mercredi 18 juin 2008

PHENOMENES


Phénomènes, tu parles d'un phénomène ! C'est donc au tour de Shyamalan d'écrire un nouveau chapitre à l'interminable roman catastrophique de la destruction des Etats Unis et de NY en particulier. Après différents monstres, vagues d’invasions extra terrestres, après les zombies, Al Qaeda et après les poulets vengeurs de Loyd Kaufman, c'est au tour des plantes de s'y coller ! Le propos du film est simple, le message digne d'un tract d'Okapi ou d'un dossier J'aime Lire : Si on fait du mal à la planète, celle ci va se venger. Cette vision mystique qui repose pourtant sur un véritable cauchemar écologique qui se profile, ne traite pas de réchauffement de la planète, de disparition du gulf stream ou d'éradication de la faune. Non. C'est carrément la nature elle même qui passe à l'attaque. Je ne spoile pas grand chose en disant ça vu qu'au bout d'un quart d'heure de film on nous explique à peu prés tout : Les plantes s'unissent et lâchent des gaz qui poussent les gens au suicide. Lorsque Mark Wahlberg s'en rend compte, il est déjà bien trop tard, la fin du monde (représenté par le New Jersey) est enclenchée. Jouant comme une endive il ne devrait pourtant rien avoir à craindre des plantes mais il décide quand même de fuir, emmenant sa femme et la fille de son pote loin de New York. Lorsque son train est bloqué en rase campagne ils vont courir dans les champs jusqu'à ce que les plantes arrêtent de lâcher leurs caisses meurtrières, qu'il puisse faire un bisou à sa femme et à sa nouvelle et gentille petite fille et rentrer à la maison constater que sa meuf va finalement mettre bas.
Shyamalalalalan est un grand fan d'Hitchcock et surtout de Spielberg, et ça on peut le sentir tellement il tente de se mesurer au War of the World de ce dernier. Mais c'est en vain qu'il tente de retrouver la puissance évocatrice de ce film. Les scènes de panique c'est 12 personnes qui font la queue tranquillement à la gare de NY (Montparnasse pendant le pont du 15 Août c'est carrément Armaggedon en comparaison !). Filmé à hauteur d'homme et centré sur son personnage, War of the World offrait une vision dantesque d'une histoire archi classique en évitant (plus ou moins) les clichés inhérents à ce genre de spectacle. Shyamalamalade tente de faire de même mais est obligé de caviarder son récit de scènes parallèles montrant l'amplitude du phénomène mais qui n'ont aucun lien avec ses personnages, donnant une omniscience au spectateur et brisant donc l'immersion qu'on aurait pu avoir avec son héros. Celui ci ne fait que subir des situations où généralement il ne se passe rien. Et finalement ces scènes parallèles sont les seules intéressantes. Le générique du début, la scène du chantier, admirable, et quelques plans de grands mères ou de soldats du dimanche dégagent une véritable poésie...
Ca dure pas longtemps, car Shyamalamana filme platement une histoire sans enjeux qui tente d'exister en utilisant des astuces faisandées et essaye de faire exister ses personnages à travers une relation de couple conflictuelle involontairement hilarante grâce à des dialogues volés sur un plateau d'AB productions et dont tout le monde se contrefout... Eliott pardonnera t'il à Alma d'avoir mangé un tiramisu avec Joey (interprété par Shyalatamaman qui pour une fois joue bien) ? Et comment celle ci prendra t'elle le fait qu'il a acheté un sirop pour la toux alors qu'il n'était pas malade ? Que ce soit volontaire ou pas, le résultat est là, avec une telle tension (je vous rappelle qu'à ce moment il y a des millions de morts à cause d'un phénomène naturel inexpliqué) les acteurs se permettent (et ont ils vraiment torts ?) de jouer comme des savates, surjouant des émotions comme la peur : "ouuuuh", l'inquiétude "mmmh", la colère "grrrr", la surprise : "iiiiih" et mon préféré l'horreur : "oh my gooood". Si Wahlbherg oublie qu'il est filmé et semble lire son texte pour la première fois, fronçant les sourcils pour montrer que la branche l'inquiète, que la plante verte le fait frissonner ou que le gazon semble maudit, Zooey Deschanel, elle, joue comme si elle était au théâtre et qu'elle devait faire passer ses émotions à des spectateurs qui seraient encore sur le trottoir.
Les personnages secondaires sont purement fonctionnels et d'une confondante gratuité. Le péquenot qui vient réciter son histoire de hot dog et qui repart. Le personnage de Leguizamo qui ne sert strictement à rien, à part mourir dans une scène plutôt belle mais qui renvoit furieusement au Spielberg (les pendus qui surgissent sont quand même moins impressionnants que la rivière de cadavres). La vieille acariatre de la fin n'a que faire du film dans lequel elle évolue et verse dans le thriller totalement hors sujet. Shyalmalmalman voulait nous faire les Oiseaux avec le souffle puissant des brises de la Virginie, la pauvre vieille zappe carrément et se refait un remake de Psychose toute seule (en essayant de marcher devant les fenêtres comme l'alien dans Signes) ! Surprenant surtout que ça aurait pu amorcer une réflexion sur une Amérique recroquevillée sur elle même mais qui n'en est pas moins menacée... Que nenni la question est éludée au profit d'un suspens haletant, Wahlbrerg arrivera t'il à faire un bisou à sa chérie à qui il a pardonné le coup du tiramisu ? C'est un peu comme cette séquence de la maison témoin qui semble devenir un nouveau gimmick, après la Colline d'Aja et Indy 4, ça commence à devenir un peu répétitif et ici la motivation semble gratuite ou vaguement humoristique, est ce que tout ça finalement ne permet il pas juste à Wahlbhergh de parler avec une plante en plastique pour le gag désopilant du film (au secours) ? Les deux jeunes têtards qui accompagnent le couple servent-ils juste à se faire buter pour assener le message "tuer des gens c'est pas cool" ? Et pour que la scène soit poignante fallait il qu'elle soit aussi kitsch avec son ralenti bien neuneu ("noooooooooooooooooooo") qui m'a rappelé celui de la piscine de Fairgame ? Y'a t'il un sens derrière toutes ces scènes ou ne servent elles pas qu'à remplir le vide phénoménal (pour le coup) du script dont le synopsis semble avoir été écrit sur un trèfle ?!
Et le problème de ce film est surtout là. Parce que ce n'est pas tant que les personnages soient mal écrits, que la direction d'acteur verse carrément dans la faute professionnelle ou que les dialogues pataugent dans le soap le plus médiocre, non, le problème c'est surtout qu'il n'y a RIEN dans ce film. Le "phénomène" en question, Shyadlamarmelade a bien du mal à le rendre consistant. Il rame comme un malade, et ça se voit. Car lorsqu'il se rend compte qu'il n'a que des plans sur des branches qui gigotent ou sur des herbes qui ondulent à proposer, il se met à filmer un portable mis sur haut parleur qui fait "ffffshhhhhhh" pour montrer qu'il y a du vent au bout de la ligne, il faut voir ensuite la petite famille trottinant à perdre haleine parce que le souffle d'un gros pet de phéromones qui vient d'être lâché par trois érables les poursuit dans un champ !
Et c'est tranquillement qu'il ose nous bourrer tout ça sans omettre la musique fournissant la notice aux étourdis qui n'auraient pas réussi à saisir ce qui se passe ! Sûr de sa virtuosité, convaincu que ses fans y retrouveront la patte de leur génie préféré, Shyantemaladohamam pense déjà sûrement au sort qu'il réserve dans son prochain film aux critiques qui oseront mettre un bémol à sa béchamel scénaristique !
La pollution a rendue les plantes très très méchantes, pourtant même dans La petite maison dans la prairie l'Amérique n'apparaît pas aussi bucolique, verte et paisible. Les villes ressemblent à des parcs très propres et le film se déroule quasiment intégralement dans une resplendissante campagne. Très subtilement deux grosses cheminées de centrale nucléaire apparaissent seulement de temps en temps dans le fond du décor pour que le message soit bien clair. Et finalement le film donne visuellement l'impression d'être une pub pour Areva : "regardez grâce au nucléaire nos campagnes sont tellement propres" ! C'est ballot et on se demande en fin de compte si c'est parce que le réalisateur ne comprend rien à ce qu'il fait que le message n'est jamais compliqué, qu'il tient en deux lignes et qu'il le ressort en boucle pendant une centaine de minutes, comme s'il révisait sa leçon...
Ce que l'Homme fait à la Nature, celle ci lui fera subir en retour. L’explication scientifique nous est introduite dès le début du film par Mark Warhlghbergb : La nature, vaut mieux pas trop se poser de questions, ça nous échappe à nous autres pauvres mortels. Elle est entérinée par un savant à la fin du métrage : ne cherchons pas à percer l’insondable… les voies du seigneurs étant évidemment impénétrables. Ces voies qui flatulent un vent divin qui s'abattra sur les pauvres pêcheurs et se répandra sur Terre, ou tout du moins sur la côte Est des USA... Heureusement tout est bien qui finit bien, ce n'était qu'un avertissement, Dieu s'en ira péter un coup à Paris parce que c'est quand même à cause des essais nucléaires français que Godzilla a détruit Manhattan en 1998 bordel !
Que les USA polluent et que donc les plantes se vengent, ok, c'était déjà franchement très con mais le processus visuel d'autodestruction n'aide pas à rendre tout ça crédible. En effet, sous l'influence des plantes, les gens se mettent d'abord à raconter n'importe quoi, raides comme des carottes, avant de se suicider... Alors pourquoi ne pas y voir une troublante analogie avec le film lui même ? Bien sûr ! A regarder des gens raconter n'importe quoi n'importe comment en jouant comme des glands, comment un spectateur normalement constitué n'a t'il pas envie de s'étouffer avec son siège ou d'aller se pendre avec les bobines de cette merde ?
La conclusion s'impose d'elle même, finalement, les seules phéromones dangereuses : Ce sont celles exhalées par ce navet...

37 commentaires:

Alyss a dit…

Aaaah enfin =)
J'me demande aussi quand est ce qu'on aura un post sur le fameux Frontières ;p

junko a dit…

Ca arrive ça arrive !

Alyss a dit…

Plus vite ! Plus vite ! *fouet*
Et pendant que j'y suis *passe sa commande* je suis en train de mater le village je crois que ça mérite d'être chroniqué aussi gnéhéhéhéhé *rire diabolique*

junko a dit…

Il faut que j'm'y mette à FrontièreS... Mais j'ai des trucs à préparer pour cette note.

Pour le Village c'est mort. Je l'ai vu il y a longtemps et je ne tiens vraimentpas à le revoir, mais si tu le demandes je te fais une note express sur le Village :
"Le Village, c'est nul. On y croit un peu et à la fin on est puni d'y avoir cru."
Voilaaaa

Alyss a dit…

Je suis déjà punie d'avoir cru qu'il y aurait malgrès tout quelque chose à tirer de ce film.
Pour Frontières je peux comprendre que ça nécessite une looongue préparation lol
Quand à Phénomène... L'humanité asphyxiée par des pets de géranium ça me donne presque envie de voir !

Mademoiselle Moisi a dit…

T'as oublié de préciser que le scénanario de Phénomènes est l'excellent 'Cellulaire' de Stephen King, sans les meilleurs morceaux, ce donne un plagiat, et en plus mal foutu.

En bref dans ce film, on attend que ça commence, et on est pressé que ça finisse...

Le seul point positif de ce film, c'est le coup de la vieille, qui est un tout ptit peu effrayant sur les bords (quand on est déjà un peu endormi.)

Encrenoire a dit…

Putain... des plantes qui pètent...
Ca soulève des questions botaniques et métaphysiques essentielles...

Combien de navets avant que les grosses légumes d'Hollywood ne lâchent cette grosse caisse de Shyamalan ?

Levia a dit…

Lol, ça se sent dans ton post que le film est un peu vide, mais c'était drole :p

Domage, la BA me donnait envie d'aller le voir, mais là...

Question : Est-ce que pour toi JCVD est à mettre dans ton blog ? :p

junko a dit…

Mademoiselle Moisi :
-Cellulaire je l'ai pas lu, c'est le bouquin sur les gens qui se transforment en zombi à cause de leur téléphone ? On avait entendu parler d'une adaptation à un moment et pi zou plus rien...

Levia :
JCVD je l'ai pas encore vu, mais j'espère VRAIMENT qu'il ne sera pas dans ce blog...

faden a dit…

Tu sembles tenir "War of the World" en grande estime.

Pour ma part c'est un des films les plus mou et prévisible et agaçant qu'il m'ai été donné de voir depuis des années.

junko a dit…

Faden :
WOTW, j'aime vraiment beaucoup les deux premiers tiers. Je trouve qu'il y a une force dans la façon de montrer l'invasion ET au niveau d'un gars, sans avoir les images de couloirs au pentagone, les cartes, les militaires tout ça.
Après lorsque l'histoire s'installe dans la cave je décroche, je trouve que ça prend une autre direction et le dernier acte est pour moi misérable...
Mais p'tain vers le début il y a des scènes qui sont autrement plus glaçantes que les conneries à Shyamalan... Le train enflammé, la rivière de cadavre, la scène sur l'autoroute... Je trouve cette description de la panique généralisée bien rendue.
Et en comparaison, je trouve la scène du pont de Cloverfield, ou les quelques scènes "équivalentes" de Phénomènes montrent à quel point Spielberg a de l'avance quand même... Même si c'est pas forcément ce que je préfère (et de loin) dans le cinéma.

guy2tramont a dit…

Shyamalan nous avait déjà infligé le pas terrible "incassable", le minable "signes", l'affligeant et ô combien énervant "village", merci junko d'avoir subi pour nous "phénomenes", sans même en avoir vu une seconde, j'étais sûr qu'il aurait sa place sur ce blog.

junko a dit…

t'as oublié "La jeune fille et l'eau"... qui doit être son pire film je pense

Philooo a dit…

C'est d'ailleurs pour cela que l'affiche annonce : du réalisateur de "sixième sens", non ??

faut vite oublier tout ça !

Cellular n'est pas un scénario de Larry Cohen ?

junko a dit…

Si Cellular c'est une histoire de Larry Cohen, mais je crois que ça n'a aucun rapport avec Cellulaire de King !

Sinon ça me fait rire lorsque sur une affiche on met "par le réal de..." et qu'on met l'un des premiers film du gars alors qu'il en a fait 5 derrière... c'est pas bon signe !
D'ailleurs, sur le DVD de Bad Taste il y'a "Par le real du Seigneur des Anneaux", p'tain si ils avaient été capable de mettre "par le réal de Bad Taste" sur la jaquette du DVD du Seigneur des Anneaux...

madtoon a dit…

pfiouuu hé bein il m'a l'air bien pitoyable ce film encore ! c'est pas demain la veille que tu tomberas en panne d'inspiration avec cette pluie de bouses

Anonyme a dit…

C'est intéressant ce que tu dits, je suis une chieuse à moitié d'accord avec toi ... mais je ne sais que penser sur ce blog, branlette intelectuelle ou plutôt tiré par les cheveux.. on comprend ton point de vue... des fois un ch'ti peu trop long (je te provoque là avec le 'ch'ti') ^_^

Camille

junko a dit…

" des fois un ch'ti peu trop long (je te provoque là avec le 'ch'ti'"

oh oh oh, parbleu mais que cette provocation est spirituelle !

"on comprend ton point de vue..."

c'est regrettable que je ne puisse en dire de même de votre commentaire camille !

La polonaise a dit…

aaaah... tu sais que tu donnes presque envie d'aller voir toutes ces daubes, avec tes critiques ! Je te vénère mais si à cause de toi je me retrouve à payer 7 euros pour assister au navrant spectacle que semble être "Phénomènes", je t'en voudrai quand même un peu...

Anonyme a dit…

bon apparament mon commentaire "pénible" est mal passé, ben oui c'est pas une "lumière" mon commentaire... mais n'était-ce pas là le but ? oui bon c'est pas très fut'fut'...ni très spirituelle !! c'est pas comme si j'envoyais un commentaire au "cahier du cinéma" ... et oh, Junk blog sans rancune ... hein ? il est très bien ce blog... je le garde dans mes favoris.

Anonyme Camille

junko a dit…

non non il n'est pas mal passé, ne t'inquiète pas !
...juste que tout ça n'était pas très très clair ;)

Vincent a dit…

J'ai adoré ce film et je sais que toi aussi, car pour écrire autant de bêtises sur un film, c'est qu'on l'aime, c'est comme ça (mec)

Tonton Jojo a dit…

eh, Melvin...
y'a Lloyd kaufman qui est de retour pour le festival du film euro- américain indépendant.
si tout va bien, j'aurais sans doute l'occasion de l'interviewer vendredi.
Je t'en reparle.

Max c'est moi a dit…

A force de critiquer tous ces films, tu commence pas a manquer d'inspiration? tu doit surement te repeter. En attendant j'attend ton film pour pouvoir le comparer avec ses bouses. J'aurais surement quelque chose a reprocher!

junko a dit…

ben max, moi j'attends ton blog ;)

Gilles a dit…

En tout cas, le (très bon, que dis-je l'excellent) résumé de ce film que j'ai malheureusement vu, m'a bien fait rire ! Et résume totalement ma pensée.. : )

toxic avenger a dit…

Excellentissime critique! J'ai qu'une envie maintenant, c'est de le voir pour me marrer. Enfin, pas avant 99 ans, quand les droits d'auteur seront tombés!
En tout cas, question poilade je préfère encore voir 'Brain dead'. Au moins, dans ce film, on rigole et c'est volontaire en plus! (et puis, c'est cohérent avec mes gouts de Toxic Avenger)
La, pour le coup, c'est son meilleur a Peter Jackson. En fait, il aurait jamais du sortir du genre.
Moi aussi j'aurais bien vu un 'par le réal de Brain Dead' sur la jaquette du DVD du Seigneur des Anneaux...

Oncle Jost a dit…

Moi je crois que l'intelligence, c'est d'être capable d'aimer un film quand on en a détesté la critique (particulièrement quand elle est bien écrite, comme ici).
Je dis pas ça pour moi, là où j'habite, y'a pas de cinéma à moins de 170 euros d'avion.

meno a dit…

Je m'étais interdit de lire l'article sur Phénomène du blog avant de l'avoir moi même vu. Cinéma, hier soir...

Une place bien méritée dans le tableau de chasse du blog des films de merde. Et une très 'bonne' critique.

Cette scène où Marc W. et ses (bientôt-morts) compagnons de route sont dans le champs. C'était quand même bien plus flippant 'les zombies! Il arrivent' que 'l'herbe! Elle bouge avec le vent!'.

Sans parler de l'incohérence de la pseudo-explication scientifique sur les toxines qui inhibent l'instinct.
Nous retirer l'instinct de survie, c'est arrêter de respirer pas mettre une tondeuse en route et se jeter en dessous, merde!
(Bon, ok, les incohérences je veux bien en règle générale, mais dans les VRAIS scénarios de science fiction)

Ahah, je m'énerve toute seule mais je crois qu'en fait, après cet article, il n'y a pas grand chose à rajouter.

Tatie Danielle a dit…

Aaah, merci Junko pour cette salutaire critique du film le plus riz-ible de l'année!
Rassurant tout de même, l'intégralité de la salle était aussi affligée que morte de rire devant l'incroyable nanaritude des dialogues (ah le sirop à 40 dollars! ah le hot dog! ah le copain bitos qui meurt!). Ce que je trouve phénoménal, moi, c'est que Night Shyatonfilmquisebarrenyouk trouve des financements! Vivement ta critique de Diarrhée of the dead, tiens...

Anonyme a dit…

la lecture de ce blog fait couler de douces larmes sur ma peau grêlée par la vérole des films sculptés au caca.
Merci à toi pourfendeur de l'étron.
Sinon, y aura-t-il un article sur diarrhée des morts, le furoncle de Romero qui oscille entre le "pamphlet" naïf et grossier à deux balle aussi subversif que les enfants du marais, l'auto dérision/second degré-regardez-je-suis-cool-je-joue
avec-les-codes-du-genre pour tenter de masquer en vain une incapacité de renouveau, et avant tout, sur le mauvais film de zombie: quand est-ce qu'on se chie dessus ? Où sont les tripes de moutons déversée s à grand flot ? Tout juste une cervelle numérique/carton pâte.
Le seigneur face que tu n'aie pas aimé ce film, je ne peux garder cette rage en moi

Traxedo a dit…

Il me semble que le pire de tout avec Phénomène, ce n'est ni le scénario ni l'idée du film mais les acteurs dont surtout une : Zooey Deschanel.

Si quelqu'un pouvait lui expliquer qu'il ne suffit pas d'ouvrir en grand les yeux pour faire croire que l'on joue un rôle...

L'idée du film me plait, il suffirait juste de supprimer tous les personnages et ça passerai beaucoup mieux.

Exit également le "Monsieur le scientifique" tout droit sortie de South Park qui nous sert une soupe abrutissante en fin de film, et qui n'arrive même pas à apporter un semblant de conclusion politiquement correct et happy ending à gerber pour se faire pardonner.

Je me promets une chose dans tous les cas, c'est de ne jamais plus voir un film où joue Zooey Deschanel, même si c'est un film porno car ça ne serait que perte de temps au vue de sa performance scandaleusement minable !

Comprenez que la dame n'est entré dans le cinéma que par piston, voyez simplement qui sont ses parents. Des lois devraient exister pour nous protéger de comédiens à chier dans son genre.

C'est peut-être méchant, mais je remets tout le fiasco sur le dos de cette grosse légume inquiétée par des plantes...

Mais bon sang, qu'elle crève en s'étouffant avec son tiramisu celle-là !

junko a dit…

Anonyme du 2 juillet : Diary c’est prévu que je le fasse mais je ne sais pas trop comment m’y prendre… J’ai pris pas mal de retard : Diary, 10000, Day of the dead le remake…

Jacques B a dit…

traxedo....la haine incarnee...
j ai vu ce film et ...eh ben ,vous l'avez malheureusement tres bien resume .

Anne a dit…

Purée je l'ai téléchargé, regardé et EFFACE direct!!
Dommage car il y avait de bonnes choses à tirer d'un sujet tel que celui là! Gaïa pardonne les!!

Anonyme a dit…

Ahaha!! J'aime ton écriture et ta sanglantissime (hum?) critique ! J'en avais marre d'entendre que "Phénomènes est un bon film" Oo

Une fidèle.

Melody. a dit…

Je me rappelle, pendant la séance, je m'embêtais tellement que je comptais le nombre de fois où le micro passait dans le champs de la caméra ..
Et ben je me souviens plus du nombre, mais ça en dit long sur la qualité du film ..
Par contre, un point positif : certaines images. En tant que photos, j'adore. Après, il ne suffit pas de mettre des photos appréciables à la suite pour faire un bon film ..
En tout cas j'aime beaucoup ta plume acerbe !