lundi 27 octobre 2008

MESRINE : L'INSTINCT DE MORT


L’Instinct de Mort est le premier volet du diptyque consacré au célèbre Jacques Mesrine. Fort d’une promotion mastoc dans les médias, on dépoussière le mythe tout en (r)assurant qu’on n’a pas cherché à idéaliser la puissance romantique de la carrière du plus célèbre bandit que la France ait connu.
Produit par le Langmann le foncedé, L’Instinct de Mort ainsi que la seconde partie Ennemi Public n°1 a connu des années de développement hasardeux avant de terminer sous la caméra de Jean François Richet et incarné par Vincent Cassel. Nanti d’un budget bien confortable (plus de 20 millions d’euros pour celui-ci, 45 au total) et porté par une promo rouleau compresseur, bénéficiant d’un sujet en or et d’un casting vendu comme prestigieux, L’Instinct de Mort était la promesse française de la rentrée. Oublié le gros rouge et ses légions à la con, ridiculisé le Bond pleurnichard qui a perdu sa copine, c’est Mesrine l’évènement de la rentrée. La critique est unanime, ou pratiquement : C’est un spectacle trépident, nerveux, une leçon de cinéma à l’américaine et surtout, surtout, Cassel ! On lit un peu partout que son interprétation serait monstrueuse, on évoque Lee Marvin ou Widmarck… En une semaine passé à la trappe la prestation du comique dont on a déjà oublié le nom et qui a joué Coluche !
Alors, pour être sincère, j’étais plutôt emballé par le projet, le choix des protagonistes (Richet et Cassel) était assez excitant et avec un petit peu de naïveté on pouvait espérer que Langmann finirait par produire un film correct… Et pourtant, en sortant de la salle, je ne suis guère surpris. Un navet de plus au compteur pour le producteur, une interprétation en roue libre de plus pour Cassel et une preuve de plus que Richet régresse lentement mais sûrement de film en film !

La première chose qui cloche dans ce qui s’apparente au final à un épisode inédit de la truculente série des Cordiers Juge et Flic, c’est avant tout le script. Ecrit par le scénariste de la série télé La Commune, le film fait le choix surprenant et peu subtil d’enfiler des scènes à fond la caisse, chacune ayant généralement une idée (et une seule) à faire passer : Mesrine le raciste, Mesrine le gentil papa, Mesrine le méchant mari, Mesrine le flambeur, Mesrine le dur à cuire… On a ainsi un empilement de tableaux plus ou moins inspirés qui défilent tous à fond la caisse (2 minutes en Algérie, 2 pour la rencontre avec Jane Schneider, 5 en prison, 3 pour l’évasion etc etc etc). La fragmentation ainsi créée (et qui m’a rappelé ce qui m’avait gêné sur L’Ennemi Intime de Siri) finit par produire un film sans narration et au rythme incohérent débouchant inévitablement sur une histoire sans enjeux et donc sans aucune émotion. Cet enchaînement frénétique débouche également sur une gestion calamiteuse du temps : à aucun moment on a l’impression que les années défilent, des mois en prison passent comme si c’était deux jours... C’est donc plat, et assez vite on se fait poliment chier.
Le film n’a aucune vision globale de Mesrine à offrir, se refusant juste une iconisation romantique du personnage. D’ailleurs la seule question sur le personnage que les medias se posent, et c’est une des seule question que le film traite c’est… Faut il dire Merine ou Messerine ?! Tout juste navrant…
C’est surtout navrant quand on connaît le matériau de base, raconter dix ans en deux heures c’est bien sûr pas évident mais pourquoi n’avoir pas eu recours à la voix off ?! Certains passages du livre semblaient idéals pour ça, et cette solution aurait permis de faire respirer le rythme du film tout en faisant progresser les enjeux psychologiques et politiques auxquels Mesrine s’est confronté. Bon, ça, lorsqu’on voit le film on se rend compte qu’ils s’en foutaient éperdument alors on voit ainsi à la place les extraits de sa vie défiler progressivement. Finalement, c’est le cul coincé dans notre fauteuil qu’on passe le temps à noter l’exactitude de tel ou tel détail (la valise au début du film est bien bleue, c’est bien telle banque qu’ils ont attaqués, les barbelés du QHS correspondent aux photos…), à se faire des remarques sur le choix d’un casting rigolo (Guido le vieil italien incarné par Depardieu pourquoi pas, Schneider qui avait fait flasher Mesrine car elle ressemblait à Annie Girardot incarnée par Cécile de France c’est marrant, Lellouche en Paulo c’est comme si Dubosq allait jouer Broussard…) et finalement jauger les choix du scénariste d’éclairer tel épisode ou de couper tel autre.

Sur ce dernier point, on remarque étrangement que tout ce qui pouvait donner du sens a été éludé, et notamment dans la partie au Québec. La description du paradoxal univers carcéral québécois (prison modèle et QHS inhumain), la personnalité de Mesrine, son rapport à la violence (ultra caricaturale dans le film) à la société et à l’enfermement, le procès à propos du meurtre de la vieille aubergiste que Mesrine a gagné et qui a provoqué en lui une véritable rupture et qui fut un moment suffisamment important pour qu’il décide d’écrire un livre sur cet épisode. Oubliées aussi les raisons qui poussèrent Mesrine et Mercier à retourner au QHS pour libérer les prisonniers, oubliés les autres prisonniers qui s’évadèrent avec eux… La psychologie reste paresseusement à un niveau si misérable qu’un logo Europa ne m’aurait pas surpris : le jeune Mesrine sous la coupe du vieux parrain paternaliste, au secours ! Je me souviens avoir trouvé la mythologie mise en place dans La Mentale par Bibi Naceri confondante de nullité, mais on est bien ici dans le même type de « réflexion » et de clichés. Rien de politique, rien de profond, aucune réflexion, aucun discours… Que de l’esbroufe vaine, sans saveur, vide. Et si le personnage de Mesrine n’est pas écrit, c’est peu dire des personnages secondaires qui ne gagnent aucune épaisseur entre ce qu’on pouvait en voir dans le teaser et ce qu’on en voit dans les 113 minutes du film ! Je ne parle même pas de la police qui n’existe ni en France, ni au Québec !
Ensuite, et c’est quelque part là le plus stupéfiant, c’est que le scénario élude sans aucun scrupule les moments les plus cinématographiques. Les passages en prison, les évasions, les tentatives d’évasions sont quasiment tous passées à la trappe, mis à part l’inévitable passage du QHS de St Vincent de Paul. Les attaques de banques à répétition oubliés (seulement deux scènes de braquage dans un film sur Mesrine, c’est aberrant) la chronique carcérale dégagée (on a l’impression que Mesrine ne passe que trois jours en taule dans le film, ce qui ruine en partie la caractérisation du personnage) et puis il y avait les scènes qui auraient pu en jeter, Mesrine et Schneider en cavale qui passent par Cap Canaveral pour voir le départ d’Apollo XI par exemple.
Dans une mélasse scénaristique pareille qui ferait passer un épisode de la Crim’ pour une fresque épique au souffle romanesque ébouriffant ou un obscur Navarro pour un polar hard boiled tendu du slip, on pourrait se dire que Richet s’est rattrapé en privilégiant l’action. Richet le lascar des cités qui parlait de Marx sur la plage de Cannes, Richet qui finit par réaliser son hommage à Carpenter (en l’assassinant proprement soit dit en passant)… Richet qui ne sait plus quoi faire depuis qu’il a filmé ses potes en train de galérer sur des bancs avait là un sujet en or ! 50% lascar français, 50% action à l’américaine, le fantastique sujet du film aurait normalement du lui offrir l'occasion de boucler la boucle !

Et ben cette boucle, on peut l'oublier ! Richet n’a pas fait le grand huit, sa réalisation s’apparente plus à un saut à l’élastique sans élastique. De moins en moins bon, pour finir de plus en plus mauvais… Richet tente régulièrement de mettre une idée visuelle dans son film, de manière régulière, genre une toutes les dix minutes. Et systématiquement, il les rate toutes. La scène où Mesrine et sa femme sont dans leur appart’ semble provenir du flash back familial d’Un air de Famille, on dirait qu’il a tenté de refaire la même scène mais avec une steady cam rouillée tenue par un myopathe narcoleptique ! Comme s’il manquait un rail sur le travelling ! Par contre il y en d’autres qui ne doivent pas en manquer de rails, vu les idées pataudes et foireuses qu’on nous sert de manière péremptoire : Mesrine est à l’isolement, houlala ça va pas fort dites moi, alors pour nous montrer qu’il a la tête à l’envers, la caméra le filme de travers, puis fait un 360… Quelle audace filmique, quel brio, quelle virtuosité ! Mais au-delà de ces coquetteries que n’ose même plus faire ma petite cousine avec son caméscope lorsqu’elle filme les repas de famille, Richet foire complètement ses scènes dès qu’il s’agit de filmer autre chose qu’une discussion en gros plan dans un bureau ! La scène de torture en prison était déjà ratée, mais la suite semble avoir été shooté par le petit frère du réal de seconde équipe d’un épisode du Commissaire Moulin ! L’évasion rendue possible grâce au copain qui fait ouaf ouaf, c’était déjà bien con… Mais lorsqu’arrive LE clou du spectacle : le retour des deux évadés armés jusqu’au dent au QHS, le film d’une sobriété qui ferait passer un épisode de Plus Belle la Vie pour une épopée de David Lean, se permet d’un coup de nous refaire la fin sur le parking de Ma 6T Va Cracker ! Si le scénario serpente dans les sombres abysses de la facilité, Richet atteint quant à lui les vertigineux sommets de l’incompétence ! Cette scène reprend un fait réél époustouflant : deux hommes retournent au QHS dont ils se sont fraîchement évadés pour aller libérer leurs camarades en leur envoyant des armes. C’est un acte de solidarité incroyable d’une puissance évocatrice folle, c’est le climax du film et c’est à partir de ce moment là que Mesrine sort du gangstérisme classique. Mais du haut de sa montagne Richet décide que pour booster sa scène il a absolument besoin d’en rajouter, puisqu’il la filme et la découpe comme s’il s’agissait d’une scène d’action d’un épisode de Julie Lescaut. Clin d’œil à son cinéma ou au cinéma qu’il aime, il se permet donc de modifier l’Histoire en montrant quatre ou cinq matons et deux prisonniers se faire descendre dans une scène censée être tire larmes et qui à part au flanc ne tire finalement rien du tout ! C’était pas suffisant que ce soit nul, Richet rajoute donc de l’action là où ce n’était pas nécessaire (comme pour la mort violente de Guido), ratant par là l’évocation de cette attaque et tente de rattraper le coup avec une exagération de la violence qui de toutes façons ne sauve absolument pas la séquence mais ruine allègrement la logique historique… Après quatre matons flingués, le statut de Mesrine et Mercier n’est de fait plus le même, et le passage des deux gardes forestiers abattus devient pour le coup carrément caduque !

Alors quoi ? C’est parce que les journalistes du tout Paris flippent de se prendre un coup de boule de la part de Langmann qu’ils sont presque tous unanimement content de ce qu’ils ont vu ? Est-ce que Langmann a menacé le journaliste de Télérama de l’emmener faire un tour dans une grotte à Creil pour qu’il compare cette scène à Luke La Main Froide ou à L’Evadé d’Alcatraz ?!

Si fondamentalement la nullité tous azimuts de la réalisation de Richet n’est pas en soi une énorme surprise, je suis plus troublé par le budget confortable dont a bénéficié le film : un peu plus de 20 millions d’euros. Pour ce tarif on pouvait espérer une reconstitution ambitieuse du Paris des années 60 mais là encore c’est une gabegie totale ! On ne croit absolument pas à l’époque, on ne se sent jamais dans les années 60 et on n’a aucune sensation du temps qui passe. Deux scènes en pleine rue, trois fringues kitchouilles et deux bagnoles ! Ca va c’est facile de reconstituer l’époque quand le film est essentiellement tourné en intérieurs où il n’y a presque aucun figurant mis à part une scène de bal et une autre de casino ! Au final le film parait avoir été tourné avec le même budget que le téléfilm passé sur TF1 l’année dernière dans lequel un sosie d’Alain Chabat jouait Mesrine ! Où est passé le pognon ? Cassel serait-il meilleur que Mesrine pour vider les banques ?! Et qu’on n’aille pas dire que tout est passé dans le budget moustache/perruque !!!

Alors c’est scénaristiquement brouillon, ça n’a rien à dire et c’est artistiquement nul, le film a donc du mal à rendre justice aux acteurs. Comment juger leur prestation alors qu’ils sont tous réduits à jouer des personnages de bande annonce ? Dupuis fait ce qu’il peut, l’accent québécois l’aidant quand même à mâchouiller des dialogues qui ont oubliés d’être écris. Lellouche joue comme s’il était dans un clip de Seth Gueko et le rôle de Cécile De France s’arrête à porter des lunettes de soleil. Depardieu quant à lui est généralement posé là (il n’a qu’une scène debout, sûrement trop cher à assurer pour la prod) et récite sérieusement son texte sous son gros nez, persuadé qu’au milieu d’un tel désastre, un remake terrine camembert de Brando dans le Parrain suffira largement. Et le pire c’est qu’il a raison ! Et Cassel alors ? On lit partout qu’il « bouffe l’écran », si cette nouvelle expression à la con veut dire qu’on ne voit que lui, c’est tout à fait juste. Si c’est pour dire qu’il irradie de talent c’est sacrément exagéré. Pris dans un film qui ne dit rien et qui n’a aucun point de vue, ni scénaristique ni visuel, l’interprétation de Cassel évolue au fil des scènes. Sans progression logique de l’histoire, Cassel se borne à interpréter son Mesrine comme bon lui chante, en totale roue libre, tantôt comme ci, tantôt comme ça, tantôt avec du pain de mie dans la bouche et un accent paysan, tantôt avec une moustache et tout nerveux… Parfois juste, parfois à côté de la plaque, pour un résultat sans aucune cohérence, à l’image du (télé)film. Durant ces presque deux heures on voit surtout Vincent Cassel jouer, il joue Mesrine peut être mais à aucun moment on a la sensation de voir Mesrine en action... On n’y croit pas et vu la nullité du film il faut être vraiment motivé pour s’immerger dans l’histoire !

En conclusion, cet Instinct de Mort est un sacré navet qui arrive à réaliser l’exploit de ne rien avoir à proposer du tout, tout en ratant tout ce qu’il entreprend. Lorsque je lis ici ou là que la suite est nettement plus faible, je n’ose pas imaginer le tableau ! J’irai sans doute de nouveau au cinéma, pour faire la suite de cette note et dans l’espoir de passer deux heures de franche rigolade.
Et puis malgré tous ses défauts, le diptyque Instinct de mort / Ennemi Public n°1 a une qualité indéniable, une qualité que même ma mauvaise foi ne peut passer sous silence, une qualité si grande qu’elle sauverait presque le film : Clovis Cornillac n’est pas au générique. Rien que pour ça, merci.


PS : N'hésitez pas à aller lire les commentaires de cette note, puisqu'on y creuse un peu le sujet ;)

45 commentaires:

junko a dit…

Et pour ceux ou celles qui veulent plus d'infos, y'a de la doc ici :
http://actiondelarevo.free.fr

Marsellus a dit…

Ta chute sur Cornillac est incontestablement le point fort de ta critique, totalement haineuse (comme d'hab et c'est pas un reproche), mais à un point tel que tu t'embrouilles un peu.

Les comparaisons systématiques sur les perles du polar TV made in France (Cordier, Navarro, Lescault) finissent par tomber à plat tellement tu es dans la surenchère, un peu comme des les pires papiers du pourtant très estimable Christophe Lemaire (le premier qui trouve un papier de lui sans pique à Télérama gagne un DVD de Gutterballs).

Pour avoir vu (et apprécié) Mesrine Part 1, je trouve certaines de tes remarques plutôt surprenantes. Limite "indignes" de ta part comme lorsque tu te plains de l'absence de voix off ! Un comble pour un mec qui chie sur les scénarios débiles qui prémachent tout aux spectateurs !

Le script est indiscutablement basé sur une utilisation audacieuse (ratée, selon toi) de l'ellipse. Et ouais, on passe d'une année à une autre sans lien à deux balles, mais tu voulais quoi, entendre Cassel te dire en voix off "et là j'ai fait des conneries alors j'suis allé en prison c'est un lieu pas sympa et qui sent pas bon" ?

junko a dit…

marcellus,
tu as surement raison pour les références systémtatiques aux séries télés... Avec le recul je me rends compte que c'est une astuce un peu évidente et pas très adroite...

Sinon là je te suis plus du tout pour la voix off...il ne s'agit pas de prémacher le scénario, il y a dans le livre des phrases si bien écrites que c'est dommage de s'en passer.
Quand à ta "haine" aux voix off, je sais pas, on pourrait citer "Barry Lyndon", "Orange Mécanique", "Apocalypse Now", "Seul contre tous"... c'est que t'appelles des scénarios prémachés ?
Et la façon dont on te montre la psychologie de mesrine (une éxecution inventée en algérie, un passage où il est raciste, un passage où il est violent avec sa meuf, un passage où il est comme ça, un ou il est comme ci... c'est pas prémaché ça ??!)

Quant à ce que tu appelles une utilisation audacieuse de l'ellipse, je reste vraiment dubitatif, je ne vois rien d'audacieux là dedans. Je n'y vois que paresse et confusion scenaristique.

cantin a dit…

La critique est aisée, mais l'art est difficile.

Je sors de la salle de cinéma, et bien que je reconnaisse que la voix off, ou la cavale en passant par Cap Canaveral eussent été des suppléments enrichissants, je trouve ta critique gratuite et digne d'un frustré, incapable bien entendu de faire le millième de ce qui a été réalisé.

On est loin des Cordier, quant à ton interprétation de l'ellipse comme étant la preuve de paresse et de confusion scénaristique, elle est la preuve pour moi de ton manque flagrant d'objectivité.

Bref, un venin gratuit, bête et méchant.

junko a dit…

Cantin :
Bon alors, d'abord pour le coup du "frustré", tu as raison, j'ai été sacrément frustré en sortant de la salle d'avoir assisté à un spectacle que j'ai trouvé aussi nul...
Frustré aussi de voir l'engouement généralisé et le niveau de la plupart des critiques que j'ai lu qui s'apparentent plus pour moi à du publireportage, mariant people, sensationnalisme et enfilage de perles...
Au delà de ça ma critique ne me parait pas gratuite mais plutôt argumentée. Tu peux trouver mon point de vue misérable mais pas gratuit.

Ensuite, je ne serai pas capable de faire un film ? Peut être, et alors ?!
Un film ça s'adresse au public, à lui de juger plus qu'aux professionnels non ?
Quand t'écoutes une chanson que tu n'aimes pas, avant de d'en dire du mal tu te demandes si tu sais jouer de la guitare, si tu sais chanter ou masteriser un somor ?
Quand tu bouffes un plat au resto et que tu le trouves dégueulasse, tu vas pas en dire du mal sous prétexte que tu sais à peine cuire des pâtes ?!

Ensuite, je ne vois pas où est le manque d'objectivité, et en plus je vais aller plus loin !
Après reflexion, je trouve que les reproches que je fais au film vont tous dans le même sens :
En fait, pour moi, « Mesrine : L'instinct de mort » est un film qui suit un script ultra balisé.
On utilise des éléments de la réalité pour remplir les cases. Et tant pi si parfois ça dilate des trucs qui sont sans intérêts (si l’on parle de Jacques Mesrine) ou si d'autres aspects sont purement gommés. L'Histoire, la réalité, ne sert que le schéma pré établis des intrigues des films d’action US. On a donc Mesrine le jeune padawan, qui est dans un univers qui ne lui convient pas, qui entend l’appel de la quête, mais qui va douter, qui a un pote marrant qui lui présente ce qui deviendra son mentor (Merlin, Yoda, ici Guido), qui l’initiera mais dont il devra s’émanciper pour pouvoir accomplir sa quête. La mort violente de Guido ne semble servir que ce schéma classique d’intrigue, sinon quel intérêt ? Guido est mort d’une crise cardiaque dans un escalier… Puis avec le sidekick mettant en valeur le héros (Yan Mercier Solo) on arrive inévitablement au point d’orgue du film qui est l’attaque du pénitencier.
Parce que dans chaque film d’action US il faut, pour déboucher sur la fin de l’histoire, une action où le héros en péril grave va affronter les forces ennemies et triompher d’elles. Richet et son scénariste ont logiquement utilisé cette attaque comme le climax de leur film. Et dans les films US les climax ils pètent du tonnerre, il faut en foutre plein la vue… Et c’est donc pour moi finalement par là qu’il faut chercher si on veut comprendre quelle raison mystérieuse a poussé Richet à accentuer cette scène en rajoutant des morts (absurde) et en rajoutant des blessures sur les deux « héros »…

Finalement, Mesrine : L’instinct de mort est un banal film policier à l’américaine, calibré, balisé, prémaché, qui ne compte au final uniquement sur la plus value que représente la réalité « historique » de l’histoire qu’il traite. Unique argument commercial, car au-delà de ça, mettez un personnage fictif à la place de Mesrine et demandez vous quel intérêt resterait-il au film ?!

En conclusion, je reste sur mes positions, ce film c’est de l’esbroufe, du vide emballé avec une mythologie en carton pour au bout du compte vendre TOUJOURS le même paquet de lessive.

Ben. a dit…

yo

salut junko,
Bravo pour ton humour décalé et tes opinions tranchées & assumées.
Ça fait plaisir a lire.

J'ai vu (quasiment) aucun des "films de merde" dont tu parles; normal je les sens a des kms..
Et je perds pas mon temps a les mater.
Donc encore bravo pour ton sacrifice a visionner des daubes pareilles.

J'avoue que les mouches à merde que tu attires en commentaires sont très drôle aussi.

Ciao.

Toxic Avenger a dit…

Une petite suggestion pour donner encore plus de force et de fondement (si je puis dire...) a tes critiques: ne pourrais-tu pas, a la fin de celles-ci, et une fois passés tes nerfs sur Cornillac bien sur, mettre une liste de films qui, dans le même genre et par leur excellence, te donne raison de continuer ce blog. On ne demande qu'a découvrir des perles autant que d'éviter des bouses (merci Junko). Par exemple, dans le genre film ou l'acteur prend des kilos, préférez 'Raging bull' a 'Mesrine:l'instinct de mort'!

LeRéM0is² a dit…

Le "problème" c'est que tu ne parle que des films que tu n'aimes pas (normal vue le nom du blog) donc les gens on l'impression que tu n'aime rien !

Marsellus a dit…

Juste une précision, junko : je n'ai aucune "haine" envers les voix off. Les exemples que tu donnes sont en effet des modèles plus que convaincants en matière d'utilisation de voix off...

Tu sembles avoir une connaissance assez poussée en matière de Mesrine (le vrai), pour savoir qu'a priori Guido serait en réalisé mort d'une crise cardiaque dans un escalier.

Cette confrontation entre "la vérité" (j'insiste sur les guillemets) et la version Richet peut aussi expliquer ton aversion pour le film.

Tu écris dans les commentaire "Finalement, Mesrine : L’instinct de mort est un banal film policier à l’américaine, calibré".

Ben oui, c'est ça. Je suis d'accord avec toi. Rien de plus. Mais depuis combien de temps on a pas vu de film français "à l'américaine" (dans les faits, pas dans les intentions) ? Olivier Marchal essaie bien de nous faire prendre ses vessies pour celles de Michael Mann, mais bon...

junko a dit…

Marsellus :
Ben je n'ai rien pour, ni contre les voix off, je pense juste que c'est parfois un excellent moyen de communication (comme pour les exemples que j'ai cité), parfois ça peut être maladroit et/ou redondant (un peu comme la voix off rajoutée de Blade Runner, que j'aime bien mais qui simplifie le film)

Pour la connaissance de Mesrine, j'ai lu quelques bouquins effectivement, et pour être honnête je m'occupe du site que j'ai linké au premier commentaire. Mais que les choses soient claires, je ne me sens pas par là "gardien du temple" ou quoi que ce soit...

Là où il y a plus incompréhension que vraiment aversion, c'est que je comprends pas trop le film. Je comprends pas qu'on fasse un film sur ce sujet sans rien avoir à dire, ou quasiment.
Au delà de ça, je ne trouve pas le film très bon, même dans le cadre d'un film policier classique. Le découpage très haché du film empêche l'identification aux personnages. Mesrine est juste montré dans plusieurs situations, plusieurs tableaux, rien autour de lui n'existe vraiment, il n'y a pas d'intrigue mis à part la roue de secours que représente l'étiquette "Inspiré de faits rééls".

Alors le film, franchement, présenté tel quel, est pour moi, trop paresseux pour être un bon biopic et trop brouillon pour être un bon polar...

Je ne comparerais pas ce qui est incomparable, mais j'aurai bien aimé voir ce qu'aurais pu faire d'autres personnes avec un peu plus de "coffre"... j'ai du mal à imaginer quelle piste aurait suivi Schroeder et comment il l'aurait fait.

Anonyme a dit…

Je suis souvent d'accord avec tes critiques, mais j'ai quand même beaucoup aimé le film. Faut dire que j'ai pas étudié la vie de ce monsieur, donc j'ai pas dû buté sur les mêmes détails que toi.

Anonyme a dit…

je n'ai pas vu mesrine, mais j'aime tellement ton blog que je lis tout quand même, et depuis le temps, je sais que je peux te faire confiance niveau goût.
Par contre, je suis d'accord avec le commentaire de toxic avenger, pourquoi pas proposer un "lot de consolation" avec un "ds le même genre ms en mieux" pour chaque bouse?
Comptes-tu faire une critique du dernier james bond? je serais curieuse de connaitre ton avis :)

Tim a dit…

Y'a pas Cornillac, certes, mais y'a Cassel, et des gens qui récitent du texte et qui froncent les sourcils en criant, on en trouve partout. Cassel bouffe l'écran, j'aurais préféré que ce soit Mesrine qui le fasse...

LeRéM0is² > Non.

Anonyme a dit…

destresse mec. tu fais une analyse coincee et politique sans le detachement des autres articles, il est ou le pipi caca?
mesrine men fou moi... un tortionnaire a la aussaresses
"mais non c'est plus complexe. la vieille aubergiste... les contradictions... la violence... le jeu de pesée de couilles avec le commissaire... le héros franchouille"
tres cool l'affiche avec cassel de profil le visage en sang, c'est jesus christ, j'espere qu'il y a deja les tshirts

Levia a dit…

Je suis aussi d'accord: à quand un blog des films que t'aime ?

Mule a dit…

Putain, À chaque fois que je me mattais un film et que j'avais une réaction typique genre "putain c'est quoi ce film de mes deux?" je voyais une jolie note qui en parlais ici.

Là j'ai vu la note avant d'aller voir le film, et j'étais assez surpris que tu puisse le trouver nul, pensant que justement ça avait lair d'être vraiment plutôt pas mal.
Et bah putain, j'aurais mieux fait de fermer ma gueule. Richet s'est un peu foutus de nous en voulant retranscrire la vie du plus grand malfrat français, en s'enfilant sûrement tout le budget qu''il a pu avoir dans le croupion, pour ensuite nous chier un truc pareil, qui finalement n'a rien à envier de puant à son cousin Le Dernier Gang! Quant à Cassel, ben j'ai encore du mal à voir autre chose que Cassel.
Du coup j'ai vachement plus d'attentes du prochain Soderbergh et de son film en deux parties à lui aussi, et pour le coup, je fais déjà plus confiance à Del Toro en Che qu'à monsieur Vincent en Mesrine!

Je suis curieux de savoir ce que t'as pensé de The Dark Knight (ta fibre cinéphile a sûrement voulu aller voir un projet aussi ambitieux) et par la même occasion de cette immondice qui met en scène De Niro et Pacino pour la "première" fois ensemble. Voyant que t'en avais pas encore parlé de ces deux là, je m'demandais..

PATATRASH a dit…

Salut m'sieur !
ouai moi ta critique me rassure je suis pas le seul a pas avoir trouver le film top ... c'est clair que apres avoir lu le bouquin (ou etudié un peu l'histoire du bonhomme), tu peux pas l'apprecier ... beaucoup trop de raccourcis foireux ... apres t'y va un peu fort ! mais j'aime ca ! héhé je repasserai sur ton blog ! viva los filmas de merdas !

rogelio a dit…

Bonjour a tous ,

Je suis nouveau sur ce site , donc premiere chose , quelle excellent site !!!. Je voudrais ensuite feliciter la personne qui a construit le site de ressource sur Jacques Mesrine , je le trouve exceptionnelle avec des coupures de presse uniques sur le web. ensuite pour en venir sur le film l'instinct de mort , je trouve qu'il est plein d'incohérences sur la vie de Mesrine ,un résumé d'informations pour ceux qui voudrait comprendre vraiment le personnage . On verra le prochain je crains le pire.
Sinon moi même très informé sur la vie du Che guevara , j'ai peur que malgré les grands noms qui composent le film , on ne trouve qu'une explication bien polissé qui ne donnera pas d'informations sur sa vrai pensée et sa vie , et ne nous expliquera surement pas les causes de son éxécution qui sont des plus obscures , en tout cas je suis heureux d 'être parmis vous , car je pense qu'on n'auras de belles discussions sur le sujet. @+
rogelio

junko a dit…

Anonyme du 1er Nov
Ben pour moi le film est mauvais, par rapport à la vie de Mesrine, mais surtout et pour moi c’est le plus grave, c’est que c’est mauvais cinématographiquement parlant. Je vais pas me répéter, mais le montage, la réal, l’écriture, le jeu, tout est en roue libre et calqué sur des schémas pré établis paresseux.

Anonyme du 3
Je n’ai pas vu le dernier Bond, mais je suis assez curieux de le voir. Le Casino Royale est assez surréaliste pour moi, le meilleur se mélangeant allègrement au pire…
Pour l’histoire des lots de consolation, je n’ai pas envie de dire ça c’est de la merde vous devez plutôt voir ça… C’est pas mon but. Je dis juste ce film là il est trop pourri parce que bla bla bla bla. C’est mon avis, j’essaye de l’argumenter mais ça s’arrête là. Pour le reste, les liens sur la gauche donne des pistes de ce que j’aime.

Tim
Content de te voir passer par ici, on est bien d’accord !

Anonyme du 6
Ben oui, cette note n’est pas très pipi caca, mais c’est parce que le sujet, pour moi, était un peu plus sérieux. Après t’inquiètes pas, je vais essayer de saisir la prochaine occasion de me vautrer dans le caca ! J’aime tellement ça… 

Levia
Quelle idée originale !

Mule
Ben je fais plus confiance à Soderbergh pour raconter une histoire, pour donner une vision à un fait historique que Richet et son scénariste débutant.
The Dark Knight j’ai pas aimé, mais pas suffisament detesté pour le foutre ici. J’ai juste trouvé que c’est plus James Bond que Batman, qu’il y a trop de bonne volonté, trop d’intrigues touffues et qui se mélangent inutilement, le film aurait gagné à quelques coupes, et à un scénar plus épuré. C’est dommage parce qu’il y a des trucs inintéressants qui prennent des heures et des personnages un peu trop effacés, le joker brûlant les billets par ex, c’est une idée formidable, dommage que c’est pas plus appuyé par là…
M’enfin il faudrait que je le revois, j’étais sorti de la salle complétement abrutis, avec un impitoyable mal au crâne…

Pour le film avec Pacino et De Niro, j’ai déjà oublié le nom et je m’en fous un peu, je le verrai un soir de désoeuvrement, un dimanche, sur TF1…

Patatrash !
;)

Rogelio
Merci pour ton intérêt pour le blog et le site Mesrine !
Je précise toutefois à mes lecteurs que Rogelio n’est pas de ma famille ;)
En tous cas, bienvenu par ici !

rogelio a dit…

Je confirme les dires de Junko , nous ne sommes pas de la même famille , mais a mon avis du même clan , de ceux qui entendent qu'on respecte nos comtemporains , que cela soit Mesrine , Che guevara , Prevert ou Léo Ferré, ils ont tous un point commun ce sont des libertaires et Junko comme moi pense qu'il est important de respecter leur mémoire en rétablissant une vérité plutôt que de faire un fiction à l'américaine sans queue ni tête , donc merci a toi Junko de mettre en avant ton indignation sur la valeur ce ce film

rogelio

olaf a dit…

bah j'ai vu le film hier et je le trouve plat. Perso je connais pas son histoire, vaguement entendu parler mais c'est tout. Comme le dit très justement junko, les personnages secondaires se résument à faire plante verte. Le film est une successions de scènes plus ou moins violentes tentant de montrer le caractère du bonhomme, mais du coup, bah l'histoire est un peu saccadée, hachée. Moi ça m'a fait penser au chemin de croix de jésus : t'as 12 tableaux dans les églises qui racontent 12 moments de son execution, mais sans forcément de lien entre les scènes...
Y'a plus de dialogue que dans un james bond, c'est déjà une qualité.

Enfin, c'est dommage car je pense que l'aura du type aurait peut être mérité un film peut être plus lent, cherchant moins à montrer à tout prix la violence et plus à mettre en avant ce qui fait la légende de ce type.

Enfin c'est un avis de non cinéphile, pas fan de film d'actions et connaissant pas bien mesrine alors...

Jimmy a dit…

J'avais pas l'intention d'aller voir ce film mais mes potes et la presse m'ont convaincu, j'y suis allé plein d'espoir et je me suis fait mortellement chier. A la fin du film je me demandais encore quand ça allait commencer, j'ai eu l'impression de voir une succession de bandes annonces pendant 2h...
Je trouve ta critique très intéressante et surtout argumentée (perso c'est la partie cinématographique à laquelle j'adhère le plus, la vraie de de mesrine j'en ai rien à branler). Ca fait plaisir de lire quelque chose d'intelligent sur ce film, et on se demande comment il est possible que y'ait pas eu UN hebdo ou quotidien pour oser dire ce qui pour moi est une évidence: ce film est une grosse croûte.
Sinon je suis pas d'accord quand tu dis "Finalement, Mesrine : L’instinct de mort est un banal film policier à l’américaine, calibré": NAN: même le plus banal et le plus calibré des films policiers américains vaut mieux que ça, car il aura toujours au moins un scénario, ce que L'instinct de mort n'a même pas.

Mike Brandt Lettespagnol a dit…

faire un blog de films de merde aurait été mon reve car les films de merde font partie intégrante du cinéma. De là a dire que l'adaptation ciné d'un type fait partie intégrante du respect de sa mémoire me semble glisser vers les sentiers balisés et si polissés du "devoir de mémoire" très (trop) en vogue depuis qq temps. Y aura toujours des films loupés sur des types biens et inversement, et après ? je vous parle même pas des événements marquants de l'histoire mesdames messieurs... Mais bon, j'arrete je fais style donneur de lecon. Le final de ta critique est tout simplement somptueux (cf Depardieu aussi). Ce qui est bien dans ta critique - qui tire parfois vers la mauvaise foi (que tu reconnais sobrement d'ailleurs) - c'est qu'elle est viscérale. tu n'es ni obséquieux envers un mec qui t'a invité à la degustation d'avant première critique pour acheter la critique, ni -et c'est pas rien quand on lit Première, Télérama, Studio, cahiers ciné etc- dans une complaisance d'écriture (en d'autres termes: tu te regardes pas écrire en espérant que ta phrase méga tournée de manière lyrique et/ou coup de poing) ne fasse la UNE de l'affiche de vente et/ou da la 4° de couv' du DVD. je découvres ton site sur cette critique précise, donc peut-etre vais-je évoquer un film déjà critiqué par tes soins, mais si tu cherches des critiques sur le film "Musclor les maitre de l'univers" hésites pas je le mate ce soir juste après le match... (oui je suis beauf...) Ciao

stalker a dit…

Je découvre seulement ce blog : une perle. J'attends avec la plus grande impatience la critique du Mesrine 2, dont j'espère qu'elle sera aussi acerbe, documentée et pertinente. Viiite!

Ta Mère a dit…

Salut, ça fait vraiment plaisir de voir que quelqu'un partage mon avis sur des merdes telles que "L'instinct de mort"(et "A l'intérieur" aussi au passage.)

Je viens de découvrir ton blog via celui de Cha, je parcours ça et espère vraiment que t'auras de très mauvaises choses à dire sur "Martyrs".

PS : Si t'as aimé "Martyrs", va te faire foutre ;)

Anonyme a dit…

j'aimerais bien passer tes chroniques dans furax, tu m'autorises ?
monsieurmorbak@aol.com

Toxic Avenger a dit…

Dans le genre devoir de mémoire, j'hésite a aller voir 'Laissez passer' de Tavernier. Junko, un indice stp: stop ou encore?

julie567 a dit…

je suis sortie du cinéma après une scéance forte en émotion de mesrine. jétai partagé entre franche rigolade ( tel un opus de dimanche apres midi sur NT1 type krocodilus ou lattaque des requins tueurs, sauf que dans ce genre de film linteret est dans la performance d'acteur de lanimal!) et mal de coeur tellement le personnage est éxécrable et violent ( bravo pour la performance de cassel : et hop jai une moustache donc JE suis mesrine!). jai particulièrement apprécier la scene de fusillade/évasion de la prison : tac tac tac tac tac, je me prend une balle, je continue, tac tac tac tac tac, meme pas mal JE suis mesrine, ah mince javais oublié javais une grenade ça aurait pu etre réglé plus vite !!!!
bref plutot interloqué par tant d'imprecision et de vide dans les yeux des acteurs...jirais pas voir la suite je pense, jirais plutot voir "la famille suricate" ça au moins tu sais pourquoi tu te marres!!!!
bravo pour ton blog, il est tres instructif et ça change des cirages de pompes ( funèbres pour mesrine!)

junko a dit…

>Olaf
Le chemin de croix c’est à peu prêt ça, je cite un extrait du JDD, sur Mesrine 2 :
« Dans Mesrine, les références sont également religieuses. A commencer par l'affiche de l'épisode 2 qui rappelle La Dernière Tentation du Christ, de Martin Scorsese, un de ses cinéastes de référence. "En fait, j'ai parsemé le récit de références au chemin de croix, révèle-t-il, comme par exemple ces lauriers qui poussent dans le jardin de la villa de Mesrine... Ma mère est athée, mais je suis devenu protestant. Me demandez pas pourquoi, ça vient de Dieu, ces choses-là..." Machinalement, ses mains se joignent. Il poursuit. "Il y a de la tolérance dans le protestantisme. Surtout, les protestants sont des résistants." »

>Jimmy
Tout à fait d’accord sur l’impression de voir des bandes annonces qui s’enfilent en voyant le film !
Et d’accord aussi sur le film calibré de base…

>Mike Brandt Lettespagnol (bravo, quelle finesse !)
J’ai pas tout compris mais je pense que je suis d’accord aussi 

>Stalker
C’est prévu ! Je viens de le voir et je dois m’y atteler ce soir !

>Ta mère
On a vu Martyrs en avant première avec Cha, et euh bon, dire que j’ai aimé c’est faux. J’ai vraiment pas aimé, mais j’l’ai pas foutu dans mon blog parce que j’ai trouvé ça quand même nettement moins mauvais que A l’intérieur et Frontières, et que j’avais pas trop envie de faire que pilonner le film de genre français… Au-delà de cette incroyable indulgence (eh eh) j’ai trouvé le film assez con, mis en scène un peu à l’arrache, très prétentieux et d’une vacuité assez impressionante. Je suis resorti du film absolument pas troublé, ni traumatisé, juste j’ai trouvé les 20 dernières minutes un peu longues et je les ai subies avec un certain désintérêt. A peu prêt une demie heure après le film on avait complètement oublié le film… Ce qui m’aurait quand même bien branché pour traiter le films, c’est les déclarations ultra prétentieuses de Laugier dans la presse, visiblement très fier de lui, persuadé d’avoir réalisé une œuvre hardcore extrème trop viscérale que les gens ils doivent être forts sinon ils ne supporteront pas ce 2001 du film d’horreur… Alors que bon, c’est juste une minibouse qui existe plus par son buzz et la campagne de com’ développée par ses lieutenants que par son contenu.
A y repenser, en fait, j’aurai du en faire une note tiens… C’est pas perdu, j’attends la sortie dvd, je regroupe les intws de laugier et j’m’y colle si j’y pense !

>Toxic Avenger
Va plutôt voir LA BANDE A BAADER !

>Julie567
Si tu peux aller au cinéma gratos, d’une manière ou d’une autre, je te conseille la suite, c’est une vraie comédie. Si tu dois payer ta place, attends qu’il passe sur M6… Ca t’évitera d’avoir la gerbe devant les mouvements de caméra éthyliques de Richet !

anatole a dit…

Après avoir vu les deux parties, je peux confirmer que l'ennemi public number one est plus faible que l'instinct de mort. Dans le premier y avait une tentative, brouillonne mais l'intention était là, pour mettre un peu de rythme à l'histoire, complètement oubliée dans le deuxième. Je ne serais pas aussi sévère avec junko sur l'instinct de mort : je l'ai trouvé moyen, sans personnalité et sans ambition, mais pas détestable. Faut aussi dire que je ne connais presque rien de Mesrine (donc je vais aller consulter le site dont tu as laissé le lien) et peut être que c'est pour ça que je suis indulgent, notamment sur l'histoire qui nous est contée. A la base, j'aime pas Cassel, je le trouve vilain et faible comme acteur ; mais dans Mesrine, je n'ai pas ressenti le mépris habituel envers lui, juste de l'indifférence et j'y vois là une amélioration de son jeu d'acteur. Mais c'est un sentiment personnel sans aucune valeur je m'en rends bien compte.

A part ça, longue vie à ton blog !

HS : J'ai exactement le même sentiment que toi sur le Dark Knight.

Ramen a dit…

J'ai pas vu le film et en même temps, j'ai pas que ça a faire. Comme je l'ai déjà dit j'aime ton cynisme et les structures de tes notes enrichies d'un vocabulaire audacieux, d'autant plus que tu ne te gargarises pas de mots dont tu ne comprends pas le sens comme comme le font beaucoup de personnes actuellement. Deux remarques hors contexte, le fond et la police ont tendance à fatiguer l'oeil très rapidement ce qui pour tes longues critiques s'avèrent parfois être un supplice. De plus, essayes de synthétiser tes commentaires, car, pour ne citer que moi, j'aime bien lire le dialogue que tu entretiens avec les internautes par la suite. Mais là encore, ajouté à celà le fait que tu répondes de façon régulière, la longueur de tes réponses finit par lasser. En même temps, mon commentaire s'allonge lui aussi, donc ça ne reste que des suggestions.

gerard miller a dit…

bonjour
ta critique manque d'objectivité :
je crois que tu l'avait deja jugé avant meme de l'avoir vu .
tu pensait etre "le specialiste " mesrine du web, richet s'est reappropprié ton bébé et tu le supporte pas
.

junko a dit…

Gérard, je ne me prétends pas spécialiste... Pas besoin d'avoir étudié le sujet comme Richet ou Langmann pour trouver que le film est une grosse bouse.
Il suffit juste d'avoir un minimum de sens commun. Ensuite, lorsqu'on connait un petit peu l'histoire, c'est évident qu'on passe à côté du truc.
Richet se l'est approprié ? Oui et alors ? Le resultat c'est de la merde, c'est tout...
Baader est peut être une libre interprétation de la réalité, le film est nettement plus maitrisé.
Hunger est aussi une réinterprétation, mais il y a une sacrée différence, non ?!

Après tu peux penser que je l'avais jugé avant de l'avoir vu, je m'en tamponne, quand bien même ce serait la réalité, j'en aurai profité pour me gargariser de mes dons de devins.

Je pense ne pas avoir craché sur le film gratuitement, si tu trouves que je me trompe explique moi en quoi...

Anonyme a dit…

Que dire si ce n'est que le con ici , qui est tu pour dire que L'instint de mort, est un film de merde.
Surement un abruti qui n'a pas aimé et compris le film, il s'agit ici de raconter la vie de mesrine et pas d'en faire une fiction US.
Ce film est de loin, un des meilleurs film de cassel, avec Doberman.

Mais je suis sur que tu n'es pas d'accord avec moi, un peu d'ouverture d'esprit ne te ferais pas de mal.

Salutation pauvre con !

junko a dit…

Pour le têtard :
« Que dire si ce n'est que le con ici , qui est tu pour dire que L'instint de mort, est un film de merde. »

T’étais trop énervé pour arriver à faire une phrase correcte et intelligible ou t’es pas capable de t’exprimer ?

« il s'agit ici de raconter la vie de mesrine et pas d'en faire une fiction US »

OK, non seulement tu pédales dans la semoule mais en plus t’as du mal à comprendre ce qu’on te raconte. J’essaie justement d’expliquer pourquoi ce film ne s’attache pas tant à raconter la vie de Mesrine qu’à la transformer en fiction calibrée…

« Ce film est de loin, un des meilleurs film de cassel, avec Doberman.
Mais je suis sur que tu n'es pas d'accord avec moi »

Ben non gros nigaud que je suis pas d’accord avec toi, vu que je n’ai pas aimé le film…

« un peu d'ouverture d'esprit ne te ferais pas de mal »

Oui, merci du conseil, mais par contre toi, à force d’ouverture d’esprit j’ai l’impression que t’as carrément des courants d’air entre les deux oreilles !

« Salutation pauvre con ! »

Oui oui, merci, j’espère qu’on te reverra…

grosse bourse a dit…

"le blog des films de merde",le nom que tu as trouvé est exellent, simple clair et prècis !

Je viends tout juste de finir de lire ta critique avec les commentaires qui s'en suivent et pfoo, je dois dire que sa faisait longtemps que j'avais pas lu autant de textes d'un coup sur le net^.

J'ai vu le film et je suis bien d'accord avec toi : c'est un gros navet commercial !
Et le pire, c'est que j'en était sur avant même de l'avoir vu: On pouvait presque le lire dans la gueule de l'affiche et dans le trailer !

Mais comme je m'interesse à l'histoire de Mesrine et que je l'aime bien, je me suis senti un peu obligé d'aller le voir...et j'ai pas vraiment était surpris de constater de quelles manières ils ont fait passer Mesrine en gros : une espèce de brutas ultraviolent , sans trop de cervelle et macho à souhait!

Sa me paraissait un peu bizarre aussi, comment pouvait-on raconter de manière fidèle, la vie d'un gars qu'a été "hors la loi", qui s'est battu contre le système carcéral, qu'avait des idèes politiques radicales et qu'a chier sur la société toute sa vie, avec une super-production et une hyper publicité comme celle la !
Sa sonnait faux dès le début non ?

Du coup, grace à ce film, Mesrine est devenu un film à la mode et a confirmé au yeux des quelques 700 000 personnes qui l'on vu (et qui ne connaissaient pas forcement son histoire) les préjugès qu'ils avaient sur lui (du genre, cette homme était vraiment un dangereux criminel, heureusement qu'ils ont réussi à l'arreter et a l'abattre).
Enfin, du moins , c'est l'impression que cela m'a fait.

Donc au final, un grand merci a Richet pour cette grosse merde!

P.s: je suis tombé sur ton blog en surfant sur le site des pekatralatak (dont tu est l'un des "auteur" ai-je pu lire).Je suis vraiment à fond dans leur musique et c'est d'ailleurs eux qui m'ont fait découvrir ce qu'était vraiment Mesrine, donc vraiment un grand merci à eux pour ce coté culturel et également pendant que j'y suis, pour l'adrenaline qu'ils m'apportent à chaque fois que j'écoute leur zik!

Anonyme a dit…

Blog de merde il faut utiliser la roulette pendant des heures !!!!!!!!!!!!

paris a dit…

erretter de critiquer

junko a dit…

Ok d’accorre, comme c’est demandé gentiment je vais arrêter ce blog.

Olivier a dit…

Bonjour!
Ta critique me semble très subjective mais c'est là tout l'intérêt d'une critique.
Personnellement, j'ai bien aimé le film, mais je reconnait que je sis un public facile.
Je te trouve tout de même assez violent dans tes propos, voir même parfois irrespectueux du travail effectué.
La, plupart des tes arguments sont entendables car ils font références à des dimensions techniques de l'art du cinéma. J'ai apprécié. Par contre, pour être honnête, je n'ai pas aimé la forme.

Pour ma part, je ne connaissait pas la biographie de Jacques Mesrine et je suis allé voir les films (comme un mouton lol) par curiosité. je ne peux donc pas te contredire ou confirmer tes propos sur les éléments biographiques du film.

Par contre, j'ai trouvé que la prestation de Depardieu sortait de ce qu'il faisait d'habitude et idem pour Vincent Cassel. Je trouve qu'on ne le reconnait pas du tout! Par contre, honnètement, on ne reconnait pas trop Mesrine non plus LOL. Après, on va dire que personne ne connaissait vraiment le vrai visage de Mesrine... par définition. Mais je dois reconnaitre que j'ai été séduit par la composition de Cassel qui possède un charisme et un baggo exceptionnel et je pense que c'est surtout en ça qu'il reproduit bien le personnage de Mesrine. ça ne sert à rien d'avoir un sosie si la personnalité n'est pas là.

Voila, tout ça pour dire qu'on ne dit pas "c'est pas bon" mais "j'aime pas!" LOL

;)

PS : ne ferme pas ton blog, la liberté d'expression et le débats sont des éléments primordiaux dans notre société ;)

walhas a dit…

Juste quelques mots rapides je pense que tu as completement raison de casser le film telle que tu l'as fais. Je tiens à dire qu'à la base je suis un "public" facile à satisfaire et les deux films m'ont plus ou moins plu. Par contre c'est plus que vrai que le tous n'as presque ni queue ni tête quant aux changement d'années, les moments clés de sa vie "oubliés" et, entre autres, les scènes inutiles (le meurtre de Guido). Je pense qu'avec un personnage pareil et, en plus, les talents mis en place pour faire ce film, il méritait d'être beaucoup beaucoup mieu!! Mais bon, vu que c'est fais, c'est fais. Peut-être qu'avec un peu de chance un autre réalisateur pourra faire un meilleur travail dans un vingtaine d'année. On verra bien loool.

Anonyme a dit…

c'est extrêmement facile de critiquer, mais imaginer un film et mettre des images sur une pensée demande plus d'intelligence. Les films que tu critiques ne sont pas merdeux, c'est ton blog le torchon.

je m'empresse de faire précédent pour revenir sur un site web plus respectable.
Adieu, site merdeux

junko a dit…

C'est ça, bon vent pauvre merde !

Anonyme a dit…

Il n'y a aucune dimension politique dans le film ? T'es con ou quoi, fils de pute ? Tout film est politique, sale paysan ! La métapolitique, tu connais ? Ca te suffit pas qu'on te présente Mesrine comme un gros beauf raciste, sexiste, un boucher en puissance, un ancien FAF Algérie française ? Tu veux les sous titres ? Quoi, tu veux qu'on te dise que c'est un robin des bois des temps modernes, pour coller à ta mythologie bobopunk des temps modernes, un martyr des temps modernes pour que t'ailles pas chialer ta reum ? Allez retourne baiser des collégiennes, gros beauf ! Ouais c'est bon on a compris t'as lu l'Instinct de mort et t'as vu les vidéos INA, ça te rend d'autant plus méprisable pour ta note de blog ! Gros beauf pourri !

Anonyme a dit…

80% des visiteurs detestent ce blog.
L'autre 20%,c'est soit des multi comptes,soit des personnes de mauvais goût.
J'aime.