vendredi 11 juin 2010

INFECTES


Après le nullissime Rec2 et avant le tout pourri The Crazies, Infectés est finalement sorti en salles en France, et vu son score à l’international, c’était pas gagné ! Alors c’est sûr qu’après s’être tapé autant de fours, on n’est pas vraiment surpris que le film des frères Pastor colle un peu au fond et qu’il ait un tel goût de réchauffé.
Infectés c’est la passionnante histoire de deux frangins et de leurs copines en route vers l’océan alors que l’humanité est aux abois, terrassée par un virus. Cette insipide daubasse insignifiante tente bien sûr de surfer sur la mode initiée par 28 jours plus tard. En son temps, le film de Danny Boyle réussît l’exploit de créer un sous-genre aux films de zombies qui évoluent désormais sous son influence, se payant ainsi une nouvelle jeunesse. Las, à l’instar des films de zombies qui à force de répéter le même schéma narratif et d’accumuler les bouses ont lassé leur public et montré leurs innombrables limites, les films d’infections se succèdent et s’enfoncent inexorablement dans une médiocrité toujours plus crasse… Il suffit de voir l’affiche française d’Infectés et celle de The Crazies pour mesurer l’ampleur de ce que ce cinéma incestueux à a nous proposer.
Les frères Pastor sont allé au cinéma et ont des dvds, ils nous offrent donc tous les éléments de départ que le genre requiert, à savoir un monde à l’abandon, quatre survivants et une intrigue troussée comme une liste de supermarché :
-un père et sa fille contaminée,
-un fuyard qui se fait abattre par des rednecks,
-un docteur qui sombre dans la démence mais continue ses expériences,
-un bâtiment habité par un groupe armé et organisé,
-une infection au sein du groupe et l’éviction d’un de ses membres (deux fois)
-et bien sûr l’incontournable retour (réel ou fantasmé) au foyer familial.
En gros toutes les péripéties traditionnelles, ici enfilées comme des bulgares à peine majeures dans un pornif californien. Car tout ça nous est bien sûr balancé sans le moindre effort de lien, qu’il soit dans le fond (tout ça ne fait évoluer ni l’intrigue ni notre connaissance des personnages), ou dans la forme (on a la désagréable impression de zapper d’un DTV à un autre) malgré le boulot toujours appréciable mais ici guère transcendant du chef op’ Benoit Debie.
Fatalement, Infectés c’est passionnant comme un livre de coloriage quand on n’a pas de crayons de couleur et ça a le gout d’une pizza sans garniture. C’est tellement redondant qu’on a l’impression d’aller au resto et de se faire servir un plat de nouilles tièdes dans des assiettes pas lavées… Pire encore, cette odeur persistante de déjà-vu donne envie au spectateur de regarder discrètement sous ses semelles, pour vérifier qu’il n’est pour rien dans l’atmosphère âcre de crotte sèche qui hante la projection. Certains films s’écoulent comme du purin, ils suintent de l’écran, ils collent aux yeux. Infectés c’est autre chose, Infectés c’est du beau crottin tout sec, et je vous prie de croire qu’il ne vient pas de Chavignol !
Classiquement, la plupart des films d’exploitation un peu cheaps utilisent un canevas entendu pour que le spectateur sache d’emblée de quoi il retourne, permettant de faire l’économie sur le développement onéreux d’un univers propre. Ce canevas servira à rempoter la raison d’être de ce genre de films, à savoir ses divers moments de bravoure et les quelques détails bouturés de ci de là tenteront de lui donner une originalité pour que celui-ci puisse exister face à la concurrence. Ici, l’astuce pour faire moins vulgaire que l’imbuvable étron catalan ou que la nouvelle resucée de Romero (qui finira comme Felix Faure à force de se faire pomper) c’est de nous faire le coup du film d’infectés sans infectés. Une audace brillante, ont du se dire les producteurs malchanceux de ce navet, qu’ils crèvent, vae victis comme aurait dit le poète.
Entendons nous bien, c’est un choix tout a fait honorable qui pousse le récit hors des sentiers battus du zombi flick pour l’emmener vers ceux, plus classique, du film de fin du monde dont La Route est l’un des derniers avatar et assurément l’un des derniers chef d’œuvre (notez au passage la hardiesse de mon propos n’hésitant pas à mettre avatar et chef d’œuvre dans la même phrase). Le principe étant clairement entendu dès le premier plan où l’on nous présente une voiture avec peint sur le capot The Road Warrior, sorte de gros coup de coude bien gras et qui tombe bêtement à plat tellement cette pseudo connivence merdique est hors sujet.
Clairement, ce choix porté vers le non-spectaculaire aurait pu être une riche idée, mais encore aurait-il fallu que les frères Pastor aient quelque chose à dire, et qu’ils sachent le faire… Le pari c’était de montrer l’horreur et la violence qu’un être est obligé d’infliger aux autres pour survivre dans un monde en perdition. C’est assez évident, mais le souci est que le film n’a que ça pour exister et qu’il n’arrivera jamais à faire fonctionner le peu d’ambition qu’il propose. Force est de constater que lorsqu’on tente de faire exister des personnages aussi mal écrits, affublés de caractères aussi grossiers, ça ne leur rend pas service. Ca les pousse à agir de manière illogique (puisque leurs motivations sont floues) donc irrationnelle et, fatalement, le spectateur a du mal à croire que des abrutis pareils puissent survivre plus de dix minutes.
Ce qui n’arrange rien c’est qu’en plus ces personnages sont joués n’importe comment par des acteurs à la ramasse. La palme revenant à la pintade gloussante de service, la donzelle qui sait rester sex même lorsque l’apocalypse frappe à la porte de sa garde robe, j’ai bien sûr nommé, on ne rigole pas s’il vous plait, Piper Perabo ! Piper est, à croire sa fiche imdB, une actrice américaine. Sans rire, elle fut révélée dans le rocambolesque Coyote Girl, inoubliable navet qui avait tant fait mouiller les adolescentes qui s’étaient alors prises de passion pour le fascinant métier de barmaid de charme dans des bars pour gros porcs libidineux… Pour les étourdis, la jaquette du dvd devrait vous donner toute l’ampleur de la chose… A consommer sans modération ! Bref, c’était il y a 10 ans et les frères Pastor qui lui doivent probablement leurs premiers émois s’en souviennent, eux, et lui rendent ici un bel hommage en lui offrant probablement l’un des derniers rôles de sa carrière. Attention, Piper Perabo joue peut être comme une patate un rôle écrit à la vache qui rit, n’empêche que lorsqu’il s’agit de filmer son cul, là on doit reconnaitre que tout le monde s’applique.
Par contre, lorsque son personnage est abandonné sur le bord de l’autoroute à cause de son infection, le spectateur s’en contrefout totalement alors que le récit exigerait plutôt qu’il soit choqué par la décision cruelle qu’implique ces temps apocalyptiques… Les frangins ont pris soin de foirer nonchalamment le seul truc dont ils devaient s’occuper : la psychologie des personnages et leurs interactions. Ennuyé par une intrigue téléphonée, nous ne pouvons donc qu’éprouver une antipathie grandissante à leur égard et lorsque le film les sacrifie pour dynamiser son intrigue, que pourrait-on ressentir d’autre qu’un vague soulagement surnageant brusquement dans une somnolence blasée ? C’est con parce qu’ainsi le film, sans surprise vous me direz, mais en beauté rajouterais-je, foire ses trois climax. Le reste se repose sur un script d’une affligeante nullité et entasse les lieux communs avec un manque constant et consternant d’imagination. Les dialogues déroulent ainsi des enjeux artificiels indignes d’une partie de jeu de rôle organisée à la va vite dans un centre de loisir un mercredi à 17h par un animateur pédophobe en fin de contrat…
Plus le récit avance plus on abandonne de personnages, et donc plus le film se vide. De pas grand-chose mal écrit on se retrouve avec plus rien, mais toujours aussi mal branlé. Le peu de sympathie que le spectateur indulgent aurait pu conserver jusqu’au dénouement caille subitement lorsqu’il doit subir l’insondable idiotie du monologue final, véritable aveu des scénaristes quant à leurs capacités : En gros ils ne savent pas ce qu’ils foutent là, ils ne savent pas ce qui va se passer, ils ne savent rien. Ils sont juste arrivés à destination, sur une plage vue comme une sorte de lien lénifiant avec un passé nostalgique. Ils sont au terme de leur périple non pas parce que la route finit fatalement par déboucher quelque part, non pas parce que c’est la conclusion logique de l’intrigue, mais plus prosaïquement parce que les deux réalisateurs ont épuisés leur liste de péripéties à la con. Les frères Pastor pensent que pour donner une légitimité à leur manque d’inspiration, il suffit d’un peu de gravité, d’une fin ouverte au bout d’un monde qui n’existe déjà plus, suivant dans le sable les traces d’un souvenir qui lui non plus n’est plus, une caméra dans des yeux que l’océan inonde de larmes … On galvanise le tout avec une voix off débitant des sentences définitives et grandiloquentes entrecoupées de plan en super 8 et d’un drapeau américain déchiré flottant au vent. La bande finit par tourner à vide, plus d’images, les souvenirs se tarissent et le monde s’éteint avec le film qui s’achève…
Bon, soyons clair, c’est à ce point merdique que j’en appelle solennellement à Bernard Kouchner. Lui reste-t-il du riz que nous pourrions envoyer à Hollywood pour constiper un peu cette usine à merde ?! Car c’est au moment où se déroule, non pas le rouleau rose du dernier espace de liberté qui nous reste, mais le générique de fin, que je m’interroge sur la possibilité qu’un jour se tarisse la source fétide qui pond avec une régularité diabolique merdes sur merdes, remplissant la fosse des multiplexes, éclaboussant jusqu’à nos propres étagères. On ne peut décemment plus parler d’industrie culturelle à ce niveau, mais d’épandage.

51 commentaires:

Toxic Avenger a dit…

"La Route" et "chef d’œuvre" dans la même phrase, il faut oser quand même, du moins pour le livre (pas vu le film)

Anonyme a dit…

The Crazies, Infectés : merci de me faire rendre compte qu'il s'agit de deux films différents.

Anonyme a dit…

Une certaine blogueuse un peu cul-cul mais surtout très très idiote avit dit que le film était très très bien (http://bloglaurel.com/coeur/index.php/2010/05/30/2688-il-pleut-sortez) du coup je me suis dit que j'allais retrouver le film ici :)

ZeFan a dit…

Na mé tu fait ke critiké tous le tant mais vasy toi ci t si fors, fai-le ton putain de film et apret on vera !!!

junko a dit…

>Toxic Avenger
J'ai pas lu le livre, mais je trouve le film monstrueux.

>Anonyme
Oui, c'est compliqué, surtout si on se réfère aux affiches respectives !

>Anonyme
Les gouts de chiotte, c'est très répandu...

>ZeFan
Amusant, mais un peu trop appuyé pour être vraiment crédible

liliebird a dit…

28 jours plus tard pas après... tu confond avec le jour d'après, le film à la belle chanson.

junko a dit…

merci lilibird, c'est corrigé !

Toxic Avenger a dit…

Rdv en 2011 pour ton absence de critique (j'espère!) sur la nouvelle série 'The Walking Dead' (le comics est bon, très bon même):
http://www.worstpreviews.com/headline.php?id=17890

junko a dit…

Ben j'avais commencé à la lire cette BD, je trouvais ça un peu naze, et y'a tellement de gens qui m'en disent du bien que je vais m'y remettre !
Par contre l'adaptation, c'est Frank Darabont, et là, je suis plus que confiant, vu toute la sympathie que j'ai pour le bonhomme !
...mais comme généralement espoir rime avec déçu, donc attendez vous à le retrouver par ici :(

Anonyme a dit…

Ouf !!!
Je suis content que tu ai apprécié "la route" !!!
J'avais peur de retrouver ce film dans tes critiques...
C'est le film le plus angoissant que j'ai jamais vu .

BunkerBoy a dit…

Ouééé, j'attends trop la série "Walking Dead", ça commence à la rentrée aux States. Pour ce qui est de la BD, ça déboite grave mon cher Junko... Effectivement les 2 ou 3 premiers tomes (surtout le 1 et le 2) sont un peu classiques, mais après, c'est terrible... Là, tu ne pourras pas dire que la psychologie des persos est bâclée, parceque c'est presque là-dessus que tient le scénario. Y avait longtemps que j'avais pas lu un truc de zombies aussi class, avec de vrais "morceaux de bravoure" digne de grands Z, comme tu en évoquait dans ta critique.

Va falloir qu'ils assurent pour retranscrire ça en série TV :)

Léo a dit…

euh, La Route? Chef d'oeuvre? pk?
il me reste de ce film les insupportables gémissements de mulot du petit de Vigo sur fond jaunâtre ou verdâtre je sais plus digne du pire J.P. Jeunet. et non je suis dur, une scène intéressante, celle du dépouillement de l'homme noir, mais dur pour moi de trouver qc ds ce film!

Anonyme a dit…

Junko, j'aime beaucoup cette référence !
Merci pour ce doux moment de lecture, quoi de mieux qu'une bonne critique pour occuper mes heures de boulot! Elsouille

DJ Fest a dit…

Petite rectification : le sous-genre du "film d'infectés" n'est pas apparu avec 28 Jours plus tard mais bien avant avec La Nuit des fous vivants de Romero, récemment remaké avec... The Crazies justement.

John a dit…

Navré, mais certaines lignes de cette critique me contraignent à régir - notamment au sujet de Crazies.
Ci-dessous trois raisons pour lesquels ce film est excellent (et je pèse mon mot):

1) L'armée américaine transforme des agriculteurs en zombies, les
zombies agriculteurs se transforment en zombies ninjas, puis les zombies ninjas se transforment en zombies débiles et les zombies débiles en zombies atomisés.

2) Des agriculteurs sont brûlés au lance-flamme.

3) Non sérieux, des bouseux brûlés au lance-flamme après avoir été criblés de balles traduit forcément le génie d'un auteur.

En conclusion, regarder Crazies c'est comme farfouiller dans le caca d'un milliardaire : c'est écœurant mais en cherchant bien on peut trouver un truc précieux.

John.

Anonyme a dit…

salut à toi
on (est un con ,on sait !) apprécie tes critiques acerbes et souvent pas si mal tourné .
si tu attendais des reproches après ce préambule c'est raté .
malgré tout (hé...hé..,hé..) et nonobstant du fait de qualités OOOrrratoire il m'est forcé de constaté que :
-chier sur infecté était facile et évident (de la même façon Esposito chiait sur le cinéma américain et pouvait classer un eastwood face a un vandhamme arf !)
donc quand va t'on avoir ,enfin ,la mise a mort de ce métrage à l'humour trash (vas y pousse mémé dans les orties) hardcore (ooooh chantal goya cuir et bretelles au fin fond de l'arizona...) qui a défrayé la chronique ..j'ai nommé : very bad trip
depuis trois hommes et un bébé je ne pensais qu'on puisse nous la refaire
a plus ,have fun

Anonyme a dit…

oups méa culpa ,énormément de fautes grammaticales ,inexcusable ...désolé (si tu peux corriger stp)

Anonyme a dit…

A quand la critique de Twilight ?
Répond vite, la saga continue !!
Bien à toi

Gutaperka a dit…

Très bonne idée !!! (le com. précédent)? En attendant, si tu veux en lire une déjà hyper marrante (et intéressante !), vas voir ICI. Moi, j'ai vraiment gloussé tout au long de ma lecture, quand je l'ai trouvée. Ça manque des articles comme ça à ce sujet, parce que, franchement... c'est la mort de la littérature fantastique !

Cha a dit…

"Ce qui est profondément remarquable avec Twilight, c’est qu’il représente l’aboutissement publié des fantasmes d’une femme laide et complexée.

Stéphanie Meyer, l’auteur, du moins si le terme s’applique ici, n’est en effet pas très jolie, et ne l’a sûrement jamais été pendant ses trente cinq années de vies"

"On ne rappelle jamais assez combien c’est difficile pour un être génétiquement programmé pour se faire engrosser par le mâle le plus performant possible de n’avoir strictement aucune beauté et de sacrifier très vite l’ensemble du corpus de contes, légendes et récits découverts pendant l’enfance sur le prince charmant. Nulle assertion non fondée, ce malaise de Stéphanie Meyer avec son physique ingrat se constate dans ses photographies officielles, tentatives vouées à l’échec de masquer son important surpoids. Depuis l’invasion d’internet par les femmes, l’homme 2.0 a appris que ces dernières prenaient d’abord du gras dans le ventre, les fesses et les cuisses, et donc que si les bras étaient plus épais qu’une canette de coca-cola sur une photo, le reste était forcément à l’avenant"

"Je ne sais pas si vous avez remarquez, mais plus une femme est moche ou insatisfaite, plus elle s’attache à la beauté fade et factice"

Ah oué en effet, super critique...

Gutaperka bis a dit…

Rhôôô merde ! Cha ! Tu aimes Twilight ???!!!...
Je cite cette critique, parce qu'elle a aussi quelques bons côtés, et même si je suis une femme, je ne me suis pas arrêtée à ces considérations de frustré... il faut voir de qui elles viennent : le gars fantasme sans doute en permanence sur la plastique surréaliste des nénettes de mangas... grand bien lui fasse ! Il verra bien comment il fera sa vie, moi je m'en fous.
Mais ça ne l'empêche pas de dire d'autres trucs sensés (et pour une fois qu'on les entend !) :

"Mais que fout un Vampire centenaire ressemblant à un adolescent de 17 ans dans un putain de lycée ? L’excuse de « donner le change » ne tient pas une minute. La famille adoptive du vampire, son groupe, s’il veut s’intégrer à l’humanité, est vouée à déménager régulièrement, leur non vieillissement ne pouvait que se remarquer, surtout si sont concernés de jeunes adultes, devant théoriquement évoluer vite. A quoi bon, dés lors, de sauvegarder autant l’apparence de la normalité, les adolescents de la famille pouvant très bien suivre des cours à domicile. D’autant qu’au lycée du bled, ils ne se mélangent pas aux mortels et ne touchent pas aux repas à la cantine."
"Armée de tels avantages, Stéphanie Meyer réussit à terminer son premier tome : Edward et Bella s’aiment, c’est beau. Vu le succès, la pompe à fric devait être relancé, d’où les trois tomes suivants, que l’on peut séparer en deux catégories : le deuxième et le troisième sont du remplissage inutile, le dernier un festival de WTF digne du meilleure nanar de l’histoire du cinéma turc. Si un jour un réalisateur ose adapter ce quatrième tome au cinéma, je serai sans doute dans la queue pour l’avant première, tellement le potentiel de lulz y est fabuleux"
"LE tome quatre. Résumé rapide, mais totalement juste : Edward épouse Bella. Edward nique avec Bella. Bella tombe enceinte. L’enfant nait au bout d’un mois. Bella devient vampire. Jacob tombe éperdument amoureux du bébé. Bella n’a aucun problème à contrôler son vampirisme, en dépit de toute logique. Des méchants vampires veulent casser la gueule au bébé. Edward, Bella et plein de potes attendent deux cent pages ce combat. Le combat n’a pas lieu. Ils vécurent heureux.

Là, vous commencez à comprendre.

Stéphanie Meyer, nous l’avons largement vu, modèle son récit selon son fantasme de l’histoire d’amour idéale. Cette dernière est donc absolue, consacrée par un mariage et vouée à être éternelle. Or l’incapacité d’un vampire à enfanter pose problème à la mère de famille mormone : ne pas pouvoir avoir d’enfant serait, pour Bella, une souffrance éternelle, tant la vision de la femme de Meyer est d’une pudibonderie féroce. La solution est toute trouvée : la faire enfanter avant sa transformation, ce qui ne suppose « que » qu’une compatibilité humain/vampire en matière de reproduction (que les vampires aient, dans Twilight, 25 chromosomes ne pose visiblement pas de problèmes)."

Gutaperka ter a dit…

"Bella accouche et peu enfin devenir Vampire. Durant l’ensemble du roman, Edward et sa famille sont présentés comme exceptionnels, résistant héroïquement à leur nature de prédateur, ne se nourrissant que d’animaux, avec force difficulté. Ces contingences ne s’appliquent pas à Bella l’être suprême, qui maitrise immédiatement sa soif, même en présence de délicieux humains, ainsi que sa colère, supposée incontrôlable chez les nouveaux nés. Elle peut enfin niquer d’égale à égal avec son Edward, mais rassurez-vous, seul les phases post-coït superlatives sont décrites. No sex in Twilight. Enfin, dernier retournement de situation aberrant, Jacob tombe amoureux du bébé, grâce à un concept complètement stupide, l’imprégnation, qui dicte qu’un loup garou peut tomber amoureux transi (mais chaste et responsable) de n’importe quel être, enfant ou non. N’en jetez plus.
Vous l’aurez compris, la lecture de ces romans est une véritable neurolyse."

Je trouve que ça fait du bien de pointer de telles aberrations, ça change un peu de toute la propagande qu'on se prend en pleine face chaque fois que sort un nouvel opus (sans compter celle de l'auteur dans ses bouquins, ce qui est un vrai scandale, vu la notoriété du truc).

Mais Chaaaa..., pas toi ! Mon coeur saigne.

Cha a dit…

Bah, c'est pas parce que je trouve la critique particulèrement douteuse que je kiffe les films...

Après, pour avoir vu le premier uniquement, je trouve pas que ce soit la pire daubasse jamais projetée sur grand écran, contrairement à ce à quoi je m'attendais après la cabale lancée sur le truc... Ca mérite au pire, une indifférence polie lorsqu'on se sent pas concerné par le truc.
Des trucs concon pour faire fantasmer les jeunes filles en fleur, c'est pas nouveau quand même ! Et j'ai trouvé que le film était plutôt bien réalisé.

Mais non, cracher sur Twilight, c'est juste devenu un gros phénomène de mode, un peu comme utiliser le mot "geek" à tout bout de champ...

Gutaperka a dit…

Tu dois avoir raison Cha...
article
et
BD
^^

junko a dit…

>Anonyme du 14 Juin
Oui, je partage ton avis, j’ai vraiment été épaté par ce film.
>Bunker Boy
Oui, il faut que je m’y remette à WD, et j’attends la série avec bienveillance vu que c’est Darabont qui s’en occupe… J’aime bien ce qu’il fait, et le savoir réal, scénariste et producteur, c’est plutôt encourageant !
>Leo
N’importe quoi, c’est gris, gris ou gris. Chez Jeunet, c’est vert, avec un truc rouge dans le cadre, ou rouge avec un truc vert…
>Anonyme du 24
C’est pas très discret de signer ses commentaires anonymes !
>DJ Fest
Oui d’accord, sauf que le film de Romero n’a pas créé toute l’engeance que le film de Boyle a précipité ! Tous ces films d’infectés de ces dernières années proviennent plus de là que de The Crazies…
>John
Je vais voir ça bientôt
>Anonyme
Very Bad Trip, j’ai vu, j’ai oublié, complètement…
>Anonyme
Twilight je m’en fous un peu…
>Gutaperka
Ton lien c’est de la merde, et la mort de la littérature fantastique, je sais pas s’il faut éxagérer…
>Cha
Et encore, je crois que tu n’as pas vu le reste de ce blog…
>Gutaperka
Tu as du mal à comprendre ? Cha t’explique que la critique que tu ramènes ici c’est de la merde, elle te quote le truc et ta réaction c’est de dire que Cha aime Twilight ?!
Après t’étais pas obligée de copié collé son texte tout pourri ici…
Alors bon, c’est pas ton cœur qui saigne, c’est ton cerveau qui fuit…
« Tu dois avoir raison Cha...
article
et
BD
^^ »
Qu’est ce que tu viens nous faire chier avec ces deux trucs à la con !? Le pénible abruti et son ton pédant, merci mais c’est illisible pour moi. Maintenant que j’ai vu où menait l’autre lien, je saisis la manœuvre. Je devrais donc te revoir très vite par ici ;)

Cha a dit…

Gutaperka > Oui, bon ben voilà deux excellents exemples (parmis des centaines, voir des milliers) de ce que je dis.. Quel blog de merde, aujourd'hui, n'a pas fait son petit laïus sur Twilight pour suivre la mouvance de dire "haaaan Twilight c'est trop nul parce que c'est pour les filles de 14 ans" ?...

Anonyme a dit…

Dis moi pour voir tout ces films gores trash etc...ca demande pas mal de temps,c est que malgre tout ,tu esperes encore voir un film de qualite en france dans le genre non???(c est vrai que depuis le festival madmovies des annes 90 ca n a pas beaucoup evolue,l'epoque ou des jeunes metteurs en scenes demandaient a leur boucher de jouer dans leurs films afin d avoir des boyaux gratuit)
Alors bon,c 'est pas reussi pour le moment mais c 'est pas mal que certains s'y attelent,dans le lot va bien y avoir un jeune robert remi non??Sous pretexte qu'il y a que de la merde on devrait baisser les bras..
A moins qu 'un anglais dejante demande la nationalite francaise pour faire un film...sais pas..

jackie :) a dit…

oui tu as raison chan ,c'est une bonne analyse c 'est bien ce genre de film....

jackie :) a dit…

ah oui cha je suis alle sur ton blog ,sympa les dessins ,un vrai style,par contre je ne comprends rien a tes gags mais vraiment aucuns...
je te fais de la pub la???

Gutaperka a dit…

>junko.
Ouep. Au moins pour te dire, en bonne casse-couilles qui s'assume, qu'en tant que "pénible abruti avec un ton pédant" qui en plus s'énerve tout seul avant de lire les trucs jusqu'au bout... tu te poses là. Heureusement que tout le monde ne fait pas comme toi, sinon y aurait personne pour lire ton blog. Tu connais celle de la paille et de la poutre ? Ah oui, Junko, mon gars, faut aussi que je te rajoute un "fuck"...hein, quand même..., parce que j'accepte pas qu'on me parle comme à une merde sans raison. Ceci dit, sans rancune, une fois que c'est sorti, ça va mieux, ça m'empêchera pas de continuer à lire tes papiers et peut-être même de te casser les couilles de temps en temps.
Sinon, oui, t'as fini par comprendre tout seul que j'asticotais Cha, parce que j'adore ce qu'elle fait et que j'étais très étonnée qu'elle ait réagi à mon com.
Sinon, je crois que l'autre anonyme et moi, on se disait tout bêtement qu'il aurait été intéressant de lire une critique de Twilight dans "ton style", ça allait pas chercher plus loin. Mais les vrais artistes travaillent pas sur commande, c'est ça ?... Et pis on va pas passer 50 ans sur Twilight non plus. On se contentera de lire ce que tu voudras bien produire.. de ton propre petit chef ! lol

Sur ce, porte-toi bien et bonne journée.

Ipa a dit…

Salut,
intéressant le concept de ton site; j'ai parcouru quelques critiques sans vraiment les lire; pas besoin de le faire en effet pour savoir que Cyprien ou Watchmen sont bons pour les chiottes... Ceci dit je me posait une questions: quelle est ta motivation pour te payer toutes ces daubes ? Payer la place de ciné, voir le film, écrire ton article (bon ouais c'était pas la peine d'aller le voir on le savait que c'était nul...), répondre aux commentaire... ben mince quelle vie de merde...

Anonyme a dit…

Bonjour Jean-Guy,

Je ne réponds à ton message laissé sur le forum il y a deux semaines que maintenant, car j'étais au Pic du Midi de Bigorre. Avec le passage du Tour de France, ça a été un peu la galère...
Donc, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que tu avais écrit. En effet, si le noyau de fer est incapable de produire de l'énergie par réactions nucléaires, il doit en créer par contraction, en transformant son énergie gravitationnelle. C'est donc un nouvel effondrement de l'ensemble de l'étoile qui commence. Cependant, l'étoile va subir un ensemble de réactions qui vont transformer toute la matière de son noyau en neutrons. Ces particules donnent naissance à une nouvelle pression de dégénérescence qui stoppe finalement la contraction du noyau et rend celui-ci très rigide. Mais les autres couches de l'étoile sont toujours en train de s'effondrer (ne l'oublie pas) ! Elles atteignent la surface du noyau incompressible, s'y écrasent très violemment et rebondissent. Apparaît alors une formidable onde de choc qui va s'éloigner du noyau et tout balayer sur son passage. L'enveloppe de l'étoile est complètement soufflée. Sa matière est éjectée vers le milieu interstellaire à des vitesses de plusieurs milliers de kilomètres par seconde. Du fait de l'incroyable quantité d'énergie libérée, l'étoile se met à briller comme 200 millions de soleils, parfois autant qu'une galaxie tout entière. Et c'est ainsi qu'elle naît.
Voilà. Je pense que c'est on ne peut plus clair.
Le mois prochain je pars au Chili. Je posterai des photos.
Bonne nuit.

Anonyme a dit…

vraiment débile ce blog!!!! vous avez pas autre chose à foutre que de vous lamenter sur des films.?

BunkerBoy a dit…

Vraiment débile ce post, t'as rien d'autre à foutre que de te lamenter sur un blog qui se lamente sur des films...

serow a dit…

j'lai pas vue se film mais il m'a vraiment l'air debil
que chaque année un pseudo film cherche a "revolutionner" le genre film de zombie me depasse ,de "mort-vivant" , hollywoodest est passé à "personne infectés par un virus developper par accident et s'etent rependu de manière plus ou moin accidentelle"
au secour pitié c'est nul...

Okosha a dit…

J'ai pété, puis j'ai fait caca au lit.

Jérome a dit…

Eh trouduc, dégage de là. On s'en fout que t'aies de la diarrhée.

Okosha a dit…

Tu peux être poli, non ? Sac à foutre !!!

Jean-Marie Verge a dit…

Oh les couillons, allez vous enfiler ailleurs.

audreytherey a dit…

Salut Junko
juste un petit coucou en passant...
Tout a fait d'accord c'est a chier partout Infectés, c'est ahurissant que du pognon soit consacré à tourner de telle inepties (chiantes, en +)
Je me suis bien marrée en te lisant comme d'hab, étant de toutes façons pour ma part réconciliée avec l'ensemble du cinéma et de l'humanité, et de l'art, traumatisée pour trois semaines, après avoir re(re)vu hier soir AVALON qui est le plus grand film de science fiction de ces 10 dernières années. et pis c'est tout.
alors au fait tu t'es procuré Carnival of souls??

Jonathan a dit…

Bonjour,

Je n'ai pas trouvé sur votre blog le moyen de vous contacter directement. Pourriez-vous me communiquer une adresse email où je puisse le faire ? Vous pouvez me répondre à l'adresse community-movies@widgetbooster.com

Merci, bonne journée ! :)

Marion a dit…

une url de streaming que je puisse le mater en accéléré ?
merci

guigro a dit…

A quand la prochaine chro bordel?

L'Homme qui t'encule a dit…

Eh mon Junkie, alors, qu'est-ce que tu masturbes ?! T'es constipé ou quoi ? T'as laissé tomber ton blog scatofilmique ? Au turbin mon poulet, tu te relâches là...

Hitachimasse a dit…

La Route un chef d'œuvre... Rassure-nous, tu ne fais pas référence à ce film de John Hillcoat qui mériterait une critique de premier choix sur ton blog... si ?

junko a dit…

>Gutaperka 16/07

« Je n’accepte pas qu’on me parle comme à une merde sans raison »
Les raisons tu les trouves au dessus.

>Ipa 24/07
Et oui, la vie n’est vraiment pas facile, mais rassures toi, j’ai le bras suffisamment long pour parfois éviter de payer mes places de ciné.

>Anonyme 14/08
Si.

>Bunker Boy 23/08
Tu me piquerais pas mes répliques toi ?!

>Okosha , Jérome et Jean Marie
Je suis un peu déçu que vous ne soyez pas allé plus loin. Je pensais voir s’écrire en direct une pièce de théatre dans mes coms, j’étais drôlement fier !

>Audrey 02/09
Oui je me suis procuré Carnival Of Souls, je ne l’ai pas encore chouffé ceci dit…

>Jonathan
Tu es un robot toi non ? Tu viens du futur ?

>Guigro 17/09
Holaaa, du calme, me voila ! Et je reviens très très vite !

>L’homme qui me fait faire caca à l’envers 20/09
Oui oui j’arrive !

>Hitachimasse
Ben si… Ptain je me faisais engueuler à cause des films que j’aime pas, maintenant je vais me faire engueuler à cause des films que j’aime bien !

Anonyme a dit…

Dis moi fainéant de punk, tes courts métrages sont ils en ligne ou tu fais payer des royalties dessus?

Gros calibre a dit…

Les intoxications alimentaires aussi?

dingdeshi a dit…

Un jeu qui plaît même aux plus petits et qu'on peut facilement se fabriquer chez soi (on fait les ronds avec le Robes mariée contour d'une assiette et on peint et on découpe des ronds de couleur en faisant le contour d'un verre dans du Robes mariées papier canson, on n'a qu'à piocher les petits ronds dans un sac pour savoir où mettre les pieds et les mains!) maison de gros Robes

Yondaine a dit…

"le nullisime Rec2"... euh on a pas du voir le même film.

hammamnonconformiste a dit…

Infectés ils sont, et les autres le deviendront! et ils sentent pas bons..Vite!! il faut trouver un vaccin et guerir le monde!![..]En ce moment j'ecris un scénario sur les bifidus actifs pour La Universal