mardi 25 mai 2010

LEGION


Le cinéma américain, plus que tout autre, se nourrit d’idéologies qu’il porte ou révèle, tantôt miroir de la société, tantôt entreprise prosélyte. A l’instar des grands mythes fondateurs du pays de l’Oncle Sam (la frontière, la destinée manifeste) la superstition conditionne l’esprit dans lequel sont produits la plupart des films d’exploitation. De fait, certaines valeurs sont mises en avant et présentées comme sacrées. Aujourd’hui le « happy end » représente le moment où finalement la cellule familiale naturelle se réunie (vous savez, comme dans 2012)… Mais si le cinéma d’exploitation a consacré le militarisme et le patriotisme comme de véritables gimmicks, bien rares sont les films où la religion occupe frontalement le premier plan et conditionne tous les enjeux. C’est le cas de cette innommable Legion qui nous balance une séquelle très personnelle de la Bible et assène entre chaque scène de fusillade un tel moralisme qu’on a l’impression de passer 90 minutes à se faire engueuler par un membre de l’opus dei.
Comme tous les films américains traitant de problèmes philosophiques ou sociaux, Legion s’ouvre sur un psaume (ici un truc du genre « Ecoutez bande de têtards, moi je vais vous apprendre à flipper du Big Boss ») censé donner une certaine consistance à un script qui oscillera constamment entre un premier degré hilarant et la caricature pathétique de ses intentions. Ca fait donc un moment que Dieu est saoulé par l’Humanité, il décide d’envoyer son armée massacrer sa terrestre engeance. Sauf qu’un ange, Michel, décide d’aller contre Sa volonté. Déchu de son statut divin, il atterrit un soir à Los Angeles pour retrouver et protéger Charlie, une pauvre serveuse dont le polichinelle n’est autre que la réincarnation du Christ. Réunis dans un routier au milieu du désert, la serveuse et quelques brebis égarées vont faire face aux démons que Dieu déchaine pour détruire l’enfant. Tous ensembles, ils vont résister deux nuits avant que ne déboule l’Ange Gabriel décidé de remettre de l’ordre dans tout ça. Il échouera, l’Humanité a un nouveau sauveur pour guider les survivants du divin courroux.
Legion est le premier film de Scott Stewart, un responsable d’effets spéciaux dont la boite, The Orphanage, vient de couler. Avec son ancien associé, devenu pour le coup producteur, ils nous balancent un des films les plus rétrogrades et les plus culpabilisateurs qu’on ait pu voir depuis des années. Ils nous refont le coup du final évangéliste d’I am Legend comme s’ils nous remakaient la fameuse scène du Dernier Tango à Paris, mais sans la motte de beurre.
Ce qu’on peut déjà concéder au film c’est que dans ce pays de cocagne qu’est la France, lorsqu’un ange descend sur Terre pour sauver l’Humanité, c’est Mimi Mathy qui vient à la rescousse d’une pauvre mère isolée pour l’aider à remplir sa déclaration RSA. Aux Etats Unis, lorsqu’un ange descend sur Terre, c’est de fin des temps et d’extermination dont il s’agit, et à la place d’ une naine qui trottine dans un studio de la Plaine St Denis on a Paul Bettany (sorte de Pascal Greggory américain) qui défouraille des M16 dans le désert de Mojave. Ca a quand même un peu plus de gueule. Autour de Bettany, on retrouve quelques valeurs sûres de la série B comme Dennis Quaid (le Tuck Pendelton de L’Aventure Intérieure entre autres) qui surjoue son rôle comme si sa vie en dépendait, ou Charles Dutton (le Dillon d’Alien 3) encore une fois abonné au rôle du Noir qui, d’un regard lourd et grave, cite la Bible à tout bout de champ. Ces gueules sympathiques on beau tout tenter pour essayer de nous impliquer dans ce nanard, les dialogues mélodramatiques aux sentences définitives plombent le tout avec un tel sérieux qu’on rirait de bon cœur si on n’avait pas l’impression que le scénario avait été écrit par Pie IX. Au milieu de cette caractérisation à la truelle, Charles Dutton mérite tout de même un Oscar pour son air de chien battu au grand cœur, tellement crétin qu’on se croirait dans un mauvais Eastwood.
Reconnaissons également au film quelques qualités techniques. Certaine images ne sont vraiment pas dégueu et quelques unes, intriguantes, frappent justes. Un peu comme si un mécréant perdu dans l’équipe avait profité d’un dimanche matin pour shooter ces plans dans le dos des responsables, surement plus occupés à accomplir quelques génuflexions qu’à se demander comment filmer correctement ce qu’ils ont sur le papier. Le score de Frizzel est, quant à lui, honorable. On a notre lot d’envolées pompières quand il faut et quelques nappes à la Penderecki lorsque le spectateur doit flipper, ça ne marche pas mais le geste est là.
Le gros souci, c’est qu’une fois encore on a un réalisateur incompétent qui non seulement n’arrive pas à se sortir de sa position de fanboy vis-à-vis de ce qui l’a influencé, mais en plus le revendique à la moindre occasion. Scott Stewart veut que le spectateur reconnaisse l’ombre de Terminator derrière chaque plan, chaque dialogue. Legion emprunte donc à l’unique chef d’œuvre de Cameron son introduction avec l’apparition d’un type dans une rue de Los Angeles. Mais il pompe également le pitch (une serveuse qui se retrouve mère du messie est au centre d’une lutte qui la dépasse) et le final (bandana et route dans le désert compris). Si l’Archange Michel chourave à Reese sa plus célèbre punch line (« suis-moi si tu veux vivre »), Stewart a du se dire que l’Ange Gabriel regardant l’écran avec un air menaçant en sortant « I’ll be back » ça allait peut être faire beaucoup. Et ça, à ce niveau, c’est un peu mesquin… Mais Terminator n’est pas le seul classique à être pompé. Des êtres possédés ? Ah oui… comme ce que fait l’agent Smith de Matrix ! Michel vient prévenir la Vierge Charlie, il parle comme Neo dans Matrix 2 ! Une vieille possédée en veut au bébé ? Elle parle et courre partout comme dans les scènes coupées de L’Exorciste ! Des plaies bibliques s’abattent sur Terre, Stewart a déjà vu ça dans The Mist, L’Hérétique et La Momie !
Evidemment, avec un budget relativement faible, la fin des temps est plutôt cheap, se résumant à une panne de télé et à un essaim de mouches numériques. Pas génial. Alors quand il tourne son plan au Paradis, même si l’ensemble ressemble à un décor oublié de Stargate, il nous propose fièrement un ballet aérien d’anges exterminateurs en formation de combat. Dommage que ce plan ne serve que de bande annonce pour ce qu’on aurait aimé voir et qu’on ne verra jamais… Le spectacle d’anges qui se bourrinent les uns les autres à l’arme automatique c’était pourtant une bonne idée, sacrément bis et sacrément rigolote. Même si pour le réalisateur tout ceci est très sérieux, ce dernier déclare en interview que son pitch était tout à fait crédible. Aussi crédible que s’il avait fait un film sur une inondation géante. Et on dirait même que ça l’excite : « Quand vous regardez les débuts de l’art religieux, vous retrouvez l’Archange Michel avec une épée et une armure, vous vous dites que c’est cool et vous vous demandez qu’elle en serait la version moderne ? Des fusils mitrailleurs et des lances roquettes, avec certainement des minutions illimitées. » Cool, non ?
Alors qu’est ce que ce type a dans la tête ? On peut sérieusement se le demander lorsqu’on voit l’ange Gabriel, censé représenter la fureur de Dieu (Gabriel signifiant « Dieu est ma Force », un sorte de concept entre Ophélie Winter et George Lucas j’imagine), passer la porte du restaurant dans un contre jour élaboré à la truelle et dans une légère contre plongée censée signifier sa puissance … Comment un film qui déroule un propos mystique si réactionnaire se retrouve avec comme bras armé de Dieu, une espèce de type metrosexuel habillé comme s’il faisait l’andouille sur un char de la Gay Pride !? Exhibant en plus entre ses mains fermes son instrument de puissance : une masse d’arme turgescente… Décidemment, chez Stewart, Dieu semble façonner son monde comme un réal italien une série Z.
Déjà bien fauché, le film doit également composer avec une narration complètement foutraque d’accumuler les incohérences, car s’il y ’a bien une légion dans le film, c’est celle des âneries et des invraisemblances. Mais ce ne sont pas vraiment les raisons qui font de cette merde une horreur tellement détestable. Qu’un bébé pas attaché survive à un accident et trois tonneaux, c’est pas bien grave (de toutes façons la voiture est là pour le bonheur de l’Humanité, elle ne peut pas nous faire du mal), en tous cas pas plus que de voir une mère enceinte prête à mettre bas tirer à l’arme automatique ! Que les anges ne pensent pas à posséder les proches de la mère du Messie, pourquoi pas, de toutes façons quand on est habillé comme un figurant des Guerriers du Bronx, on a intérêt à rester un peu à l’écart… Par contre, ce qui ne reste pas à l’écart, c’est bien la bondieuserie abominable du propos.
Lors d’un film de siège, la caractérisation des personnages doit nous aider à nous identifier avec eux, et si l’on commence à vouloir les voir vivre devant nous, c’est que nous tremblerons de plus belle lorsqu’ils seront submergés par la menace qui rode. Ici, chaque personnage porte sa croix et chacun retrouvera la voie dans l’épreuve. La famille de la ville avec le père, la mère et la gothique sera peut être décimée, mais au final la fille comprendra qu’elle a fait souffrir ses parents et qu’elle ne devrait pas porter des jupes si provocantes. Avant le destin funeste qui l’emportera elle saura faire amende honorable. Le bad boy de Las Vegas est sur le sentier de la violence, mais c’est parce qu’il s’est égaré. Le bon Noir bienveillant et pieux saura le mettre sur le chemin de la rédemption et s’il arpentait le mauvais chemin, c’est parce que son ex femme ne voulait pas qu’il parle à sa petite fille. Sans famille l’Homme n’est rien nous dit on. C’est également ce qu’apprendra le personnage de Dennis Quaid, dont l’entêtement a fait voler en éclat son couple. Il n’a pas la foi mais devant l’évidence et grâce au chant du M16, il se repentira et reviendra sur ses erreurs avant de mourir, libérant ainsi son fils qui luttait seul pour recréer une cellule familiale, alors qu’il était rejeté de tous. C’est le benêt du film alors, bien sûr, il survivra. Et la mère du messie ? Lorsque le film débute, elle aussi est perdue, elle refuse son rôle de mère et pire que tout, elle fume ! C’est parce qu’une fois encore sa famille a volé en éclat le jour où son père a quitté le foyer… Mais Michel sait parler aux femmes et elle qui vivait dans la négation (« Je ne suis rien, juste une serveuse, je n’ai même pas de voiture (sic) ») va finir par s’accepter. Elle va apprendre à devenir mère et comprendra que fumer c’est mal et que l’avortement serait le pire des pêchés, car même si ta situation c’est de la merde, qui es tu pour te mesurer aux desseins du Tout Puissant ?! Même une gourde qui n’a pas son permis peut enfanter, et ça, c’est sacré. Le père, lui, n’existe pas, c’est un mystère, alors s’est elle faite engrosser par l’Esprit Saint. les auteurs du film restent discret sur cette histoire, dommage on aurait aimé voir la scène… Bref, lorsque le spectateur se rend compte qu’on est le jour de Noël, elle dépote son messie en moins de deux minutes, sans douleur et avec le sourire du devoir accompli. Elle est prête à aller retrouver les prophètes de chaque religion qui l’attendent pour reconstruire un nouveau monde dévasté. Le film ne s’attarde bien sûr pas sur la vulgaire populace… Manque de moyens ? Oui sûrement, mais surtout parce que le film n’a que faire du ramassis de clochards dégénérés que l’on aperçoit au début du film. Le flic facho qui souhaitait que toute cette saloperie disparaisse aura, in fine, été entendu. Amen.
Reste le personnage qui s’est déchu pour l’amour de l’Humanité (en fait y’a un twist foireux et un Deus Ex Machina qui porte bien son nom mais je vous en fais grâce) : Michel l’archange. Bien qu’ayant grandi avec une foultidude de nanards yankees voulus et créés pour et par des hordes de cul bénis, j’avoue ma profonde inculture sur les différents anecdotes que ressassent les quelques grandes superstitions qui dirigent le monde. Alors pour creuser un peu le sujet, j’ai fait un tour sur la page wiki de Mike. Et là je suis tombé des nues, si j’ose dire. Le gars est un gros poisson, pas une petite sardine à mettre en boite, non, c’est carrément une huile dans l’Evangile. On apprend qu’il est « le chef de la milice angélique », avouez que ça pète. Le reste est ubuesque, on y lit qu’il est également « Archange du premier rayon », une véritable tête de gondole quoi. « Chef des forces du ciel », « chef des armées célestes » sont encore des titres dont on affuble Michel. En fait la Bible a du être écrite à son époque par une sorte de Roland Emmerich local, on y retrouve les mêmes obsessions… La conclusion de la page wiki finit de verser dans l’absurde le plus total, il est carrément de tous les coups : Jeanne d’Arc, il était là, David et Goliath, c’est lui qui a pistonné le petit frondeur, la main retenue d’Abraham, c’est encore lui ! Sarah Connor ? C’est lui aussi ! Mais surtout c’est Michel qui a remporté le plus grand main event jamais organisé : la lutte contre Satan. D’après l’Eglise, Michel est le « Champion du bien », sorte de ceinture toutes catégories ultime !
Alors même si ce film prend parfois la forme d’une série B potache dont on peut se délecter au second degré, toutes les intentions contenues là dedans véhiculent une morale de merde. Même si bien sûr de ce côté ci de l’Atlantique personne ne croira à cette histoire, au premier degré… L’accumulation des valeurs portées, fait l’écho des hantises immondes des groupes politiques les plus réactionnaires. Du vrai cinéma d’extrême droite quoi.

31 commentaires:

Monstre évadé de l'espace a dit…

Pour se remettre de la gerbe de Légion, il faut se mater l'excellent "Dogma"!

marc a dit…

oh non pas Dutton.. ça fout un peu le cafard de voir un si bon acteur cachetonner dans cette bouse

Anonyme a dit…

"la fameuse scène du Dernier Tango à Paris, mais sans la motte de beurre."... rooooooh

Toxic Avenger a dit…

"...dans un mauvais Eastwood"
des noms, des noms!

Toxic Avenger a dit…

Parler de Terminator comme d'un chef d'oeuvre, il faut vraiment que le reste soit pitoyable

Toxic Avenger a dit…

Cela me rappelle un film d'horreur italien ou Dieu (enfin je crois) attaquait un pauvre type a coup de balles de golf. Qu'est-ce que je me suis marré! Junko tu te souviens du titre de film de série Z?

Toxic Avenger a dit…

"mettre bas".
tsss, tsss: ca ne se dit que pour les animaux.
Je me suis fait engueulé par ma prof de français pour cette erreur. Je vous dis pas le trauma a l'époque: la preuve je m'en souviens encore!

Anonyme a dit…

Sur les conseil de ton géniteur que j'ai croisé dans un super-marché de la culture, j'ai regardé le blog.

Est-ce bien toi le fils de Roy-Rogers, baba-cool passé par Kaboul ?

Si tu veux me contacter, passe par Roy-Rogers pour retrouver Miki le Rangers.


Si c'est toi qui écrit ces diatribes vomissantes, félicitation ou transmet les à son auteur.

Miki le Rangers.

junko a dit…

>Monstre évadé de l'espace
Ou "La Voie Lactée" de Bunuel !

>Marc
Oué, quelle tristesse...

>Anonyme
Oui, j'ai honte, en plus c'est pas la première fois que la sors celle là...

>Toxic Avenger
Ben le dernier bien bien naze pour moi c'est Million $ Baby, une intrigue ultra convenue, des personnages ultra convenus, une réalisation très académique prout prout et un noir qui passe le balais comme mauvaise conscience, c'était too much pour moi... Le final forcément larmoyant pour taper les Oscars m'a achevé !

>Toxic Avenger
C'est pourtant le meilleur film de son auteur...
Ce qui ne veut rien dire en passant, mais quand même, je trouve vraiment le film excellent et diablement évocateur. Contrairement à sa suite...

>Toxic Avenger
Non, ça ne me dit rien du tout ce truc là !

>Toxic Avenger
Je sais bien, mais l'utilisation d'un terme hors de son emploi habituel créé un décalage, et c'est ce petit décalage qui est censé créer une sorte de réaction nerveuse chez le lecteur. C'est vulgairement ce qu'on appelle de "l'humour" !

>Miki le Rangers
Ouhouuuuuuh ! Oui oui c'est bien le rejeton du Babos de Portos qui est aux commandes ici ! On reprend contact avec plaisir ! A bientôt alors !

guigro a dit…

Ben dis donc; un pere baba cool, un fils punk vegan, on se demande ce qu'il va advenir de la 3eme generation ;)

Arrakis a dit…

Alors, je t'arrête : il n'a jamais été question que notre-mère-glorieuse-du-messie avorte ! Dieu ne fertilise pas les païennes assassines, y'a quand même des limites.
(et je pense que les créateurs du film ont vraiment évité à dessein le projet abortif. Le dilemne aurait pu être drôle, pourtant...)

Bref, gloire au niais qui redonne foi aux anges en harcelant de berceaux sculptés une femme décidée à abandonner le fruit braillant de ses entrailles : il est notre Sauveur à tous.

Anonyme a dit…

Dis moi junko ; tu ferais pas dans la maçonnerie en çe moment ? Parce que tu utilises beaucoup "la truelle" dans ton commentaire

Anonyme a dit…

je trouve les critiques d'une absurdité sans pareil, ce film a malheureusement tout pour être une extraordinaire série B et il l'est! tout les clichés populaires sont là, les personnages, identifiés dans les nombreuses scénes violons, leur role sociale en therme de représentation, du black ghetto à la pouf rebel en passant par la mère réac individualiste, le père aimant et le fils courageux, tout est là pour moraliser le spectateur , lui amené des réponses, cliché catholique à la clef. Les scénes de violences sont d'un extraordinaire mimétisme, on retrouve tous les grands classiques du cinéma de schwarzenegger, tout ce que le réalisme des années deux milles a sut rendre ringard, les explosions, les fusillades, mitraillettes dans chaque main, le cliché de situation tout simplement qui ajoute énormément de fun voire de nostalgie a cette petite production. je ne pense pas qu'il faille comparer l'oeuvre a ce qu'elle n'as pas la prétention d'être, c'est à dire un film de qualité. c'est avant tout un divertissement et en tant que tel, même les dialogues soporifiques au pouvoir larmoyant ont sut créer une ambiance vraiment comique, stéréotypé, c'est en fait un tarantino réussi pour une fois car il est assez ambitieux pour ne pas tomber dans la parodie, il reste entre deux, dans la tragicomédie permanente. le film est a classer tout prés de The Condemned, qui lui aussi avait sut raviver une niaiserie morale a toute épreuve. en somme, j'ajouterais que ce film est un hommage à l'amour qu'il définit comme le pouvoir et la faiblesse de l'humanité, dans toute l'absurdité d'un luc besson, dans tout ce que le cinéma hollywoodien a sut nous inculquer en therme de valeurs, ce film est un outil de propagande merveilleux, une perle de la distraction...tous a vos pop corns, dieu vous attend!

Ps : je trouve que votre critique est bien mortel mais
on ne demande pas a un film de cette trempe d'etre un vide reflet de la réalité

on regarde un film ou les anges détruisent l'humanité, un couteau de chasse et une mitraillette en guise d'argument de vente

je vois pas comment on peut critiquer ça avec serieux

c'en est encore plus risible de voir des gens affirmer que ce film est une merde en l'étudiant en profondeur

un navet ne mérite pas autant d'éffort

ormis cela jsuis daccord avec beaucoup de choses et j'ai relevé les meme inepties, néanmoins je reste sur ma position, je prefere voire ça de manière cynique plutot que de manière critico intellectuel "ce film est dramatiquement absurde" parcequ'on ne modéle pas l'intelligence dans la bétise, sauf si on s'apel Bernard henri levy...

Anonyme a dit…

Saint Junko, soyez indulgent avec cette brebis égarée...

Monstre évadé de l'espace a dit…

Tout transporté d'avoir enfin lu une PRESCRIPTION de film, ô doux privilège! de la part de l'auteur du "blog des films de merde", je me suis empressé de me procurer "la Voie Lactée" de Buñuel... Et je te remercie pour ce grand moment de cinéma, Melvin! Jubilatoire, il n'y a pas d'autre mot. A la fois solide intellectuellement et sympathique, se déroulant d'un seul jet sur trois, quatre, cinq époques, présentant avec un même respect, une même empathie et un même humour les points de vue les plus contradictoires, je continuerai bien à en chanter les louanges mais ce n'est pas le lieu ici... Alors simplement merci! Merci! Merci!

Anonyme a dit…

toute façon après c'est pas bien parce que en plus, là ben oui mais faut voir avant. Alor surtout trop c'est pas mieux du moins avant, quand on réfléchit bien. Meilleieur serait peut être parfois que non, mais on fait pas toujours ce qu'on veut, mais après tant pis. Moi ce que j'en dit c'est "Ah bon !?" parce que de toute façon yen a pas, donc faut bien faire avec. Je m'explique :
si la moitié avait plutot, le pire c'est quand même de pas être au courrant plus tôt car dans la majeure partie des cas on peut pas trop se plaindre mais quand même...Alors du coup j'ai pensé que ça peut changer pas mal de choses sans même le vouloir, et c'est là que c'est fort, parce qu'il n'y en avait pas assez. Mais en fait il faudrait que je me renseigne sur les horaires si je veux en être assuré. On véra ça et on se tient au courrant, par ce que ça risque de faire beaucoup quand même (entre 6 et 245), mais ça c'est pas encore écrit dans le journal. Mais soyons très clairs ! Il ne faut surtout jamais y aller plus que de raison sinon ça risque de se mettre en travers et c'est à ce moment là qu'on saura plus si c'est bon ou pas.
Cordialement

Marc a dit…

Non mais enfin, comment as-tu pu passer ton temps à démonter un film pareil?

junko a dit…

>Guigro
Va savoir...

>Arrakis
Dans mon souvenir la fille voulait avorter...

>Anonyme
"je vois pas comment on peut critiquer ça avec serieux"

Et bien parce que si l'on considère ça uniquement comme du divertissement sans se poser de question, on accepte de facto certaines valeurs.
Le cinéma qui n'est pas "à message" véhicule beaucoup plus d'idéologie paradoxalement... Parce qu'ils véhicules des valeurs sans qu'il n'y ait débat. Un cinéma populaire qui présente de manière naturelle et non discutée la religion comme valeur refuge, le nationalisme comme valeur naturelle, la réponse militaire contre toute anicroche propose bel et bien un projet de société.
C'est en partie pour ces raisons que je trouve important de dire que ce genre de films, c'est de la merde, en argumentant un peu au passage...

>Monstre évadés de l'espace
Ben écoute si t'as kiffé, je te conseille les autres de cette époque, Le fantôme de la liberté, le charme discret de la bourgeoisie...

>Marc
j'aime ça...

Anonyme a dit…

J'ai de la diarrhée. Il y en a tellement que j'ai bouché les chiottes. Et maintenant je sais plus quoi faire (mon plombier est en week-end et les services d'urgence coûtent un bras) ! J'ai pas le courage d'y mettre les mains ce soir. Mais ça schlingue dans tout l'appart parce que j'ai dégondé la porte des chiottes en emménageant, pour la repeindre (le côté "intérieur" était sérieusement "taché"); je l'ai laissé sécher sur mon balcon, et j'ai dû partir 2 semaines. Quand je suis rentré, je me suis aperçu qu'il avait flotté à verse pendant toute mon absence. Avec l'humidité, la porte avait bien gauchi. J'ai eu beau essayer, j'ai pas pu la remettre. Du coup maintenant, il y a un genre de rideau. Mais ça n'arrête pas les odeurs. Quelqu'un peut m'aider ?

Anonyme a dit…

t'a raison, ce film est une grosse merde bien diforme...

Anonyme a dit…

Réalise un film , on verra si il est mieux le tien.

junko a dit…

fais un blog connard, on verra si t'es capable de faire mieux qu'un commentaire anonyme...

Anonyme a dit…

Ouais merde putain ! A la fin, quand même ! Faites chier, quoi ! Faites vot' blog et laissez-nous parler de choses sérieuses ! C'est un blog sérieux, putain ! Pas un truc égocentrique et nombriliste et tout et tout... de branlette complaisante sur les trucs pas intéressants qu'on fait dans la vie (comme photographier des trucs qu'on s'en fout) ou des trucs qu'on pense, comme ça, des opinions... Là, y a quelque chose au bout, au moins, putain...!
Alors MERDE ! Non ? Chier, quoi !

Ménage a dit…

C'est vrai qu'il est vraiment affligeant ce film :)

Anonyme a dit…

Si on prend ce film à un très haut degré d'humour ... il peut presque être drôle. Si si, mais il faut avoir beaucoup d'humour, et apparemment ça manque un peu ici !

shhsduyzhehjjzh a dit…

Que veux-tu, on ne peut pas vénérer La Route comme un "chef d'oeuvre" et avoir de l'humour.

Guy Georges a dit…

> Anonyme du 24 juillet 2010 : J'aurais bien aimé savoir si tu avais pu te sortir de ce problème. Il m'est arrivé quelque chose de similaire il y a quelques années. Tu as bien fait de ne pas faire intervenir les services d'urgence (dans mon cas, ils ont trouvé moyen de percer la canalisation par accident; le type était un poivrot; ça s'est débouché, oui, mais tout s'est répandu dans le plafond du voisin du dessous; je te dis pas quand il s'en est aperçu, la tache marron nauséabonde qui suintait au-dessus de sa tête; j'étais vert). Et ton concierge, il en a dit quoi ? C'est lui qu'il faut faire intervenir en premier lieu.

dingdeshi a dit…

par exemple...Un petit jeu sympa avec des enfants, à partir de 2 ans environ, jouer à deviner ou découvrir abordables Robes des odeurs.Mettez dans des petits flacons du parfum, de l'eau de cologne, du citron pressé, des épices ... Robe mariée Et faites-lui sentir les odeurs et deviner ce que c'est, ou simplement découvrir. Robes vendeur

Kapalsky a dit…

J'ai pas l'intention d'en rajouter sur la critique, elle me parait juste et est bien marrante, et bravo au passage pour la mention du score de Frizzell, qui doit être l'une des plus excitantes qu'il ai composé ces dernières années... :D

junko a dit…

HN, je t'ai reconnu. Je vire ton message, pas qu'il me gène, me faire traiter d'anarchiste de merde, me faire remarquer que je fais des fautes ou des phrases pédantes ou je ne sais pas quoi encore, j'en ai vraiment rien à foutre.
Non j'efface juste tes messages pour que tu aies bien conscience du temps que tu perds. Tu devrais venir vers moi sans tortiller, ça irait plus vite.

junko a dit…

...surtout que je constate que tu as un gros soucis pour poster un commentaire sans le faire 12 fois n'importe comment.