Béart met la tête sous l’eau puis le remettre lorsqu’elle la ressort c’est marrant, mais au bout d’un moment ça devient un peu appuyé, puis redondant et finalement complètement idiot car totalement vain. On peut penser au gag « jour/nuit » des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Visiteurs&lt;/span&gt;, ou à celui des poulets dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;OSS 117&lt;/span&gt;. Une superbe expérimentation qui ferait surement rire Jacquouille la fripouille ! Je vous rappelle que c’est pour ce genre d'astuces que Du Welz semble penser n’avoir pas besoin de scénario. Comme il le dit lui-même « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mes choix de mise en scène je les ai faits de manière radicale &lt;/span&gt;», et capricieuse ajoute le spectateur…&lt;br /&gt;Parce qu’ici, du fond de notre trou, on a plutôt l’impression de voir un réalisateur qui se la pète mais qui n’a rien à dire, et qui a la prétention de croire que son « style » fera la différence en créant un sens à une histoire rabâchée.  &lt;br /&gt;Le début du film est à ce titre éloquent : après avoir bazardé les scènes d’exposition sans laisser le temps au spectateur de se familiariser avec le couple endeuillé, Du Welz préfère nous noyer dans une longue scène éprouvante dans les bas fonds de Phuket citant explicitement Noé avec gros plan sur masturbation et détour systématique sur toutes les poitrines qui passent dans le champ de la caméra. Ça se veut immersif et provoquant, c’est juste d’une effroyable vulgarité. Une vision de beauf de la Thaïlande… Évidemment tout le monde a compris que Béart à la recherche de son passeur cite la quête du Ténia dans la boite de nuit d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Irréversible&lt;/span&gt;, mais appeler « expérience » une redite formelle déjà vu chez un autre réalisateur qui a le même chef op’ c’est un peu se foutre de la gueule du monde. Ici on est loin du talent de Noé puisque chez ce dernier les acteurs sont dirigés, ils brillent au sein d’une mise en scène élaborée. Du Welz, lui, semble se contrefoutre de diriger quoique ce soit et qui que ce soit faisant tomber à plat ses scènes censées être « chocs ». Que ce soit les masques en caoutchouc des gamins lors du cauchemar, les enfants qui rient ou la vieille qui flippe, on est à chaque fois loin de l’inquiétante étrangeté voulue. On est plutôt dans la redondance d’effets évidents et déjà vus qui choquent juste par l’amateurisme évident de protagonistes tentant de faire transparaître des émotions avec une finesse toute pornographique. &lt;br /&gt;Avec tout ça à l’écran, il ne faut pas s’étonner qu’on pouffe devant le final où des gamins prenant la pose dans un placement très esthétique, donc évidemment artificiel, viennent éviscérer le père dans une scène inutilement outrancière donc ridicule.&lt;br /&gt;A un moment le fils défunt apparaît à son père pendant son sommeil, le père se lève et l’enfant fuit, alors le père se lève pour le suivre mais l’enfant ne s’arrête pas de fuir… C’est tellement évident, tellement vu et revu qu’on pensait ce genre de scène désormais réservées aux sitcoms ou aux parodies. C’est odieux de faire jouer ça à des acteurs, c’est indigne de le proposer à des spectateurs. &lt;br /&gt;Au milieu de tout ça, la descente aux enfers du couple ne subit aucune évolution, juste une impression que ce dernier avance de temps en temps lorsque le film s’y intéresse, même si c’est  pour tourner en rond. Le chemin morbide d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aguirre&lt;/span&gt; ou la déshumanisation de Willard dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Apocalypse Now &lt;/span&gt;existent au travers de personnages forts, évoluant dans un univers oppressant. Ici le seul chemin parcouru c’est celui du spectateur qui s’éloigne petit à petit de protagonistes dont il n’a jamais partagé le chagrin. Rufus Sewell tente ce qu’il peut et il a beau y croire, il n’a pas grand-chose pour sauver son rôle. Emmanuelle Béart, elle, transforme son personnage en une folle hystérique et son jeu en roue libre n’arrive à sortir le spectateur de l’ennui que pour l’horripiler. Les autres protagonistes sont laissés en cours de route sans qu’ils n’aient servi à quoi que ce soit si ce n’est mettre quelques croûtons dans le bouillon marécageux d’un script bâclé.&lt;br /&gt;Il reste le décor : la Thaïlande. Et si Du Welz ne jette pas un œil très intéressé sur ses habitants (mis à par sur les formes avantageuses des putes de Phuket), il n’a pas l’air pour autant de s’intéresser à la nature, au-delà de quelques plans carte postale. L’oppression progressive de la jungle comme expression de l’isolement psychologique des deux personnages et la descente d’un fleuve comme métaphore de la perte d’humanité et d’entrée dans un nouveau monde onirique, tout ça semble évident mais reste au seuil d’un traitement digne de ce nom, à l’instar du sur-place psychologique des protagonistes.&lt;br /&gt;Le tsunami n’est qu’une excuse scénaristique bidon n’existant que comme prétexte initial. Pourtant le traumatisme d’un couple au travers du traumatisme d’un pays ravagé semblait pouvoir faire un film fort, il n’en est rien. C’est bien beau de se trouver « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;radical&lt;/span&gt; », mais sans rigueur au niveau de l’écriture c’est le désastre artistique complet, et en allant plus loin en lisant les déclarations satisfaites de Du Welz c’est un naufrage détestable.&lt;br /&gt;Ceci dit Du Welz est content d’avoir pu tourner en Thaïlande, parce qu’au moins là bas tu peux filmer des enfants placés « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;à plusieurs mètres du sol dans les arbres, des choses inconcevables en France. Là bas, tu peux travailler quinze heures durant avec des gamins dans la jungle sans être emmerdé&lt;/span&gt; » dit il à Mad Movies qui salue là « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;une franche liberté permettant à Du Welz et son équipe d’avancer tels des guérilleros du cinoche&lt;/span&gt; »… Sans commentaire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vinyan &lt;/span&gt;? Un vrai calvaire. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-6730631049903452974?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/6730631049903452974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=6730631049903452974' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6730631049903452974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6730631049903452974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2009/04/vinyan.html' title='VINYAN'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-7628486303998281792</id><published>2009-03-29T02:21:00.016+01:00</published><updated>2009-07-12T16:32:25.665+01:00</updated><title type='text'>WATCHMEN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG044.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Réputé inadaptable le gros pavé d’Alan Moore et Dave Gibbons est passé ces 20 dernières années entre les mains de Terry Gilliam le poissard, dans celles de l’épileptique Paul Greengrass ainsi que dans celles du volatile Daren Aronofsky sans qu’aucun d’entre eux ne parviennent à aboutir à un quelconque résultat. Pendant ce temps là d’autres loustics se chargèrent d’adapter d’autres livres à l’écran et les films issus de l’univers de Moore se mirent à squatter les salles obscures avec une régularité horlogère que n’aurait pas renié Osterman père. Résumons pour les étourdis : 2001 &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;From Hell &lt;/span&gt;(des frères Hugues), 2003 &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La ligue des gentleman extraordinaires &lt;/span&gt;(de S. Norrington), 2005 &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Constantine&lt;/span&gt; (de F. Lawrence) et en 2006 les frères Wachowski produisent&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; V pour Vendetta&lt;/span&gt; réalisé par J. Mc Teigue. C'est un film tous les deux ans mais c'est surtout un sans faute indéniable dans la médiocrité absolue, contrastant sans vergogne avec la qualité de l’œuvre pillée !&lt;br /&gt;Réputé inadaptable &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Watchmen &lt;/span&gt;l’était, enfin il l’était jusqu’à ce que l’un des tâcheron les plus détestable de notre époque s’en empare et que sous le poids de la propagande commerciale ce kidnapping devienne un événement. « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Par le réalisateur visionnaire de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; » clame sans honte l’affiche hideusement photoshopée de cette sombre forfaiture. Snyder catapulté réalisateur visionnaire après la tape à l’œil et sans intérêt &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Armée des morts &lt;/span&gt;et la fresque foireuse comme un pet aux fibres que fut &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; c’est déjà, avant toute chose, une sacrée plaisanterie. Au moins, on ne pourra pas dire qu’on n'était pas prévenu et c'est motivé par une curiosité sacrément malsaine qu'on se traina un soir dans une salle obscure pour contempler ce &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Watchmen&lt;/span&gt; qui déchaîne les passions et fait s’entredéchirer les geeks jusqu’au prochain nonosse qui leur sera vendu. Nous nous sommes donc tartiné pendant 2h40 de la bêtise, de la vulgarité et du cynisme d’un des réalisateurs les plus néfastes et les plus cons de sa génération : Zack Snyder !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’en est-il de son nouvel opus ? Je dois avouer que c’est quand même un peu moins mauvais, un peu moins con et un peu moins moche que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; qui avait placé la barre assez haute dans la nullité et la misère visuelle la plus totale. Snyder adaptant la BD de Miller le gros réac, c’était quand même un chouia pompier et ça faisait un peu ton sur ton. Ce coup ci, Snyder a un atout de poids : une histoire forte et complexe à adapter, en tout cas un peu plus complexe et un peu plus maline que la quête de ses 300 têtards bodybuildés à l’aérographe éructant des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;wahou&lt;/span&gt; gutturaux devant des monstres en CGI. Bon, il a ce coup ci l’avantage de ne pas avoir eu besoin de se poser de questions, encore moins de questions sur la mise en scène, ayant le découpage dynamique de l’œuvre de Gibbons et Moore comme béquille, voir même comme fauteuil roulant tellement Snyder en gros fainéant se laisser trimbaler paresseusement par le livre. Pourquoi se faire chier alors que le travail semble déjà tout prémâché et qu’on peut ainsi montrer sa mine réjouie et ses casquettes de la NRA sur les plateaux de télé du monde entier en  clamant son adoubement au livre original ? &lt;br /&gt;C’est pitoyable, et misérables sont ceux qui mangent de ce pain là.&lt;br /&gt;Dans cette démarche de reconstitution animée des cases de Gibbons, certaines idées visuelles semblent fonctionner, c’est indéniable, d’autres beaucoup moins et elles sautent aux yeux. Le casting est dans le même esprit et pour un ou deux bien choisis (Rorschach et le Comédien par exemple) d’autres sont au mieux à côté de la plaque (le lumineux Ozymandias laisse la place à un sous &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Batman&lt;/span&gt; digne d’un Schumacher des années 80 donnant une touche grotesque et fofolle à un personnage pourtant voulu comme sérieux et intriguant) au pire totalement hors sujets (le Spectre Soyeux est censée être une femme d’une quarantaine d’années bien tassées qui regarde son passé avec amertume, elles est donc jouée par une gloussante suédoise de 30 balais).&lt;br /&gt;Au niveau de la mise en scène, c’est la médiocrité crasse, le manque total d’investissement intellectuel et l’absence vertigineuse de point de vue, tout ça  rendant inévitablement le film inintéressant et surtout jamais intriguant. Ce qu’on voit à l'écran n’est acceptable que lorsque la réalisation se borne à n’être que bêtement illustrative. C’est paradoxalement lorsque Snyder est le plus bête qu’il est le moins mauvais, car lorsqu’il commence à réfléchir et à nous proposer un cinéma plus personnel, lorsque le « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réalisateur visionnaire&lt;/span&gt; » a ses fameuses visions, on sombre dans un ridicule achevé, celui qui fait triper les fans décervelés du réalisateur, hypnotisés par trois pauvres astuces visuelles surannées. On a déjà beaucoup glosé sur la scène de cul ou sur les ralentis (patte ultime du maestro) censés renforcer le sentiment de violence alors qu’ils la désamorcent systématiquement en faisant ressembler n’importe quelle baston en pub pour shampoing (les chorégraphies du Spectre Soyeux ont étées particulièrement travaillées au niveau capillaire, surement parce qu'elle le vaut bien !).&lt;br /&gt;En gros, parions que si on refilait le pdf de la BD et une imprimante couleur à Snyder, on se retrouverait avec un truc imprimé de travers avec des prospectus publicitaires coincés entre les pages. Ce type est un danger pour le cinéma, pour la bande dessinée et pour la culture en général. Snyder, Pitof et Gens sont sur un bateau, le bateau coule qui est sauvé ?&lt;br /&gt;Le cinéma de genre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Watchmen&lt;/span&gt; le livre, outre les différentes mises en abîme qu’il propose, est une bande dessinée sous influences, notamment cinématographiques (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;This island earth&lt;/span&gt; entre autres). Snyder a compris qu’il aurait tout à y gagner à faire de même, mais si les citations choisies par Moore approfondissent le propos, celles de Snyder restent à un niveau purement ludique, bêtement gratuites. Des associations d’idées sans aucun sens.&lt;br /&gt;Parce que les rares fois où il s’arrête de suivre bêtement le story board de Gibbons, Snyder le visionnaire reproduit ce qu’il a déjà vu et aimé et qui semble rentrer dans son film, sans se poser la question du sens que ça donne. Là aussi, ça semble avoir été fait au petit bonheur la chance et là encore le résultat est plus qu’inégal. Citant à chaque fois que l’occasion lui est donné ses films préférés Snyder régurgite avec une finesse de Spartiate &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Blade Runner&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Taxi Driver &lt;/span&gt;pour rendre plus cool Rorschach se trimballant sur le pavé mouillé d’une grande ville déshumanisée. On parle de menace nucléaire ? Il cite évidemment &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dr Folamour&lt;/span&gt; au décor et au cadre prêt produisant une véritable photocopie des plans du film de Kubrick. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mad Max 2 &lt;/span&gt;(2 scènes en boucle) et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1984&lt;/span&gt; sur le mur d’écran d’Ozymandia. Amusant tout ça, mais tellement vain. On va au Vietnam tuer d’immondes cocos lors d’une scène d’une hilarante ringardise ? Et c’est bien sûr la Chevauchée des Walkyries qu’on nous sert, pourquoi diable aller plus loin ? Aucun sens à chercher à part celui de la citation populaire évidente à laquelle n’importe quel spectateur pourra s’accrocher, ayant l’impression de saisir toutes les finesses d’un film qu’on lui présente comme complexe et original. Snyder fait feu de tout bois, le propos de Moore devient imbécile, son film séduit l’égo du spectateur qui reconnaîtra la référence et il réduit&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Apocalypse Now&lt;/span&gt; à un unique gimmick privant le film de Coppola de toute signification et le réduisant à une vulgaire astuce. Snyder c’est une telle catastrophe que je suis sûr qu’un jour Roland Emmerich tournera un biopic sur lui !&lt;br /&gt;Snyder est un ambitieux et ça ne lui suffit pas de faire du cinéma de cons, il faut qu’il réduise ce qu’il adapte et ce qu’il cite à son niveau de têtard ahuri. Et pour ce faire il va flatter l’égo du spectateur en le caressant dans le sens du poil et en lui servant des idées aussi démagogiques qu’évidentes pour le prendre par la main et lui susurrer aux oreilles avec toute la finesse offerte par le thx ultraboombass « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;regarde comme tu es intelligent tu as reconnu ici Andy Warhol, là Kennedy etc etc etc…&lt;/span&gt; » &lt;br /&gt;Au final ces gadgets visuels distraient l’assistance qui pendant qu’elle s’amuse à reconnaître telle ou telle référence n’a pas le temps de penser au sens de ce qu’elle voit. Le traitement de la crise nucléaire a beau être réglé en deux scènes complètement pourries, sans enjeu et sans tension dramatique, il reste pourtant l’amusante représentation iconique. De l’esbroufe, ni plus ni moins. De la merde.&lt;br /&gt;Pour être honnête et comme je le disais plus haut certains choix semblent judicieux et même un me semble carrément malin. Une sorte de joyaux dans une cuvette de merde, un peu comme si on regardait son chien se soulager sur le trottoir et qu’on distinguait, d’abord intrigué puis carrément ahuri, un objet précieux dans les selles de l’animal qui au milieu de sa pâté indigeste aurait avalé un quelconque trésor. On se penche et on hésite car on est réticent à mettre les mains dans la merde pour dégager la pépite, surtout en public. Tant pis, j’y fourre mes mains et c’est avec une certaine honte que je me sens obligé de dire que le choix de la musique de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Koyaanisqatsi&lt;/span&gt;, le chef œuvre contemplatif de G. Reggio, est une idée fort intéressante. L’observation décalée et cynique du monde des humains de ce film semble bien correspondre au caractère du Doc Manhattan au point même que la phrase du livre « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Serait-ce embelli avec un pipeline ?&lt;/span&gt; » qui est reprise dans le film propose, par l’utilisation de la musique de Glass, une étonnante correspondance avec le film de Reggio...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, le renoncement intellectuel est total. L’exemple le plus flagrant est le traitement de Rorschach. Si Snyder filme consciencieusement (à défaut de fidélité) le jeune Walter Kovacks mordant son agresseur à la joue, il oublie que les taches du test de rorschach sont un symbole et que dans la tache il voit sa mère se prostituant avec un client, que le fruit mûr éclaté sur sa face dessine son masque et que sa naissance en tant que super-héros se retrouve dans la tache du crâne éclaté d’un chien. Sans forcément demander à ce que Snyder respecte la structure symétrique du récit, passer tout ça sous silence c’est juste comme s’il pissait directement sur ce qui faisait l’essence même du récit polysémique (ce mot que personne ne connaissait il y a 2 mois est devenu très à la mode) de Moore pour n’en garder que les oripeaux les plus colorés.&lt;br /&gt;Le refus de toute ambiguïté et de toute complexité ainsi que l’impitoyable formatage hollywoodien transforment tranquillement le propos subversif de Moore en quelque chose d’insidieusement détestable. Du renoncement on passe ainsi au détournement pur et simple. Les super héros de Moore sont d’anciens vigilantes réactionnaires, travaillant pour une cause ultra patriote et luttant contre le libéralisme des sixties. En 1985 ils ont leur vie derrière eux et le récit jette un regard désabusé sur leur œuvre, le rêve américain et leur culture. Snyder présente lui ses héros comme de simples portes mentaux avec des costumes bien lisses, et qui n’existent qu’autour d’une ou deux caractéristiques les associant au nouveau courant de ces super héros dits &lt;span style="font-style:italic;"&gt;post modernes &lt;/span&gt;. Le hibou est une sorte d’ectoplasme impuissant, le Spectre n’est qu’une dinde souriante qui n’existera qu’au travers d’une scène où la véritable identité de son géniteur sera évoquée. Le fait que ces personnages aient flirté avec l’extrême droite, qu’ils soient soutenus par la presse populiste et qu’ils soient détestés du peuple passe tranquillement à l’as. Et Snyder ose nous dire qu’il est là pour respecter le point de vue de l’auteur… Que seul le Comédien endosse le rôle du méchant (« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;c’était presque un nazi&lt;/span&gt; ») et que ses compagnons soient les héros confortables d’un film résolument grand public ne trouble personne et surtout pas Snyder qui doit trouver ça cool, vu qu’il est pote avec des fachos comme Miller ou Milius… Que le Hibou laisse Rorschach torturer un homme entérine juste le dicton qui veut que la fin justifie les moyens. Utilisé dans le film uniquement comme un mécanisme pour faire progresser l'histoire ce genre de détail créé juste un véritable contresens avec les intentions de l'auteur. Snyder encore une fois a du trouver ça cool...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi parle le film alors ?&lt;br /&gt;A l’instar des personnages qui n’existent que par leurs costumes, l’histoire n’existe que par son intrigue. Le sujet se rétrécie donc à la simple résolution de l’énigme : Qui donc tue les masques ? A la fin on le sait et hop le film est fini. Rideau. On tire la chasse.&lt;br /&gt;Et là où le livre proposait une fin audacieuse, le besoin de resserrer un matériau trop riche conduit Snyder et ses scénaristes à nous raconter n’importe quoi. Plutôt que de craindre une menace extra terrestre, Snyder préfère donc que l’humanité soit solidaire dans sa crainte de Dieu, surtout si celui-ci est américain (et même si c’est une supercherie, et même si il ressemble à un schtroumpf géant qui se balade la bite à l’air). A un tel niveau de trahison, l’équipe du film mérite le même mur que celui où l’équipe de&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; I am Legend&lt;/span&gt; aurait du être exécutés.&lt;br /&gt;Watchmen ainsi dépouillé n’est plus qu’un squelette sur lequel la machine hollywoodienne enrobe à coups de millions de dollars un spectacle calibré qui fera illusion en remplissant le cahier des charges habituel : des combats violents, quelques effusions gores, un peu de sexe et pour la caution &lt;span style="font-style:italic;"&gt;rebelle bad ass&lt;/span&gt; un ou deux pseudos tabous qu’on transgresse (la femme enceinte abattue, le nu frontal) oubliant bien vite que des films allant bien plus loin ont toujours existé et qu’on a là quelque chose d’aussi authentique qu’un Mac Do au pain complet.&lt;br /&gt;Au final la plus grosse arnaque n’est pas le plan d’Ozymandias mais plutôt celui de Snyder, de sa production et des décideurs qui financent ce genre de merde. On a lu un peu partout les plaintes des uns et des autres accusant Snyder de n’avoir rien &lt;span style="font-style:italic;"&gt;adapté&lt;/span&gt; et d’avoir fait au livre ce qu’on faisait autrefois aux films : une sorte de novellisation à l’envers. Ce n’est pas si vrai que ça. Il y a eu un véritable travail d’adaptation, parce qu’au final ce qui est important ce n’est pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;adapter&lt;/span&gt; le discours de Moore, ou d’appliquer au cinéma ce qu’il disait sur la BD, l’important c’est d’en faire un machin manufacturable. Un produit lisse, un outil commercial permettant d’engranger des profits là où auparavant il n’y avait rien en profitant des fondations qu’offre une œuvre originale pour faire jaillir une nouvelle franchise. Au final ça ne reste qu'un alibi pour que les gens restent assis à ingurgiter du pop-corn par seaux entiers…&lt;br /&gt;C’est la même démarche que pour le remake honteux de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Zombie&lt;/span&gt; dont il n’avait retenu que l’équation &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Zombie&lt;/span&gt; = morts vivants + supermarché. Sans s’intéresser à ce qui faisait la moelle du film de Romero.&lt;br /&gt;Il est évident que celui qui n’a pas lu le livre verra dans le film un blockbuster ayant l'apparence d'être moins débile qu’à l’accoutumée, mais ce n’est pas que c’est mieux, c’est surtout que le reste du temps c’est désespérant et qu’il n’y a même pas une béquille solide à tordre. De la culture prémachée destinée à un public qui avale les films au rythme de ses cocas.&lt;br /&gt;On en vient à se demander si ces bâtards prennent leur pied à massacrer les chefs d’œuvres de la contre culture des 70’s ou des 80’s pour les forcer à rentrer dans leurs schémas idéologiques réactionnaires ou si c’est uniquement dans un but de rentabilité immédiate qu’on standardise des œuvres originales en savonnettes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi la conclusion de tout ça sera toute simple : Pour 2011 notre réalisateur visionnaire prépare une suite à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; qui sera basée sur un nouveau projet de Miller… &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300 2&lt;/span&gt;. Quelle misère, m’enfin tant qu’il laisse tranquille ce qui existe déjà…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-7628486303998281792?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/7628486303998281792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=7628486303998281792' title='70 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7628486303998281792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7628486303998281792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2009/03/watchmen.html' title='WATCHMEN'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>70</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-411562663485662839</id><published>2009-01-20T15:07:00.004+01:00</published><updated>2009-01-20T15:19:39.091+01:00</updated><title type='text'>MESRINE : L'ENNEMI PUBLIC N°1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG043.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Thomas Langmann, le producteur du film, y tenait comme à la prunelle de ses yeux, son Mesrine devait se décliner sur deux tableaux car il lui semblait évident que le matériel à traiter était suffisamment riche. Le risque commercial assez lourd de cette entreprise ne suffit pas à le faire flancher, il y aurait bien deux films pour raconter l’Histoire.&lt;br /&gt;Le premier, on l’a vu y’a quelques temps, est sûrement l’un des plus gros ratage de l’année, un truc tout nul qui faisait honte une fois de plus au cinéma français alors qu’au même moment l’Allemagne proposait &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Baader Meinhof Komplex &lt;/span&gt;et l’Angleterre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hunger&lt;/span&gt;. Je ne reviens pas dessus,  écriture bricolée n’importe comment, interprétation en roue libre et à intérêt porté au sujet (Mesrine, montée dans le gangstérisme, années 60 et 70) totalement absent… Mais c’est sûr que j’étais un peu fébrile lorsque la conclusion de ce diptyque déboula sur nos écrans précédé d’une rumeur insistante : il serait, parait-il, moins bon que le premier ! Alors là, franchement, j’avais du mal à comprendre, car à part refiler la caméra à José Dayan je ne voyais pas trop comment Jean François Richet, son scénariste Abdel Raouf Dafri et Vincent Cassel auraient pu faire pire que le spectacle sinistre de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’instinct de mort&lt;/span&gt; qui suintait d’une telle médiocrité que je préfère penser que la motivation artistique des auteurs se résumait simplement à de la misanthropie.&lt;br /&gt;Alors oui, je ne faisais pas le fier lorsque les lumières se sont éteintes, une catastrophe est forcément beaucoup plus anxiogène lorsqu’on l’attend que lorsqu’on se fait surprendre ! Mais au bout du compte c’est quelque peu surpris que je sorti de la salle en cette froide soirée de Décembre. Car si le film était indubitablement un navet de la pire espèce, une sorte d’horreur cinématographique qui ne mérite tellement pas de porter son nom qu’on l’aurait cru pensée par Lovecraft, une honte infligée au spectateur et qui ne doit son existence qu’au fait que la pellicule n’a pas conscience de ce qu’elle doit porter, une abomination artistique de l’espèce de celle qu’on aimerait aussi rare que le yeti, une supercherie indigne même de figurer dans la collection « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mystères de l’humanité&lt;/span&gt; » des éditions atlas, une lumière honteuse qui fait décoller le papier peint des salles où elle se pose… Bref, même si c’était vraiment pas terrible, c’était toujours moins nul que le premier. Car s’il n’y avait strictement rien à sauver de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’instinct de mort&lt;/span&gt; qui plongea votre serviteur calé dans son fauteuil écarlate dans une confortable consternation formolée,&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; L’ennemi public numéro 1&lt;/span&gt; arrive tout de même à proposer une ou deux idées judicieuses. Profitons en, celles-ci sont plus rares en quatre heures de métrage que les poissons sains le sont dans le Rhône. &lt;br /&gt;D’abord au niveau de l’interprétation, Amalric dans le rôle de Besse c’est plutôt chouette reconnaissons le, même si, en face des pantalonnades de Cassel, son jeu unilatéral et son regard de ouf tirent parfois le film vers un style improbable, sorte de remake de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Maniac &lt;/span&gt;tourné par Max Pécas. Ensuite, le choix de Gérard Lanvin dans le rôle de Bauer était également le bon, et sa prestation (qu’on sent bien dirigée par Bauer lui-même) est plutôt réussie. Mis à part un problème d’âge évident (Lanvin, même s’il est réaliste, semble camper un Bauer trop vieux) c’est vraiment « la » bonne surprise du film, même s’il est évident qu’il ne sert à rien et que ses trois scènes restent purement décoratives et n’ont aucun sens dans l’ensemble. Venant de nulle part Bauer passe finalement comme les autres personnages qui n’existent que lorsqu’ils sont à l’écran, mais sans avoir plus de consistance que les décors, les accessoires ou les flash TV. Ils n’ont tous qu’une seule utilité, ne passant par là que pour répondre à Mesrine, le faire exister. C’est leur seule fonction, un petit peu comme la télé qui chaque fois qu’elle est allumée ne parle que de Mesrine, des Brigades Rouges ou de la bande à Baader… Ca m’a rappelé un gag de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Crocodile Dundee&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’instinct de mort&lt;/span&gt;, la construction j’m’enfoutiste et précipitée donnait l’impression de suivre une succession de scénettes pelletées les unes après les autres sans aucune cohérence générale. Ici, c’est un tout petit peu mieux, même si le résultat est toujours décousu, on a un film quand même un chouia plus homogène. L’histoire est toujours balancée sans aucun recul et sans aucune réflexion, c’est toujours aussi vide et Richet peine à remplir le minimum syndical car il semble persuadé de pouvoir faire mieux que juste nous illustrer les faits présentés, même si les choix ou les omissions laissent toujours aussi perplexes que dans le premier film. Bien sûr il se trompe.&lt;br /&gt;Parce que dans le premier film Dafri pensait qu’en présentant Mesrine raciste dans une scène, vicieux dans une autre, gangster dans une troisième, sympa dans une quatrième, amoureux dans une cinquième il allait présenter les divers contours de sa personnalité alors qu’il ne faisait qu’accumuler des scènes contradictoires. Comme si au lieu de montrer la complexité et les multiples facettes de son personnage, celui-ci ne faisait que changer de personnalité toutes les 5 minutes en enfilant les clichés les uns après les autres sans aucun lien. Ici Dafri a fait un choix, c’est déjà bien, c’est presque le début d’un commencement d’écriture : il fait le choix de présenter Mesrine comme un bouffon médiatique uniquement intéressé par son image et par les bons mots qu’il pourrait faire. Et là on va nous ressortir la même idée continuellement, sous toutes les coutures, dans tous les décors mais en réussissant l’exploit de ne jamais creuser et de toujours rester au niveau zéro de la réflexion. &lt;br /&gt;Qui dit bouffon dit gaudriole, on va donc rester à ce niveau et vu le niveau général on se demande si Dafri n’a retenu des années 70 que les comédies franchouillardes de Philipe Clair. Et puisque le film évoque l’époque des nanards débiles on se prend à rêver de ce qu’aurait donné ce parti pris scénaristique s’il y avait l’élégance de l’écriture au service de la classe d’un grand acteur… On se prend à se demander ce qu’aurait donné &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’ennemi public n°1&lt;/span&gt; tourné par Joël Séria et interprété par Jean Pierre Marielle… La gueule que ça aurait eu bordel ! Laissez moi tranquille deux minutes, caresser cette idée incongrue, remercier presque les coupables du triste spectacle que nous nous sommes infligés pour m’avoir jeté dans les bras de ce fantasme improbable.&lt;br /&gt;Las, il nous faut bien revenir à ce qui nous est projeté sur l’écran. Laissons nos rêves au guichet, ici, la pauvreté esthétique et intellectuelle ne laisse pas de place à la truculence, elle célèbre juste la vulgarité. Et autour des blagues pourries qui ponctuent le film, s’accumulent des ruptures de ton entre les mots écris pour Cassel et les citations de Mesrine. Ces dernières prononcées dans la bouche de Cassel donnent l’impression que le film nous montre deux Mesrine différents. Sauf qu’au final ce sont les mots rééls qui sonnent faux.&lt;br /&gt;Comme pour la première partie ce qui est le moteur de l’Histoire et ce que révèle l’épopée nihiliste de Mesrine est laissé paresseusement de côté.  Plutôt que de traiter de la guerre des polices on préfère nous montrer Mesrine qui fait semblant de faire caca (attention : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;prouuuut prrrrout &lt;/span&gt;» ah ah ah j’adore), plutôt que de nous parler du pouvoir politique et de Giscard on préfère nous montrer Mesrine qui raconte des blagues au commissariat ou qui plaisante déguisé en flic, plutôt que de parler de la prison et de l’enfermement on préfère mettre la lumière sur Mesrine qui fait un sketch au tribunal, plutôt que de parler des différents journaux, de Minute à Libération et de leur rapport avec la société de l’époque on choisit plutôt de nous  montrer Mesrine déchaîné qui en sort une bien bonne au patron du casino avec une punchline de malade : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Un mandat ? Amanda Lear !&lt;/span&gt; »… &lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le travail accompli pour le personnage du criminel est véritablement prodigieux &lt;/span&gt;» nous dit Florent Kretz sur le site Dvdrama qui ne parle pas ici de Michael Fassbender et de sa performance dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hunger&lt;/span&gt; mais du travail accompli par Cassel avec ses 30 kilos de pris et de son « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cabotinage surjoué&lt;/span&gt; »… C’est tellement con qu’on dirait du Bégaudeau.&lt;br /&gt;Mesrine finalement c’est rien de plus qu’un comique qui parle allemand avec un accent rigolo, qui porte les cheveux longs, une barbe ou des rouflaquettes... Et l’une des bonnes raisons qui rendent le film aussi peu immersif c’est aussi parce qu’à tout bout de champ on s’attend à le voir se mettre à chanter « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le petit bonhomme en mousse&lt;/span&gt; » !&lt;br /&gt;La Passion de Mesrine selon Richet ressemble en fait à un long sketch de Patrick Sébastien ! C’est vous dire si le film parait long. Par contre qu’on ne vienne pas parler de chemin de croix, de rédemption ou de symboles religieux, c’est déjà assez con comme ça… Déjà l’affiche copiée sur celle du film de Mel Gibson est d’un comique involontaire achevé, mais coller une dimension mystique au gars qu’on voit faire prout et qui fait des grimaces avec ses fausses moustaches, c’est carrément de l’inconscience totale ! J’ai paumé l’interview où Richet parle de Scorcese et explique que le film a été pensé proche de sa foi protestante… A ce niveau c’est médical je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, aucune importance si on ne comprend pas les motivations du personnage ni pourquoi il se rapproche de l’extrême gauche plutôt que de l’extrême droite, pourquoi Bauer se rapproche de lui ou si on ne saisit pas bien la rocambolesque astuce du tribunal de Compiègne dont la supercherie doit nous être laborieusement expliqué via un flash TV… Rien non plus sur l’OCRB ni sur la BRI, rien sur ses rapports avec le banditisme, rien sur l’univers autour de Mesrine qui apparaît forcément comme un pantin gesticulant vainement dans un environnement coupé de tout. Est là une volonté de vouloir rester collé au personnage pour ne nous parler que de lui et pour sonder sa psyché, pour nous étaler les mécanismes de son caractère et pour devenir intime avec lui ? Pourquoi pas après tout, c’est un point de vue intéressant. Même raté ça aurait été au moins une prise de position artistique…&lt;br /&gt;Mais là, foin de prise de position, c’est plutôt que rien n’existe au-delà d’un plateau éclairé comme une superette tout juste convenable pour une adaptation ciné de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sous le soleil&lt;/span&gt;. Richet, bien sûr, ne sauvera pas le film avec sa mise en scène bien plus drôle que la plupart des vannes écrites par Dafri. Flirtant avec l’amateurisme le plus total, le film n’est qu’une succession d’absurdités visuelles qu’il serait fastidieux d’énumérer ici. La grammaire de Richet est simple, si quelque chose ne va pas il filme de traviole (Sagnier en pleurs), si il y a de l’action il secoue sa caméra de manière rapide (la scène de fusillade), si il y a une grosse tension il fait valser sa caméra (la scène avec le gars de Minute, le final maladroitement distendu)… Pour les scènes particulières il tente des astuces qu’on a déjà vu 100 fois (Mesrine suivant Jean Jacquot dans la rue, les militaires qui apparaissent en ligne dans un champ à l’horizon, la scène sur l’air de Piaf…) et qui devraient condamner Richet à ne rien réaliser d’autre que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vidéo Gag&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pratiquement nul de bout en bout, on ne peut pas conclure sans citer la musique du film. Ca doit être une autre blague probablement. Toujours hors sujet, absurde, choquante, c’est probablement le truc le plus foiré du film. C’est tellement « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;autre&lt;/span&gt; » que je me demande si il n’y a pas eu une erreur avec un autre film. Je n’ose pas croire que « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ça&lt;/span&gt; » a été écrit exprès. Qu’ils ont été payés pour « ça ».  Bordel mais qui a monté ce film ? Des techniciens ont-ils travaillés dessus ? Personne ne s’est rendu compte de rien, il n’y a donc pas de responsables !? Le fils Berry a du économiser pour sortir le film en deux parties en produisant son&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Astérix&lt;/span&gt; au même moment, aurait-il tout fait lui-même ? Et de toutes façons, que peut on attendre d’un type qui a réalisé &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Astérix 3&lt;/span&gt; ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut le reconnaître, c’est vrai que ce film pose des questions auxquelles on n’est pas prêt de répondre. Ceci dit, avec un peu de chance je les ai déjà oubliées, à l’instar de ces deux films qui ne laisseront rien de plus qu’un mince fumet nauséabond. Comme si un clochard avait squatté votre lit et avait disparu déjà depuis longtemps. A force de se laver les yeux, il ne restera plus rien. Et à l’aube de 2009, rien a changé car au final la meilleure adaptation de Mesrine reste la version jouée par Depardieu dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’inspecteur Labavure&lt;/span&gt;. Le cinéma français est bien toujours le commissariat de la culture.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-411562663485662839?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/411562663485662839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=411562663485662839' title='94 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/411562663485662839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/411562663485662839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2009/01/lennemi-public-numero-un.html' title='MESRINE : L&apos;ENNEMI PUBLIC N°1'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>94</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1701158102260127876</id><published>2008-12-01T16:35:00.003+01:00</published><updated>2008-12-01T16:40:36.015+01:00</updated><title type='text'>DISCO</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG042.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Masochisme :&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le masochisme est la recherche du plaisir dans la douleur. Cette douleur peut-être psychologique (humiliations) ou physique.&lt;/span&gt; (wikipedia)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait rajouter une ligne à cet article consacrée aux hurluberlus de mon genre qui se posent des questions étranges comme celle-ci : Le nouveau film d’Onteniente est il encore plus mauvais que le précédent ?&lt;br /&gt;Surtout quand on connaît la réponse, ou qu’on la devine aisément par le martèlement promotionnel souvent proportionnel au niveau de nullité du film. Ici la crème de la crème a été réunie, du staff technique au staff artistique tout est là pour faire de l’argent rapidement. Et ce avant même que le public ne se rende compte qu’il se fait vider les poches alors qu’il s’adonne à une vidange de cervelle. &lt;br /&gt;Le mal est fait, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Disco &lt;/span&gt;flatte le téléspectateur en agitant un guignol autoproclamé comique et venu d’on ne sait où. Frank Dubosc a l’air presque sincère, croit il vraiment que son aventure dans le cinéma fera de lui quelqu’un ? En tous cas quelqu’un d’autre qu’un ringard nul qui fait rire à ses dépends des spectateurs fatigués et prêts à avaler n’importe quoi passé 21h… Dubosc, on l’a pas vu venir, il n’existait tout bonnement pas il y a encore quelques années et telle la crise ou le réchauffement de la planète, il fait partie de ces nouvelles calamités auxquelles il faut dorénavant s’habituer…&lt;br /&gt;Mais le très pénible Dubosc - dont la seule apparition serait j’en suis sûr capable de transformer du gaz hilarant en pet foireux - n’est pas venu seul et autour de lui se pressent has been et wanna be de tous poils. Samuel Lebihan est venu cachetonner mais sa tentative de proposer différentes émotions (au catalogue il y a « surprise », « énervement » ou « colère ») reste malheureusement figée dans ce qui ressemblerait plutôt à ce qu’on appelle la « honte ». C’est dommage car cet acteur est plutôt sympa malgré une carrière en dent de scie alternant le pire (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La mentale&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3 Zéros&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontière(s)&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jet Set&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le pacte des loups&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mesrine 2&lt;/span&gt;…) et le meilleur (euh…).&lt;br /&gt;Emmanuelle Béart quant à elle, outre faire stresser les geeks avec son imitation de Jar Jar Binks, aurait plutôt tendance à tirer le film dans le pathétique intégral, et le plaisir qu’on prend à s’autoflageller dans l’obscénité d’un tel spectacle s’efface peu à peu devant une gêne certaine ressentie devant cette actrice qu’on n’aurait jamais pu imaginer tomber aussi bas… &lt;br /&gt;Il y aussi Jérôme Lebanner la grosse marmule dont la filmographie est presque intégralement présente dans ce blog (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Babylon AD&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Astérix 3&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Disco&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scorpion&lt;/span&gt;, mais je n’ai pas vu ce dernier…) et qui nous livre là sa prestation la plus, euh,  surréaliste ! C’est une sorte de cadeau pour les pervers de notre genre, des moments tellement « autre » que rien que pour eux on ne regrette rien, non vraiment rien de rien…&lt;br /&gt;Pour sa nouvelle grosse merde, cet escroc d’Onteniente (une sorte de sous Yann Moix qui mériterait que Pitof lui donne des cours de mise en scène) a réuni sa dream-team - déjà à l’œuvre pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3 Zéros&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Camping&lt;/span&gt; - pour torcher ce qu’ils auront réussi à faire passer comme « script » à des producteurs et des distributeurs comptant sur les quelques millions de français qui obéissent de manière pavlovienne aux injonctions de la télé pour remplir leurs salles. Onteniente a donc rappelé autour de lui Dubosc (a-t-il écrit quelque chose de drôle un jour ?), Philippe Guillard et Emmanuel Booz dont le nom raisonne comme une promesse, bien vite tenue !&lt;br /&gt;Pas la peine de faire l’affront de parler d’histoire, de direction d’acteur ou de mise en scène, tout ce petit monde est rassemblé devant une caméra pendant une heure et demie pour une unique raison : faire de l’argent facile et rapide. Très rapide : Le film ne sert qu’à placer des noms de marques avec un aplomb et une grossièreté réservée aux ordures qui nous parlent de « temps de cerveau disponible ». Là c’est évident vu ce que notre cerveau est sollicité qu’il lui reste du temps disponible, il n’a strictement rien d’autre à faire ! &lt;br /&gt;Exemple avec ce dialogue totalement déconnecté du contexte de « l’intrigue » et sans aucun lien avec la choucroute : «&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Quelle sale journée, et en plus il n’y a plus de Kouros chez Sephora&lt;/span&gt; » sort Dubosc au débotté, « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;T’as essayé chez Marionnaud ?&lt;/span&gt; » répond alors son pote joué par Abbes Zahmani (il fallait une gueule de con et un faire valoir, c’est ce pauvre bougre qui écope du rôle, je me demande bien à quel point faut il être désespéré pour se retrouver à faire un taf pareil ?!) Et si le film est livré avec trois pauvres blagues minables (et dont aucune n’est drôle) sans que ça ne gêne ni l’infâme Dubosc ni le détestable Onteniente, on a par contre un défilé de pubs qui mériterait à lui seul que le film expurgé de son intrigue inutile soit diffusé sur TF1 entre 20h30 et 21h autour de la météo ! En 1h35 (avec générique) on entend parler ou on voit passer Harrap’s, Manix, La Française des Jeux (Las Végas et Millionnaire), le coiffeur Frank Provost, Adidas, Darty (tout le long du film, logo, magasin, lettre, voiture… c’est carrément un protagoniste de l’histoire), Carrefour, Jardiland, Bricorama, Thomson, Miele, Super U, RTL, Buffalo Grill, Quo Vadis, Sephora, Kouros, Marionnaud, Intel et Paru Vendu. Et j’en ai sûrement laissé passer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une telle vulgarité, c’est vraiment l’essence de l’art de se foutre de la gueule des gens. C’est au-delà de tout, c’est même au cinéma ce que Total est à la mouette bretonne, c’est à la comédie ce que la droite est à la justice sociale, c’est le renoncement total en échange de quelques chèques… Totalement malhonnête, c’est encore pire que du mauvais cinéma car l’idée même qu’on appelle « ça » du cinéma est une idée abjecte…&lt;br /&gt;Trop corrompu pour que ce soit un film, trop nul pour être projeté dans une nuit de la pub, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Disco&lt;/span&gt; prouve qu’Onteniente est mûr pour faire un film avec Clovis Cornillac.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1701158102260127876?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1701158102260127876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1701158102260127876' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1701158102260127876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1701158102260127876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/12/disco.html' title='DISCO'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1975113835021045638</id><published>2008-11-26T00:54:00.010+01:00</published><updated>2008-12-09T23:35:33.123+01:00</updated><title type='text'>BABYLON A.D.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG041.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Babylon AD&lt;/span&gt;, le sixième film de Kassovitz qui depuis la Haine a enchaîné les flops artistiques mais tout restant un réalisateur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bankable&lt;/span&gt; apprécié d’un public tout aussi amnésique qu’indulgent. Un petit retour rapide sur la carrière du nouveau génie français d’il y a 15 ans : Après &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Métisse&lt;/span&gt; (un quasi téléfilm primesautier) et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Haine&lt;/span&gt; (célèbre film de « société ») il y eu l’ambitieux mais pénible &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Assassin(s)&lt;/span&gt;, les grotesques et pataudes &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rivières pourpres&lt;/span&gt; et l’inodore &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Gothika&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;Et ? Ben c’est tout. Au bout du compte c’est à se demander si Kassovitz n’a pas gardé son aura qu’en oubliant de tourner des films !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut un temps où &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Babylon AD&lt;/span&gt; nous avait été annoncé comme le film de Science Fiction qui allait révolutionner tous les films de SF. Nanti d’une note d’intention plutôt enthousiasmante, Kasso avait ainsi excité tous les fans d’un genre injustement passé en désuétude ces dernières années. Quelques mois plus tard, une fois le film débarqué sur nos écrans, ce même Kassovitz déverse sa bile contre un système de studio autiste et incompétent qui nous aurait mutilé son oeuvre. Il ne resterait donc rien de sa vision dans ce film mutilé, renié et honni !&lt;br /&gt;Un fois n’est pas coutume je vais être beau joueur, et je vais me ranger docilement à l’avis de Kassovitz, il a totalement raison : son film est complètement nul. Pas un peu nul, pas raté, pas décevant, non non, il est juste nul, la plus parfaite et cristalline expression de la nullité dans toute sa déplorable et affligeante ampleur. Il réalise même l’exploit d’être à peu prêt aussi naze que le grand absent de ce blog : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;10.000 BC&lt;/span&gt;, probablement l’un des plus mauvais film jamais réalisé. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Babybel AD&lt;/span&gt; est digne d’un navet cultivé à Pripiat, c’est au cinéma ce que la merde est au caca, c’est une aberration qui mériterait que les projectionnistes se mettent en grève, c’est une insulte qui justifierait que les spectateurs aillent casser la gueule aux guichetiers ! C’est une saloperie qui donne envie d’acheter du pop-corn pour pouvoir se venger en huilant les accoudoirs. C’est le genre de film où c’est presque un devoir que de discuter et d’aller pisser toutes les deux minutes pendant la projection. C’est finalement l’inverse exact de ce pourquoi on aime les films. Du cinéma voulu et pensé pour que les gens désertent les salles obscures et se mettent à aimer le foot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de la valeur intrinsèque honteuse du produit présenté, j’ai tout même essayé de mobiliser toutes mes facultés pour imaginer comment quelque chose d’intéressant aurait pu être façonné avec les éléments épars qu’on pioche durant l’heure et demie où l’on est pris en otage par un film se révélant être une véritable agression au lobe occipital !&lt;br /&gt;Passons sur l’histoire incompréhensible mais rocambolesque d’un mercenaire forcément cynique qui est chargé par un mafieux évidemment russe et détestable de ramener une jeune forcément bombasse à une secte cheulou alors que celle-ci s’est faite enfanter par un ordinateur et qu’elle porte en elle des jumeaux qui seront le salut de l’humanité. A ce niveau c’est tellement con que finalement le film gagne à ne pas plus livrer les intentions d’un scénario qui semble pourtant en garder lourd sous la pédale. Avec un truc pareil on pense immédiatement à une production Besson, le crossover parfait entre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Banlieue 13&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Cinquième Elément&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;Et là on se dit, parce qu’on est un peu joueur et qu’on a le sens de l’humour, que si au moins le film avait été réalisé par Pitof on aurait pu enfin savoir ce qu’aurait donné du Max Pecas boosté aux CGI, ou alors on se dit que s’il avait été tourné par Jan Kounen on serait au moins allé sucer des cactus en regardant le film le dos tourné à l’écran. Ou alors carrément, on se dit aussi que s’il avait été shooté par Olivier Megaton on aurait pu directement oublier que le film existe, comme on a tous oublié son premier film et seule autre adaptation de Dantec le facho… &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Sirène Rouge&lt;/span&gt; vous vous souvenez ? Non ? C’est pourtant le premier film du réalisateur du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Transporteur 3&lt;/span&gt;. Ok, c’est facile de se moquer, revenons plutôt à nos moutons (électriques).&lt;br /&gt;Avec une telle histoire, un tel scénario et de tels dialogues, on peine vraiment à imaginer que ça soit possible d’en tirer autre chose qu’une pantalonnade grotesque ! Ce qu’on se demande surtout c’est si le scénariste Eric Besnard n’a pas voulu se venger du monde du cinéma, venant tout juste d’être viré de la production de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mesrine&lt;/span&gt;... Ou alors c’est purement et simplement un suicide artistique, ou alors je ne sais pas, c’est le Xavière Tiberi de la profession !? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut légitimement dire que c’était déjà bien mal parti pour « le film de SF ultime » mais lorsqu’on voit le casting défiler sous nos yeux on aimerait avoir quelques explications : comment quelqu’un a-t-il pu sérieusement proposer ces idées ?! Je veux dire autrement que dépouillé à l’éther pour faire rire ses potes un soir de beuverie ! Ou alors c’est une blague qui a été mal comprise, voir un mémo rédigé un premier Avril qui aurait été pris au premier degré par une stagiaire albanaise autiste ?! Parce qu’il a de la gueule « le film SF ultime » ah ah ah ! Imaginez Depardieu en mafieux russe, Charlotte Rampling maquillée comme une groupie de Klaus Nomie et Lambert Wilson déguisé avec un costume que n’importe quel gamin refuserait d’enfiler pour carnaval. Rajoutons là-dessus Michelle Yeoh en nonne karatéka (elle a une tête de chinoise, alors comme toutes les chinoises elle fait évidemment du kung-fu, même si elle est autant crédible quand elle tape que Laurent Deutsch le serait dans le rôle de Bruce Lee !), la vierge effarouchée est « jouée » par Mélanie Thierry (elle joue aussi mal que toutes les égéries de Luc Besson mais je découvre que c’est en fait une actrice accomplie qui a remporté un prix au festival international de Luchon, respect) et gardons le meilleur pour la fin, le mercenaire bad ass est évidemment le sympathique quoiqu’un peu raide Vin Diesel qui pour ce film a préféré tourner à l’économie, faisant jouer sa parka à sa place sur la plupart des scènes.&lt;br /&gt;Je n’ose même pas évoquer la caractérisation des personnages vu que le script s’arrête bien avant que le concept même de « personnage » n’intervienne.&lt;br /&gt;Le pompon c’est que Kassovitz a du se dire que pour réaliser son « film de SF ultime » il ne suffisait pas d’avoir un pitch con, une bonnasse et un gros tout gonflé, non, il fallait aller plus loin, il lui fallait quelque chose de plus, quelque chose que les américains n’ont pas, la botte secrète, la fameuse « french touch’ », ceux que tous nous envient à savoir les… Yamakazis ! Ils jouent ici une troupe d’on ne sait trop quoi, qui sortent de temps en temps des phrases que personne ne comprend, pas même les autres personnages du film, et qui repartent aussitôt en faisant des bonds. Puisqu’ils sont payés pour ça ils ne peuvent pas courir normalement et sont probablement obligés, par contrat, à faire des galipettes par terre dès qu’ils doivent traverser un couloir. C’est là toute la différence entre rater un film, et insulter les spectateurs. Entre bousculer quelqu’un sans faire exprès et lui coller son poing directement dans la gueule.&lt;br /&gt;Résumons, donc Vin Diesel et sa parka, entre Klaus Nomie et un Dipardiou hilare, accompagné des Yamakazis, du grand prix d’interprétation de Luchon et d’une chinoise (malaysienne pour être exact) qui fait du viet vo dao en agitant les bras, tout ça c’est pour Kassovitz une base intéressante pour pondre son fameux « film de SF ultime »… &lt;br /&gt;Pour la SF je ne sais pas, mais pour la comédie c’est de plus en plus évident qu’il y a un potentiel énorme en France, c’est juste pas fait au bon endroit ni au bon moment. En fait il faudrait juste redistribuer un peu les cartes, franchement, vous ne trouvez pas que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontière(s)&lt;/span&gt; aurait du être réalisé par Dany Boon ? Laugier ne ferait il pas un excellent réalisateur de seconde équipe sur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle La Vie &lt;/span&gt;? Et Xavier Gens il ferait pas un cadreur formidable pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un gars une fille&lt;/span&gt;, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, c’est évident qu’il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond dans le cinéma français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons rapidement à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Babyboule AD&lt;/span&gt;, on se disait donc qu’avec un tel scénar’ et un casting aussi carton, Kasso n'hésite pas à essayer de nous faire croire que bien sûr c’est la faute à la prod’ s’il n’a pas réussi à concrétiser le chef d’œuvre qu’il sentait à portée de caméra ! C’est la faute à la Fox, et puis la faute à Vin Diesel aussi ! C’est à cause d’eux que tous les plans sonnent faux, que les bastons sont probablement les plus mal filmées, les plus mal montées et les plus illisibles jamais réalisées ! Et ce n’est pas un euphémisme, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pathfinder&lt;/span&gt; à côté c’est du Eisenstein ! Le crêpage de chignon entre Diesel et Lebanner (un boxeur ultra hardcore, fan de cinéma et aperçu dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Asterix 3 &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Disco&lt;/span&gt; –sic-) est un monument : Deux personnes dans une cage et on ne comprend rien. Et attention, Kassovitz le réalisateur le plus doué de sa génération ne foire pas que ses scènes de pif paf, pour la scène de poursuite en moto neige il arrive à faire pire que la poursuite en ski de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rien que pour vos yeux&lt;/span&gt; (c’était en 1981…) Des problèmes de continuité et de logique (les personnages rentrent dans un sous marin après des dizaines de réfugiés, en arrivant directement dans la salle de commandement, remplie uniquement du capitaine et de trois marins), des effets spéciaux bâclés et un art-design incohérent (par contre la machine à botox est belle me souffle mon ami dédé) une musique absurde qui te balance un hip hop pouilleux et hors sujet sur l’intro, massacrant la seule scène qui aurait pu être acceptable, du Sepultura servi n’importe comment, à la fin on regrette que la prod’ ne soit pas 100% française parce qu’il ne manque plus que Vitaa ou Doc Gyneco au générique pour parachever le tout. Comble de la malhonnêteté, Kassovitz a finalement fustigé « la bêtise et la violence du film », rappelons que celui-ci est PG-13, c'est-à-dire qu’il doit y avoir trois gros mots, on doit y voir un dos nu, un bout de bisou ainsi que deux ou trois baffes. Ca veut en gros dire que la violence et le radicalisme du film sont du niveau d’un&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Crocodile Dundee 3 &lt;/span&gt;quoi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voyant le film on comprend cependant l’idée géniale de Kassovitz. Pour lui, faire son film de SF ultime, c’était en fait pomper à tous berzingues Alfonso Cuaron en y rajoutant une louche de Ridley Scott par-dessus. La conclusion on la connaît, même Kassovitz a honte du résultat. Que ce soit par la faute de la production ou que ce soit la faute à une incompétence généralisée, le spectateur aura juste la satisfaction de savoir ce qu’aurait donné &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Children Of Men&lt;/span&gt; réalisé par un lieutenant de Besson, ou, et je crois que c’est peut être encore pire, ce qu’aurait donné&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Blade Runner&lt;/span&gt; tourné par Enki Bilal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pitof, Kassovitz, Megaton, Gens, Richet, si le cinéma était vraiment populaire, vous auriez les tribunaux que vous méritez.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1975113835021045638?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1975113835021045638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1975113835021045638' title='39 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1975113835021045638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1975113835021045638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/11/babylon-ad.html' title='BABYLON A.D.'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>39</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-162060756804154261</id><published>2008-10-27T21:56:00.008+01:00</published><updated>2008-10-30T21:40:48.720+01:00</updated><title type='text'>MESRINE : L'INSTINCT DE MORT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG040.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Instinct de Mort&lt;/span&gt; est le premier volet du diptyque consacré au célèbre Jacques Mesrine. Fort d’une promotion mastoc dans les médias, on dépoussière le mythe tout en (r)assurant qu’on n’a pas cherché à idéaliser la puissance romantique de la carrière du plus célèbre bandit que la France ait connu.&lt;br /&gt;Produit par le Langmann le foncedé, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Instinct de Mort&lt;/span&gt; ainsi que la seconde partie&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Ennemi Public n°1&lt;/span&gt; a connu des années de développement hasardeux avant de terminer sous la caméra de Jean François Richet et incarné par Vincent Cassel. Nanti d’un budget bien confortable (plus de 20 millions d’euros pour celui-ci, 45 au total) et porté par une promo rouleau compresseur, bénéficiant d’un sujet en or et d’un casting vendu comme prestigieux, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Instinct de Mort&lt;/span&gt; était la promesse française de la rentrée. Oublié le gros rouge et ses légions à la con, ridiculisé le Bond pleurnichard qui a perdu sa copine, c’est Mesrine l’évènement de la rentrée. La critique est unanime, ou pratiquement : C’est un spectacle trépident, nerveux, une leçon de cinéma à l’américaine et surtout, surtout, Cassel ! On lit un peu partout que son interprétation serait monstrueuse, on évoque Lee Marvin ou Widmarck… En une semaine passé à la trappe la prestation du comique dont on a déjà oublié le nom et qui a joué Coluche !&lt;br /&gt;Alors, pour être sincère, j’étais plutôt emballé par le projet, le choix des protagonistes (Richet et Cassel) était assez excitant et avec un petit peu de naïveté on pouvait espérer que Langmann finirait par produire un film correct… Et pourtant, en sortant de la salle, je ne suis guère surpris. Un navet de plus au compteur pour le producteur, une interprétation en roue libre de plus pour Cassel et une preuve de plus que Richet régresse lentement mais sûrement de film en film !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première chose qui cloche dans ce qui s’apparente au final à un épisode inédit de la truculente série des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cordiers Juge et Flic&lt;/span&gt;, c’est avant tout le script. Ecrit par le scénariste de la série télé &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Commune&lt;/span&gt;, le film fait le choix surprenant et peu subtil d’enfiler des scènes à fond la caisse, chacune ayant généralement une idée (et une seule) à faire passer : Mesrine le raciste, Mesrine le gentil papa, Mesrine le méchant mari, Mesrine le flambeur, Mesrine le dur à cuire… On a ainsi un empilement de tableaux plus ou moins inspirés qui défilent tous à fond la caisse (2 minutes en Algérie, 2 pour la rencontre avec Jane Schneider, 5 en prison, 3 pour l’évasion etc etc etc). La fragmentation ainsi créée (et qui m’a rappelé ce qui m’avait gêné sur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Ennemi Intime&lt;/span&gt; de Siri) finit par produire un film sans narration et au rythme incohérent débouchant inévitablement sur une histoire sans enjeux et donc sans aucune émotion. Cet enchaînement frénétique débouche également sur une gestion calamiteuse du temps : à aucun moment on a l’impression que les années défilent, des mois en prison passent comme si c’était deux jours... C’est donc plat, et assez vite on se fait poliment chier. &lt;br /&gt;Le film n’a aucune vision globale de Mesrine à offrir, se refusant juste une iconisation romantique du personnage. D’ailleurs la seule question sur le personnage que les medias se posent, et c’est une des seule question que le film traite c’est… Faut il dire Merine ou Messerine ?! Tout juste navrant… &lt;br /&gt;C’est surtout navrant quand on connaît le matériau de base, raconter dix ans en deux heures c’est bien sûr pas évident mais pourquoi n’avoir pas eu recours à la voix off ?! Certains passages du livre semblaient idéals pour ça, et cette solution aurait permis de faire respirer le rythme du film tout en faisant progresser les enjeux psychologiques et politiques auxquels Mesrine s’est confronté. Bon, ça, lorsqu’on voit le film on se rend compte qu’ils s’en foutaient éperdument alors on voit ainsi à la place les extraits de sa vie défiler progressivement. Finalement, c’est le cul coincé dans notre fauteuil qu’on passe le temps à noter l’exactitude de tel ou tel détail (la valise au début du film est bien bleue, c’est bien telle banque qu’ils ont attaqués, les barbelés du QHS correspondent aux photos…), à se faire des remarques sur le choix d’un casting rigolo (Guido le vieil italien incarné par Depardieu pourquoi pas, Schneider qui avait fait flasher Mesrine car elle ressemblait à Annie Girardot incarnée par Cécile de France c’est marrant, Lellouche en Paulo c’est comme si Dubosq allait jouer Broussard…) et finalement jauger les choix du scénariste d’éclairer tel épisode ou de couper tel autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce dernier point, on remarque étrangement que tout ce qui pouvait donner du sens a été éludé, et notamment dans la partie au Québec. La description du paradoxal univers carcéral québécois (prison modèle et QHS inhumain), la personnalité de Mesrine, son rapport à la violence (ultra caricaturale dans le film) à la société et à l’enfermement, le procès à propos du meurtre de la vieille aubergiste que Mesrine a gagné et qui a provoqué en lui une véritable rupture et qui fut un moment suffisamment important pour qu’il décide d’écrire un livre sur cet épisode. Oubliées aussi les raisons qui poussèrent Mesrine et Mercier à retourner au QHS pour libérer les prisonniers, oubliés les autres prisonniers qui s’évadèrent avec eux… La psychologie reste paresseusement à un niveau si misérable qu’un logo Europa ne m’aurait pas surpris : le jeune Mesrine sous la coupe du vieux parrain paternaliste, au secours ! Je me souviens avoir trouvé la mythologie mise en place dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Mentale&lt;/span&gt; par Bibi Naceri confondante de nullité, mais on est bien ici dans le même type de « réflexion » et de clichés. Rien de politique, rien de profond, aucune réflexion, aucun discours… Que de l’esbroufe vaine, sans saveur, vide. Et si le personnage de Mesrine n’est pas écrit, c’est peu dire des personnages secondaires qui ne gagnent aucune épaisseur entre ce qu’on pouvait en voir dans le teaser et ce qu’on en voit dans les 113 minutes du film ! Je ne parle même pas de la police qui n’existe ni en France, ni au Québec !&lt;br /&gt;Ensuite, et c’est quelque part là le plus stupéfiant, c’est que le scénario élude sans aucun scrupule les moments les plus cinématographiques. Les passages en prison, les évasions, les tentatives d’évasions sont quasiment tous passées à la trappe, mis à part l’inévitable passage du QHS de St Vincent de Paul. Les attaques de banques à répétition oubliés (seulement deux scènes de braquage dans un film sur Mesrine, c’est aberrant) la chronique carcérale dégagée (on a l’impression que Mesrine ne passe que trois jours en taule dans le film, ce qui ruine en partie la caractérisation du personnage) et puis il y avait les scènes qui auraient pu en jeter, Mesrine et Schneider en cavale qui passent par Cap Canaveral pour voir le départ d’Apollo XI par exemple. &lt;br /&gt;Dans une mélasse scénaristique pareille qui ferait passer un épisode de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;la Crim’&lt;/span&gt; pour une fresque épique au souffle romanesque ébouriffant ou un obscur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Navarro&lt;/span&gt; pour un polar hard boiled tendu du slip, on pourrait se dire que Richet s’est rattrapé en privilégiant l’action. Richet le lascar des cités qui parlait de Marx sur la plage de Cannes, Richet qui finit par réaliser son hommage à Carpenter (en l’assassinant proprement soit dit en passant)… Richet qui ne sait plus quoi faire depuis qu’il a filmé ses potes en train de galérer sur des bancs avait là un sujet en or ! 50% lascar français, 50% action à l’américaine, le fantastique sujet du film aurait normalement du lui offrir l'occasion de boucler la boucle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ben cette boucle, on peut l'oublier ! Richet n’a pas fait le grand huit, sa réalisation s’apparente plus à un saut à l’élastique sans élastique. De moins en moins bon, pour finir de plus en plus mauvais… Richet tente régulièrement de mettre une idée visuelle dans son film, de manière régulière, genre une toutes les dix minutes. Et systématiquement, il les rate toutes. La scène où Mesrine et sa femme sont dans leur appart’ semble provenir du flash back familial d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un air de Famille&lt;/span&gt;, on dirait qu’il a tenté de refaire la même scène mais avec une steady cam rouillée tenue par un myopathe narcoleptique ! Comme s’il manquait un rail sur le travelling ! Par contre il y en d’autres qui ne doivent pas en manquer de rails, vu les idées pataudes et foireuses qu’on nous sert de manière péremptoire : Mesrine est à l’isolement, houlala ça va pas fort dites moi, alors pour nous montrer qu’il a la tête à l’envers, la caméra le filme de travers, puis fait un 360… Quelle audace filmique, quel brio, quelle virtuosité ! Mais au-delà de ces coquetteries que n’ose même plus faire ma petite cousine avec son caméscope lorsqu’elle filme les repas de famille, Richet foire complètement ses scènes dès qu’il s’agit de filmer autre chose qu’une discussion en gros plan dans un bureau ! La scène de torture en prison était déjà ratée, mais la suite semble avoir été shooté par le petit frère du réal de seconde équipe d’un épisode du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Commissaire Moulin&lt;/span&gt; ! L’évasion rendue possible grâce au copain qui fait ouaf ouaf, c’était déjà bien con… Mais lorsqu’arrive LE clou du spectacle : le retour des deux évadés armés jusqu’au dent au QHS, le film d’une sobriété qui ferait passer un épisode de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle la Vie&lt;/span&gt; pour une épopée de David Lean, se permet d’un coup de nous refaire la fin sur le parking de&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Ma 6T Va Cracker&lt;/span&gt; ! Si le scénario serpente dans les sombres abysses de la facilité, Richet atteint quant à lui les vertigineux sommets de l’incompétence ! Cette scène reprend un fait réél époustouflant : deux hommes retournent au QHS dont ils se sont fraîchement évadés pour aller libérer leurs camarades en leur envoyant des armes. C’est un acte de solidarité incroyable d’une puissance évocatrice folle, c’est le climax du film et c’est à partir de ce moment là que Mesrine sort du gangstérisme classique. Mais du haut de sa montagne Richet décide que pour booster sa scène il a absolument besoin d’en rajouter, puisqu’il la filme et la découpe comme s’il s’agissait d’une scène d’action d’un épisode de&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Julie Lescaut&lt;/span&gt;. Clin d’œil à son cinéma ou au cinéma qu’il aime, il se permet donc de modifier l’Histoire en montrant quatre ou cinq matons et deux prisonniers se faire descendre dans une scène censée être tire larmes et qui à part au flanc ne tire finalement rien du tout ! C’était pas suffisant que ce soit nul, Richet rajoute donc de l’action là où ce n’était pas nécessaire (comme pour la mort violente de Guido), ratant par là l’évocation de cette attaque et tente de rattraper le coup avec une exagération de la violence qui de toutes façons ne sauve absolument pas la séquence mais ruine allègrement la logique historique… Après quatre matons flingués, le statut de Mesrine et Mercier n’est de fait plus le même, et le passage des deux gardes forestiers abattus devient pour le coup carrément caduque ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ? C’est parce que les journalistes du tout Paris flippent de se prendre un coup de boule de la part de Langmann qu’ils sont presque tous unanimement content de ce qu’ils ont vu ? Est-ce que Langmann a menacé le journaliste de Télérama de l’emmener faire un tour dans une grotte à Creil pour qu’il compare cette scène à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Luke La Main Froide&lt;/span&gt; ou à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Evadé d’Alcatraz&lt;/span&gt; ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si fondamentalement la nullité tous azimuts de la réalisation de Richet n’est pas en soi une énorme surprise, je suis plus troublé par le budget confortable dont a bénéficié le film : un peu plus de 20 millions d’euros. Pour ce tarif on pouvait espérer une reconstitution ambitieuse du Paris des années 60 mais là encore c’est une gabegie totale ! On ne croit absolument pas à l’époque, on ne se sent jamais dans les années 60 et on n’a aucune sensation du temps qui passe. Deux scènes en pleine rue, trois fringues kitchouilles et deux bagnoles ! Ca va c’est facile de reconstituer l’époque quand le film est essentiellement tourné en intérieurs où il n’y a presque aucun figurant mis à part une scène de bal et une autre de casino ! Au final le film parait avoir été tourné avec le même budget que le téléfilm passé sur TF1 l’année dernière dans lequel un sosie d’Alain Chabat jouait Mesrine ! Où est passé le pognon ? Cassel serait-il meilleur que Mesrine pour vider les banques ?! Et qu’on n’aille pas dire que tout est passé dans le budget moustache/perruque !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors c’est scénaristiquement brouillon, ça n’a rien à dire et c’est artistiquement nul, le film a donc du mal à rendre justice aux acteurs. Comment juger leur prestation alors qu’ils sont tous réduits à jouer des personnages de bande annonce ? Dupuis fait ce qu’il peut, l’accent québécois l’aidant quand même à mâchouiller des dialogues qui ont oubliés d’être écris. Lellouche joue comme s’il était dans un clip de Seth Gueko et le rôle de Cécile De France s’arrête à porter des lunettes de soleil. Depardieu quant à lui est généralement posé là (il n’a qu’une scène debout, sûrement trop cher à assurer pour la prod) et récite sérieusement son texte sous son gros nez, persuadé qu’au milieu d’un tel désastre, un remake terrine camembert de Brando dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le Parrain&lt;/span&gt; suffira largement. Et le pire c’est qu’il a raison ! Et Cassel alors ? On lit partout qu’il « bouffe l’écran », si cette nouvelle expression à la con veut dire qu’on ne voit que lui, c’est tout à fait juste. Si c’est pour dire qu’il irradie de talent c’est sacrément exagéré. Pris dans un film qui ne dit rien et qui n’a aucun point de vue, ni scénaristique ni visuel, l’interprétation de Cassel évolue au fil des scènes. Sans progression logique de l’histoire, Cassel se borne à interpréter son Mesrine comme bon lui chante, en totale roue libre, tantôt comme ci, tantôt comme ça, tantôt avec du pain de mie dans la bouche et un accent paysan, tantôt avec une moustache et tout nerveux… Parfois juste, parfois à côté de la plaque, pour un résultat sans aucune cohérence, à l’image du (télé)film. Durant ces presque deux heures on voit surtout Vincent Cassel jouer, il joue Mesrine peut être mais à aucun moment on a la sensation de voir Mesrine en action... On n’y croit pas et vu la nullité du film il faut être vraiment motivé pour s’immerger dans l’histoire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, cet &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Instinct de Mort&lt;/span&gt; est un sacré navet qui arrive à réaliser l’exploit de ne rien avoir à proposer du tout, tout en ratant tout ce qu’il entreprend. Lorsque je lis ici ou là que la suite est nettement plus faible, je n’ose pas imaginer le tableau ! J’irai sans doute de nouveau au cinéma, pour faire la suite de cette note et dans l’espoir de passer deux heures de franche rigolade.&lt;br /&gt;Et puis malgré tous ses défauts, le diptyque &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Instinct de mort&lt;/span&gt; / &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ennemi Public n°1&lt;/span&gt; a une qualité indéniable, une qualité que même ma mauvaise foi ne peut passer sous silence, une qualité si grande qu’elle sauverait presque le film : Clovis Cornillac n’est pas au générique. Rien que pour ça, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : N'hésitez pas à aller lire les commentaires de cette note, puisqu'on y creuse un peu le sujet ;)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-162060756804154261?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/162060756804154261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=162060756804154261' title='45 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/162060756804154261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/162060756804154261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/10/linstinct-de-mort.html' title='MESRINE : L&apos;INSTINCT DE MORT'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>45</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-5021405121252415084</id><published>2008-10-08T03:23:00.014+02:00</published><updated>2008-10-08T14:23:53.160+02:00</updated><title type='text'>DANTE 01</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG039.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Voila donc le premier long métrage de Marc Caro qui jadis avait réalisé avec son compère Jean Pierre Jeunet l’excellent &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Delicatessen&lt;/span&gt; ainsi que la soporifique &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cité des enfants perdus&lt;/span&gt;. Depuis Jeunet a connu le succès et Caro, lui, a travaillé avec Pitof, et Jan Kounen. C’est dire si le garçon doit avoir les boules.&lt;br /&gt;Et c’est sûrement parce qu’il a les boules qu’il a voulu impressionner tout le monde avec un film de SF mystique. C’est un peu plus sérieux que les intrigues très France-pantoufle de son ancien collègue. Et forcément pour en jeter, le plus simple dans ces cas là c’est de pas se casser la tête à écrire une histoire mais de balancer n’importe quoi à la gueule des gens pour qu’ils aient l’impression qu’il y a quelque chose à saisir, pour que les étudiants puissent étudier et que les critiques critiquent. Avec un peu de chance un mauvais papier dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Télérama&lt;/span&gt; permettra de prendre une position d’auteur véritable, un lynchage sur internet sera le signe évident d’un génie incompris… &lt;br /&gt;On a donc pour l’ânerie qui nous préoccupe aujourd’hui un prisonnier du nom de St George (Lambert Wilson) qui déboule à Dante01 une prison de l’espace en forme de crucifix où les autres prisonniers s’appellent Moloch, César, Bouddha, Lazare ou Attila et où les deux scientifiques qui bossent sur les méandres tourmentés de l’âme humaine s’appellent Perséphone et Charon. Pas la peine de vous expliquer à quoi renvoient ces différents noms, c’est juste pour faire mystique (Caro a vu ça dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Matrix&lt;/span&gt;, ça marchait très bien). Car bien sûr le réalisateur s’astique le jonc à l’idée qu’avec des patronymes aussi connotés et qu’en commençant son histoire par « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;il était une fois&lt;/span&gt; » ça va donner de l’ampleur à son scénario, évidente parabole du destin de l’humanité. Pas la peine non plus de se demander pourquoi ils sont tous rasés à blanc, il a vu ça dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alien3&lt;/span&gt;… &lt;br /&gt;Le problème, c’est que si on se jette par la fenêtre au cinquième étage, c’est pas en se foutant une plume dans le cul que ça changera quoi que ce soit au résultat, mis à part qu’en plus de se casser la gueule, on aura l’air con… Et toutes ces citations foireuses, c’est autant de plumes que Caro plante dans le cul de son film.&lt;br /&gt;Mais ne nous laissons pas distraire par l’évidente prétention du désopilant postulat de départ et reprenons le résumé de l’histoire pour ceux et celles qui n’ont pas perdu 80 minutes de leur vie à regarder la piètre et poisseuse conclusion de cette branlette ridicule. Donc, St George ne peut pas mourir, il est insensible aux gaz et il arrive à soigner les gens par apposition des mains en sortant des raviolis lumineux qui symbolisent le mal puis en les dévorant comme si c’étaient des gros cafards d’une épreuve de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fear Factor&lt;/span&gt;. Une heure plus tard, alors que tout le monde va mourir car la station a bêtement quitté son orbite, les raviolis encerclent son cœur et puisqu’il s’est nourri de nos peurs, de nos maladies donc de nos pêchés, il est temps pour lui de nous sauver, ça aura pris 88 longues minutes, et 26 euros pour le dvd merci ! &lt;br /&gt;Si le film se veut aussi sérieux que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2001&lt;/span&gt; et la Bible réunis alors qu’il n’arrive qu’à être encore plus con que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Fountain&lt;/span&gt;, c’est une chose. Caro a raté son exégèse, c’est un fait. Mais que reste t’il du spectacle de science-fiction proposé ? Bordel, c’est pas parce que c’est con comme la lune qu’on ne peut pas s’éclater au spectacle jouissif d’un film de SF, ce genre est devenu tellement rare…&lt;br /&gt;En plus, au niveau visuel, je rappelle quand même que Caro est une légende, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Métal Hurlant&lt;/span&gt; tout ça, il a bossé avec les plus grands (Pitof, Jan Kounen) c’est pas rien ! Mais malheureusement, plombé par une réduction de budget il ne parvient pas à retrouver la maestria de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Blueberry&lt;/span&gt; et on se retrouve en bout de course avec des effets unilatéralement laids et répétitifs. Caro a beau secouer sa caméra ou trouver des angles de vues alambiqués, ça n’y change rien… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisqu’on en est là, j’en profite au passage pour fustiger les images de la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cité des enfants perdus&lt;/span&gt; et d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Amélie Poulain&lt;/span&gt; de son pote qui étaient des films aux images continuellement verts et rouges (cadre tout vert avec juste une pointe de rouge ou l’inverse, jusqu’à la nausée), là, Caro nous ressort une nouvelle fois cette astuce assez nulle et en tous cas très moche. Mais il a travaillé et son film il l’a peaufiné pendant des années alors ce surdoué issu de la BD a trouvé l’idée pour se démarquer des films de son pote : Ce coup ci, ça sera vert et… orange ! Tartinée sur photoshop, la photo du film est d’une putasserie rare avec son petit air genre pouf pouf personne le verra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même principe pour le casting, avec Jeunet à l’époque ils embauchaient des sacrées gueules, ça fonctionnait bien, Jeunet depuis il continue et ça marche bien pour lui, il a fait &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alien &lt;/span&gt;et tout, alors bon comme Caro aussi veut aller aux USA, il continue d’appliquer la même vieille bonne recette ! C'est ainsi qu'on retrouve autour de l’attendu Dominique Pinon un défilé de gueules connues (Levantal, Lochet, Hadji Lazaro, Colette…) et ce qui est bien avec ce genre de tronches, c’est qu’elles existent par elle mêmes, ainsi pas besoin d’écrire leurs rôles, on a juste à les poser dans le cadre et ça doit suffire. Résultat, son film de SF mystique a une dégaine d'épisode des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Deschiens&lt;/span&gt; dans lequel le chanteur de Pigalle s’apprêterait à chanter le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bar Tabac de la rue des martyrs&lt;/span&gt;en attendant que Levantal nous fasse le coup de la roulette russe en sniffant de la coke ! A croire qu’après avoir taffé avec Pitof et Kounen, Caro a appris la direction d’acteur chez Besson ! Au milieu de ce cirque improbable, Lambert Wilson a l’air habité par son rôle, même si finalement on peut se demander si il ne serait pas plutôt un peu gêné et un peu inconfortable. Il reste prostré dans un coin, se faisant discret, tentant de se faire oublier, bien content qu’une seule ligne de dialogue n’ait été écrite pour lui (« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;je vois la lumière &lt;/span&gt;»). Ceci dit le spectateur lambda, témoin du spectacle inepte de ce film ni fait ni à faire, aura sans peine la même race mortifiée... Sauf que lui la lumière ben il faudra qu’il aille aux chiottes pour avoir une chance de l’apercevoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau des dialogues, on nage dans l’absurde le plus total. C’est tellement autre que ça en devient mystique, je dirai même que c’est carrément l’incarnation grammaticale de l’expression « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;en roue libre&lt;/span&gt; », c’est la synthèse parfaite de la connerie et du j’m’enfoutisme intellectuel. Tenez vous bien, parce que c’est gratiné ! La méchante compagnie « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la Neurinos&lt;/span&gt; » (on peut pas faire plus tarte) décide de commercialiser l’ADN de l’ange St George mais Perséphone qui aime les Hommes n’est bien sûr pas d’accord (rien que d’écrire les tenants et aboutissants de ce film me donne envie de faire sur moi) et le fera savoir à cette saleté de chinoise (très méchante mais bien foutue, on nous la montre à poil au début pour nous troubler dans une pathétique tentative de faire diversion) en tentant de la terrasser à coups de lieux communs définitifs et de phrases nulles comme « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Qui peut se vanter de connaître les hommes ?&lt;/span&gt;» ou comme « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous pensez qu’il suffit de rafistoler un bout d’ADN pour résoudre les mystères de l’esprit humain&lt;/span&gt; » pour finalement la terrasser d’un implacable « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La vie ne se limite pas aux protocoles &lt;/span&gt;». Et cette pauvre Simona Maicanescu ne fait pas que dire des conneries à ses collègues, elle commente en plus le film du début à la fin, faisant disparaître peut être le dernier soupçon de mystère qui aurait pu surnager dans le résultat putride de l’onanisme de Caro. A la vue des deux comédiens jouant les scientifiques, Maicanescu donc et Gerard Laroche (qui joue les yeux globuleux à merveille) et dont la prestation est à l'unisson du reste du casting, on se dit que le film aurait été plus cohérent s'ils s'étaient appelés Tanche et Mérou...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons rapidement sur les aberrations d’un scénario anorexique : le prisonnier qui a un ordi portable en secret alors que leur cellule se résume à deux pièces et trois couloirs, l’ange qui a besoin d’une combinaison pour être dans l’espace alors qu’il ne peut pas mourir, les commandes de la navette sont accessibles uniquement par le quartier des prisonniers et au travers d'un couloir remplis d’eau bouillante…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un script qui n’a de cosmique que sa prétention, des dialogues misérables, une photo vulgaire, une mise en scène aux effets surannés… Tout ceci finalement ne serait rien sans un final à la hauteur. Et cette apothéose arrive au bout d’une heure de film, doctement anticipée par Perséphone qui prévient d’un ton philosophe l’auditoire qu’il va bientôt être temps de rallumer les lumières et de revendre ce DVD au plus vite : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si nous appartenons tous à la lumière, il convient en chacun de nous de faire reculer les ténèbres &lt;/span&gt;», Lambert Wilson sort donc de la station, puis le mal qu’il a extirpé de nous autres pauvres pêcheurs se transforme en lumière (en forme de spirale, ça fait ADN c’est classe), trois minutes sur 2 plans à effets qui se répètent et finalement avant de disparaître la station apparaît au bord de la Terre comme apparaissait l’enfant des étoiles de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2001&lt;/span&gt;. Les voila tous « saints » et sauf. Amen. Vous pouvez rire, je pensais avoir tout vu avec le sperme de l’arbre et le Jesus-salade de The Fountain, là, Caro a carrément ouvert une porte des étoiles vers le concept même de la connerie et du n’importe quoi.&lt;br /&gt;Faire semblant qu’on se masturbe sur des thèmes mythiques alors qu’on n’a fait que déféquer un beau paquet de crotte, c’est finalement plus médical qu’autre chose. &lt;br /&gt;Il n’est pas au niveau de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2001&lt;/span&gt;, même pas au niveau de&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; The Fountain &lt;/span&gt;ou de&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Blueberry&lt;/span&gt;, finalement, Caro est narrativement et visuellement au niveau de la pub pour la prévention du cancer colorectal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caro, Gens, DuWelz, Laugier, Pitof, Bustillo... Vous voulez pas faire des comédies populaires, qu'on puisse souffler un coup ?!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-5021405121252415084?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/5021405121252415084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=5021405121252415084' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5021405121252415084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5021405121252415084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/10/dante-01.html' title='DANTE 01'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3311520503798663004</id><published>2008-07-29T20:10:00.012+02:00</published><updated>2008-10-08T14:17:15.836+02:00</updated><title type='text'>FRONTIERE(S)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG038.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Comment éviter d’accumuler les poncifs paresseux que l’intellect presse de sortir lorsqu’on veut parler d’un film tel que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontière(s)&lt;/span&gt; ? Faire un texte « à l’image de » pour souligner la fatigante fainéantise d’un script qui semble avoir été rédigé lors d’une soirée passée à chevaucher le dragon avec Luc Besson ? Aligner un tombereau d’insultes d’analphabète pour pointer la désespérante vulgarité de dialogues écrits visiblement par trois collégiens puceaux ? Enfiler les fautes de syntaxes et les virgules, points et points virgules pour paraphraser une grammaire filmique pensée lors d’une soirée défonce à l’éther et éclairé au stroboscope ? Chiche ? Ok tentons le coup !&lt;br /&gt;Alors, d’abord l’histoire… Vu comment Gens s’est foulé à écrire son histoire, pour en parler je citerai donc des extraits de mes précédentes notes sur, dans l’ordre, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les Ch’tis&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The descent&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hitcher&lt;/span&gt; le remake, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;TCM Begining&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hills have eyes 2&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A l’intérieur&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;-Bien sûr que vous vous en doutez, ce film est nul (…) Ce qui m'a le plus marqué c'est le nombre de références qu'il y a dans ce film, tellement qu'au bout d'un moment on se demande si ce sont vraiment des références ou si ce n’est pas plutôt la seule solution que &lt;s&gt;Marshall&lt;/s&gt; Gens a trouvé pour remplir son film. Le scénario anorexique ne sera sauvé ni par l’imagination (absente) ni par l’originalité (nulle)… Il reste au spectateur le temps de retrouver les films qui composent donc tout ce fatras (…) Le résultat de cette entreprise de refonte de nos classiques préférés n’aboutit qu’à une conclusion, leur réévaluation. S’il s’agit de les faire briller par comparaison en produisant des étrons calibrés comme des saucisses, c’est une réussite totale ! (…) Une &lt;strike&gt;tronçonneuse&lt;/strike&gt; scie circulaire, une maison, des jeunes, y’a matière à trouver des histoires, mais en fait non… On refait le même film ad nauseam ! L'intérêt s'émousse donc fortement après les 20 premières minutes d'exposition, et lorsque l'histoire se répète on se dit que les remakes de remake ça (…) pourrait être sympa, con et décontracté et finalement rigolo mais non, même pas… c’est carrément nul dans la nullité ! Bon, sinon ben rien d’autre à signaler, la violence graphique est rare et peu crédible et totalement dégagée du moindre enjeu. On voit finalement très peu les cannibales et on s’en branle assez vite, le récit profondément inintéressant se tricote avec des ficelles totalement abusées et progresse d’inepties en inepties avec une foi inébranlable. (…) Il reste tout de même à sauver une ambiance sonore pas trop naze et surtout une scène d’introduction assez bien foutue et qui a le mérite d’avoir la seule ligne de dialogue bien écrite : «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;strike&gt;connasse&lt;/strike&gt;  tu fais moins le malin fils de pute, einh ? Tu fais moins le malin enculé ! &lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;-Ensuite les dialogues du film, ou plutôt la délicate confrontation entre la gouaille fleurie propre aux populations suburbaines et les grognements dans la langue de Goethe que développent les populations cannibales nazies du Nord de la France… Produit par ces enculés de bouffons d’Europa Corp, on est pas surpris de voir des cailleras parler comme des bouffons, niquer des fils de putes d‘enculés de keufs en les traitant de fils de pute et d’enculés et que les meufs soient forcément des putes, sauf celles qui font des chiards pass’ke quand même ma mère c’est pas une pute ! Heil Frushtuk ! Cette salope d’Estelle Lefébure elle est troooop bonne sa mère la pute quand elle joue la chaudasse qui se fait enculer schnell schnell ! Et gruiiiiik cette grosse Knoblauchwurst de Le Bihan gruiiiiiik joue trop bien le gars trop stoko qui va tout fonceder mais scheise les nazis c’est vraiment tous des pédés qui bouffent leurs morts ma barole, la breuve ? Ils ze font tous enguler bar une meuf enzeinte ach ach ach la teuhon sur leur race d’enculés de fils de pute !&lt;br /&gt;-Parlons du filmage, de l’image et des couleurs de l’écran, très raté par l’accumulation,! de filtres, tous très moches. Le montage est parkinsonien, on rien du tout ! N’a pour le spectateur de compréhension de l’ensemble. Surtout.! Très moche, très, moche des nuits américaines moches sont, très moches. Moches. Très., Moches très moches. Le film, brille par l’accumulation encore plus de trop de trucs inutiles, de montage dyslexique où on conrien prend à ce qu’on boit. Bourré ? Nooooon ! la mode c’est de ! Aujourd’hui. LKa camérfa esvt secfoué danzzs, tous less ens, pa faaacile d’e suivre ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que pour arriver à tourner son premier film, Gens a fait des courts métrages, il bosse depuis plus de 10 ans dans le cinéma, depuis qu’il a 20 ans. Ca semble être son énergie, sa motivation. Il semble investi par l’idée de faire du cinéma. Alors pourquoi proposer un script aussi nul ? Pourquoi monter ça n’importe comment en utilisant les pires travers du cinéma américain ? Pourquoi secouer la caméra pour faire croire que c’est violent, ou faire un montage ultra cut pour faire croire que c’est intense (la poursuite du début accumule 82 plans en 58 secondes ! -&lt;a href="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG0381.jpg"&gt;Cliquez ici pour en voir plus&lt;/a&gt;-)  ? Pourquoi pomper le cinéma américain pour ensuite écrire ses personnages en pompant tout chez Charles Villeneuve ?!&lt;br /&gt;Pourquoi vouloir encore et toujours copier le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Texas Chainsaw &lt;/span&gt;de Hooper en reprenant les scories des films US qui brodent sans fin sur ce thème ? Pense t’il être le Rob Zombie français ? Il s’y croit à mort avec sa Estelle Sheri Moon Lefébure… Et pourquoi pas Ophélie Winter pour reprendre le rôle de Kathrine Mc Coll dans un remake tourangeaux de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;l’Au-delà&lt;/span&gt; ?!  Et pourquoi pas Michaël Youn dans un remake rive gauche de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Party&lt;/span&gt; ? Quand on a rien d’intéressant à dire, on ferme sa gueule non ? Peut être pourrait on lui conseiller une réorientation professionnelle ?&lt;br /&gt;Parce que si Gens croit au Cinéma, a foi en lui, bordel si il l’aime tant que ça ce Cinéma, pourquoi en fait-il ? Pourquoi lui fait-il tant de mal ? Pourquoi fait-il des films qui finalement ridiculisent un genre cinématographique qui entre mépris et reconnaissance tardive hasardeuse n’a vraiment pas besoin de ça !?&lt;br /&gt;Alors bordel, Gens, quand tu l’as écrit, tu partais pourtant assez bien, la fuite d’un groupe de jeunes hors d’un pays sombrant dans le fascisme, c’est une idée intéressante ! Mais finalement t’es pas allé plus loin, ça ne reste qu’au niveau de l’astuce roublarde et démagogique. Et tout est la hauteur de ce genre d’arnaque : l’affiche promettant une abominable boucherie alors qu’on a plutôt l’impression d’assister à une kermesse vegan. On aura beau multiplier les plans de torture-porn et faire hurler ses actrices très très fort, ces gestes cinématographiques éculés tournent désespérément à vide. C’est comme ce titre à la con qui pousse le film dans un premier degré qui se prend très au sérieux. Frontière, frontières ?… Que voila matière à cogiter ! Quelle fine astuce !! Quelle audace typographique !!! Quelle aberrante et abyssale pauvreté intellectuelle oui… Non, c’est nul, c’est nul, nul, et nul ! &lt;br /&gt;Pascal Laugier avec son &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Martyrs&lt;/span&gt; a au moins tenté quelque chose, même si ça pue la prétention pédante et que le film foire, faute à une intrigue ne tenant que sur une pauvre astuce, mais au moins il aura tenté quelque chose, et si le film est raté, moche et naze en terme de mise en scène, il n’inspire pas la pitié qu’inspire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Frontière(s)&lt;/span&gt;, rejeton fatiguant de l’exécrable &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sheitan&lt;/span&gt; et d’un quelconque remake US du film d’Hooper. Lamentable.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3311520503798663004?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3311520503798663004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3311520503798663004' title='39 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3311520503798663004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3311520503798663004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/07/frontieres.html' title='FRONTIERE(S)'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>39</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1301751417844342317</id><published>2008-07-01T15:34:00.003+02:00</published><updated>2008-07-30T03:34:47.696+02:00</updated><title type='text'>SPARTATOUILLE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG037.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;En guise de préambule je tiens d’abord à faire chapeau bas devant la traduction culottée du titre de ce film qui passe d’un bien terne « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Meet the spartans&lt;/span&gt; » au lumineusement régressif « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Spartatouille&lt;/span&gt; ». Notons également que les traducteurs repoussent le concept même de la phrase publicitaire pour la faire évoluer dans les derniers retranchements de la vulgarité explorant le versant « comique » de la montagne d’obscénité que fut &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Spartatouille&lt;/span&gt;… C’est donc nanti de cet improbable titre français que ce film déroule durant 65 longues minutes gags potaches consternants et blagues prépubères gluantes tentant péniblement, mais bien sûr inutilement, à être aussi drôle que son illustre modèle. Les rares moments vraiment réussis sont finalement ces plans laxistes qui décalquent l’œuvre farfelue de Snyder, nul besoin de forcer le trait. Leonidas nu devant son lit, les visages graves des spartiates concernés, l’oracle vaporeuse, tous ces plans restent gravés dans la mémoire affligée du spectateur. Les auteurs de cet ahurissant divertissement estivalier se sentent obligés d’aligner des sketchs anémiques dont les ressorts comiques semblent aussi fatigués que ceux du matelas de Ron Jérémy.&lt;br /&gt;Remaker &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Massacre à la tronçonneuse&lt;/span&gt; c’était une gageure assez vaine tant l’original se pose là comme mètre étalon de la terreur sur grand écran. Parodier &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; pour le rendre drôle est une idée qui me semble encore plus poussive, c’est un peu comme si Jésus transformait de la piquette en eau, c’est con et ça ne sert pas à grand-chose…&lt;br /&gt;Pourquoi pas plutôt faire un remake drôle de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bienvenue chez les Ch’tis&lt;/span&gt; ? ou alors un remake sérieux de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Phénomènes &lt;/span&gt;? Là, il y aurait un vrai challenge, un vrai défi, une véritable audace ! N’est ce pas là finalement que se cristallisent les attentes des spectateurs ? De l’audace que diable, de l’audace !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Je viens de me rendre compte (car j'enquête sévère sur cette histoire) que les deux "scénaristes" Jason Friedberg et Aaron Seltzer (je les cite pour faire honte à leurs mères) ont carrément pompés DEUX "gags" au film&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; FBI - Fausses Blondes Infiltrées&lt;/span&gt; des frères Wayans... A ce niveau, ils mériteraient tous qu'on les oblige à mater leurs propres films !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1301751417844342317?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1301751417844342317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1301751417844342317' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1301751417844342317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1301751417844342317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/07/spartatouille.html' title='SPARTATOUILLE'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1433712891889113148</id><published>2008-06-27T22:33:00.009+02:00</published><updated>2008-06-27T22:56:11.831+02:00</updated><title type='text'>TELEMATIN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après avoir eu son quart d'heure de gloire chez les enseignants et les bobos parisiens grâce à Télérama, le Blog des Films de Merde part maintenant à l'assaut des geeks retraités et des nerds qui se lèvent tôt. Laura, merci de ton soutien. William tu crains grave.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" data="http://melvinpekatre.free.fr/TELEMATIN/flvplayer.swf"&gt;&lt;br /&gt;  &lt;param name="movie" value="http://melvinpekatre.free.fr/TELEMATIN/flvplayer.swf" /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;param name="flashvars" value="file=telematin.flv" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1433712891889113148?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1433712891889113148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1433712891889113148' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1433712891889113148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1433712891889113148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/06/telematin.html' title='TELEMATIN'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-988406836078104294</id><published>2008-06-18T18:34:00.006+02:00</published><updated>2008-10-08T14:16:42.176+02:00</updated><title type='text'>PHENOMENES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG036.jpg" border=0 alt=""&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Phénomènes&lt;/span&gt;, tu parles d'un phénomène ! C'est donc au tour de Shyamalan d'écrire un nouveau chapitre à l'interminable roman catastrophique de la destruction des Etats Unis et de NY en particulier. Après différents monstres, vagues d’invasions extra terrestres, après les zombies, Al Qaeda et après les poulets vengeurs de Loyd Kaufman, c'est au tour des plantes de s'y coller ! Le propos du film est simple, le message digne d'un tract d'Okapi ou d'un dossier J'aime Lire : Si on fait du mal à la planète, celle ci va se venger. Cette vision mystique qui repose pourtant sur un véritable cauchemar écologique qui se profile, ne traite pas de réchauffement de la planète, de disparition du gulf stream ou d'éradication de la faune. Non. C'est carrément la nature elle même qui passe à l'attaque. Je ne spoile pas grand chose en disant ça vu qu'au bout d'un quart d'heure de film on nous explique à peu prés tout : Les plantes s'unissent et lâchent des gaz qui poussent les gens au suicide. Lorsque Mark Wahlberg s'en rend compte, il est déjà bien trop tard, la fin du monde (représenté par le New Jersey) est enclenchée. Jouant comme une endive il ne devrait pourtant rien avoir à craindre des plantes mais il décide quand même de fuir, emmenant sa femme et la fille de son pote loin de New York. Lorsque son train est bloqué en rase campagne ils vont courir dans les champs jusqu'à ce que les plantes arrêtent de lâcher leurs caisses meurtrières, qu'il puisse faire un bisou à sa femme et à sa nouvelle et gentille petite fille et rentrer à la maison constater que sa meuf va finalement mettre bas.&lt;br /&gt;Shyamalalalalan est un grand fan d'Hitchcock et surtout de Spielberg, et ça on peut le sentir tellement il tente de se mesurer au &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;War of the World&lt;/span&gt; de ce dernier. Mais c'est en vain qu'il tente de retrouver la puissance évocatrice de ce film. Les scènes de panique c'est 12 personnes qui font la queue tranquillement à la gare de NY (Montparnasse pendant le pont du 15 Août c'est carrément Armaggedon en comparaison !). Filmé à hauteur d'homme et centré sur son personnage, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;War of the World &lt;/span&gt;offrait une vision dantesque d'une histoire archi classique en évitant (plus ou moins) les clichés inhérents à ce genre de spectacle. Shyamalamalade tente de faire de même mais est obligé de caviarder son récit de scènes parallèles montrant l'amplitude du phénomène mais qui n'ont aucun lien avec ses personnages, donnant une omniscience au spectateur et brisant donc l'immersion qu'on aurait pu avoir avec son héros. Celui ci ne fait que subir des situations où généralement il ne se passe rien. Et finalement ces scènes parallèles sont les seules intéressantes. Le générique du début, la scène du chantier, admirable, et quelques plans de grands mères ou de soldats du dimanche dégagent une véritable poésie... &lt;br /&gt;Ca dure pas longtemps, car Shyamalamana filme platement une histoire sans enjeux qui tente d'exister en utilisant des astuces faisandées et essaye de faire exister ses personnages à travers une relation de couple conflictuelle involontairement hilarante grâce à des dialogues volés sur un plateau d'AB productions et dont tout le monde se contrefout... Eliott pardonnera t'il à Alma d'avoir mangé un tiramisu avec Joey (interprété par Shyalatamaman qui pour une fois joue bien) ? Et comment celle ci prendra t'elle le fait qu'il a acheté un sirop pour la toux alors qu'il n'était pas malade ? Que ce soit volontaire ou pas, le résultat est là, avec une telle tension (je vous rappelle qu'à ce moment il y a des millions de morts à cause d'un phénomène naturel inexpliqué) les acteurs se permettent (et ont ils vraiment torts ?) de jouer comme des savates, surjouant des émotions comme la peur : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ouuuuh&lt;/span&gt;", l'inquiétude "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;mmmh&lt;/span&gt;", la colère "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;grrrr&lt;/span&gt;", la surprise : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;iiiiih&lt;/span&gt;" et mon préféré l'horreur : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;oh my gooood&lt;/span&gt;". Si Wahlbherg oublie qu'il est filmé et semble lire son texte pour la première fois, fronçant les sourcils pour montrer que la branche l'inquiète, que la plante verte le fait frissonner ou que le gazon semble maudit, Zooey Deschanel, elle, joue comme si elle était au théâtre et qu'elle devait faire passer ses émotions à des spectateurs qui seraient encore sur le trottoir. &lt;br /&gt;Les personnages secondaires sont purement fonctionnels et d'une confondante gratuité. Le péquenot qui vient réciter son histoire de hot dog et qui repart. Le personnage de Leguizamo qui ne sert strictement à rien, à part mourir dans une scène plutôt belle mais qui renvoit furieusement au Spielberg (les pendus qui surgissent sont quand même moins impressionnants que la rivière de cadavres). La vieille acariatre de la fin n'a que faire du film dans lequel elle évolue et verse dans le thriller totalement hors sujet. Shyalmalmalman voulait nous faire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;les Oiseaux&lt;/span&gt; avec le souffle puissant des brises de la Virginie, la pauvre vieille zappe carrément et se refait un remake de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Psychose &lt;/span&gt;toute seule (en essayant de marcher devant les fenêtres comme l'alien dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Signes&lt;/span&gt;) ! Surprenant surtout que ça aurait pu amorcer une réflexion sur une Amérique recroquevillée sur elle même mais qui n'en est pas moins menacée... Que nenni la question est éludée au profit d'un suspens haletant, Wahlbrerg arrivera t'il à faire un bisou à sa chérie à qui il a pardonné le coup du tiramisu ? C'est un peu comme cette séquence de la maison témoin qui semble devenir un nouveau gimmick, après &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;la Colline&lt;/span&gt; d'Aja et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Indy 4&lt;/span&gt;, ça commence à devenir un peu répétitif et ici la motivation semble gratuite ou vaguement humoristique, est ce que tout ça finalement ne permet il pas juste à Wahlbhergh de parler avec une plante en plastique pour le gag désopilant du film (au secours) ? Les deux jeunes têtards qui accompagnent le couple servent-ils juste à se faire buter pour assener le message "tuer des gens c'est pas cool" ? Et pour que la scène soit poignante fallait il qu'elle soit aussi kitsch avec son ralenti bien neuneu ("&lt;span style="font-style:italic;"&gt;noooooooooooooooooooo&lt;/span&gt;") qui m'a rappelé celui de la piscine de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fairgame&lt;/span&gt; ? Y'a t'il un sens derrière toutes ces scènes ou ne servent elles pas qu'à remplir le vide phénoménal (pour le coup) du script dont le synopsis semble avoir été écrit sur un trèfle ?!&lt;br /&gt;Et le problème de ce film est surtout là. Parce que ce n'est pas tant que les personnages soient mal écrits, que la direction d'acteur verse carrément dans la faute professionnelle ou que les dialogues pataugent dans le soap le plus médiocre, non, le problème c'est surtout qu'il n'y a RIEN dans ce film. Le "phénomène" en question, Shyadlamarmelade a bien du mal à le rendre consistant. Il rame comme un malade, et ça se voit. Car lorsqu'il se rend compte qu'il n'a que des plans sur des branches qui gigotent ou sur des herbes qui ondulent à proposer, il se met à filmer un portable mis sur haut parleur qui fait "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ffffshhhhhhh&lt;/span&gt;" pour montrer qu'il y a du vent au bout de la ligne, il faut voir ensuite la petite famille trottinant à perdre haleine parce que le souffle d'un gros pet de phéromones qui vient d'être lâché par trois érables les poursuit dans un champ ! &lt;br /&gt;Et c'est tranquillement qu'il ose nous bourrer tout ça sans omettre la musique fournissant la notice aux étourdis qui n'auraient pas réussi à saisir ce qui se passe ! Sûr de sa virtuosité, convaincu que ses fans y retrouveront la patte de leur génie préféré, Shyantemaladohamam pense déjà sûrement au sort qu'il réserve dans son prochain film aux critiques qui oseront mettre un bémol à sa béchamel scénaristique !&lt;br /&gt;La pollution a rendue les plantes très très méchantes, pourtant même dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La petite maison dans la prairie&lt;/span&gt; l'Amérique n'apparaît pas aussi bucolique, verte et paisible. Les villes ressemblent à des parcs très propres et le film se déroule quasiment intégralement dans une resplendissante campagne. Très subtilement deux grosses cheminées de centrale nucléaire apparaissent seulement de temps en temps dans le fond du décor pour que le message soit bien clair. Et finalement le film donne visuellement l'impression d'être une pub pour Areva : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;regardez grâce au nucléaire nos campagnes sont tellement propres&lt;/span&gt;" ! C'est ballot et on se demande en fin de compte si c'est parce que le réalisateur ne comprend rien à ce qu'il fait que le message n'est jamais compliqué, qu'il tient en deux lignes et qu'il le ressort en boucle pendant une centaine de minutes, comme s'il révisait sa leçon...&lt;br /&gt;Ce que l'Homme fait à la Nature, celle ci lui fera subir en retour. L’explication scientifique nous est introduite dès le début du film par Mark Warhlghbergb : La nature, vaut mieux pas trop se poser de questions, ça nous échappe à nous autres pauvres mortels. Elle est entérinée par un savant à la fin du métrage : ne cherchons pas à percer l’insondable… les voies du seigneurs étant évidemment impénétrables. Ces voies qui flatulent un vent divin qui s'abattra sur les pauvres pêcheurs et se répandra sur Terre, ou tout du moins sur la côte Est des USA... Heureusement tout est bien qui finit bien, ce n'était qu'un avertissement, Dieu s'en ira péter un coup à Paris parce que c'est quand même à cause des essais nucléaires français que Godzilla a détruit Manhattan en 1998 bordel !&lt;br /&gt;Que les USA polluent et que donc les plantes se vengent, ok, c'était déjà franchement très con mais le processus visuel d'autodestruction n'aide pas à rendre tout ça crédible. En effet, sous l'influence des plantes, les gens se mettent d'abord à raconter n'importe quoi, raides comme des carottes, avant de se suicider... Alors pourquoi ne pas y voir une troublante analogie avec le film lui même ? Bien sûr ! A regarder des gens raconter n'importe quoi n'importe comment en jouant comme des glands, comment un spectateur normalement constitué n'a t'il pas envie de s'étouffer avec son siège ou d'aller se pendre avec les bobines de cette merde ? &lt;br /&gt;La conclusion s'impose d'elle même, finalement, les seules phéromones dangereuses : Ce sont celles exhalées par ce navet...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-988406836078104294?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/988406836078104294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=988406836078104294' title='37 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/988406836078104294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/988406836078104294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/06/phenomenes.html' title='PHENOMENES'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>37</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-5146948429535178843</id><published>2008-05-23T04:23:00.019+02:00</published><updated>2008-06-18T18:39:22.871+02:00</updated><title type='text'>A L'INTERIEUR</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG035.jpg" border=0 alt="A l'intérieur"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Instantanément culte&lt;/span&gt;», «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;un vrai film d’horreur transgressif et crépusculaire&lt;/span&gt;», «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;vous allez comprendre le sens du mot viscéral&lt;/span&gt;», «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;visuellement impressionnant, tendu à craquer et d’une mélancolie rare&lt;/span&gt;», «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A l’intérieur, dans son réalisme effrayant, va jusqu’au bout des ténèbres, celles dont on ne revient jamais&lt;/span&gt;», «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Plus qu’une réussite, une date dans l’Histoire du cinéma d’horreur&lt;/span&gt;»… Voilà les commentaires enthousiastes lus dans Mad Movies, la revue d’où vient Alexandre Bustillo, l’un des deux réalisateurs de ce film. Une telle solidarité et un tel esprit de camaraderie c’est beau et ça se respecte. Je ne ferais donc pas de commentaire sur cette allégeance bien compréhensible. Je n’en ferais pas non plus sur Yannick Dahan toujours prompt à sortir son flingue mais qui pour le film qui nous intéresse aujourd’hui nous expliqua que la force du film c’était sa modestie et qu’il fallait aller le voir «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;quand même&lt;/span&gt;», mais on devine déjà mieux un certain embarras… Après la vision de ce chef d’œuvre ultime, de cette pierre angulaire du ciné hardcore, réalisé sans concession par des amoureux du genre dont la sincérité n’est bien sûr pas à remettre en doute, je me dois tout de même de nuancer légèrement les critiques peut être légérement empreintes de connivence, mais réunies pour vanter à l'unisson les qualités stupéfiantes de ce chef d'oeuvre !&lt;br /&gt;Devant le spectacle rare de ce qui est sans doute l’un des plus mauvais film de l’Histoire du cinéma, tous genres confondus, on se fait rapidement la remarque qu’ils ont du fumer un sacré paquet de joints sur le plateau ! D’ailleurs ils auraient pu l’aérer un peu avant de mettre le caméscope en route parce que bon, tout ça vire un peu au remake de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Fog &lt;/span&gt;filmé dans un appartement témoin des maisons Lagrange ! Eh eh eh, si c’est ça les ténèbres dont on ne revient pas… De toutes façons cherchez pas les ténèbres le seul endroit où le film va aller, c’est dans la salle de bain, pour le côté réalisme effrayant sans doute (c’est la seule pièce à ne pas être enfumée). Les chiottes, un couloir et le salon … Pourquoi pas me direz vous, le salon est grand : les flics arrivent à s’y perdre m’enfin tout ça n’est quand même pas très glorieux et vu que le décor n’est pas bien grand, ils auraient pu faire un effort pour que ça ressemble un peu à quelque chose…&lt;br /&gt;Alors que ce soit bien clair, comme il n’y a pas assez d’idées pour faire ne serait-ce qu’un court métrage, et même si ça ne dure que 70 (mais longues quand même) minutes, le film va se répéter ad nauseam (et c’est bien la seule chose qui me l’aura donné, la nausée) des scènes qui se veulent jusqu’au boutistes et total hardcore, la preuve ? Béatrice Dalle va s’allumer une cigarette en faisant des grimaces horribles, filmée de face avec un montage haché et des images en négatif, houlala, ça veut dire qu’elle est très très colère avec une musique qui vire au sifflement pour dire «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Attention ! C’est transgressif et ça va virer au crépusculaire !&lt;/span&gt;» L'apanage de tous les machins qui n’ont rien à dire mais qui ne se privent de rien étant de virer immanquablement au n'importe quoi le dernier tiers va donc nous balourder une succession de scènes très insolites, histoire de délayer un peu tout ça et de proposer le final suffisamment tard pour permettre au film d’avoir la durée légale d’un long métrage.&lt;br /&gt;On a donc un ancrage social d'une rare beauferie sur le thème émeutes en banlieue, des flics idiots qui se font buter à l’aiguille à tricoter, un flic encore plus bête qui enchaîne à sa ceinture un p’tit lascar de banlieue à qui il va refiler son flashball (il faut arrêter le LSD les gars, surtout quand vous écrivez un scénario !), laissant seule l’héroïne découpée de partout pour aller changer les fusibles… alors que l’horrible sorcière aux grandes dents rode, cachée dans un pavillon de trois pièces… Elle est forte aussi, elle passe devant, derrière, toujours quand les gentils ont le dos tourné, glissant sur la moquette comme un pet sur une toile cirée. Pendant ce temps là on attend patiemment que le poulet face la vaisselle ou qu’il ouvre les fenêtres pour aérer (ce qui aurait été la meilleure idée du film).&lt;br /&gt;Au bout d’une petite heure les auteurs, alors bien en confiance et à l’instar du spectateur n’ayant peur de rien, arrivent à s’affranchir de la nullité aberrante de ce qu’ils filment pour pousser leur film un cran plus loin, assumant sans honte un n’importe quoi franchement hilarant en dépit des intentions initiales d’un script tendu à craquer et d’une rare mélancolie (sic) ! Le flic qui s’était perdu entre la table basse et le disjoncteur et qui s’était fait tirer dessus à bout touchant dans les yeux à coup de flashball se relève et nous offre une scène qui, sans nul doute, fera date dans l’Histoire du cinéma d’horreur apoplectique en ressuscitant tout d’un coup dans la peau mal maquillée d’une sorte de zombie croquignole qui finira re-trucidé à coup de tringle à rideau ! Chapeau bas messieurs les artistes, c'est «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Instantanément culte&lt;/span&gt;» !&lt;br /&gt;Arrive donc très paresseusement le temps d’un climax qui n’a pas grand chose à proposer de plus à part une surenchère gore totalement vaine. Alors ça découpe, ça hurle, ça crame, ça plante… Finalement j’attendais un truc plus violent et plus viscéral, une scène qui aurait pu justifier les louanges vendu par le service presse du film, un truc comme je sais pas moi… Béatrice Dalle tricotant une brassière avec le cordon ombilical pendant que le lascar qui ne serait en fait pas mort irait violer le cadavre de la mère ! On rajouterait un peu de caca, encore des boyaux, encore du caca… Las ! C’est bien un film français finalement assez timoré et pas un bon vieux Troma qu’on se fade, donc bon, on reste quand même à un niveau réaliste. C’est «e&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ffrayant&lt;/span&gt;», oui oui je sais,on était prévenu !&lt;br /&gt;Je passe sous silence le reste de ce que j’ai vu (en fait, le pire pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A l'intérieur&lt;/span&gt;, ce ne sont pas tant les mauvaises critiques que le fait qu'on puisse le voir !) pour arriver directement au twist final qui donne bien sûr une ampleur prétentieuse à l’ensemble et qui finit de consterner le spectateur que je fus, d’un coup fort soupçonneux sur la date de péremption des nouilles que je venais d’ingurgiter… &lt;br /&gt;Foin d’intoxication alimentaire, pour écrire ces quelques lignes je me suis repassé le film et les nouilles, la bière ou la weed sont hors de cause ! &lt;br /&gt;Il reste tout de même à sauver une ambiance sonore pas trop naze et surtout une scène d’introduction assez bien foutue et qui a le mérite d’avoir la seule ligne de dialogue bien écrite : «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;connasse&lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-5146948429535178843?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/5146948429535178843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=5146948429535178843' title='44 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5146948429535178843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5146948429535178843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/05/linterieur.html' title='A L&apos;INTERIEUR'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>44</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1360295959665778812</id><published>2008-05-02T05:55:00.017+02:00</published><updated>2008-05-04T17:33:39.815+02:00</updated><title type='text'>[•REC]</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG034.jpg" border=0 alt="REC experimenta el mierdo"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Misère misère et super misère... La morsure de la cruelle déception a planté en moi ses canines plus profondément que l'aurait fait n’importe quel infecté à la con qui court partout en vociférant d'inintelligibles dialogues qui semblent avoir été écrit par Danny Boon pour son film ! Voilà donc un film vendu sur son impact flippatoire, mais qui au final fait aussi peur que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bienvenue chez les Ch’tis&lt;/span&gt; fait rire… Eh oui, vous êtes prévenus, faites foin de l’enthousiasme débordant pour ce film, il est aussi inexplicable que l’épidémie d’incohérences narrée sur ces 75 longues minutes…&lt;br /&gt;Soyons sport, parlons d’abord de ses qualités, elles seront aussi rapidement évacuées que l’espoir que je portais dans ce métrage… Reconnaissons juste qu’il est techniquement réussi, l’effet « reportage » est crédible : l’image est immonde et les plans séquences font presque aussi mal au crâne que la pénible voix de l’horripilante mais forcément jolie quoiqu’un peu nouille présentatrice. &lt;br /&gt;On m’avait bien dit que le film était décevant et qu’il n’enchaînait ses innombrables clichés qu’avec des situations archi convenues. Désolé mais ce n’est pas tout à fait vrai. Des clichés ? Il n'y en a pas tant que ça, trois ou quatre tout au plus. Par contre c’est tout, à part ça on ne trouvera rien de plus dans le film ! Et c’est ému que j’en place une ici pour le coup de la résolution de l’énigme foireuse par magnétophone interposé. A ce moment là si Ash (d'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Evil Dead&lt;/span&gt;) avait déboulé dans le grenier en découpant le casting à la tronçonneuse, j’aurai crié au génie, je l'aurai chanté, hurlé, je me serai levé et j’aurai embrassé tous les gens dans la salle et puis, entre deux cantiques, je me serai masturbé à genoux pour éjaculer l'aboutissement de toute une vie sur l'affiche du film, un râle dans la gorge, en promettant à qui voudrait l’entendre que désormais je ne parlerai plus qu'espagnol, je ne vivrai plus qu'à Barcelone, je ne mangerai plus que des tortillas et je ne boirai plus que de l'huile !&lt;br /&gt;Bref… on est passé pas loin du chef d’œuvre… Tant pis…&lt;br /&gt;Mais alors ? Suis-je trop vieux ? trop cynique ?… Ou trop fatigué ? Mais si techniquement le film est plutôt immersif (enfin, un peu comme si on s’endormait dans sa baignoire) comment diable ce scénario linéaire, convenu, répétitif et aussi peu inventif arriverait-il à créer une quelconque tension ?! C’est d’une connerie pas possible, par exemple : les gens ne deviennent subitement « enragés » que lorsqu’on s’intéresse à eux et même si on nous dit que le temps d'incubation est variable suivant les groupes sanguins... mon oeil oui ! C'est plutôt suivant les besoins du scénariste ! Ceux et celles qui ont vu le film se souviennent de la sidérante scène de la gamine attaquant sa mère... Sidérante d'opportunisme et de roublardise !&lt;br /&gt;En fait il ne se passe rien d’intéressant que l’on n’ait déjà subi mille fois ces dernières années… Un bon point ceci dit, on évite l'écueil pourtant très attendu du chat qui saute dans le champ. Le budget croquettes aurait-il était sucré par une production trop pingre ?&lt;br /&gt;Balaguero garde pour son final la seule bonne idée du film : la séquence en vision nocturne. C’est juste un peu dommage que ce ne soit plus qu’une astuce désormais obligée, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Descent&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; utilisant la même recette pour leurs scènes chocs respectives. Ce final nous fait également le coup du journaliste passant de vie à trépas devant sa caméra, de voyeur complice du spectateur, il devient exhibitionniste de sa propre mort, nous laissant désormais seuls. Dommage que le procédé fut exploité, et avec déjà du recul, dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cannibal Holocaust&lt;/span&gt;, et poussé au bout de la pellicule dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;C’est arrivé prêt de chez vous&lt;/span&gt; ou même serve de final dramatico-larmoyant-prout-prout dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; ! Je ne me souviens plus du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Projet Blair Witch&lt;/span&gt; (qui aurait dû mieux porter son nom et y rester… à l’état de projet) mais j’imagine qu’on retrouve la même grammaire. On attend fébrile le prochain navet du regretté Romero pour savoir si la vision nocturne deviendra LA grande astuce visuelle du cinéma d’épouvante de notre époque… &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cannibal Holocaust &lt;/span&gt;et&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; C’est arrivé prêt de chez vous&lt;/span&gt; furent tourné en film… c’était autre chose quand même et je ne peux qu’éprouver le même mépris devant leurs rejetons que celui qu’éprouve Ben devant l’équipe de tournage concurrente qui tourne en vidéo…&lt;br /&gt;Blam ! Blam ! Blam ! Ah ah ah ! Ca donne envie d’essayer !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1360295959665778812?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1360295959665778812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1360295959665778812' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1360295959665778812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1360295959665778812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/05/rec.html' title='[•REC]'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-5187608818245464554</id><published>2008-04-22T23:35:00.009+02:00</published><updated>2008-05-23T05:06:59.582+02:00</updated><title type='text'>BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG033.jpg" border=0 alt="Bienvenue chez les cons, film de merde, affiche de merde, gags de merde, anecdotes de tournage de merde..."&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr que vous vous en doutez, ce film est nul. Voulu, pensé et porté à bout de bras par un obscur saltimbanque rendu célèbre par un sketch sur le k-way et bénéficiant d’une mise en scène quasiment vide d’idées, le film est censé reposer sur des dialogues finement tricotés (alors qu’ils le sont comme le gilet du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Père Noël est une ordure&lt;/span&gt;) et sur un comique de situation aux ressorts surannés flattant les cerveaux fatigués ou conquis de spectateurs voulant retrouver paisiblement ses stars de la télé sur grand écran… &lt;br /&gt;Les gens répondent souvent présent dès qu’on flatte leurs bas instincts… Alors on comprend que certains aient été séduits par un chauvinisme régional exaltant les adipeuses valeurs du saucisse frites, on reste dubitatif quant aux motivations des autres, sans doute séduits par un tandem de professionnels de la télé aux plaisanteries stupides de talk show narrant sans compter des anecdotes de tournage désopilantes… Savez vous que Kad Merad s’est vraiment pissé dessus lors de cette scène à vélo ? &lt;br /&gt;Tout ça donne des centaines de copies en circulation, plus de 14 millions d’entrées… Pendant ce temps on me rappelle que le film numéro un en Espagne, c’est &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Orphelinat&lt;/span&gt;... Le blog des films de merde remercie la France pour sa politique culturelle et sa culture cinématographique !&lt;br /&gt;Bien sûr je ne prends pas de grands risques à vomir ce film qui perpétue la tradition de la comédie franchouillarde d’antan. Car à l’instar des films de « qualité française » qui prospérèrent sur nos écrans dans les années 70, on se souvient tous de nos comédies populaires, les vraies, celles qui permirent à des acteurs comme Paul Presboit ou Roger Carel de payer leurs impôts pendant des années, enchaînant pantalonnades vulgaires et sordides bouffonneries… Combien d’années faudra-t-il pour que cette daubasse misérable qui rajoute sans honte une page au dictionnaire des films de merde finisse par être rangée dans les mêmes bacs de solderie d’écomarchés de banlieue ?&lt;br /&gt;Dans combien d’années le bon peuple de France se retournera t’il sur son passé, affligé de s’être délecté d’un cinéma évident aux mécanismes  putassiers et insultants de naïveté ? Dans combien de temps jettera-t-il le même regard désabusé et méprisant sur ce film de merde que sur n’importe quelle connerie animée par les Charlots ?&lt;br /&gt;Qui se souvient qu’en 1979, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;On est venu là pour s’éclater&lt;/span&gt; de l’improbable Max Pecas était le premier film français au box office national ? &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bienvenue chez les ch’tis&lt;/span&gt; est le phénomène cinématographique de la décennie qu’on aura oublié dans six mois…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-5187608818245464554?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/5187608818245464554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=5187608818245464554' title='79 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5187608818245464554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5187608818245464554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/04/bienvenue-chez-les-chtis.html' title='BIENVENUE CHEZ LES CH&apos;TIS'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>79</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-2121923979293683672</id><published>2008-04-17T03:03:00.009+02:00</published><updated>2008-04-17T12:18:35.163+02:00</updated><title type='text'>L'ENNEMI INTIME</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG032.jpg" border=0 alt="L'ennemi intime"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Quelle déception ! Mais disons le tout de suite pour calmer les esprits, non, ce film n’est pas une « purge innommable » ! Mais si l’on doit la présence de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L’Ennemi Intime&lt;/span&gt; dans ce blog, c’est à cause de l’immense déception qui m’a lentement mais inéluctablement ruiné le moral en même temps que ma soirée lorsque je me suis tapé ce film que j’espérais vraiment être une des réussite de l’année. Ce n’est pas tant que j’attendais grand chose du très en vogue Florient Emilio Siri (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Nid de Guêpe&lt;/span&gt; euh... oui mais non ! &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Otages&lt;/span&gt; je passe mon tour merci) mais l’idée d’un film de guerre sur le conflit en Algérie tourné par un réalisateur ayant fait ses preuves dans l’actioner débile et servi par un scénario de l’érudit et inattaquable Patrick Rotman avait tout pour exciter la fibre cinéphile qui se tortille en moi.&lt;br /&gt;Et ben bravo ! Me voilà fort contrit de chroniquer ce film ici-bas. Contrit mais également surpris vu les critiques globalement bonnes écrites par les spécialistes de la nouvelle cinéphilie. Mais une nouvelle fois je suis bien désolé, je ne marche pas, étant resté à la porte de cette bobine qu’on n’ose imaginer autre que sincère et respectable dans son ambition…&lt;br /&gt;Oui mais voilà, le film cumule ou accumule les grosses ficelles propres aux parodies de films de guerre en empilant les scènes qui semblent avoir été écrites comme des modules indépendants s’enfilant au petit bonheur la chance. Telle scène porte sur la torture, telle autre sur les embuscades, tel passage évoque la cruauté des fellagas, tel autre insiste sur la dualité des soldats algériens servant le drapeau français… Rotman a voulu écrire une histoire dans l’Histoire et c’est là que réside l’échec principal du film : son articulation rouillée et maladroite déconnecte le spectateur du récit, la sauce ne prend pas, le flan s’étale, le radeau sombre. Et c’est ce foutu découpage documentaire, très didactique et trèèèès scolaire qui plombe l’identification et l’investissement du spectateur dans ce film… Même si celui ci a vraiment fait un effort pour s’intéresser à ce qu’on lui montre ! On suit des personnages que la réalisation présente dans des situations censées soulever l’empathie, mais les moyens lourdauds pour y arriver annihilent tous ces efforts. Que ce soit le film projeté d’un soldat décédé qui soulève d’abord les rires puis les pleurs, que ce soit la permission de Terrien l’idéaliste à la con joué par Magimel qui restera dans la rue à contempler le réveillon de sa famille ou que ce soit la mise en scène pleine de pathos de la mort de certains soldats… ce sont ce genre de scènes qui désamorcent la tension dramatique qui a pu naître aux détours de quelques scènes d’action, où les personnages ont la bonne idée de ne pas parler !&lt;br /&gt;Ces scènes d’action font globalement l’affaire, même si la mise en scène se borne grosso modo à alterner plans resserrés et plans larges, ces derniers étant souvent réussis et mettant en valeur la beauté de paysages gigantesques qui grâce à la désaturation de l’image écrasent les personnages dans ce décor rocailleux. &lt;br /&gt;L’histoire censée nous être racontée est en fait l’évolution « intime » des personnages qui vont être brisé et qui passeront au delà de leur seuil de rupture. Fidèle au reste du scénario, le traitement de ces personnages est dans le ton de l’écriture des scènes d’action : très caricatural. Jamais ces soldats ne parviennent à exister en dehors de leur valeur symbolique et ils semblent toujours être réduits à leur fonction, le casting édifiant nous présente toutes les figures classiques du film de guerre : le héros idéaliste mais qui va passer du côté obscur, le faux dur rongé par le mal secret de ses états d'âmes, le spécialiste du renseignement froid et cynique revenu de tout, le soldat algérien fidèle qui hait les fels... Ce véritable catalogue de clichés finit de plomber l’intérêt pour le film que le spectateur poli essayait poliment d’avoir. Les personnages parlant tous comme leur fonction leur impose de parler, balisés dans une caractérisation faite à la truelle, le spectateur patient regrette le documentaire éponyme et la parole vraie d’hommes et de femmes qui permettaient de sortir ce conflit de l’abstraction. Sans surprise, l’évolution psychologique est bâclée, attendue (pour Magimel) et tellement vaine finalement qu’on finit par se foutre totalement de qui meurt, qui survit… vu que jamais on ne croit à l’histoire qu’on nous raconte. C’est dommage car le casting n’a rien à se reprocher, essayant comme Dupontel d’incarner un personnage qui visiblement n’existe pas, ou qui finalement n’existe uniquement que dans le but de faire passer un message, une idée. De vulgaires marionnettes utilisées pour une succession de reconstitutions documentaires ! &lt;br /&gt;Avec tout ça, et malgré les intentions des auteurs que le spectateur attentif souhaite louables, on sombre définitivement dans un ennui tranquille. Les multiples citations de Siri pour le cinéma de Leone finissent finalement par arracher un petit sourire gêné et dubitatif (après moult clins d’œil on rajoute une calamiteuse louche référentielle avec une image floue revient régulièrement dans le récit pour trouver sa résolution –et sa mise au point- dans un final qui suscite autant le désintérêt que l’agacement… le flash forward étant ici particulièrement hors sujet !)&lt;br /&gt;Et Rotman a beau dire que « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La fiction est une forme de liberté très grande puisque cela permet après s'être nourri de tout ce documentaire, de cette phase préparatoire, de laisser aller des personnages, d'inventer des histoires.&lt;/span&gt; » On doute… « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comme disait Truffaut que je cite souvent, poursuit-il, « Dans tout bon film, il y a un bon documentaire &lt;/span&gt;». Avant d’adapter son documentaire en fiction, il aurait bien fait de se demander si dans tout bon documentaire, il y avait un bon film… Parce qu’en tous cas, lui, il ne l’a malheureusement pas trouvé ! &lt;br /&gt;Un autre point, l’affiche apposait la phrase suivante : «&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Platoon&lt;/span&gt; de la guerre d’Algérie &lt;/span&gt;»… Siri s’est un peu défendu de cette référence mais tout de même, si l’on relit J.M. Valantin, on est surpris par son analyse du film de Stone, qui pourrait très facilement être calquée sur l'histoire écrite par Rotman : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La vraie bataille est donc celle qui se livre à l’intérieur de l’âme américaine, individuelle et collective : la projection de forces américaines au Vietnam est interprétée en tant qu’épreuve spirituelle. La lutte contre le communisme protéiforme est présentée comme un idéal parfaitement valable et valide, non critiquable ; mais ses modalités sont fondamentales. Le soldat est censé se battre pour son idéal en respectant les valeurs démocratiques, éthiques et spirituelles américaines. S’il les abandonne comme la brute, à cause de la guerre, il prend le risque de perdre son âme et, accessoirement, la vie. &lt;/span&gt;» La critique non pas du conflit mais des modalités du conflit, c’est un peu ce qui pousse le film vers la catastrophe. Résumé par la métaphore de Fellag, la guerre d’Algérie c’est comme une cigarette allumée de chaque côté. Le film renvoyant dos à dos soldats du FLN et armée d’occupation, on pourrait y trouver une vision cynique et misanthrope de l’Homme. Qu’il soit prêt à défendre des positions absurdes ou qu’il cherche à conquérir sa liberté, dans ces deux cas, l’Homme perd son âme dans le combat… Pourquoi pas après tout ?!&lt;br /&gt;Le problème c’est que si je peux comprendre le point de vue unilatéral du film (les ennemis ne sont que des ombres comme dans tout vietxploitation de base) je reste circonspect quand à certains choix de mise en scène : Deux soldats sympas qui sont morts trèèèès tragiquement sont emmenés par un vétéran sévère mais juste qui tombera dans une infâme embuscade. Le poids du pathos pour les soldats français confronté à la lâcheté de l’ennemi, même si c’est pour faire avancer à la truelle la psychologie de Terrien l’idéaliste, j’ai déjà du mal, mais lorsque tout ça, finalement, débouche sur une opération de représailles dans le village, là je me rassure et je peux comprendre. On tente de nous faire saisir que ces hommes, bouleversés par la mort de leurs amis, commettent des actes abominables. Sauf qu’après avoir réuni tous les villageois (hommes, femmes, enfants) et armé les mitrailleuse, on passe au hors champ dès le premier coup de feu…&lt;br /&gt;Etaler avec autant de complaisance les horreurs des uns tout en éludant pudiquement les exactions des autres, voilà un procédé bien douteux qui, appliqué à la guerre d’Algérie, rend le tout assez détestable (même si Rotman semblait être une caution tous risques pour le film…) et si la raison de tout cela c’est pour que le personnage joué par Magimel puisse perdre de son idéalisme pour se confronter aux véritables horreurs de la guerre… c’est bien dommage que Terrien, et le spectateur, soit choqué par les tortures des Fels, mais qu’on nous empêche de l’être par le massacre perpétré par les militaires français !&lt;br /&gt;Ce choix est pour moi des plus douteux. On imagine guère un film sur l’occupation allemande en France qui montrerait les soldats allemands lâchement exécutés par les résistants, tout en omettant de montrer les meurtres des nazis…&lt;br /&gt;En conclusion, il reste quand même, soyons pas trop vache, une mise scène qui arrive à être efficace sur quelques plans (mais pas forcément lors des morceaux de bravoure) des images assez chouettes et quelques zooms sympathiques. &lt;br /&gt;C’est donc bien dommage que Siri n'ait pas eu une histoire cohérente à mettre en scène, il se serait peut être moins attaché aux magnifiques paysages et aurait réussi à faire prendre corps à ces hommes qui malgré des scènes dégueulantes de pathos n'émeuvent pas. C'est frustrant surtout que la distribution est solide, Dupontel en tête.&lt;br /&gt;Une grosse déception, qui laisse un goût bizarre… Le genre de film qu’on aime pas ne pas aimer mais qui finissent par laisser un goût bien merdique dans la bouche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-2121923979293683672?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/2121923979293683672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=2121923979293683672' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2121923979293683672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2121923979293683672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/04/lennemi-intime.html' title='L&apos;ENNEMI INTIME'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-2523306947707750887</id><published>2008-03-08T03:19:00.004+01:00</published><updated>2009-06-14T22:35:56.395+01:00</updated><title type='text'>ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG031.jpg" border=0 alt="Asterix, le combat des merdes"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Depuis que j’ai commencé ce blog, je peux dire que j’me suis tapé quelques bonnes bouses, comme par exemple ces films qui te rappellent le crottin de cheval, le genre de bobines qui se font bouffer par les chiens de l’entertainment trouvant appétissant tout ce qui leur passe sous le nez. D’autres films exhalent une odeur âcre, piquante, qui te saisissent tout entier et qui, à force, peuvent carrément te refiler des croûtes aux coins des yeux. Certaines daubes bien grasses évoquent les puissants dégazages des lendemains de cuites, celles qui te font promettrent que ah non plus jamais on t’y reprendra ! C’est sans compter avec les étrons des trop nourris, les résultats de la culture commerciale dispendieuse, celle là même qui est responsable de ces merdes de banquets si riches, si bruyants et si vulgaires et qui sont tellement assumées qu’il n’y a pas d’erreur, ça vient bien de chez nous ! Il y a aussi les petits films qui pètent plus haut que leur cul et qui veulent faire les malins mais qui finalement ne réussissent qu’à tacher le fond de culotte de leur prétention. Je pense aussi aux bonnes vieilles coulantes dont les franchises laissent une traînée pelliculée qui ne semble jamais vouloir se tarir, sans oublier bien sûr la crotte traîtresse, l’étron qui prend par surprise, la merde qu’on ne sent pas venir et qui vient vous cueillir alors que vous aviez le sourire au lèvres, que vous étiez détendu et que vous savouriez d’avance le plaisir d’un agréable relâchement.&lt;br /&gt;Jusqu’à maintenant j’ai résisté à tout ça. Ma coprophagie cinématographique a résisté à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt;, vu deux fois, et dont la seconde vision m’avait persuadé de refaire une note. J’ai tenu jusqu’au bout de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergay&lt;/span&gt; sans me pendre, même si j’ai du m’octroyer une longue pause à mi parcours. J’ai même réussi à regarder en entier s’il vous plait, et d’une traite, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I Robot&lt;/span&gt; sans casser ma télé, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lady in the water&lt;/span&gt; sans m’endormir, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Fountain&lt;/span&gt; sans retomber dans l’héro, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hypertension &lt;/span&gt;sans fumer un seul spliff, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Spiderman 3&lt;/span&gt; sans prendre d’aspirine et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; sans vomir… J’avais réussi à me taper &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Die Hard 4&lt;/span&gt; d’un œil amusé, laissant glisser sur moi la gluante beauferie du spectacle.&lt;br /&gt;Mais là, non. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Asterix aux Jeux Olympiques&lt;/span&gt;, j’ai pas tenu. Il faut dire qu’ils ont fait fort ! 4 scénaristes mobilisés… Langmann, Dazat, et Magnier et Charlot transfuges des Guignols et pourtant responsables de l’honorable script de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Maléfique&lt;/span&gt;… Se sont joints à l’affaire des dizaines d’acteurs et de guest stars dont le casting semble avoir été fait sur le plateau d’une émission de Fogiel ! Il fait rêver les annonceurs publicitaires mais désole le spectateur : Delon, Garcia, Adriana Karambeu, Poelvoorde, Lalane, Dubosc, Stéphane Rousseau… C’est tourné n’importe comment dans le mépris le plus total du langage cinématographique, la laideur des effets spéciaux, vulgaires dans leur étalage mais à la cheapitude ringarde, le choc violent de la saturation des couleurs et la nullité totale des dialogues auraient pu mettre à sac mon stock de superlatifs ou de comparaisons douteuses pour l’année à venir ! Mais là, non, j’avoue j’ai craqué. Et puis, Cornillac, Cornillac, Cornillac… Cornillac je commence sérieusement à en avoir marre de sa gueule ! Après Cornillac et les fantômes pédés, Cornillac à poil dans la boue, Cornillac en traction avant, Cornillac fait du surf… Là, Cornillac qui fait des grimaces avec sa moustache devant un Depardieu figé dans la gnole comme Han Solo dans la carbonite c’est trop ! &lt;br /&gt;J’ai donc craqué au bout de 45 minutes. Je pense que je vais faire une pause sur le Cornillac pendant les mois qui vont venir… Pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le nouveau proctologue&lt;/span&gt; euh &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;protocole&lt;/span&gt;, son prochain film, comptez pas sur moi ! &lt;br /&gt;Sur ce, toutes mes condoléances aux projectionnistes des 12000 salles où ce film est passé. Il y a des jours où vous ne faites vraiment pas un métier facile !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-2523306947707750887?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/2523306947707750887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=2523306947707750887' title='55 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2523306947707750887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2523306947707750887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/03/asterix-aux-jeux-olympiques.html' title='ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>55</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-1985738276373125525</id><published>2008-02-18T13:50:00.004+01:00</published><updated>2008-02-18T14:37:55.481+01:00</updated><title type='text'>CLOVERFIELD</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG030.jpg" border=0 alt="Clovershit"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Disons le tout de suite, si &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; a réussi quelque chose c’est bien sa promotion sur internet qui grâce à un buzz tournant autour d’un trailer aussi efficace que mystérieux a excité le public qui se demandait ce qui se cachait derrière ce titre bien étrange et son parti pris, à la base intéressant, de faire un film de monstre tourné à la première personne.&lt;br /&gt;Mais comme vous vous en doutez bien évidemment, à l’instar de la montagne qui accouche d’une souris, le monstre titanesque de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; n’aura finalement démoulé qu’un étron aux dimensions d’une chiure de mouche !&lt;br /&gt;Le film narre donc l’arrivée d’un monstre géant détruisant tout sur son passage dans les rues de New York, le tout filmé par l’intermédiaire d’un caméscope retrouvé après la bataille… Genre document top secret de l’armée qu’on visionnerait parce qu’on appartiendrait à une division secrète du Pentagone ! C’est super, mais vous réjouissez pas trop vite car on suit de cette manière quelques jeunes bobos se précipitant dans le chaos pour aller rechercher une copine qui est restée coincée dans son loft luxueux avec vue sur Central Park, filmé par le crétin de la soirée tout jouasse d’avoir un caméscope dans les pattes.&lt;br /&gt;On aurait pu penser que le fond et la forme du film, influencé par sa fameuse bande annonce hautement évocatrice, avaient tout pour développer des thèmes prodigieusement intéressants. Mais hélas ! Trois fois hélas ! Ils sont l’un après l’autre évacués, torchés ou carrément laissés de côté avec une paresse ou une inconscience qui force le respect. Pensant probablement que son buzz internet se suffisait à lui même, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; n’a finalement de dantesque que son ahurissante et méprisante fainéantise intellectuelle… Sombrons donc corps et âmes dans cet abysse de vide d’où régulièrement surnagent quelques clichés ne devant leur présence qu’à la quête éperdue du scénariste tentant désespérément de trouver assez de scènes pour atteindre la durée légale d’un film. C’est ainsi que, péniblement, on atteint 85 longues minutes, générique compris ! Ce qui est dramatique c’est le sentiment qu’on se fout royalement de notre gueule, les thèmes forts que ce film ont fait naître sont nombreux et c’est désolant de les voir faire place à une intrigue de sitcom débile, aux enjeux misérables et à la progression parkinsonienne. &lt;br /&gt;On ne peut pas passer outre que désormais, dès que les américains sont attaqués sur leur sol et a fortiori à Manhattan, on se sent poussé, à tort ou à raison, de jauger ce que l’on voit par le prisme du « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;11 Septembre&lt;/span&gt; ». &lt;br /&gt;Dans le fond, je m’en fous un peu, mais ici le postulat de départ rend ce parallèle évident. Mais s’il convoque cette imagerie que l’on sent ici un peu obligée comme dans cette scène où la poussière envahit la rue et laisse hagards quelques passants, jamais cette analogie ne dépassera le cadre du gadget visuel... Et tout le film fonctionne de cette manière, une idée bâclée toutes les dix minutes. Aucune implication possible avec un propos proprement vide et absolument absent. Aucune immersion possible dans une histoire inexistante, aucune empathie avec ces protagonistes victimes d’un traitement qui ne prend aucun point de vue pensant se suffire à lui même et qui donc multiplie allégrement les incohérences visuelles et narratives.&lt;br /&gt;Le film débute sur une très longue scène d’exposition qui ne raconte rien, galère à définir ses personnages qui restent dans le superficiel et la caricature (aaah la gothique, forcément ténébreuse… ooooh la jolie fille amoureuse trahie... pffff le copain un peu lourd qui fait des blagues…). Par cette proximité, cette longue scène devait nous rapprocher d’un groupe de jeunes bourgeois new-yorkais, mais sans points de vue et avec des personnages pas ou mal écrits, on peine à s’investir dans leurs péripéties et plus le film passe, plus on se sent étranger à leur histoire, alors qu’on devrait la vivre de manière très intime. Cette rupture ne va pas aider le spectateur à se passionner pour une suite de péripéties sans histoire… Et une fois que l’intrigue décolle et que le monstre est dévoilé, il va, et c’est un comble, vite lasser faute d’entretenir le mystère. Parce que notre grosse bestiole ne balaye pas que New York, elle balaie également en apparaissant à l’écran le seul intérêt du film (à quoi ça ressemble ?!) qui nous fait tenir la première heure. Son exposition complète lors d’un final particulièrement idiot est la preuve que le réalisateur n’a même pas eu le courage ou l’inventivité de rester au niveau de son postulat de départ. Il veut quand même nous montrer le monstre en entier, renforçant l’idée que les auteurs de ce navet sans saveur n’avaient que ça à fournir comme « clou du spectacle » et surtout qu’ils n’ont pas beaucoup réfléchi à ce qu’ils allaient faire… &lt;br /&gt;Pareil pour les petits monstres qui outre le fait qu’ils sont affublés de cris particulièrement débiles (j’ai pensé à Villeret dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;la Soupe aux Choux&lt;/span&gt;, en un peu plus épileptique) n’existent visiblement que pour remplir un quart d’heure de plus à un film qui rame à mort pour trouver des choses à filmer.&lt;br /&gt;Et lorsqu’il y en a des choses à filmer, c’est à dire dans trois ou quatre scènes, le résultat semble bien pauvre et cette disette cinématographique frustre puis énerve l’amateur qui espérait vivre une expérience inédite. Le déploiement de force est réduit à trois G.I.s, deux lance roquettes et un tank. Le film reste bien propre, pas ou peu de cadavres, et l’inquiétante étrangeté que devrait faire naître le traitement réaliste est réduit à la décapitation de la statue de la liberté et à une calèche vide, scènes de toutes façons désamorcées par leur présence dans les trailers… Les péripéties de ces bourges qui auraient mérités de se prendre une pluie de briques sur leur teuf de nazes se résument à des promenades dans le métro et à monter puis descendre des escaliers (parce que les ascenseurs sont en panne). &lt;br /&gt;Le héros de la fête va t’il retrouver sa copine ? la question serre les tripes du spectateur…&lt;br /&gt;Ce mélange de scènes anti-spectaculaires et de scènes censées êtres dantesques auraient pu renforcer la crédibilité et l’aspect documentaire du film, et ça aurait été une chouette idée… mais au moment où ce procédé se multiplie (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rec&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Diary of the Dead&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Redacted&lt;/span&gt;) ce que propose &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield&lt;/span&gt; est honteusement vide et finalement prouve que le film n’a strictement rien d’intéressant à dire. En donnant la réponse à la question posée par la bande annonce, le film ne propose plus rien, ni sur le fond, ni sur la forme. Il ne reste donc qu’à savoir si le protagoniste va réussir à embrasser sa copine ? Inutile de dire que cette question laisse bien sûr le spectateur dans un état d’anxiété haletante…&lt;br /&gt;Filmé à hauteur d’hommes, l’attaque de cette bestiole gigantesque ne pouvait pas éluder la réaction ancestrale qu’elle devait susciter : la peur. Une véritable immersion dans la terreur qui aurait pu se décliner sur les différentes étapes du film. Et là c’est le défaut principal du film, il ne fait absolument pas peur, il ne communique jamais le sentiment de panique et rate ses rares tentatives lors des quelques moments où le réalisateur semble se souvenir de ce qu’il est en train de raconter.&lt;br /&gt;Cette peur de l’inconnu, celle éprouvée par ces témoins qui savent que quelque chose se trame mais qui ne savent pas quoi, la peur panique qui enrobe ensuite les mouvements de foule, cette terreur enfantine qui nous submerge à la vision d’un monstre et qui devient la terreur primitive du chassé devant le prédateur… Tout ça est le plus souvent éludé, et lorsque c’est traité la mise en scène ne parvient jamais à s’affranchir du handicap du postulat de mise en scène alors que justement ce fameux postulat (filmé au caméscope donc de manière brute, sans effets de mise en scène, de musique ou de montage) aurait du être sa force. C’est en tous cas très surprenant, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cloverfield &lt;/span&gt;réussit l’exploit à rater totalement le peu dont il se contente ! Chapeau ! &lt;br /&gt;Pendant ce temps là le spectateur est plongé dans l’angoisse : le héros arrivera t’il à monter 32 étages à pied pour retrouver sa belle ?&lt;br /&gt;Peinant à créer de la tension, le film n’évite bien sûr aucune facilité et saute sur l’occasion dès qu’il peut avoir recours à des ficelles déjà vues et revues pour les rares moment où il essaye d’être viscéral, ce qui n’arrive à peu prêt jamais …&lt;br /&gt;La scène de fuite sur le pont est peut être brouillonne et ratée, elle est surtout catastrophique pour la suite du film car grâce à sa nullité en terme d’implication émotionnelle elle se tire littéralement une balle dans le pied en s’offrant la mort d’un des protagonistes dans une totale indifférence émotionnelle. &lt;br /&gt;Et à ce moment là le spectateur est totalement flippé à l’idée que le héros n’a pas rappelé sa copine après avoir fait un tour de manège !&lt;br /&gt;La scène du métro, dans l’obscurité, est surprenante par son absence presque totale de suspens, ce qui est en soi un exploit vu la configuration dramatique évidente de la situation. Cette scène rappelle une scène très réussie du surestimé &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Descent&lt;/span&gt; (l’héroïne observant des monstres grâce au night-shot du caméscope) ainsi que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;28 weeks later&lt;/span&gt; (et sa scène dans le métro au milieu des cadavres) pour une nouvelle fois étaler l’analphabétisme effarant d’une mise en scène dilettante se reposant uniquement sur son paresseux concept éventé… Prisonnier de sa forme, le réalisateur ne sait ici pas trop comment faire et vu que ce ne sont pas les idées qui l’étouffent, il décide de faire passer sa scène au forceps dans l’invraisemblance la plus … On a ainsi un gars qui continue à filmer alors que ses potes se font agresser par des p’tits aliens… Navrant de bêtise, le film devient impossible à sauver tant ses concepteurs ont tout fait pour le couler par leur incompétence. Le réalisateur n’arrive pas presque jamais à utiliser les avantages de sa manière de filmer qui finalement se révèle pour le film un handicap. Un comble pour cette merde qui n’avait que ça à proposer… &lt;br /&gt;Ca, et une question qui noue l’estomac du spectateur : le héros et sa copine retourneront ils un jour à Cosney Island ? &lt;br /&gt;Finalement le film contourne les attentes qu’il a provoqué pour proposer à contre pied une histoire d’amour surcucul entre jeunes friqués. Et là, attention, c’est la seule idée du film ! Il y a donc eu à un moment un cerveau qui a fonctionné, tenez vous bien, le caméscope efface au fur et à mesure les images d’un temps jadis où l’innocence de l’amour doit désormais faire place au chaos et à la violence. Paye ta métaphore. Si il y en a qui s’en contente, alors qu’un monstre géant dévaste New York… &lt;br /&gt;Pour ma part la force évocatrice et la puissance du mythe de cet épisode de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Beverly Hills &lt;/span&gt;avec Godzilla filmé par mon p’tit frère me replonge dans une chanson de mon enfance : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vive le vent, vive le vent…&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;Au final on apprend sur imdB que le mystérieux titre Cloverfield (« Champ de trèfle ») est en fait le nom de la rue où siègeait Bad Robot, la boite de prod de JJ Abrams… Quelle imagination…&lt;br /&gt;En conclusion, il semblerait qu’un &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Clovershit II&lt;/span&gt; pointe le bout de son nez… Quelle intrigue notre brillant scénariste (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lost&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alias&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Buffy&lt;/span&gt;… ils ont leurs fans, je n’en suis pas) va t’il nous concocter ? Allez vu qu’il semble bien galérer pour trouver des idées on va essayer de l’aider… Pour ma part je verrai bien un second film plus familial, alors pourquoi pas le suspense haletant d’une petite fille qui tenterait de retrouver Choupi son petit cochon d’inde alors que sa ville est attaquée par un troupeau de monstres assoiffés de sang dévastant tout sur leur passage ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-1985738276373125525?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/1985738276373125525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=1985738276373125525' title='41 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1985738276373125525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/1985738276373125525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/02/cloverfield.html' title='CLOVERFIELD'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>41</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3106150862638061777</id><published>2008-01-08T18:07:00.000+01:00</published><updated>2008-01-09T17:37:39.813+01:00</updated><title type='text'>I AM LEGEND</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG029.jpg" border=0 alt="I am legend ou Robert Smith a la messe"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I Am Legend &lt;/span&gt;aura connu plus de rebondissement dans sa production qu'il n'y en au final dans son scénario. Il y a 10 ans de ça, le film devait être réalisé par Ridley Scott avec Arnold Schwarzenegger sur un script de Mark Protosevich. Jugé trop coûteux le projet fut abandonné, puis repris par l'inénarrable Will Smith. Un temps prévu pour le truculent Michael Bay, puis pour le fantasque Guillermo Del Toro (qui préfère se consacrer à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hellboy II&lt;/span&gt;, qu'on retrouvera probablement dans ces colonnes) il finit par être réécrit et produit par le détestable et détesté Akiva Goldsman, coupable des scripts catastrophiques de navets comme &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Da Vinci Code&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I Robot&lt;/span&gt; ou encore le haut en couleur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Batman &amp; Robin&lt;/span&gt;... Celui qui se retrouve parachuté à la réalisation de ce film c'est Francis Lawrence adulé par les musicologues amateurs de bidons de lessive (il a réalisé des clips pour J-Lo, Britney Spears ou les pénibles Green Day), et célébré par les croutophiles et les bousophages de tous poils pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Constantine&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'emblée, passées les premières minutes du film, on commence à craindre le pire, anticipant un naufrage prévisible. Car dans New York déserté, dévasté, entièrement abandonné aux animaux sauvages le jour et terrain de chasse pour vampires la nuit, Will Smith est Robert Neville, le dernier survivant, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;the last man on earth&lt;/span&gt;, l'ultime rescapé du retrovirus qui aura décimé quasiment toute la population. &lt;br /&gt;La première partie de ce film ultra conservateur impressionne grâce au décor bluffant des vastes rues de Manhattan rendues à l'état sauvage, même si ce monde post apocalyptique a finalement un rendu très propre : pas de cadavres, pas de trucs qui pourrissent, ça reste très calibré pour le "grand public"... Et parfaitement en adéquation avec cet esprit consensuel, le personnage de Will Smith agace. Et il agace très très vite !&lt;br /&gt;Le soucis c'est qu'on ne se retrouve pas tant avec Will Smith jouant (même mal) un personnage, mais qu'on se retrouve avec un personnage "devenant" Will Smith. Si dans un film comme &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;MIB&lt;/span&gt;, ça fonctionne, le film étant écrit pour lui, dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I Am Legend&lt;/span&gt;, ça fait disparaître toute l'ambiguïté du personnage original par une caractérisation consensuelle et attendue... Mais ça, on commence à avoir tellement l'habitude qu'on ne simulera pas la surprise, lassé par un fatiguant sentiment de déjà vu.&lt;br /&gt;On se retrouve donc avec un Neville super "cool", qui fait du sport tous les jours, a des abdos de malade, joue au golf sur une aile d'avion de chasse et roule comme un ouf dans Manhattan en Ford Mustang ! Il est bien sûr intelligent et doué, il est attentionné avec sa famille, c'est évidemment un militaire accompli mais strict doublé d'un scientifique rigoureux, il chasse le daim mais reste un grand tendre lorsqu'il voit que la lionne dans son viseur est accompagné du papa lion et de deux lionceaux trop choupis. Il sait faire des piqûres comme il sait utiliser son fusil d'assaut. Il est beau et il kiffe Bob Marley parce que Bob Marley, comme le président des USA, ne prend pas de vacances contre les méchants. La première demie heure est une publicité nous vantant la coolitude d'un Will Smith toujours fidèle à lui même, évoluant dans des univers interchangeables.&lt;br /&gt;Fatalement, lorsqu'on essaye de montrer Neville comme ayant des failles psychologiques, on n’y croit pas une seule seconde. Parfaite illustration d'un casting qui se tire une balle dans le pied. Il assure tellement Will Smith qu'on ne s'inquiète pas une seule seconde pour lui, le film prend ainsi un rythme très ronronnant, pas forcément désagréable mais dégagé de toute implication.&lt;br /&gt;Si on est saisi par les décors qu'offrent NY rendu à l'état sauvage, il faut reconnaître qu'on est carrément pétrifié par l'incompétence carabinée (et c'est peu de le dire) des responsables des bestioles en effets numériques... lions, daims et surtout, et c'est quand même beaucoup plus grave, vampires ! Tous semblent sortir d'un film d'il y a au moins dix ans. Ces fameux vampires, ou hémocytes pour faire celui qui s'y connaît, sont incroyables de laideur. Eclairés n'importe comment, animés comme dans un Tex Avery, ils sont en plus affublés d'une dégaine de merde au design complètement nul qui semble avoir été dessiné vite fait par un débutant paresseux qui aurait mal recopié des trucs déjà vus (entre Golum et les créatures de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Descent&lt;/span&gt;, c'est dire si c'est intéressant). Et pour rajouter la cerise sur ce gâteau faisandé, ces hémocytes sont d'une pénibilité assommante, cabotinant comme des crétins, toujours à faire des grimaces, à hurler pour rien et, malgré le premier degré sérieux dont le film prétend se draper, ils sont affublés d'un traitement des plus fantaisistes. Maigres comme s'ils revenaient de Pologne en 45, pâles comme des geeks qui seraient restés six mois à se branler sur des jpg, ils ont des capacités physiques totalement surhumaines et improbables ! On voit quand même deux spécimens renverser une voiture en donnant un coup de tête dedans ! Ils grimpent aux murs comme Spiderman, font des bonds comme Jack Nicholson dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Wolf&lt;/span&gt; et jouent comme les vampires de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;30 jours de nuit&lt;/span&gt;... Le traitement scénaristique de cette belle brochette numérique souffre, à l'instar du film entier, de la réécriture contradictoire du script. Présentés tour à tour comme des animaux enragés ou comme des êtres doués d'intelligence, ces sévères approximations (et il n'y a pourtant pas grand chose d'autre à raconter dans le film) sabordent toute la complexité du matériau de base. Ces hémocytes sont ils si "sauvages" ? Neville est il si "humain" ? Cette interrogation aurait probablement emmerdé les hordes de fans de Will Neville (ou Robert Smith ? uh uh uh) venus se délecter de la prestation de leur idole. C'est là la différence entre film de consommation rapide, calibré pour faire de la maille et l'oeuvre d'un auteur. Et on se prend à rêver à ce qu'aurait pu donner ce film si il avait été pensé comme autre chose qu'un produit marketing à l'idéologie de bazar et au propos véhiculant une affligeante bêtise. La scène du piège est emblématique du mépris évident d'Akiva Goldsman et de sa réécriture de bouseux. Originellement, Neville commençait à onduler sérieux de la toiture et se prenait les pieds dans son propre piège, puis ainsi capturé, il était ramené chez les vampires et découvrait une civilisation en train de naître. Il commençait ainsi à comprendre la nature philosophique de sa situation de "chasseur de vampires" et l'on pouvait retrouver l'interrogation du roman de Matheson, n'est ce pas le nombre qui fait la normalité... Foin de tout ça, un fois réécrit le film montre juste Neville capturé par un piège tendu par des animaux enragés, d'une idée intéressante on en fait une péripétie idiote ! Idiote comme l'idée des chiens mutants dressés, idiote comme la mort attendue du clébard trop mignon sonnant un tournant hardcore en carton pâte pour des crétins ne voyant le cinéma uniquement que comme un divertissement léger à consommer entre les frites et le coca, idiote comme la réalisation minable de ces scènes d'action sinistres de platitude et dépourvues de tout suspens, illisibles "à la mode d'aujourd'hui", on secoue à fond la caméra, pensant que décollera l'intérêt du spectateur. Rien de bien nouveau c'est toujours la même odeur de merde qui suinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis agacé par un film prometteur plutôt raté, on entre comme l’on pénètre sur un lieu saint dans le dernier tiers du film. Le spectateur affligé découvre éberlué le tournant confondant de connerie que va prendre toute cette histoire, il est prié d’enlever ses chaussures, de se découvrir, de mettre un genou à terre, de commencer à joindre les mains mais surtout qu'il ne mange pas le bacon, il est pas kacher ! Alors que Smith Neville décide de se suicider dans un affrontement nocturne avec les méchants vampires, deus ex machina dans ta race, une puissante lumière divine le sauve in extremis, puis il se retrouve à moitié inconscient dans une voiture sous la protection de ce rituel instrument de torture dont on parsème volontiers les paysages en terre chrétienne et qui pendouille benoîtement au rétroviseur.&lt;br /&gt;On retrouve enfin le thème central du cinéma américain de ces dernières années : la recomposition de la famille. Un Noir, une Latino et un p'tit gamin Blanc pour que tout le monde puisse se sentir concerné. Pour bien nous expliquer que Neville est un peu fou, on nous montre Smith à contre emploi, brutal et un peu méchant, mais le spectateur n’est pas dupe et il sait bien que c'est parce que la croix qu'il porte seul est trop lourde ! Heureusement, le DVD de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Shrek&lt;/span&gt; va réunir tout le monde et ô miracle ! C'est très ému que le spectateur se rend compte qu'il y a une analogie bouleversante dans le dialogue entre l'âne et l'ogre vert et la situation de Will Smith ! Quelques instants plus tard, celui ci explique que son héros c'est Bob Marley, et merci de nous coller un morceau derechef ! Le dernier homme sur Terre n'est peut être pas seul, mais il a des goûts de chiottes c'est certain ! J'imagine l'enfer que ça serait d'être seul au monde et de tomber sur un autre survivant qui triperait sur &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Shrek&lt;/span&gt; en écoutant du reggae... De quoi détricoter la housse des sièges pour se faire une corde…&lt;br /&gt;Alors quelle peut être la conclusion d'un survival dont l’ambition politique est résumée par un CD de Bob Marley et où la portée mythique est illustrée par un DVD de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Shrek&lt;/span&gt; ? On a beau craindre le pire, on ne peut pas imaginer un dénouement d’une telle beauferie conservatrice. La fille est une illuminée et est présentée comme telle. Elle explique que Dieu lui a parlé, l'a guidé jusqu'à Neville pour lui sauver la vie et l'empêcher de se suicider. Ce dernier réfute bien sûr cette hystérie théologique et explique dans une scène qu’agite les mous du bulbe comme un hochet que Dieu n'existe pas... Will Smith renie Dieu ! Oooooooh... (Imaginons les mines stupéfaites d'une partie du public) Il le renie car il a perdu la foi, et comment qu’il l'a t'il donc bien perdu einh ? Eh bien parce que sa femme et sa fille sont mortes dans un accident d'hélicoptères juste après qu'ils aient longuement prié… Décidemment les voies du Seigneur sont impénétrables… sauf peut être pour les scénaristes de la Fox ! &lt;br /&gt;Bref, l’aveuglement religieux de cette grenouille latino confronté à l'aveuglement scientifique de Neville était en soi une bonne idée, mais le chemin de cet antagonisme n'est évidemment pas foulé par un film qui lui ne se foule pas non plus et qui nous refourgue le coup de la Révélation. Passé l'assaut de la maison, raté comme toutes les autres scène d’action, on retrouve Will Neville Robert Smith réfugié dans son labo et qui se rend compte qu'il a trouvé le vaccin. Les vampires après avoir défoncé une porte blindée en un tour de main tentent de péter la porte en plexiglas à force de coup de boule ! Will, la brebis égarée qui aura, comme Pierre, par trois fois renié son Créateur avant le lever du soleil, va avoir une vision : "Look a butterfly" lui faisait sa fille Marley (sic) et, soudain, il aperçoit un papillon sur le cou de la folle, puis les éclats de la vitre dessinent deux ailes. &lt;br /&gt;En voulant vaincre le cancer les scientifiques ont osé défier les plans du Seigneur, une fois de plus l'humanité a pêché par son orgueil démesuré (et c’est souvent à cause du pouvoir scientifique ou fédéral, source de tous les maux dans les films yankees). Heureusement un soldat de l'exemplaire armée des USA saura être le bras armé de Dieu et saura se sacrifier pour racheter toutes nos fautes. Neville a une Destinée qui le dépasse, son sang est le remède qui sauvera les Hommes de ce qu'ils ont eux mêmes provoqué. Le vaccin enfin découvert, Will Christ hurle aux vampires "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;je peux tous vous sauver&lt;/span&gt;" et il finit par admettre à l'illuminée qu'il avait tort... "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je sais pourquoi vous êtes là&lt;/span&gt;", il offre la fiole contenant son sang telle une sainte relique. Ce revirement de situation donne donc raison à la fille et par là même on conclut que toutes les inepties qu’elle a déblatéré sont a prendre au premier degré, elle a bel et bien tapé un bout bavette avec Dieu qui lui a raconté la fin du film et qui lui a révélé la présence d’une nouvelle colonie d’immunisés, purs d’entre les purs.&lt;br /&gt;La conclusion de cette bobine bénie nous montre donc cette envoyée de Dieu, cet ange aux ailes de papillon arriver aux portes de la Nouvelle Communauté, sorte de petit village WASP implanté sur une colline où trône fièrement une église immaculée, entouré d'un mur d'enceinte et de soldats armés. Une bible dans un main, un fusil M16 dans l’autre, Dieu comme copilote et c’est parti pour de nouvelles aventures. Un véritable fantasme pour fondamentalistes religieux, un paradis pour redneck... A l'image de l'Amérique voulue par les neo cons. &lt;br /&gt;Grâce à Dieu, la société est préservée. N'ayez plus peur, entrez dans l'Espérance. Amen. &lt;br /&gt;Bordel, à la fin du film j'avais l'impression de sortir de la Messe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on peut se laisser charmer par le spectacle, si on est pas bien difficile, si on accepte les plus grosses incohérences (comment la meuf fait elle pour arriver sur Manhattan alors que tous les ponts sont pétés, comme parvient elle a traîner Smith dans sa voiture alors qu'elle est assaillie de vampires et comment fait elle pour survivre à l'explosion qui aura soufflé le labo... La main de Dieu probablement) et le j'm'enfoutisme général qui émane de ce film, on ne peut pas décemment fermer sa gueule devant le calibrage de ce genre de productions qui véhiculent une version conservatrice, religieuse et profondément détestable de la société. Pour traiter tout ça à la légère, ne pas y voir de propagande religieuse obscurantiste ou penser que l'on peut voir ce film sans prendre en compte le contexte de l'époque, il faut être sacrément idiot.&lt;br /&gt;Ou sacrément bouché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I am Legend &lt;/span&gt;clôture cette année de films de merde d'une belle manière. Nauséabond et détestable. Idiot et réalisé n'importe comment. Superficiel et incohérent.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Epilogue &lt;/span&gt;: 330 millions de dollars engrangés plus tard, on entend parler de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I am Legend 2&lt;/span&gt; !!!&lt;br /&gt;Vous me direz, il n’a fallu que trois jours à Jésus pour ressusciter…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3106150862638061777?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3106150862638061777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3106150862638061777' title='68 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3106150862638061777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3106150862638061777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2008/01/i-am-legend.html' title='I AM LEGEND'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>68</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-6476764947840879307</id><published>2007-12-04T05:55:00.000+01:00</published><updated>2008-01-12T03:07:26.330+01:00</updated><title type='text'>HYPER TENSION</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG028.jpg" border=0 alt="Jason s'tatane et c'est de la merde"&gt;&lt;/center&gt;Un tueur à gage de la mafia se fait inoculer un virus qui va peu à peu le paralyser. Il n’y a qu’une chose à faire pour ralentir l’irrémédiable : faire monter son taux d’adrénaline au maximum ! Nanti d’un pitch assez fun qui permet de faire un peu l’impasse sur le scénario pour privilégier l’action non stop, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Crank&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hyper Tension&lt;/span&gt;) avait tout pour exciter le spectateur prêt à s’embarquer pour un trip con mais jouissif.&lt;br /&gt;Le parti pris du film est donc de l’action, encore de l'action, toujours plus d’action, sans s’arrêter ou presque ! Alors de poursuites en voiture en fusillades, de levrette en fellation, de cocaïne en adrénaline, notre vaillant Jason Statham… pfff je m’y frais jamais à ce nom, pourquoi pas Jason Sfrifritte tant qu’on y est ? Bref Jason Stabasse fait ce qu’il peut pour exister devant une caméra qui ne le lâche pas d’une semelle, il agite les bras, il se roule par terre, il saute dans les airs et passe le reste du temps à courir. Pourquoi pas me direz vous se payer une bonne tranche de décervelage musclé ? Einh ? Pourquoi pas ? Et ben parce que c’est nul ! Ce film à chier n’avait pourtant pas beaucoup d’ambition, mais il faut croire que c’était déjà trop.&lt;br /&gt;Le scénario est mince, très mince : notre héros court partout retrouver un gars et finalement lui tirer dessus et le jeter d’un hélicoptère. Pas bien compliqué. Le problème c’est les astuces pour tenter de donner un peu de corps à tout ça, parce qu’un sous Bruce Willis (Statham, costaud et dégarni toujours prompt à montrer son cul) qui hurle et cours pendant une heure vingt c’est quand même un peu léger ! Alors les deux scénaristes réalisateurs (Brian Taylor et l’ex-cascadeur Mark Nevedline) tentent de greffer sur leur script inepte toutes les idées qui leur passent par la tête (un manchot atteint par la lèpre aurait assez de doigts pour les compter). Si la distanciation et les effets visuels intriguent les cinq premières minutes, on doit vite se rendre compte que les seules idées du film y sont condensées. C’est dommage car il y avait quelque chose à creuser dans ces astuces visuelles (mouvements de caméra débiles, blagues écrites sur l’écran, split screens…) pour étoffer le film et donner un sens à l’action… Rapidement répétitives, ces coquetteries finissent par tourner à vide et ne dépassent pas l’anecdotique et le tape à l’oeil. &lt;br /&gt;A mon avis ils devaient être tout content de se dire que ces effets allaient capturer l’attention du spectateur leur permettant d’aligner des scènes d’actions ébouriffantes découpées de manière à proposer au spectateur une subtile mise en abîme de l’état de stress du héros. Les clins d’œil à GTA et aux jeux vidéos étant une chouette idée pour dire que tout ça, finalement, c’est pour rire… Sauf que c’est tellement artificiel qu’on oublie en route ce procédé qui, de toutes façons, ne sert à rien. Le montage se veut épileptique, il n’est que brouillon et maladroit, il rend illisible la plupart du temps ce qui se passe sur l’écran et les réalisateurs ont beau filmer comme s’ils se battaient pour tenir la caméra, le peu qu’on perçoit fleure bon le film d’action fauché… Un Z tunné, thuné et détestable car puant de prétention et d’attitude bad-ass m’as tu vu. Du cinéma de poseur immatures et bien con. L’action aurait du tout péter, mais le seul truc qui se la pète, ce sont les réalisateurs. &lt;br /&gt;Plutôt que d’essayer de trouver des idées, ces deux tanches décident de flatter leur public cible avec tout le racolage et la putasserie dont est capable l’industrie américaine lorsqu’elle décide de s’adresser aux jeunes qui sortent le samedi soir. On sombre donc dans une mélasse où l’homophobie assumée côtoie le sexisme le plus abusé ! Le seul personnage féminin du film est la copine de Statham, et la façon dont elle est dépeinte à l’écran est d’une finesse digne d’un clip de hip hop bling bling. Gourdasse écervelée qui ne peut pas régler elle même l’horloge de son four à micro ondes, elle se fait prendre de force en levrette en pleine rue par Jason, d’abord en se débattant, puis finalement en se laissant faire parce qu'elle prend son pied la cochone en nous faisant comprendre combien Statham est bien membré... Sauf qu’il doit repartir courir tuer on sait pas qui en la laissant en plan ! Quel manque de respect pour les femmes semble t’elle dire au spectateur ! Comprenant le désarrois de son copain elle saura se rendre utile UNE seule fois dans le film, en lui faisant une fellation… Le reste des personnages féminins sont des morceaux de viande en string, elles sont soit nues à quatre pattes (chez le méchant) ou alors nues dans des globes en verre (chez le mafieux) ou aussi nue sur le lit (chez le médecin !), le tout présenté dans une affligeante esthétique de clips de R’n’B (montres de luxes et belles chemises comprises). J’ai beaucoup aimé le nom de la fille chez le médecin, une Noire qui n’aura pas grand chose à dire à part répondre «oui» quand on l’appelle «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chocolat&lt;/span&gt;»… Tordant. Venez pas me dire que c’est du second degré, la connerie à ce niveau n’est jamais de second degré. C’est pas que nul, c’est surtout méprisable.&lt;br /&gt;Cette merde finit par se terminer après un deus ex machina pathétique lorsque le héros tombe avec le bad-guy d’un hélicoptère. Après cinq minutes de chute libre pendant lesquelles il a le temps d’insulter la mère du méchant, de l’étrangler puis de passer un coup de fil à sa copine (oui oui) il finit par s’écrouler sur le toit d’une voiture, rebondit et s’éclate la gueule sur le bitume. La face collée à l’écran, dans un plan qui m’a rappelé furieusement la mort du dernier lascar de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cannibal Holocaust&lt;/span&gt; (la caméra est à 90°). Il est mort c’est fini. Ouf.&lt;br /&gt;On ne peut excuser les auteurs de cette merde qui n’a d’extrême que sa beauferie, vu qu’ils sont à la fois caméraman, scénaristes et réalisateurs ! Responsables et coupables. Pour des auteurs aussi complets, quatre murs ce sont assurément trois de trop ! On ne s’étonnera donc pas vraiment de savoir qu’ils vont ressusciter leur héros pour une suite (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Crank 2 High Voltage&lt;/span&gt; pour 2009) qui s’annonce bien étant donné qu’ils restent aux commandes ! Le pitch ? Statham va se faire greffer un nouveau cœur, problème il faut que celui ci subisse des chocs électriques régulièrement. Soyez chic, greffez un cerveau à au moins un membre de l’équipe pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Crank 3&lt;/span&gt;…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-6476764947840879307?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/6476764947840879307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=6476764947840879307' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6476764947840879307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6476764947840879307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/12/hyper-tension.html' title='HYPER TENSION'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-73077797835867146</id><published>2007-11-11T03:10:00.002+01:00</published><updated>2008-04-17T13:14:30.869+02:00</updated><title type='text'>POLTERGAY</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG027.jpg" border=0 alt="poltergay, c'est de la merde"&gt;&lt;/center&gt;On me dit « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Junko pourquoi toujours t’obstiner sur les films américains, tu ne regardes donc jamais de films français, tu n’as pas vu &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;les Bronzés 3&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Mentale&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rrrrrr&lt;/span&gt; ?! &lt;/span&gt;» Uh uh uh, bien sûr que si et si j’avais commencé mon blog plus tôt, je me serais volontiers soulagé sur ces trois exemples de la beaufitude triomphante qu’exhale régulièrement notre pays mais qui par chance ne sort que rarement de nos frontières ! Pas grave, la nuit dernière j’ai vu &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergay &lt;/span&gt;et je vais pouvoir me venger, même si cette crotte n’est pas la pire !&lt;br /&gt;Pas la pire, mais c’est tout de même une belle merde qu’on a là et qui commence en 1976 par l’explosion d’une boite de nuit gay… Cette boite qui est dans une grande maison genre baraque à la Fulci époque &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Maison prêt du cimetière &lt;/span&gt;est abandonnée… puis rachetée 30 ans après par un jeune couple, Clovis Cornillac et Julie Depardieu. Elle s’avère être hanté par 5 folles qui nous rappellent le pire du comique français des années 70. J’en dis pas plus, c’est nul et de toutes façons l’indigence de l’histoire ne se formule pas, elle se vit, se subit, s’inflige.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergay&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergay&lt;/span&gt; c’est exactement le genre de film qu’on regrette d’avoir vu avant même que le générique de fin ne vienne nous délivrer. Pendant une heure et demie nous n’aurons droit qu’à un seul et unique mouvement de caméra sympathique, c’est facile c’est le premier, pour le reste ça a beau être en scope la mise en scène est d’une platitude absolue, bêtement illustrative. De toutes façons pas besoin d’accuser le cadreur ou le directeur de la photo il n’y a rien à filmer. Vous voulez qu’il mette quoi dans son cadre ? Une maison à moitié vide ? Cornillac cette grosse amibe bodybuildée qui joue mieux avec ses fesses qu’avec sa tête ? Qui sort son texte comme s’il n’était pas là, comptant sur son imposant physique ou sur son cul pour faire illusion ? Il n’y a rien ! Rien ! Le néant… Enfin, il y a bien 5 folles jouées de manière outrée comme on en a déjà vu dans divers navets plus ou moins homophobes mais là pas la peine de sortir les grands mots, je n’ai pas trouvé ça « homophobe » comme on a pu le lire ici ou là, c’est juste banal, banalement beauf… Ca se vautre dans des clichés éculés, ça se fout de la gueule des flics de manière populiste (ah ah le flic qui se moque de Clovis Corniaud en fait il est pédé arf arf arf…) le tout drapé dans un bon sentiment gay-friendly tellement hypocrite et con qu’autant de bêtise donne envie de vomir. Ca se veut gentiment transgressif (deux références pas drôles à Delanoé) mais c’est juste lourd, vulgaire, déplorable.&lt;br /&gt;Et le plus fou c’est que c’est censé être une comédie alors qu’il n’y a pas un gag drôle. De toutes manières il n’y a pas de gag du tout. Ou alors ils sont tellement minables qu’on préfère regarder ailleurs à ces moments là. Un journaliste des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cahiers du Cinéma&lt;/span&gt; a écrit et je le cite parce que ça vaut le coup : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le gag se trouve rarement au centre de la scène (…) il est un complément, un agrément, une ponctuation. C’est par exemple la passion pour la fast-food du désenvoûteur (…) qu’on voit expliquer l’étrange phénomène des fantômes en avalant des nuggets de poulet &lt;/span&gt;(aaaah ah ah oui désopilant, effectivement je l’avais loupé ce gag) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est le plan presque inaperçu (…) où un des rescapés de 1976 essaie de faire rentrer un 45 tours dans un boîtier CD. Marc s’approche et lui montre que non, on ne fait pas comme ça. Quatre secondes, pas plus, et rit qui veut. Dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergay&lt;/span&gt;, le gag n’est jamais une prise d’otages. &lt;/span&gt;» C’est François Begaudeau qui ose sans rire nous écrire ça ! En fait dans ce truc, la seule bonne blague c’est sa critique dans ce canard de blaireaux prétentieux… Dis moi mon p’tit François, les producteurs ils t’ont payé pour enfiler autant de conneries de manière aussi pompeuse sur une page entière ? Ou alors t’es juste complètement débile et tu t’éclates à faire des critiques ampoulées de navet de troisième zone en te paluchant d’une main ? &lt;br /&gt;Entre parenthèse on parlait des producteurs alors en passant notons que c'est leur deuxième prod après &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;les Brigades du Tigre&lt;/span&gt; alors si vous continuez dans la même voie pensez à m’envoyer une invit’ pour votre prochain film !&lt;br /&gt;Bon, n’en déplaise à cet idiot de Begaudeau et ses prises d’otages ou ses plans inaperçus de 4 secondes, le scénario de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergay&lt;/span&gt; est aussi dégarni que la maison, il a été écrit par un certain Hector Cabello Reyes qui n’a jamais rien rédigé d’autre que cette paresseuse ineptie et qui, on apprend tout sur internet, est professeur d’arts et professeur de scénario ! Sans blague, à ce niveau là moi je veux bien être chirurgien du cerveau… Si j’en parle, c’est pas uniquement pour me moquer de lui parce qu’il écrit comme une brêle, non, c’est parce qu’il incarne également le psy de l’une des scène les plus naze du film, scène qui, de plus, a tellement été vue et revue que l'on aimerait à ce moment là que le film soit une pièce de théâtre pour pouvoir se lever et hurler notre indignation devant un si désolant spectacle... Ca serait pitoyable si seulement on pouvait éprouver de la pitié pour Clovis Cornigaud...&lt;br /&gt;Alors quand on sait qu'en plus le responsable de ce soporifique fiasco a fait ses armes comme réalisateur des &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Guignols de l’Info&lt;/span&gt;, on comprend mieux sa mise en scène plus rigide qu’une bronchoscopie, et lorsqu’on apprend qu’il a ensuite été directeur artistique de la série &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;H&lt;/span&gt;, on saisit toute l’ampleur de l’horreur de la chose. Eric Lavaine qu'il s’appelle, c'est bien la mienne d'avoir enduré cette merde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POST SCRIPTUM : Je jure, je jure de toutes mes forces que je ne savais pas le jour où j'ai écrit cette note, que François Begaudeau était le chanteur du plus reulou des  péniblissimes groupe punk rock Zabriskie Point ! En tous cas, je ne sais pas si je dois conclure par "le monde est petit" ou "il n'y a pas de hasard"... Mais si la carrière critique de François est à la hauteur de sa carrière dans le punk rock, je vais le suivre de prêt !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-73077797835867146?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/73077797835867146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=73077797835867146' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/73077797835867146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/73077797835867146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/11/poltergay.html' title='POLTERGAY'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-5846846590885789338</id><published>2007-11-05T05:56:00.000+01:00</published><updated>2007-11-06T04:17:31.740+01:00</updated><title type='text'>LA DERNIERE LEGION</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG026.jpg" border=0 alt=""Quand il fait noir, on ne voit plus rien" nous dit Merlin"&gt;&lt;/center&gt;Halala… Cette décourageante fresque lymphatique est peut être un spectacle principalement destiné aux plus petits d’entre nous ce n’est pas à mes yeux une raison suffisante pour être magnanime et tolérant ! Cette purge sans être vraiment détestable a tout de même su redonner un éclat tout particulier au mot « misérable ». Ainsi Doug Lefler, collaborateur de Sam Raimi (aïe), storyboarder d’épisodes d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hercules&lt;/span&gt; (aïe aïe) et réalisateur d’épisodes de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Xena&lt;/span&gt; (aïe aïe aïe) va sous les ordres de l’inénarrable Dino De Laurentiis et devant nos yeux qu’on aurait bien aimé ébahis nous faire revivre les grandes heures du bis rital ambiance peplum-fantasy mou du genou mais aux costumes rigolos et aux décors en carton pâte ! &lt;br /&gt;Ainsi donc, on a un p’tit gamin, le dernier César, qui doit fuir Rome tombée aux mains des Goths. Il se réfugie en Angleterre après avoir retrouvé l’épée de Jules César. Il est aidé dans sa quête par des personnages sympas, deux trois romains, une guerrière hindou et un vieux sorcier… Même si on s’en doute, il faut attendre la fin du film pour apprendre que le vieux sorcier c’est cette vieille branche de Merlin, le dernier César n’est autre qu’Uther Pendragon et l’épée vous l’aurez tous deviné à ce stade, c’est bien sûr Excalibur ! Pour les nigauds qui comprendraient pas, les responsables de la com ont décidé de tout spoiler direct sur l’affiche, probablement pour permettre aux gens de partir avant la fin du film sans qu’ils aient l’impression d’avoir loupé quelque chose… C’est assez élégant de leur part, il faut le noter !&lt;br /&gt;Par contre, en parlant d’élégance, il vaut mieux éviter de parler de la réalisation. L’inexpressivité totale de ce film tout mollasson nous rappelle régulièrement le passé télévisuel de l’auteur et les conneries défilent à nos yeux à un rythme endiablé… Dommage que l’histoire et les personnages ne suivent pas la même cadence parce que  pendant une heure et demie c’est le festival des faux raccords honteux (des personnages apparaissent ou disparaissent de l’image plus mystérieusement que Merlin dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Excalibur&lt;/span&gt;) des champ contre champ (qui nous rappellent l’hystérie des plus belles scènes de bistrot de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle la Vie&lt;/span&gt;) et des ellipses scénaristiques pour lesquelles on ne sait plus qui fustiger, le scénariste inconscient, le metteur en scène probablement grippé ou l’équipe technique qui doit probablement ne rien capter à ce qui se passe. De toutes façons cette coproduction internationale semble avoir été conçue pour faire bosser ensemble des étudiants d’un peu partout en Europe, genre stage d’été. Et si l’on doit évoquer le montage de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Dernière Légion&lt;/span&gt;, on se dit que l’assistant français du monteur devait être trop occupé à besogner la script girl slovaque pour se soucier de cette farce dont le budget n’a même pas la décence d’avoir été ridicule ! Et si le budget n’est pas ridicule les chorégraphies, elles, n’oublient pas de l’être ! On a donc une petite pensée pour la miss monde indienne qui fait juste n’importe quoi avec ses armes débiles et qui est aussi crédible en farouche guerrière toujours bien coiffée et admirablement maquillée que Tante May dans le rôle d’Helen Ripley !&lt;br /&gt;Et si les chorégraphies sont ridicules, les costumes ne sont pas en reste et  permettent de sortir de l’état amorphe dans lequel l’indigence de ce spectacle bâclé nous plonge. Si pendant la première heure les Goths font rire, l’apparition d’un espèce de seigneur de la guerre qui se trimballe un look de heavy metalleux de 14 ans avec imper grotesque et masque pourrave sorti d’un Z rital de 1983 finit d’enterrer le film. C’est pas possible, la costumière bulgare devait s’envoyer en l’air dans un coin avec le preneur de son tchèque !&lt;br /&gt;Pour faire bonne figure, et pour rehausser chorégraphies grabataires et costumes fauchés, rien de tel que des maquillages en plastique ! Et là, c’est carrément la fête du caoutchouc ! La cicatrice que le pauvre Kevin McKidd (le Vorenius de l’excellente série &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rome&lt;/span&gt;) arbore fièrement lui donne une tête de Kirk Douglas époque &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les Vikings&lt;/span&gt;… Sauf que dans le film de Fleischer, on y croyait ! Vorenius, ou Wulfila, comme il se fait appeler depuis qu’il a mis une perruque rousse, ne joue dans ce film qu’avec son œil droit… Et vu son large temps de présence à l’écran il doit être un des seuls à avoir vaguement bossé, on sent que ça le saoule un peu… Surtout que le reste de l’équipe italienne devait être en train de fumer des oinjs à l’autre bout du plateau ! Mention spéciale aussi pour son pote, l’espèce de gros barbare qui m’a fait penser à Roger Ward (Fifi Macaffee dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mad Max&lt;/span&gt;) et dont le jeu d’une incroyable finesse a du être peaufiné tout en nuance sur des rings de catch pendant 20 ans !&lt;br /&gt;Mais bon, c’est encore les Goths les plus rigolos, parce qu’en face, la communauté de l’épée est formée d’une sorte d’asperge pour jouer le héros charismatique (Colin Firth, aussi expressif que le poisson du même nom), de Sonia Roland dans le rôle d’une guerrière redoutable, de Gandhi (Ben Kingsley) ici affublé d’une fausse barbe et d’une robe blanche pouilleuse dans le rôle de Gandalf et même, et là je ne plaisante plus, d’un gros rasta qui fait un gros centurion sympa (film américain oblige, tout le monde doit s’y retrouver) ! &lt;br /&gt;Quand la débâcle atteint ce niveau, on ne s’inquiète plus de la photo qui ose des plans d’un ridicule achevé (l’hindoue devant le héros dans un face à face en ombre chinoise, ça donne envie de faire une capture d’image pour un éventuel concours du plus moche fond d’écran) on ne s’inquiète plus non plus des pompages éhontés (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le seigneur des Anneaux&lt;/span&gt; et ses 4 crétins qui passent des cols de haute montagne en short,&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Gladiator&lt;/span&gt; et ses vilains barbares qui sortent du sous bois, l’affiche et son air de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; à la con) et on ne fait bien sûr plus attention aux dialogues qui sont globalement d’une hallucinante ineptie… Parfois d’une puissance évocatrice digne d’un emballage de carambar, la philosophie de ce navet familial bouleversera les petits comme les grands par l’universalité de son propos. Je ne peux m’empêcher de terminer en citant Merlin : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quand le chemin devient obscur il devient difficile de le voir &lt;/span&gt;»… Méditons là dessus, le temps de se taper&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Resident Evil 3&lt;/span&gt; et de revenir à des préoccupations plus terre à terre !&lt;br /&gt;En conclusion, je trouve que cette ânerie insondable et définitivement grand public (pas de sang, rapports très chastes) nous ramène au cinéma de papa, voir même de grand papa… le kitch des années 80, les aventures fauchées mais colorées des nanards des années 60, avec en conclusion le discours pacifiste ultra naïf des années 50… Oui, c’est bien plus de 50 ans de conneries que ce film nous résume en un peu plus d’une heure et demie. Merci Doug, merci Dino.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-5846846590885789338?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/5846846590885789338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=5846846590885789338' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5846846590885789338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5846846590885789338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/11/la-derniere-legion.html' title='LA DERNIERE LEGION'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-7627306962068936726</id><published>2007-10-24T13:17:00.000+02:00</published><updated>2007-10-24T13:19:54.744+02:00</updated><title type='text'>TELERAMA #3015</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/telerama.jpg" border=0 alt="télérama... c'est cool on vient de me réabonner !"&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-7627306962068936726?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/7627306962068936726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=7627306962068936726' title='41 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7627306962068936726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7627306962068936726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/10/telerama-3015.html' title='TELERAMA #3015'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>41</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-6239321551074345546</id><published>2007-10-18T18:48:00.000+02:00</published><updated>2007-10-20T15:49:31.452+02:00</updated><title type='text'>I, ROBOT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG025.jpg" border=0 alt="I ROBOT, une sacrée merde, c'est Asimov qu'on assassine !"&gt;&lt;/center&gt;Etrange de voir Alex Proyas responsable du curieux et très dickien &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dark City&lt;/span&gt;, se retrouver fossoyeur de l’œuvre d’Asimov. Ambition de têtard, histoire formatée comme une disquette, pompage tous azimuts à donner le tournis à l’actrice de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Deep Throat&lt;/span&gt; et bien sûr personnages aussi ridicules que moi en maillot de bain et dont l’épaisseur psychologique a été calibré pour mettre en valeur des chaussures (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Converse&lt;/span&gt; cité complaisamment),  une chaîne HI-FI (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;JVC&lt;/span&gt;), une voiture (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Audi&lt;/span&gt;), des transporteurs (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fedex&lt;/span&gt;) et un message quasi subliminal (le robot s’appelle Sonny). Alors bien sûr la richesse de la littérature d’Asimov est pillée sans être comprise pour remplir les espaces libres de ce film publicitaire de presque deux heures.&lt;br /&gt;Will Smith travaille pas trop, tranquille, il reprend son rôle de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bad Boys&lt;/span&gt;, clins d’œil, humour immature et dégaine frimeuse compris. Il semble plus avoir bosser son roulement d’épaule et son ondulation du bassin que ses répliques mais bon… qui lui en voudrait ?!&lt;br /&gt;La meuf, elle, ne sert  à rien, mis à part à tomber amoureuse de Smith pour montrer ô combien il est cool… Elle comble aussi quelque trous du scénario dont l’ambition pourtant proche du néant arrive tout de même à s’emmêler les pinceaux. L’une de ses dernière phrase : « Il y a quelque chose qui me tracasse… » oui, nous aussi, et ce qui nous tracasse ce n’est pas tant que ton personnage attende la dernière scène pour se dire que le scénar prend l’eau, mais surtout qu’il pourrait se rendre compte qu’il ne sert à rien et qu’il n’est qu’un faire valoir abusivement stéréotypé qui n’a pour but que de mettre en valeur la séduction du héros qui doit prouver par là même à quel point ses chaussures sont cools ! Ma pauvre, ton personnage n’est qu’un paillasson sur lequel les godasses du héros viennent se décrotter…&lt;br /&gt;Le robot pour sa part essaye de bien jouer et ce serait assez facile de dire qu’il s’en sort mieux que les autres. Semblant sortir du casting d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A.I.&lt;/span&gt;, il est donc assez moche et somme toute pas très crédible… Ce truc massacrant à mi parcours un classique comme « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Robot qui rêvait&lt;/span&gt; », il mériterait honnêtement de se faire déconnecter, et pas que pour la cohérence du film dont tout le monde se branle je pense ! Comme ils sont nombreux et que ces maudits machins se ressemblent tous (ça permet de photocopier une belle image de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;l’Attaque des Clônes&lt;/span&gt; comme ça vite fait hop hop ça mange pas de pain) on sent que les décideurs ont du se dire « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;merde, déjà que notre truc est complètement con, mais si en plus on y pige que dalle, les gens risquent fort de se dire que Converse en fait c’est de la merde… Bon quelqu’un à une idée ?&lt;/span&gt; » « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Oui !&lt;/span&gt; répondit le scénariste, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;j’ai pensé à tout ! Les méchants auront une lumière rouge, les gentils une lumière bleue… &lt;/span&gt;» Passons sur la symbolique des couleurs pour s’arrêter rire un instant de ce procédé particulièrement débile qui ferait décrocher des gens qui retourneraient au cinéma après 30 ans d’isolement et qui n’auraient pas encore décroché du film à ce moment là ! &lt;br /&gt;Se foutre de la gueule du monde est un art et ceux qui ont voulu ce film sont dans ce domaine des génies. D’années en années, le cynisme de merdes de cette envergure qui ne tiennent que sur un acteur reproduisant des mimiques de show TV enrobées d’une soupe visuelle boostée aux croûtons numériques atteint des sommets. Ces sommets auraient pu être ébouriffants si l’on ne s’était pas arraché les cheveux devant la scène finale où l’on assiste consterné au spectacle du robot Sonny se dressant face à tous ses congénères dans un plan très pompier censé exalter le sentiment de liberté… Oooooh que voilà le noble sentiment… Libère toi, libère le peuple… Bref fais la révolution contre l’oppresseur humain et ne t’inquiètes pas, on est pas à une contradiction prêt si c’est pour démouler une belle image qui impressionnera le gogo qui ne se demandera pas où diable allait donc ce machin ! (Rappelons que dans le plan d’avant ce sont les avions de chasses américains qui font une jolie figure devant Will Smith qui représentent l’idéal de Liberté)&lt;br /&gt;On a même pas besoin de penser à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Blade Runner&lt;/span&gt; pour haïr les exécutifs qui ont décidé de ce truc là, on serait tenté de dire qu’à côté &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Minority Report&lt;/span&gt; est un chef d’œuvre et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A.I.&lt;/span&gt; une œuvre philosophique intense, mais ce ne serait pas très fair-play de comparer des films (même bourrés de défauts) à cette publicité de deux heures. Financé probablement par des banquiers qui ont finement calculé leur retour sur investissement, il nous reste qu’à espérer qu’un jour on dressera un Nuremberg pour ces ordures ! J’m’en vais retourner voir &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Cecil B. Demented&lt;/span&gt; et rêver du jour où l’on envahira militairement Hollywood. A mort les éxecutifs de la Fox ! Et qu’on tonde Proyas pour avoir conduit le train de cette infamie…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-6239321551074345546?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/6239321551074345546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=6239321551074345546' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6239321551074345546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6239321551074345546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/10/i-robot.html' title='I, ROBOT'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-2677664259215944775</id><published>2007-09-14T16:26:00.000+02:00</published><updated>2007-10-20T22:55:31.408+02:00</updated><title type='text'>ALIEN APOCALYPSE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG024.jpg" border=0 alt="Bruce Campbell, arrête de produire des merdes et retourne bosser !"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alien Apocalypse&lt;/span&gt; de Josh Becker est un téléfilm de la chaine Sci Fi qui ne doit probablement sa sortie en DVD dans nos contrées uniquement grâce à la présence du toujours très apprécié Bruce Campbel. Sans surprise on retrouve ici le style très particulier des précédentes réalisations de Josh Becker (à savoir quelques épisodes de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Xena&lt;/span&gt; et d'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hercules&lt;/span&gt;) même si cette fois ci, il faut le reconnaitre et c'est fort dommage,  son talent a été un chouia plombé par un scénario loin d'être à la hauteur de son oeuvre !&lt;br /&gt;En effet, de retour sur Terre après une mission dans l'espace, Bruce Campbel découvre que l'humanité (enfin 3 figurants dans une clairière) a été mise en esclavage par des termites géantes aliens. Il prendra la tête de la rébellion (4 acteurs de boulards qui semblent bien embêtés qu'on leur demande de garder leurs pantalons) et repoussera l'invasion, devenant un héros.&lt;br /&gt;Je ne suis pas refractaire aux films à petit budget car parfois les séries B ou Z parviennent à transcander leurs faibles moyens pour nous proposer des spectacles décomplexés et bien funs comme par exemple le récent et réussi &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Evil Aliens&lt;/span&gt;. Par contre, ici, il ne faut pas avoir peur de reconnaitre que c'est une catastrophe quand bien même le film bénéficie d'une incompréhensible bienveillance sur le net, certains aveugles saluant la prestation de Campbel tandis que certains sourds notent l'aspect parodique censé traverser cette oeuvre... Et c'est là où ça me fait un peu halluciner... Ce machin tout naze n'est pas du tout drôle alors qu'il se voudrait parodique et n'est pas du tout déjanté alors qu'il se voudrait fun ! C'est sans doute parce que les ambitions comiques proviennent de l'envie de sauver du néant un scénario indigent qui semble avoir été écrit d'une traite. Malheureusement, ce traitement "à la lègère" n'offre aucune indulgence à ce film qui finit par être torpillé par le niveau excécrable des quelques vannes récurrentes balancées ici et là.&lt;br /&gt;Abrutissant de nullité, les acteurs jouent tous comme des flans grimés avec des perruques et des fausses moustaches de farces et attrapes. Ils anonnent des lignes de dialogues d'une banalité exaspérante, certains jouant comme s'ils enfilaient des mouches alors que d'autres semblent enculer des perles ! Peter Jason, un habitué de chez Carpenter, vu dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Futur Immédiat&lt;/span&gt; et passé à la postérité chez les no-life grâce à sa participation à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dr Quinn femme medecin&lt;/span&gt;, a l'air de se faire encore plus chier que nous alors qu'il n'a que deux scènes, lui, ce qui est bien peu en comparaison de ce que le spectateur a à se farcir ! Le grand Bruce Campbel n'offre qu'une prestation mollassonne qui ne relève pas vraiment le niveau et il semble plutôt consterné que concerné par ce qui se passe... Il a gentiment (et courageusement) accepté de jouer dans ce film car Becker est un vieux pote (il se sont rencontrés sur le plateau d'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Evil Dead&lt;/span&gt;). D'où peut être l'impression qu'il donne tout au long du film, celle d'être sacrément emmerdé d'avoir eu à rendre service à son copain, le spectre de son jeu étant compris entre "penaud" et "embarrassé"... &lt;br /&gt;Cette belle merde en DVD accumule les plans de merde tout au long d'une histoire merdique et portée par des acteurs de merde, des effets spéciaux qui auraient déjà fait pitié en 1964 et des images de synthèses qui semblent avoir été réalisées sur un téléphone portable. Cette grosse zèderie chiante n'aurait jamais dû connaitre mieux qu'une diffusion sur le cable dans l'Utah, un jeudi matin. Elle n'arrive même pas à foutre la haine à un spectateur atterré dont le cerveau a été anesthésié par 1h20 de bêtise très moche.&lt;br /&gt;On peut encoder la merde en 0 et en 1, ce film gentiment proposé par Mad Movies nous le prouve. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-2677664259215944775?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/2677664259215944775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=2677664259215944775' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2677664259215944775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2677664259215944775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/09/alien-apocalypse.html' title='ALIEN APOCALYPSE'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3397737278475985285</id><published>2007-09-11T01:10:00.000+02:00</published><updated>2007-10-20T22:58:49.381+02:00</updated><title type='text'>JASON X</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG023.jpg" border=0 alt="Pauvre Jason Voorhees... ce Vendredi 13 est une honte qui rend AVP presque sympathique"&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jason X&lt;/span&gt;… Et bien je  n’avais jamais vu ce dixième volet de la série &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vendredi 13&lt;/span&gt;… Vendredi 13, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Friday the 13th&lt;/span&gt;… Voila une sacrée ribambelle de film communément considérée comme une des sagas les plus catastrophiques qui enfila, jusqu'à l'abstraction et avec une rigueur forçant le respect, navet sur navet. Obtenant par là même un statut quasi légendaire pour son personnage principal propulsé véritable icône moderne de l'Horreur. Si il faut bien lui reconnaître une force évocatrice indéniable, il faut également avouer que cette franchise était bien plus moribonde et bien plus moisie que son boogeyman, toujours vaillant.&lt;br /&gt;C’est donc au début de ce millénaire, alors que personne de censé ne pouvait décemment imaginer un nouvel opus pour Jason, qu’arrive une idée totalement improbable ! Après donc &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jason à New York&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jason en enfer&lt;/span&gt;… ce coup ci c'est Jason dans l’espace ! Notre Martine à la machette toujours affûtée est un concept suffisamment simple pour qu'on puisse le décliner à toutes les sauces. Et la sauce avariée de cet ultime épisode (quelques années avant &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Freddy vs Jason&lt;/span&gt;) a tout de même un sale goût de déjà vu ! L’"originalité" s’arrête ici à piquer sans vergogne les idées des autres pour habiller le boucher de Crystal Lake ! &lt;br /&gt;Alors pour les étourdis comme moi qui avaient laissé passer cette grosse daube résumons cette blague en quelques phrases : &lt;br /&gt;Jason est congelé avec une scientifique lors d’un prologue totalement cheap dans lequel Cronenberg fait une apparition qui n'apporte pas grand chose à part une grosse honte pour lui. 450 ans plus tard, alors que la Terre est aussi invivable que les acteurs du film, une expédition charge à bord d'un vaisseau le gros Jason et la frêle (et évidemment) mignonne brunette qui ne tardent pas à être ranimés, le "carnage" pouvant commencer ! Alors ok, au début, on fait fi de la réalisation platement inepte et on se prend à se dire : "ok c’est très mal fait, mais c’est golri, Jason dans l’espace uh uh uh"… Pas longtemps en fait parce que très rapidement le film tente poussivement, mais alors trèèèès poussivement, de nous refaire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aliens&lt;/span&gt; pour débile avec une mise en place de téléfilm ! Tous les atouts du film de merde torché par des incompétents qui se branlent totalement de ce qu'ils font et qui n'ont pas un gramme de respect envers ce qu'ils font sont réunis : D'abord, on a les G.I.s joués par des acteurs de télé achats qui font semblant d’être des supers soldats avec des flingues en plastique, vient ensuite le chef, vénal et pleutre, qui cherche a faire de l’argent avec la créature et qui finira bien sûr tué par là où il aura pêché, on a également les scientifiques : bimbos délurées et débordées (une toubib se moque de la taille du cerveau de Jason dans ce qui semble être une mise en abîme personnelle du scénariste), l'androïde de service et bien sûr la Sigourney Weaver du pauvre, une bonnasse au jeu inexpressif qui tente de prévenir un casting indifférent du côté terrifiant de Jason, la terrrrrifiante machine à tuer !&lt;br /&gt;Alors, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jason X&lt;/span&gt; un mauvais film d'horreur ? Même pas, car la dream team de ouf qui nous a pondu cette stupidité soporifique a pensé (!) qu'il y avait ici matière à ironie et pourquoi pas à une mise en abîme ! Ils ont choisis de décalquer le film de Cameron mais ce qui semble les avoir passioné ce sont les blagues vaseuses qu'ils tentent piteusement de reproduire ici à la chaîne... Alors autant lorsqu'on sent que le scénariste n'a pas cherché à refléchir sur ce qu'il a du rédiger machinalement en regardant la télé est tarte, autant lorsqu'il se sent des élans dans le second degré ça se vautre misérablement dans une soupe immonde qui fait regretter au spectateur tétanisé de honte des chefs d'oeuvre comme &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scream &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Freddy 7 &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;Totalement raté dans son traitement ironique par une incompréhension totale des quelques éléments qui peuvent rendre le personnage de Jason fascinant, le film souffre de plus d'un budget dont l'évidente étroitesse s'affiche en grand sur l'écran ! Probablement financé par les compagnons d’Emmaüs, le film bénéficie d'une direction artistique catastrophique qui aligne avec la régularité d'une montre suisse horreur sur horreur ! Les costumes sont impayables (encore pire que ceux du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;5ème Elément&lt;/span&gt;) et les décors sont à la fois minables mais également éclairés de la manière la plus laide possible dans ce qui semble être un hommage aux Z italiens du début des années 80 (allez hop on éclaire tout ça avec du rouge, du vert et du bleu !). La laideur globale du métrage n'épargne rien et nous sort le grand jeu : maquettes en plastiques à la Xor, effets gores probablement les plus nazes de la franchise, effets spéciaux numériques réalisés sur commodore 64, musique de supermarché… &lt;br /&gt;Tout cela est d'une nullité assez banale et au final guère surprenante ! Pourtant, surprenant, le film sait tout de même l'être de temps en temps, nous réservant des petites surprises mignonnes comme des cerises moisies posées sur des gâteau de merde, sympas comme des crottes de nez posées sur le bord d'une cuvette de chiotte ou savoureuses comme des glaires crachés dans un vomi faisandé ! L’androïde reprogrammée en dix minutes pour devenir une super warrior (avec un costume impayable qui à mon avis a du filer  la gaule et des idées à Pitof) c’est déjà con, lorsqu’elle ouvre la bouche c'est encore plus con mais lorsqu’on la voit tirer on se dit que là non, c’est pas possible : c'est plus du foutage de gueule, c'est carrément insultant ! Oh les gars ! y'a des gens qui les voient vos films, sans parler de ceux ou celles qui payent pour ça ! Je sais bien bien que vous vous en foutez mais quand même... Pi encore que la greluche cyborg, Le über-Jason censé être le clou du spectacle est finalement l'un des ultimes ramonage de cerveau qui tente de faire disparaître la moindre once d'intelligence qui aurait encore pu surnager là dedans ! Lorsque le film joue sur la tension, il fait rire, mais il fait presque peur lorsqu'il tente de faire rire aux dépents de ses personnages finalement méprisés avec la même force que le tout méprise le spectateur.&lt;br /&gt;Torché sans aucun talent et parfaitement idiot, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jason X&lt;/span&gt;, avec son absence totale de suspense et son gore calibré pour grand mère cardiaque pensait pertinent de croiser Jason avec &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aliens&lt;/span&gt;, il termine minablement comme un sous produit consanguin, croisement improbable de sous &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Starcrash&lt;/span&gt; et de slasher pour teenager… Faire encore plus mauvais que les Z des nineties était un sacré défi, c’est finalement le seul que le film de James Isaac a réussi à relever ! Ah si, quand même, il y a UNE bonne blague avec &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Jason X &lt;/span&gt;: il est sorti en salles ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3397737278475985285?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3397737278475985285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3397737278475985285' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3397737278475985285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3397737278475985285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/09/jason-x-et-bien-je-navais-jamais-vu-ce.html' title='JASON X'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-6637912189136573380</id><published>2007-08-27T18:16:00.000+02:00</published><updated>2007-08-29T04:01:15.814+02:00</updated><title type='text'>CLERKS 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG022.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Clerks&lt;/span&gt; est définitivement l’un des petits chefs d’œuvre du cinéma indépendant américain, un film à ranger aux côtés de métrages comme &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lune Froide&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;C’est arrivé près de chez vous&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aaltra&lt;/span&gt;. En faire une suite n’était pas forcément une mauvaise idée et retrouver nos deux branleurs plus de 10 ans après le film original pouvait être intéressant, l’acidité comique de la jeunesse finissant par devenir douce-amère par la nostalgie du temps passé… Et si c’est effectivement dans cette direction que Kevin Smith tente de tirer une partie de son nouveau film, le problème, c’est que le reste se vautre dans l’inanité d’une comédie romantique absolument insignifiante : Dante a le cœur pris entre deux superbes (et totalement improbables) jeunes filles, laquelle va t’il choisir ? Abandonnera t’il son copain pour partir en Floride suivre la voie toute tracée que lui offre la blonde et sûre d’elle Emma, ou restera t’il avec son pote pour s’accomplir avec la brune et pétillante Becky ? Cette question haletante qui passionne déjà tous les amateurs des après-midi téléfilm d’M6 nous est donc développé ici en couleur et dans une réalisation brillante de nullité. Passons donc sur cet aspect misérable et définitivement hors sujet pour revenir à nos p’tits moutons : le quatuor Dante, Randal, Jay et Silent Bob. Pour eux, l’interprétation est totalement en roue libre et on a rarement vu un « muet » jouer aussi mal, Kevin Smith étant aussi bon qu’un acteur de sitcom pré-pubère qui n’aurait pas dépassé l’épisode pilote ! Les autres font ce qu’ils peuvent mais vu ce qu’ils ont a défendre… Difficile de se faire une idée ! Un petit nouveau, Elias, est joué par un inconnu qui aurait du le rester : Trevor Fehrman et qui interprète son personnage avec encore moins de nuance que si il était dans un épisode de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;South Park&lt;/span&gt; ! Accordons lui tout de même le bénéfice du doute tant son personnage est une caricature mal dégrossie provoquant des gags pas drôles et tombant à plat ou sortant des lignes de dialogues très souvent ratées, voire parfois carrément honteuses ! Ce bâclage intégral et irrespectueux des personnages s’articule durant une heure et demie autour de gags régressifs minables : une discussion pas écrite sur la pratique du léchage de cul (ouarf) ou un geek puceau et bourré qui se branle devant un gros moustachu qui suce un âne (ouarf ouarf ouarf)…  Et ça, c’est à peu prêt tout ce que le lourdaud Kevin Smith a à nous proposer. Au delà du « régressif », le « transgressif » est au même niveau : que ce soit la tirade inepte sur la religion sortie par Jay ou le dialogue sur la portée raciste de différentes expressions on continue de patauger dans une fange artistique, sorte de chiasse filmique colorée qui a au moins le mérite d’être parfaitement illustrée par une photo strictement dégueulasse ! Ce n’est pas l’inévitable papotage de geeks qui sauvera cette grosse merde car le scénar n’a strictement rien à dire et ressert au spectateur accablé une louche de «&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lord Of The Ring&lt;/span&gt; versus &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt;»… Réhabiliter la mise en scène de mamie avec des préoccupations de geeks en carton, merci Kevin Smith, tu nous fait rêver ! En fait, si tout ceci ne faisait que tourner en rond, ce purin sur pellicule au scénario poussif et idiot ne serait fondamentalement pas détestable, nul assurément, mais pas détestable. Parce qu’en fait le gros soucis de ce sitcom gluant c’est là où il abouti et le truc coince carrément dans cette réflexion de demeuré sur l’amitié et la nostalgie… La relation et les interrogations de deux potes qui refusent de grandir mais qui se retrouvent finalement vieux à force d’être jeune est un thème passionnant (magnifiquement traité dans le film de Bouchitey, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lune Froide&lt;/span&gt;) mais qui est ici expédié en quatrième vitesse lors d’une scène vraiment très nulle et par le biais de trois lignes de dialogues vraiment ineptes. «&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Restons amis, sois maître de ton destin en devenant père et reprenons notre magasin de jadis grâce aux économies des deux dealers…&lt;/span&gt;» &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Clerks 2&lt;/span&gt; n’a finalement à proposer en conclusion qu’un conformisme effarant rebondissant sur une astuce bien fainéante sortie d’un scénario particulièrement tire au flanc. Cet incompétent de Kevin Smith tente donc de se vautrer pendant une heure et demie dans diverses provocations sinistres pour finalement nous prouver que ses branleurs sont aussi cons que tout le monde. Une vraie réussite quoi…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-6637912189136573380?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/6637912189136573380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=6637912189136573380' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6637912189136573380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/6637912189136573380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/08/clerks-2.html' title='CLERKS 2'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-5067945202260446366</id><published>2007-07-23T04:43:00.000+02:00</published><updated>2007-07-23T05:10:38.117+02:00</updated><title type='text'>PLANE DEAD</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG021.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Une grosse daube bien Z, c'est ce qu'est ce film qui s’annonçait à priori sympathique, grâce notamment à la présence d’acteurs aux noms aussi exotiques que rigolos (Raymond Barry, y’a aussi Spielberg qui joue un toubib, mais c’est David Spielberg !). Alors déjà il ne faut pas s’attendre à un film de zombies (le titre américain étant pourtant&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; Flight of the Living Dead &lt;/span&gt;– je n’ose croire qu’il ne s’agit là que d’une manœuvre bassement commerciale) car point de morts vivants dans cette pénible pellicule qui loucherait plutôt du côté de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;28 jours après&lt;/span&gt; (logo biohazard sur l’affiche compris). Cette bonne petite merde ne fait pas que reprendre le thème des infectés du film anglais mais reprend également leur look et leurs sifflements/grognements (mais ici mixés n’importe comment). Essayant d’alterner les scènes marrantes et celles plus sérieuses comme celles au Pentagone avec 3 pauvres figurants censés représenter une cellule de crise – le film tentant de palier au manque de budget par des dialogues inspirés (du style "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;passez moi le président&lt;/span&gt;", "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;nous avons perdu le contact radio"&lt;/span&gt;, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;nous risquons la destruction des USA&lt;/span&gt;"). N’allons pas par quatre chemins, toutes les scènes du film  sont globalement ratées et les essais comiques transforment un truc qui refoulait déjà sévère en purge pour le coup particulièrement navrante : l’infecté japonais qui reste accroché à son fauteuil (même l’acteur semble avoir honte) la grand mère qui tente de mordre un gars sans son dentier, (ils se sont sentis obligé de rajouter un dialogue qui explique la blague, on imagine qu’ils en étaient particulièrement fiers) la meuf qui tue une infectée d’un coup de parapluie dans la bouche avant d’ouvrir celui ci… Ce film d’horreur n’a finalement de sinistre que son humour ! De plus, le carnage sait se faire attendre grâce à une longue et pénible mise en place (50 minutes) et lorsque ce carnage finit par s'emballer on regrette bien vite les scènes de dialogues comme les considérations des hôtesses de l’air sur les boites parisiennes ! Les scènes d’attaques sont toutes les mêmes, et surtout sont d'une constance incroyable dans la manière d'être filmées n’importe comment dans un jem’enfoutisme qui devrait pousser les amateurs du genre à condamner ce film aux oubliettes et le réal à diverses tortures. Si Rushdie doit se planquer depuis des années, Scott Thomas (le gars qui a tourné le film) a la chance que le geek de base n'a généralement pas l'énergie de transformer ses fatwas en actes concrets. De toutes façons ce n’est pas la peine de parler ici de mise en scène, le seul soucis du chef op étant, je pense, d’arriver à cadrer des acteurs tous aussi nuls les uns que les autres. Les maquillages des infectés se résument à une paire de lentille par personne et la direction artistique est un vibrant hommage aux zombies du &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Lac des Morts Vivants&lt;/span&gt; : tout le monde fait juste n’importe quoi, n’importe comment. Probablement tourné par un réal qui devait passer son temps au téléphone, ou à faire à manger ou encore à regarder ailleurs, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plane Dead&lt;/span&gt; n’arrive pas à la cheville du pourtant immédiatement has been &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Des serpents dans l’avion&lt;/span&gt;, sûrement à cause d’un budget moindre ! Ce film ne mérite même pas son téléchargement gratuit, alors de là à aller l’acheter… dites vous que l’article élogieux paru dans le Mad Movies de cet été n’est finalement qu’un publi-reportage servant à vendre du plastoc…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-5067945202260446366?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/5067945202260446366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=5067945202260446366' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5067945202260446366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/5067945202260446366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/07/plane-dead.html' title='PLANE DEAD'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3875364583274624473</id><published>2007-07-18T19:35:00.000+02:00</published><updated>2007-11-06T03:54:55.449+01:00</updated><title type='text'>DIE HARD 4.0</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG020.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Bon, oui ben c’est nul quoi… Même si je reconnais des qualités évidentes au premier et au troisième volet, je n’ai jamais été très fan de la trilogie &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Die Hard&lt;/span&gt;, mais c’est pas vraiment ça qui m’interpelle pour le coup, c’est plutôt l’évolution des bad guys… Le temps des soviétiques est révolu, ça on le sait. Il est tombé en désuétude à la fin des années 70, revenu en force pendant les années Reagan il a, au début des 90’s, cédé la place à différentes mafias - souvent russes d’ailleurs, on se refait pas ! - ou différentes organisations criminelles. Ceci dit, une partie plus intéressante de ce qu’on appelle les « films de sécurité nationale » concerne la propension des américains à la peur de l’ennemi intérieur. Celui qui insufflera la subversion au sein de la société américaine, la contaminera et provoquera le chaos (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Speed&lt;/span&gt;, les autres &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Die Hard&lt;/span&gt;). Il craint aussi le pouvoir de ses élites, trop de pouvoir concentré dans trop peu de mains peut être dangereux pour la démocratie (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Danger Immédiat&lt;/span&gt;). Il craint également l’omniprésence d’une technologie de plus en plus compliquée et dont on est de plus en plus dépendant (&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Terminator&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Wargames&lt;/span&gt;). Et ce qui est fou dans le dernier &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Die Hard&lt;/span&gt;, c’est que McLane affronte presque à lui tout seul, grâce à son marcel et à son flingue, l’ensemble de ces trois menaces. Il va les vaincre au prix d’une succession improbables de scènes de baston homériques qui tiennent plus du film catastrophe que du film d’action (McLane défonce plus de trucs en une heure que Godzilla sur 12 films). Ceci dit, dans cette fureur de vengeance expéditive où évidemment jamais n’est remit en cause les modalités de réponse (une balle dans la tête généralement) il sauvera la cohésion de la société américaine. Il la sauvera mais là aussi, bien sûr, il ne questionnera jamais le système qu’il défend, alors que le film pose lui même les questions de l’omnipotence militaire sur les domaines civils. Le bad-guy est une sorte de Fu Manchu qui cumule les rôles : insinuations communistes (on croit rêver) super-méchant à la James Bond qui veut s’emparer de tout l’argent des USA (rien que ça) et savant fou voulant projeter le monde dans le chaos car on ne l’a pas écouté !&lt;br /&gt;Comme film d’action, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Die Hard 4.0&lt;/span&gt; est plutôt insipide, grotesque et fatiguant même si il propose sans rire des scènes d’action rocambolesques plutôt impressionnantes (holala un avion de chasse contre un semi remorque, iiiiih une voiture de flic contre un hélicoptère, pffff un 4X4 contre une chinoise qui fait du kung fu… N’importe quoi !)… Par contre, comme sujet d’étude de l’évolution du film de cinéma de sécurité nationale, il est fascinant ! Politiquement également, un personnage principal encore plus con que le propos du film, ça surprend toujours un peu et on se demande si l’antipathie qui se dégage de ce héros n’est pas là pour renforcer l’empathie qu’on peut éprouver pour le méchant qui semble être dans son bon droit, mais qui a le malheur d’avoir planifié LE crime suprême : vouloir piller les fonds de pension ! McLane le conservateur veille au grain… Vivement le 5 !&lt;br /&gt;Pour ceux et celles qui pensent que ces films, dit de Sécurité Nationale, ne sont pas si anodins que ça, ou ceux et celles qui en ont marre d’entendre « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mais c’est que du cinéma&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;c’est un film d’action te prend pas la tête &lt;/span&gt;», je conseille la lecture de l’excellent livre de Jean Michel Valantin : « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hollywood, le Pentagone et Washington&lt;/span&gt; » aux éditions &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Autrement&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3875364583274624473?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3875364583274624473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3875364583274624473' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3875364583274624473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3875364583274624473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/07/die-hard-40.html' title='DIE HARD 4.0'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3575166950596224599</id><published>2007-07-15T23:57:00.000+02:00</published><updated>2007-11-06T04:16:22.277+01:00</updated><title type='text'>PATHFINDER</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG019.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Soyons clair, la seule réussite du film de Marcus Nispel est d’être parvenu à reproduire à l’identique et de manière crédible l’univers de Frazetta grâce à une photo et une direction artistique particulièrement réussie. Incontestablement tout ceci aurait du servir le film et lui offrir sur un plateau une puissance évocatrice, mythologique et épique d’une rare efficacité ! Mais le teuton Marcus Nispel semble prendre plaisir à massacrer la force de son matériau de base en accumulant erreurs et incompétences. D’abord offrir le rôle principal (Ghost) à Karl Urban était peut être une bonne idée s’il s’agissait de trouver quelqu’un qui joue aussi bien qu’une tête de mort ! C’était bien vu, mais c’est quand même raté car sa tronche d’ahuri fait pâle figure face aux vikings et surtout face au toujours impressionnant Clancy Brown dont la barbe et les cornes ont une palette d’émotions nettement plus variées et un jeu bien plus en nuances que ce que notre cher Urban arrive à proposer avec sa dégaine de saucisse aux hormones et son regard bovin. Nispel tricote pourtant autour de lui une histoire dont l’unique ambition semble être de cumuler le plus de clichés et de pompages possible… Les figures obligées de ce genre de spectacles sont donc toutes réunies : massacre dans le village, fabrication de pièges, planque dans les bois… &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Conan&lt;/span&gt;, dont l’influence reste encore écrasante 25 ans après sa sortie, est donc pillé en bonne et due forme (la scène où la grosse endive chevelue manie l’épée fait vraiment pitié), &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Rambo&lt;/span&gt; bien sûr (survival dans les bois oblige), le surestimé &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;13ème Guerrier&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;le Dernier des Mohicans&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Little Big Man&lt;/span&gt;… Bon ok, on est pas forcément là pour avoir un scénario super fouillé, mais si on est incapable d’écrire trois lignes qui n’ont pas déjà été écrites cent fois il vaut mieux en dire le moins possible. Les éléments épars qui mis bout à bout sont censés former une histoire sont clairement traités par dessus la jambe et on se demande juste quelles peuvent être leur utilité à ce niveau !? Love story franchement éculée, tellement éventée qu’elle en devient lourdement pénible, pareil pour la figure du vieux chef à la sagesse en papier crépon qui accumule les scènes d’une aberrante bêtise et d’un ridicule achevé (mention spéciale à la scène sous la glace), l’indien pas cool qui reviendra sur ses a priori et se sacrifiera pour le héros, le sidekick handicapé mais sympa et rigolo qui aidera le héros après que celui ci l’ai préalablement rejeté, les méchants qui rigolent tous bêtement ou qui poussent des grognements chaque fois qu’ils sont plus de 3 dans le cadre… La vraie violence, celle qui fait vraiment mal, est finalement là, dans la bêtise de ces grosses ficelles évidentes qui fouettent le cerveau du spectateur pendant prêt d’une heure et demie, pensant qu’épuisé par la nervosité du découpage il gobera sans rien dire ces fatigantes banalités. Par la faute de ce traitement scénaristique inepte, on est donc pas prêt de s’intéresser aux malheurs de ces indiens, parmi les plus couillons qu’on ait jamais vu à l’écran ! Il ne reste finalement qu’une succession de combats routiniers tous orchestrés autour du gros flan emplumé. Et si c’est dans toutes ces scènes de fight que le film aurait du faire la différence, c’est de nouveau le naufrage ! Contrairement à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;300&lt;/span&gt; qui proposait des chorégraphies ridicules traitées par une stylisation outrée, ici, ce sont des chorégraphies brouillonnes, un montage totalement incohérent et des cadrages bien trop serrés qui rendent quasiment toutes les bastons incompréhensibles. Parce que le vrai gros barbare dans cette histoire c’est pas le gros viking, c’est surtout pas Urban la grosse huître bodybuildée non, c’est lui, c’est le monteur, le gars qui a découpé tout ça probablement à la hache de combat et avec un casque posé à l’envers sur sa tête. D’abord ennuyeux le film finit par être totalement indigeste et agace le spectateur qui préférait qu’on lui présente tout ça en carte postale plutôt qu’en long métrage ! Comme si tout ça n’était pas suffisant ce spectacle éprouvant finit d’être sabordé par un score débile qui ne sait que faire et qui n’arrive pas au niveau de la trompe de chasse des vikings, infiniment plus lyrique. Pour conclure ce n’est pas exagérer que de dire que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pathfinder &lt;/span&gt;est au souffle épique ce que l’asthme est à l’apnée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-3575166950596224599?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/3575166950596224599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=3575166950596224599' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3575166950596224599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/3575166950596224599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/07/pathfinder.html' title='PATHFINDER'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-7888047035168840305</id><published>2007-07-05T19:07:00.000+02:00</published><updated>2007-07-06T20:08:46.636+02:00</updated><title type='text'>LADY IN THE WATER</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG018.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Voici donc le nouveau film de M. Night Shyamalan dont la carrière ne brille que par la grâce d'un public à l'incompréhensible indulgence. Suite à un premier film réalisé en Inde et à un second totalement inconnu, il sort en 1999 son premier film évènement : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le sixième sens&lt;/span&gt;, où l'on découvre étonné à la fin du film que le mort qui parle est un  fantôme (ou l'inverse), un bon twist foireux qui aura subjugué toute une génération de spectateurs et qui lui assurera un incroyable succès commercial... Vient ensuite le sombre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Incassable &lt;/span&gt;qui est sans aucun doute son meilleur film tout en étant loin d'être un chef d'oeuvre. Puis on a alors eu droit au flots de sornettes cosmiques de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Signes&lt;/span&gt;, purge insondable dont j'ai l'amabilité de ne citer que le nom et surtout aux âneries d'un autre âge proposées dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Village&lt;/span&gt;, un film qui pousse tellement loin son propos et qui réserve un twist tellement naze qu'il réussit l'exploit d'être encore plus crétin que sa propre parodie dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Scary Movie 4&lt;/span&gt; ! Le réalisateur se met alors à dos la critique tandis qu'un large following de fidèles et de geeks décérébrés suivent aveuglement son oeuvre à l'instar des rats qui suivent subjugués le joueur de pipeau. C'est alors que Shyamalan décide que sa filmographie exemplaire (qui ferait pourtant pâlir de jalousie les ZAZ niveau débilité) peut lui permettre de réaliser un film reposant uniquement sur son don inné de la narration (et accessoirement sur son nom, Disney s'étant prudemment retiré d'un projet dont ils jugeaient le script calamiteux)&lt;br /&gt;Il était donc une fois des Narfs, genre fées des eaux, qui vivaient avec les humains... mais elles furent séparées de ceux ci lorsque ces derniers commencèrent à quitter les mondes magiques... Elles doivent donc essayer d'en retrouver certains pour les "éveiller" tout en évitant les méchants scrunts et puis elles doivent repartir chez elles grâce au grand aigle magique pendant que des singes des bois font la police !&lt;br /&gt;C'est l'histoire que Papa Shyamalan raconte à ses filles pour qu'elles fassent dodo. Comme il est sympa et généreux, il décide d'en faire profiter tout le monde grâce à son immense talent de conteur... Passons vite sur l'histoire à proprement parler du film, elle a beau tenir en 10 lignes (les fillettes de Shyamalan devaient dormir au bout de 5 minutes - sinon elles auraient convaincu leur père de l'insondable crétinerie de tout ça) Shymalan parvient à l'étirer sur 1h50 ! Tourné, ou produit (comme &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Poltergeist&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Gremlins&lt;/span&gt;) par le Spielberg de la bonne époque on aurait eu droit à la description d'une petite communauté américaine typique se retrouvant confrontée à un élément fantastique qui provoquerait un boulversement et mettrait le doigt sur les travers, les défauts et les qualités de chacun ! Sans surprise Shyamalan est très très loin de Spielberg (pour tout dire il atteint à peine le niveau de Luc Besson) et sa description des habitants de l'immeuble ne dépasse jamais l'anecdotique, ce sont tous des figures dont la psychologie ne se résume qu'à une seule fonction : le personnage qui ne se muscle qu'un bras, le groupe qui fume, la dame qui aime les chats, le gars qui joue aux mots croisés... Jamais on ne se sentira proche de ces personnages ce qui sera fatal à notre capacité à accepter une histoire abracadabrantesque de fée sortie d'une piscine à laquelle tout le casting semble croire sans sourciller, tout le monde sauf le spectateur atterré. Shyamalan est tellement sûr de lui qu'il ne construit même pas son récit, il demande simplement au spectateur de jouer le jeu d'emblée, trouvant tout à fait normal qu'il se plie docilement à son propos. &lt;br /&gt;L'interprétation est au niveau de la réalisation : absente, vide, creuse. Giametti tente de jouer Richard Dreyfus avec sa barbe et B.D. Howard qui joue comme un canard (uh uh uh) passe son temps à chouiner dans un rôle, certe, peu évident. Au milieu de tout ça Shyamalan filme ses acteurs comme s'il tournait un téléfilm et lorsqu'il ne sait plus où mettre sa caméra, il la fout au plafond, ça impressionne toujours un peu les gogos ! Un petit mot rapide sur les CGI tellement ils sont à l'unisson de ce naufrage général ! Le loup à pelage de gazon est tellement bien designé et tellement bien animé qu'on a l'impression en le voyant d'être dans un film de Jean Marie Poiré avec Clavier ! Ceci dit, c'est un peu chien de faire l'étonné, quand on se rappelle des bestioles des films précédents de Shyamalan, ça n'est guère surprenant !&lt;br /&gt;Alors ce film est, nous dit-on sur certaines affiches, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;a bedtime story&lt;/span&gt;", oui oui... c'est ça... carrément une histoire à dormir debout ouai ! Car, la première bobine passée, l'efficacité de cette daube soporifique tient toutes ses promesses : tout le monde roupille (casting et équipe technique compris) ! Shyamalan finit alors son film en pensant que plus personne ne le mate, il peut donc tranquillement se branler et se mettre en scène dans une mise en abîme ahurissante de prétention ! Car, bien sûr, c'est lui qui joue (c'est une façon de parler) l'écrivain que la Narf doit éveiller ! Touchée par la grâce divine, son oeuvre marquera profondément les gens et changera le Monde. Le pénible Shyamalan balance donc une comparaison bien osée entre sa propre "oeuvre" et celle de son personnage, nous expliquant en gros qu'il est touché par la grâce divine ! Il a beau avoir une très haute idée de son cinéma, il joue quand même comme un flan, et ce Père Fondateur qui propage la Bonne Parole pour le bien de tous est vraiment tarte à voir et finit par sombrer, en même temps que le film, dans un ridicule absolu. Si Shyamalan avait un peu plus de recul vis à vis de lui même, il devrait plutôt se voir dans le rôle du gars qui vidange la piscine plutôt que dans celui du Messie... Mais bon, il juge que son oeuvre est d'une importance capitale et ça, il n'en démord pas. Il n'oubli pas au passage que les critiques fustigèrent ses derniers chefs d'oeuvre, ils subiront donc les foudres du génie ! Shyamalan se venge par l'intermédiaire du trop rare Bob Balaban (le Chaundra de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2010&lt;/span&gt;) qui joue un critique obtus et pète-sec qui finira dévoré dans une scène au "comique" particulièrement mal amené, dont le second degré outrancier est totalement hors sujet avec le rendu pseudo réaliste du film ! C'est à peu prêt du niveau de Jan Kounen qui faisait se torcher un de ses personnage avec un exemplaire des Cahiers du Cinéma dans &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Daubermann&lt;/span&gt;... Vide mais prétentieux, arrogant mais d'une crétinerie sans borne, le dernier Shyamalan a surtout le défaut de ne pas être le chapitre final de la carrière de ce réalisateur détestable.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-7888047035168840305?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/7888047035168840305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=7888047035168840305' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7888047035168840305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/7888047035168840305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/07/lady-in-water.html' title='LADY IN THE WATER'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-8440043917948578930</id><published>2007-06-30T06:55:00.000+02:00</published><updated>2007-08-27T18:31:45.956+02:00</updated><title type='text'>THE FOUNTAIN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG017.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Après l'intéressant &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pi&lt;/span&gt; et l'emballant &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Requiem for a dream&lt;/span&gt;, j'étais curieux de savoir ce que nous réservait ce coup ci Darren Aronofsky... C'est donc &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Fountain&lt;/span&gt;, un film proposant une fable sur l'amour dont l'(unique) astuce est de se dérouler sur trois niveaux temporels différents, le tout baignant dans des thèmes très évocateurs comme l'immortalité, la fontaine de Jouvence, l'arbre de vie, le troisième oeil, les vols yogiques ou encore les expérimentations sur des singes (enfin ça c'est surtout moi, passke dans le film on s'en fout un peu) &lt;br /&gt;Une fois passée la crainte suscitée par le premier carton (un texte de la Genèse qui laisse présager une désespérante nunucherie qui ne sera finalement pas démentie de tout le métrage) on peut quand même reconnaître que l'entrée en matière en jette ! Trois conquistadors, des guerriers mayas et une baston, certes rapide, mais dont on ressort vaguement intrigué... Et puis, et puis... Et puis au fur et à mesure que péniblement le film se déroule et que l'on vaque d'une époque à l'autre, l'émotion qu'on aurait aimé (ou dû) ressentir fait place à une atterrante consternation face à un Hugues Jackman totalement ahuris, barbotant dans un portinwak intégral ! Aronofsky développe au travers de son bordel filmique et par la grâce d'une philosophie digne d'un écolier de sept ans qui serait révolté par la mort de son poisson rouge ("&lt;span style="font-style:italic;"&gt;la mort est une maladie mortelle et on en guérira tous&lt;/span&gt;" nous jure, poings serrés, le médecin !) le chemin d'un homme qui disparaît au profit de sa quête, se sacrifiant lui même sans parvenir à sauver celle qu'il aime... Tout ceci est d'une telle bêtise qu'on se sent gêné devant des acteurs sacrifiés par une mise en scène qui préfère s'éclater à filmer des ronds, des puits lumineux, des poils en gros plans ou des amas gazeux numériques... L'étroitesse du budget dû à la fuite précipitée de Brad Pitt (préférant une autre bouse à celle ci : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Troie&lt;/span&gt;) ne laisse pas grand chose à filmer à Aronofsky et celui ci ne se gène pas pour répéter indéfiniment les mêmes séquences ! Il va même jusqu'à balancer des scènes totalement hors sujet pour le plaisir d'un symbolisme ultra lourdingue comme celle du médecin marchant dans les rues sans aucun son pour nous asséner, une fois de plus, qu'il s'est enfermé dans sa bulle... Au sens figuré, au sens propre et si t'as toujours pas compris on t'en remet encore une louche en te le balançant filmé en plongé au centre d'un cercle de lumière... Au bout d'un moment on se rend compte que la vacuité abyssale de ce fatras indigeste est finalement inversement proportionelle à la profondeur de petit bain de son propos ! Lorsqu'on commence à subir des scènes ahurissantes de tai shi dans les étoiles on se demande si tout le budget ne serait pas plutôt passé dans la gueudro !&lt;br /&gt;Pour épater les gogos fan d'ésotérisme et misant sur un improbable culte que pourrait lui vouer les sectes new ages du monde entier, le film se permet des envolées lyriques que n'aurait pas renié &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Blueberry&lt;/span&gt;, la stupéfiante merde du toujours scotché et jamais redescendu Jan Kounen ! Au moins dans le western délirant du français c'était ptête du grand n'importe quoi, mais au moins on avait des crocodiles volant... Là, c'est un conquistador transmuté en Jésus qu'on nous sert (ah ah) Et vazi que je marche sur l'eau avec une plaie béante au flan (ah ah ah !) Et vazi donc que je tête le sperme s'écoulant lentement du tronc de "l'Arbre de Vie" (aaaaah arrêtez c'en est trop !) Et si t'en as pas assez vazi que je me transforme en salade géante (ah oué mais là respect ! c'est vraiment la classe...) Cette scène, qui vaut à elle seule la vision de cette daube, pourrait mettre à terre n'importe quel spectateur normalement constitué (et pas habitué au Z) mais Aronofsky a sucé les mêmes crapauds que Kounen alors il en peut plus et propose un final grandiose au spectateur qui n'en demandait pas tant : notre héros s'ouvre alors un troisième oeil puit de lumière et notre Sainte Laitue se métamorphose en yogi cosmique, sorte de Dave Bowman tondu, volant dans la galaxie dans la position du lotus... Je jure aux gens qui me lisent et qui n'ont pas vu le film que je n'invente rien !&lt;br /&gt;C'est con de se la péter à mort comme ça pour n'avoir à proposer qu'une philosophie de neuneu dont l'entière substance tiendrait écrite au stylo rose à paillette sur une trousse de collégienne. Ce film fait un peu la même impression que lorsqu'on est dans une soirée au milieu de gens tout tripés alors qu'on est pas foncedé du tout, au mieux c'est drôle, au pire c'est pathétique... Et ben là c'est pareil, ce film, c'est vraiment trop la honte pour Aronofsky !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-8440043917948578930?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/8440043917948578930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=8440043917948578930' title='38 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/8440043917948578930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/8440043917948578930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/06/fountain.html' title='THE FOUNTAIN'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>38</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-4085858982976021637</id><published>2007-06-24T01:13:00.000+02:00</published><updated>2007-07-23T19:40:25.581+02:00</updated><title type='text'>THE HILLS HAVE EYES 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG016.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Le remake d’Aja du quand même bien pourri &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hills Have Eyes&lt;/span&gt; (du tâcheron surestimé Wes Craven) avait été plutôt une bonne surprise. Les inventions visuelles fascinantes et la sauvagerie brutale qui secouait le métrage rendait le film honnête, vivifiant et bien jouissif ! Cette surprise faisait quasiment figure de faute de parcours tellement la carrière de Craven en tant que réalisateur ou producteur propose bouses sur bouses avec une régularité métronomique qui force le respect… Et c’est pas prêt de s’arrêter vu qu’après avoir passé plus de 20 ans à aligner une sacrée tripotée de films de merde, il se met lui aussi à tout remaker (sont annoncés le remake de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Shocker&lt;/span&gt; et celui de l’inénarrable &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sous Sol de la Peur&lt;/span&gt;) &lt;br /&gt;Donc, que nous réserve &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hills Have Eyes 2&lt;/span&gt; réalisé par le clipeur allemand Martin Weisz ? Une heure trente d’action mollassone à mourir d’ennui, des emprunts en veux tu en voilà à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aliens&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Full Metal Jacket&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Starship Troopers&lt;/span&gt;, deux scènes très portées sur le pipi/caca et c’est à peu prêt tout… Ah si, un gag désopilant : un méchant fait bye bye avec un bras tranché, oh oh oh trop lol mdr... Le groupe de soldats qui se fera boulotter nous est présenté lors d’une scène qui les voit échouer lamentablement à une simulation de combat en Irak … Suite à ça et à la scène (obligée) d’engueulade des troufions par le supérieur sévère-mais-juste-et-paternaliste-quand-ça-chie un échange ébouriffant de connerie essaye de donner un aspect politique à cette affaire, et c’est bien dommage que le film ne poursuive pas dans cette veine résolument désopilante. A partir de là on nage en plein j’m’enfoutisme où l’incompétence du réalisateur n’a d’égal que la paresse de l’équipe technique. Le scénario, écrit par un espoir sur qui il va falloir compter (à savoir le propre fils de Craven, sans blague) enchaîne scène d’urologie sur scènes de marche à pied et il peine à enfiler pathétiquement une demie douzaine de combats qui placent d’emblée &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hills Have Eyes 2&lt;/span&gt; entre &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les Bidasses en folie&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La 7ème Compagnie &lt;/span&gt;au niveau du réalisme militaire… Le fils Craven est un artiste en herbe qui a retenu les leçons de son papa et son scénar merdique au possible est porté, que dis je sublimé par un casting totalement improbable… Ses dialogues misérables sont littéralement transcendés par le jeu absolument nullissime des acteurs tous plus mauvais les uns que les autres et qui forment cette pseudo escouade (composée par un gros, un vénér méxicain, deux reunois, un pacifiste, une blondasse, une latino… on dirait le casting des prods de Michael Bay, en encore plus mauvais c’est dire) Alors tout ça pourrait être sympa, con et décontracté et finalement rigolo mais non, même pas… c’est carrément nul dans la nullité ! Bon, sinon ben rien d’autre à signaler, la violence graphique est rare et peu crédible et totalement dégagée du moindre enjeu. On voit finalement très peu les cannibales et on s’en branle assez vite, le récit profondément inintéressant se tricote avec des ficelles totalement abusées et progresse d’inepties en inepties avec une foi inébranlable, comme le soldat qui se suicide après avoir expliqué qui sont les cannibales, ce qu'ils font aux meufs et tout, alors qu'il est juste resté caché deux jours derrière un caillou ! Les trois ou quatre cannibales qu’on croise un peu par hasard n’y changeront rien, juste le papa Hades de cet opus est un véritable et surprenant sosie de Gérard Depardieu et ça, c’est assez drôle ! Pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hills Have Eyes 3&lt;/span&gt;, je pense que Craven devrait appeler Pitof à la réal, car là, il aura du mal à faire pire…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-4085858982976021637?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/4085858982976021637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=4085858982976021637' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4085858982976021637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/4085858982976021637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/06/hills-have-eyes-2.html' title='THE HILLS HAVE EYES 2'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-2223463677532181063</id><published>2007-06-17T17:35:00.000+02:00</published><updated>2007-07-01T05:20:27.869+02:00</updated><title type='text'>SPIDERMAN 3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG015.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;Après deux premiers films plutôt sympathiques qui mêlaient une technique ébouriffante à une naïveté scénaristique plus ou moins digeste, Sam Raimi tente donc de clôturer sa trilogie avec la recette éprouvée du « plus plus plus » : Plus d’intrigues, plus de vilains et plus d’action…&lt;br /&gt;Le résultat catastrophique provient probablement de là et d’un manque de maîtrise dans la gestion d’une histoire gorgée de sous intrigues qui ne parvient pas à en dégager une principale qui aurait pu servir de colonne vertébrale au film. Plus d’intrigues : elles sont toutes ineptes et traitées n’importe comment ! Peter Parker évolue d’une manière tellement caricaturale qu’en comparaison la BD semble avoir été écrite par Umberto Eco et les scènes où il joue le beau gosse semblent sortir d’une mauvaise parodie... (malheureusement Raimi n’est pas Tray Parker) Passons sur le personnage d’Harry, désopilant (les retournements de situation et sa menace sur Mary J. sont des astuces que même un scénariste de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Plus Belle La Vie&lt;/span&gt; aurait refusé !) L’histoire du Sandman, à peine évoquée, est survolée à fond la caisse… Sa pseudo culpabilité face à un crime évidemment involontaire qu’il regrette et qu’il n’a commis que pour avoir l’argent nécessaire pour sauver sa charmante petite fille malade qui a besoin à tous prix d’une opération est, en restant poli, désespérante de nunucherie ! Sa transformation en bac à sable est tout bonnement honteuse : pourchassé dans les marais il saute un pauvre grillage et tombe pouf pouf dans une fosse où une expérience est en train de se produire ! Le pourquoi du comment de cette expérience, ça, on s’en branle ! Torcher à ce point là un moment aussi crucial, c’est vraiment se foutre de la gueule du monde ! En fait, ce qui intéresse Raimi c’est pas ses supers vilains, c’est pas Spiderman, non non non, ce qui l’intéresse surtout, la véritable héroïne du film : c’est l’insupportable et horripilante tante May qui passe 2h15 à pondre poncifs sur poncifs d’une débilité consternante et d’une morale horripilante « frappée-au-coin-du-bon-sens » et servie avec sourire de grand mère, thé et petits gâteaux ! C’est bien les seuls émotions que m’ont arraché ce film car chaque fois qu’elle apparaît une envie de baffer cette pute et sa morale de merde m’a parcouru toute la moelle épinière ! La frustration de ne pas voir cette vieille pie se faire clouer le bec et défoncer le coin de la gueule laisse un goût amer d’inachevé… Pour Venom je ne trouve pas grand chose à dire, ses scènes bout à bout ne rempliraient pas une bande annonce, le symbiote semble sorti d’un autre film et sa « mise à mort » particulièrement cloche ah ah ah ! La blondasse, elle, est abandonnée en cours de métrage… Et, cerise sur le gâteau, même le caméo de Bruce Campbell est nullissime et m’a rappelé une scène de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;On se calme et on boit frais à St Tropez&lt;/span&gt;, sauf que là, c’est pas drôle. &lt;br /&gt;Raimi nous bâcle tout et surtout la psychologie de tous ses personnages qui est plus que grossièrement tartinée ! Mention spéciale à la symbolique lourdaude du film : ouuuh tous ces reflets, tous ces miroirs symbolisant le thème du double et la schizophrénie des persos ! Quelle audace, quelle originalité, quel brio ! Ah ah ah !&lt;br /&gt;Sam Raimi semble s’être noyé dans toutes ses histoires, qui ne sont pourtant ni très élaborées ni très compliquées ! Il est même obligé de recourir à des stratagèmes misérables pour faire progresser son film comme le majordome qui intervient d'un coup pouf pouf pour raconter à Harry comment est vraiment mort son père... Le film a beau être très long et très bavard, rien n’y fait, il ne progresse que par d’improbables raccourcis ! On dirait deux longs métrages réunis en un seul avec des coupes franches qui le rend complétement bancal ! Alors si c'est pour vendre une édition DVD de 3h30 : bravo le respect pour ceux et celles qui ont payé pour cette bouse trouée ! &lt;br /&gt;Passons sur le passage devant le drapeau américain, tellement abusé qu’on se croirait dans une parodie… C’est désespérant de voir systématiquement cet inévitable cliché ! C’est tellement niais et kitch que le film, qui provoquait plutôt la pitié, provoque derechef un sourd énervement ! Avec tout ça, donc, et entre une intrigue en roue libre et des personnages qui apparaissent et disparaissent au gré d’un film qui semble échapper à tout contrôle, Raimi arrive tout de même à distiller une morale débilitante dans un film déjà bien bancal !&lt;br /&gt;Les scènes d’action ont beau être techniquement réussies et plutôt fluides, elles restent rares, très rares, lourdement amenées et finalement sans aucune tension dramatique ! A force d’enfiler les perles (« le mal c’est pas bien », « sois gentil avec tes amis », « le bien c’est mieux »…) on s’ennuit tranquillement devant ces vaines chorégraphies et on roupille sévère devant un climax un peu nul qui débouche sur un final con comme la lune… &lt;br /&gt;En conclusion je me dis que Raimi devrait tirer la leçon de ce film et faire son coming out sur sa gérontophilie galopante… Qu’il aille donc tourner des pubs Bonne Maman avec Tante May et qu’il laisse le tisseur tranquille !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-2223463677532181063?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/2223463677532181063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=2223463677532181063' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2223463677532181063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/2223463677532181063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/06/aprs-deux-premiers-films-plutt.html' title='SPIDERMAN 3'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-8163790638862649187</id><published>2007-06-06T19:48:00.001+02:00</published><updated>2007-07-01T05:19:40.142+02:00</updated><title type='text'>THE HITCHER</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG014.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hitcher&lt;/span&gt;, le film original de 1986, était un p’tit chef d’œuvre de série B ! Scénario malin, interprétation efficace et mise en scène au cordeau, magnifiée par un excellent sens du rythme et par une photo envoûtante. Michael Bay ne pouvait pas laisser ça comme ça ! Il a donc décidé d’en produire un remake réalisé par Dave Meyers. L’intrigue suit mollement l’original. Les mêmes situations se répètent sans surprise, enfin, sans vrai surprise : remplacer l’écartèlement de la fille par celui du gars est totalement idiot, ça ne sert à rien et ça va contre l’histoire de l’original. Ceci dit ça nuit peu à l’histoire du remake, vu que cette histoire est totalement aseptisée, désinfectée, nettoyée. Les implications psychologiques de l’histoire originale particulièrement vicelarde ne sont même pas traitées par dessus la jambe : elles sont tout bonnement totalement écartées, oubliées, vidées, expurgées ! C’en est presque indécent de voir quelqu’un crédité pour « l’écriture » du scénario, mais savoir qu’ils s’y sont mis à deux pour faire ça relève carrément de l’abus de bien sociaux ou de l’emploi fictif ! Alors il y a nulle trace du lien malsain entre la proie et le chasseur – ce qui faisait l’intérêt du film. L’interprétation ambiguë du charismatique Rutger Hauer est remplacée par le monolithique Sean Bean et ce défaut dans l’interprétation ruine le lien vicelard entre le chasseur et sa proie. Tout ça est remplacé par un survival idiot où deux jeunes crétins à la beauté plate et inexpressive et au jeu interchangeable (comme dans les autres prods de Bay cf. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Texas Chainsaw&lt;/span&gt; avec le casting de &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;American Pie&lt;/span&gt;) tentent de s’échapper d’un impitoyable et invincible tueur doué d’ubiquité. Dépouillé de tout ce qui pouvait en faire un film intéressant, le remake d’&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hitcher&lt;/span&gt; est donc un film d’(in)action formaté, à la photographie flémarde (les 3 mêmes plans répétés inlassablement) au rythme paresseux et qui ne propose qu’une scène bienvenue : l’accident avec les voitures de flics qui est assez impressionnante… mais bien sûr ils ne pouvaient pas la laisser comme ça, elle est donc plombée par une bande son des plus pittoresque … Cet affreux soundtrack surgit d’ailleurs régulièrement dans le métrage provoquant une soudaine envie de couper le son et je pose ici une mention spéciale à la chanson de fin, clin d’œil à une génération de jeunes qu’on essaye désespérément de prendre pour encore plus crétins qu’ils ne sont ! Le résultat de cette entreprise de refonte de nos classiques préférés n’aboutit qu’à une conclusion, leur réévaluation. S’il s’agit de les faire briller par comparaison en produisant des étrons calibrés comme des saucisses, c’est une réussite totale !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-8163790638862649187?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/8163790638862649187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=8163790638862649187' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/8163790638862649187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/8163790638862649187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/06/hitcher.html' title='THE HITCHER'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-8552865770334072411</id><published>2007-06-05T02:56:00.000+02:00</published><updated>2007-06-18T05:02:23.419+02:00</updated><title type='text'>THE DESCENT</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvinpekatre.free.fr/BLOG013.jpg" border=0&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Ben je vous conseille de garder votre temps pour autre chose que ce gros truc pas détestable mais vraiment pas réussi… Je préférai encore son premier film à Neil Marshall, &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dog Soldier&lt;/span&gt;, qui tout en étant assez mauvais était sauvé par une sympathique décontraction !&lt;br /&gt;Ce qui m'a le plus marqué c'est le nombre de références qu'il y a dans ce film, tellement qu'au bout d'un moment on se demande si ce sont vraiment des références ou si ce n’est pas plutôt la seule solution que Marshall a trouvé pour remplir son film. Le scénario anorexique ne sera sauvé ni par l’imagination (absente) ni par l’originalité (nulle)… Il reste au spectateur le temps de retrouver les films qui composent donc tout ce fatras. Une petite sélection :&lt;br /&gt;D’abord &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Deliverance&lt;/span&gt; avec son arrivée aux USA au son du banjo et sa trame similaire, dommage car la comparaison plombe direct le film car plus on repense au chef d'oeuvre de Boorman, plus ça fait mal pour &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Descent&lt;/span&gt;… &lt;br /&gt;Il y a bien sûr les plans avec la caméra à la &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Blair witch&lt;/span&gt; et même si l'utilisation de cette caméra en night shot propose peut être l’une des deux bonnes idées du film (l’autre étant le meurtre par accident), ces plans sont si sous exploités que ça rappelle juste la grosse bouse sus citée (ce qui n’est jamais une bonne idée) et ça nous laisse frustré que Marshall ne soit pas allé plus loin sur ce chemin. Sa voie étant celle de la copie frelaté on a évidemment droit au moment où l'héroïne abandonne toute humanité et se retrouve prête à tout pour survivre… y compris prête à devenir comme les monstres qu’elle combat. Donc, toute couverte de boue avec une torche dans la main elle nous refait &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Predator&lt;/span&gt; mais en drôle… ce qui est mal vu dans un film où on est pas vraiment censé rire… Il y a aussi l'arrivée en voiture qui renvoie à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The Shining&lt;/span&gt;, la scène d'intro qui renvoie à &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Calme Blanc&lt;/span&gt;… Bref, tellement de pompes qu’on se croirait dans un squat de tox, ma mémoire vous fait grâce de ce que j’ai oublié ou laissé passer !&lt;br /&gt;Sinon bon, les bestioles, elles sont pas trop mal faites (à part sur quelques plans où les effets numériques semblent carrément pas finalisés et un ballet de chauve souris affreux)  &lt;br /&gt;C'est plutôt au niveau des maquillages que l'aspect blanchâtre gluant est assez chouette. &lt;br /&gt;Mais aussi gluantes soient elles, elles ne parviennent pas à rehausser une histoire et des sous intrigues parfaitement artificielles et totalement éculées. L'idée de n'avoir qu'un casting féminin est une fausse bonne idée (car le même film avec 5 gaillards serait encore plus ridicule, la féminisation du casting ne parvient pas à faire oublier l'indigence de ce qui nous est présenté à l’écran) &lt;br /&gt;Après la grosse grosse déception c’est que ce film était plutôt vendu comme un film de trouille, un suspens haletant comme ils disent… Et là c’est l’arnaque totale… La première heure est carrément un film sur la spéléo, sûrement passionnant pour les amateurs, dont je ne fais malheureusement pas parti… Si l'arrivée des bestioles est assez réussie, tout le reste est aussi navrant. Les effets de suspens sont usés jusqu'à la corde, les moments où l'on sursaute sont dus à des apparitions soudaine dans le cadre et appuyé par des effets de musique vraiment minables (une bestiole arrive dans le cadre et boum tout d'un coup la musique pète super fort… résultat tu sursautes plus à cause du bruit qu'à cause de la dramatisation)… Les effets flippant sont en gros très prévisible alors moi pour éviter de mourir d’ennuis, je m'amusais carrément à faire des compte à rebours avant de sursauter… Ce ramassis d’astuces pourries culmine avec la fin du film, tordue pour être mystérieuse et faire planer un pseudo suspens et laisser ouverte une intrigue qu’on a de toutes façons laissé crever à la première bobine !&lt;br /&gt;Mon indulgence naturelle et la condescendance dans laquelle j’aime m’envelopper ne me laissent que trois mots pour ce film : une belle merde !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1982805569452831271-8552865770334072411?l=lesfilmsdemerde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/feeds/8552865770334072411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1982805569452831271&amp;postID=8552865770334072411' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/8552865770334072411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1982805569452831271/posts/default/8552865770334072411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesfilmsdemerde.blogspot.com/2007/06/descent.html' title='THE DESCENT'/><author><name>junko</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17658745364172466774</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://melvinpekatre.free.fr/truc-cheulou.jpg'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1982805569452831271.post-3009644219020861253</id><published>2007-05-19T22:09:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T03:55:54.602+02:00</updated><title type='text'>LE LABYRINTHE DE PAN</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://melvin
