mardi 8 janvier 2008

I AM LEGEND

I am legend ou Robert Smith a la messe

I Am Legend aura connu plus de rebondissement dans sa production qu'il n'y en au final dans son scénario. Il y a 10 ans de ça, le film devait être réalisé par Ridley Scott avec Arnold Schwarzenegger sur un script de Mark Protosevich. Jugé trop coûteux le projet fut abandonné, puis repris par l'inénarrable Will Smith. Un temps prévu pour le truculent Michael Bay, puis pour le fantasque Guillermo Del Toro (qui préfère se consacrer à Hellboy II, qu'on retrouvera probablement dans ces colonnes) il finit par être réécrit et produit par le détestable et détesté Akiva Goldsman, coupable des scripts catastrophiques de navets comme The Da Vinci Code, I Robot ou encore le haut en couleur Batman & Robin... Celui qui se retrouve parachuté à la réalisation de ce film c'est Francis Lawrence adulé par les musicologues amateurs de bidons de lessive (il a réalisé des clips pour J-Lo, Britney Spears ou les pénibles Green Day), et célébré par les croutophiles et les bousophages de tous poils pour Constantine.

D'emblée, passées les premières minutes du film, on commence à craindre le pire, anticipant un naufrage prévisible. Car dans New York déserté, dévasté, entièrement abandonné aux animaux sauvages le jour et terrain de chasse pour vampires la nuit, Will Smith est Robert Neville, le dernier survivant, the last man on earth, l'ultime rescapé du retrovirus qui aura décimé quasiment toute la population.
La première partie de ce film ultra conservateur impressionne grâce au décor bluffant des vastes rues de Manhattan rendues à l'état sauvage, même si ce monde post apocalyptique a finalement un rendu très propre : pas de cadavres, pas de trucs qui pourrissent, ça reste très calibré pour le "grand public"... Et parfaitement en adéquation avec cet esprit consensuel, le personnage de Will Smith agace. Et il agace très très vite !
Le soucis c'est qu'on ne se retrouve pas tant avec Will Smith jouant (même mal) un personnage, mais qu'on se retrouve avec un personnage "devenant" Will Smith. Si dans un film comme MIB, ça fonctionne, le film étant écrit pour lui, dans I Am Legend, ça fait disparaître toute l'ambiguïté du personnage original par une caractérisation consensuelle et attendue... Mais ça, on commence à avoir tellement l'habitude qu'on ne simulera pas la surprise, lassé par un fatiguant sentiment de déjà vu.
On se retrouve donc avec un Neville super "cool", qui fait du sport tous les jours, a des abdos de malade, joue au golf sur une aile d'avion de chasse et roule comme un ouf dans Manhattan en Ford Mustang ! Il est bien sûr intelligent et doué, il est attentionné avec sa famille, c'est évidemment un militaire accompli mais strict doublé d'un scientifique rigoureux, il chasse le daim mais reste un grand tendre lorsqu'il voit que la lionne dans son viseur est accompagné du papa lion et de deux lionceaux trop choupis. Il sait faire des piqûres comme il sait utiliser son fusil d'assaut. Il est beau et il kiffe Bob Marley parce que Bob Marley, comme le président des USA, ne prend pas de vacances contre les méchants. La première demie heure est une publicité nous vantant la coolitude d'un Will Smith toujours fidèle à lui même, évoluant dans des univers interchangeables.
Fatalement, lorsqu'on essaye de montrer Neville comme ayant des failles psychologiques, on n’y croit pas une seule seconde. Parfaite illustration d'un casting qui se tire une balle dans le pied. Il assure tellement Will Smith qu'on ne s'inquiète pas une seule seconde pour lui, le film prend ainsi un rythme très ronronnant, pas forcément désagréable mais dégagé de toute implication.
Si on est saisi par les décors qu'offrent NY rendu à l'état sauvage, il faut reconnaître qu'on est carrément pétrifié par l'incompétence carabinée (et c'est peu de le dire) des responsables des bestioles en effets numériques... lions, daims et surtout, et c'est quand même beaucoup plus grave, vampires ! Tous semblent sortir d'un film d'il y a au moins dix ans. Ces fameux vampires, ou hémocytes pour faire celui qui s'y connaît, sont incroyables de laideur. Eclairés n'importe comment, animés comme dans un Tex Avery, ils sont en plus affublés d'une dégaine de merde au design complètement nul qui semble avoir été dessiné vite fait par un débutant paresseux qui aurait mal recopié des trucs déjà vus (entre Golum et les créatures de The Descent, c'est dire si c'est intéressant). Et pour rajouter la cerise sur ce gâteau faisandé, ces hémocytes sont d'une pénibilité assommante, cabotinant comme des crétins, toujours à faire des grimaces, à hurler pour rien et, malgré le premier degré sérieux dont le film prétend se draper, ils sont affublés d'un traitement des plus fantaisistes. Maigres comme s'ils revenaient de Pologne en 45, pâles comme des geeks qui seraient restés six mois à se branler sur des jpg, ils ont des capacités physiques totalement surhumaines et improbables ! On voit quand même deux spécimens renverser une voiture en donnant un coup de tête dedans ! Ils grimpent aux murs comme Spiderman, font des bonds comme Jack Nicholson dans Wolf et jouent comme les vampires de 30 jours de nuit... Le traitement scénaristique de cette belle brochette numérique souffre, à l'instar du film entier, de la réécriture contradictoire du script. Présentés tour à tour comme des animaux enragés ou comme des êtres doués d'intelligence, ces sévères approximations (et il n'y a pourtant pas grand chose d'autre à raconter dans le film) sabordent toute la complexité du matériau de base. Ces hémocytes sont ils si "sauvages" ? Neville est il si "humain" ? Cette interrogation aurait probablement emmerdé les hordes de fans de Will Neville (ou Robert Smith ? uh uh uh) venus se délecter de la prestation de leur idole. C'est là la différence entre film de consommation rapide, calibré pour faire de la maille et l'oeuvre d'un auteur. Et on se prend à rêver à ce qu'aurait pu donner ce film si il avait été pensé comme autre chose qu'un produit marketing à l'idéologie de bazar et au propos véhiculant une affligeante bêtise. La scène du piège est emblématique du mépris évident d'Akiva Goldsman et de sa réécriture de bouseux. Originellement, Neville commençait à onduler sérieux de la toiture et se prenait les pieds dans son propre piège, puis ainsi capturé, il était ramené chez les vampires et découvrait une civilisation en train de naître. Il commençait ainsi à comprendre la nature philosophique de sa situation de "chasseur de vampires" et l'on pouvait retrouver l'interrogation du roman de Matheson, n'est ce pas le nombre qui fait la normalité... Foin de tout ça, un fois réécrit le film montre juste Neville capturé par un piège tendu par des animaux enragés, d'une idée intéressante on en fait une péripétie idiote ! Idiote comme l'idée des chiens mutants dressés, idiote comme la mort attendue du clébard trop mignon sonnant un tournant hardcore en carton pâte pour des crétins ne voyant le cinéma uniquement que comme un divertissement léger à consommer entre les frites et le coca, idiote comme la réalisation minable de ces scènes d'action sinistres de platitude et dépourvues de tout suspens, illisibles "à la mode d'aujourd'hui", on secoue à fond la caméra, pensant que décollera l'intérêt du spectateur. Rien de bien nouveau c'est toujours la même odeur de merde qui suinte.

Puis agacé par un film prometteur plutôt raté, on entre comme l’on pénètre sur un lieu saint dans le dernier tiers du film. Le spectateur affligé découvre éberlué le tournant confondant de connerie que va prendre toute cette histoire, il est prié d’enlever ses chaussures, de se découvrir, de mettre un genou à terre, de commencer à joindre les mains mais surtout qu'il ne mange pas le bacon, il est pas kacher ! Alors que Smith Neville décide de se suicider dans un affrontement nocturne avec les méchants vampires, deus ex machina dans ta race, une puissante lumière divine le sauve in extremis, puis il se retrouve à moitié inconscient dans une voiture sous la protection de ce rituel instrument de torture dont on parsème volontiers les paysages en terre chrétienne et qui pendouille benoîtement au rétroviseur.
On retrouve enfin le thème central du cinéma américain de ces dernières années : la recomposition de la famille. Un Noir, une Latino et un p'tit gamin Blanc pour que tout le monde puisse se sentir concerné. Pour bien nous expliquer que Neville est un peu fou, on nous montre Smith à contre emploi, brutal et un peu méchant, mais le spectateur n’est pas dupe et il sait bien que c'est parce que la croix qu'il porte seul est trop lourde ! Heureusement, le DVD de Shrek va réunir tout le monde et ô miracle ! C'est très ému que le spectateur se rend compte qu'il y a une analogie bouleversante dans le dialogue entre l'âne et l'ogre vert et la situation de Will Smith ! Quelques instants plus tard, celui ci explique que son héros c'est Bob Marley, et merci de nous coller un morceau derechef ! Le dernier homme sur Terre n'est peut être pas seul, mais il a des goûts de chiottes c'est certain ! J'imagine l'enfer que ça serait d'être seul au monde et de tomber sur un autre survivant qui triperait sur Shrek en écoutant du reggae... De quoi détricoter la housse des sièges pour se faire une corde…
Alors quelle peut être la conclusion d'un survival dont l’ambition politique est résumée par un CD de Bob Marley et où la portée mythique est illustrée par un DVD de Shrek ? On a beau craindre le pire, on ne peut pas imaginer un dénouement d’une telle beauferie conservatrice. La fille est une illuminée et est présentée comme telle. Elle explique que Dieu lui a parlé, l'a guidé jusqu'à Neville pour lui sauver la vie et l'empêcher de se suicider. Ce dernier réfute bien sûr cette hystérie théologique et explique dans une scène qu’agite les mous du bulbe comme un hochet que Dieu n'existe pas... Will Smith renie Dieu ! Oooooooh... (Imaginons les mines stupéfaites d'une partie du public) Il le renie car il a perdu la foi, et comment qu’il l'a t'il donc bien perdu einh ? Eh bien parce que sa femme et sa fille sont mortes dans un accident d'hélicoptères juste après qu'ils aient longuement prié… Décidemment les voies du Seigneur sont impénétrables… sauf peut être pour les scénaristes de la Fox !
Bref, l’aveuglement religieux de cette grenouille latino confronté à l'aveuglement scientifique de Neville était en soi une bonne idée, mais le chemin de cet antagonisme n'est évidemment pas foulé par un film qui lui ne se foule pas non plus et qui nous refourgue le coup de la Révélation. Passé l'assaut de la maison, raté comme toutes les autres scène d’action, on retrouve Will Neville Robert Smith réfugié dans son labo et qui se rend compte qu'il a trouvé le vaccin. Les vampires après avoir défoncé une porte blindée en un tour de main tentent de péter la porte en plexiglas à force de coup de boule ! Will, la brebis égarée qui aura, comme Pierre, par trois fois renié son Créateur avant le lever du soleil, va avoir une vision : "Look a butterfly" lui faisait sa fille Marley (sic) et, soudain, il aperçoit un papillon sur le cou de la folle, puis les éclats de la vitre dessinent deux ailes.
En voulant vaincre le cancer les scientifiques ont osé défier les plans du Seigneur, une fois de plus l'humanité a pêché par son orgueil démesuré (et c’est souvent à cause du pouvoir scientifique ou fédéral, source de tous les maux dans les films yankees). Heureusement un soldat de l'exemplaire armée des USA saura être le bras armé de Dieu et saura se sacrifier pour racheter toutes nos fautes. Neville a une Destinée qui le dépasse, son sang est le remède qui sauvera les Hommes de ce qu'ils ont eux mêmes provoqué. Le vaccin enfin découvert, Will Christ hurle aux vampires "je peux tous vous sauver" et il finit par admettre à l'illuminée qu'il avait tort... "Je sais pourquoi vous êtes là", il offre la fiole contenant son sang telle une sainte relique. Ce revirement de situation donne donc raison à la fille et par là même on conclut que toutes les inepties qu’elle a déblatéré sont a prendre au premier degré, elle a bel et bien tapé un bout bavette avec Dieu qui lui a raconté la fin du film et qui lui a révélé la présence d’une nouvelle colonie d’immunisés, purs d’entre les purs.
La conclusion de cette bobine bénie nous montre donc cette envoyée de Dieu, cet ange aux ailes de papillon arriver aux portes de la Nouvelle Communauté, sorte de petit village WASP implanté sur une colline où trône fièrement une église immaculée, entouré d'un mur d'enceinte et de soldats armés. Une bible dans un main, un fusil M16 dans l’autre, Dieu comme copilote et c’est parti pour de nouvelles aventures. Un véritable fantasme pour fondamentalistes religieux, un paradis pour redneck... A l'image de l'Amérique voulue par les neo cons.
Grâce à Dieu, la société est préservée. N'ayez plus peur, entrez dans l'Espérance. Amen.
Bordel, à la fin du film j'avais l'impression de sortir de la Messe…

Alors on peut se laisser charmer par le spectacle, si on est pas bien difficile, si on accepte les plus grosses incohérences (comment la meuf fait elle pour arriver sur Manhattan alors que tous les ponts sont pétés, comme parvient elle a traîner Smith dans sa voiture alors qu'elle est assaillie de vampires et comment fait elle pour survivre à l'explosion qui aura soufflé le labo... La main de Dieu probablement) et le j'm'enfoutisme général qui émane de ce film, on ne peut pas décemment fermer sa gueule devant le calibrage de ce genre de productions qui véhiculent une version conservatrice, religieuse et profondément détestable de la société. Pour traiter tout ça à la légère, ne pas y voir de propagande religieuse obscurantiste ou penser que l'on peut voir ce film sans prendre en compte le contexte de l'époque, il faut être sacrément idiot.
Ou sacrément bouché.

I am Legend clôture cette année de films de merde d'une belle manière. Nauséabond et détestable. Idiot et réalisé n'importe comment. Superficiel et incohérent.

Epilogue
: 330 millions de dollars engrangés plus tard, on entend parler de I am Legend 2 !!!
Vous me direz, il n’a fallu que trois jours à Jésus pour ressusciter…

mardi 4 décembre 2007

HYPER TENSION

Jason s'tatane et c'est de la merde
Un tueur à gage de la mafia se fait inoculer un virus qui va peu à peu le paralyser. Il n’y a qu’une chose à faire pour ralentir l’irrémédiable : faire monter son taux d’adrénaline au maximum ! Nanti d’un pitch assez fun qui permet de faire un peu l’impasse sur le scénario pour privilégier l’action non stop, Crank (Hyper Tension) avait tout pour exciter le spectateur prêt à s’embarquer pour un trip con mais jouissif.
Le parti pris du film est donc de l’action, encore de l'action, toujours plus d’action, sans s’arrêter ou presque ! Alors de poursuites en voiture en fusillades, de levrette en fellation, de cocaïne en adrénaline, notre vaillant Jason Statham… pfff je m’y frais jamais à ce nom, pourquoi pas Jason Sfrifritte tant qu’on y est ? Bref Jason Stabasse fait ce qu’il peut pour exister devant une caméra qui ne le lâche pas d’une semelle, il agite les bras, il se roule par terre, il saute dans les airs et passe le reste du temps à courir. Pourquoi pas me direz vous se payer une bonne tranche de décervelage musclé ? Einh ? Pourquoi pas ? Et ben parce que c’est nul ! Ce film à chier n’avait pourtant pas beaucoup d’ambition, mais il faut croire que c’était déjà trop.
Le scénario est mince, très mince : notre héros court partout retrouver un gars et finalement lui tirer dessus et le jeter d’un hélicoptère. Pas bien compliqué. Le problème c’est les astuces pour tenter de donner un peu de corps à tout ça, parce qu’un sous Bruce Willis (Statham, costaud et dégarni toujours prompt à montrer son cul) qui hurle et cours pendant une heure vingt c’est quand même un peu léger ! Alors les deux scénaristes réalisateurs (Brian Taylor et l’ex-cascadeur Mark Nevedline) tentent de greffer sur leur script inepte toutes les idées qui leur passent par la tête (un manchot atteint par la lèpre aurait assez de doigts pour les compter). Si la distanciation et les effets visuels intriguent les cinq premières minutes, on doit vite se rendre compte que les seules idées du film y sont condensées. C’est dommage car il y avait quelque chose à creuser dans ces astuces visuelles (mouvements de caméra débiles, blagues écrites sur l’écran, split screens…) pour étoffer le film et donner un sens à l’action… Rapidement répétitives, ces coquetteries finissent par tourner à vide et ne dépassent pas l’anecdotique et le tape à l’oeil.
A mon avis ils devaient être tout content de se dire que ces effets allaient capturer l’attention du spectateur leur permettant d’aligner des scènes d’actions ébouriffantes découpées de manière à proposer au spectateur une subtile mise en abîme de l’état de stress du héros. Les clins d’œil à GTA et aux jeux vidéos étant une chouette idée pour dire que tout ça, finalement, c’est pour rire… Sauf que c’est tellement artificiel qu’on oublie en route ce procédé qui, de toutes façons, ne sert à rien. Le montage se veut épileptique, il n’est que brouillon et maladroit, il rend illisible la plupart du temps ce qui se passe sur l’écran et les réalisateurs ont beau filmer comme s’ils se battaient pour tenir la caméra, le peu qu’on perçoit fleure bon le film d’action fauché… Un Z tunné, thuné et détestable car puant de prétention et d’attitude bad-ass m’as tu vu. Du cinéma de poseur immatures et bien con. L’action aurait du tout péter, mais le seul truc qui se la pète, ce sont les réalisateurs.
Plutôt que d’essayer de trouver des idées, ces deux tanches décident de flatter leur public cible avec tout le racolage et la putasserie dont est capable l’industrie américaine lorsqu’elle décide de s’adresser aux jeunes qui sortent le samedi soir. On sombre donc dans une mélasse où l’homophobie assumée côtoie le sexisme le plus abusé ! Le seul personnage féminin du film est la copine de Statham, et la façon dont elle est dépeinte à l’écran est d’une finesse digne d’un clip de hip hop bling bling. Gourdasse écervelée qui ne peut pas régler elle même l’horloge de son four à micro ondes, elle se fait prendre de force en levrette en pleine rue par Jason, d’abord en se débattant, puis finalement en se laissant faire parce qu'elle prend son pied la cochone en nous faisant comprendre combien Statham est bien membré... Sauf qu’il doit repartir courir tuer on sait pas qui en la laissant en plan ! Quel manque de respect pour les femmes semble t’elle dire au spectateur ! Comprenant le désarrois de son copain elle saura se rendre utile UNE seule fois dans le film, en lui faisant une fellation… Le reste des personnages féminins sont des morceaux de viande en string, elles sont soit nues à quatre pattes (chez le méchant) ou alors nues dans des globes en verre (chez le mafieux) ou aussi nue sur le lit (chez le médecin !), le tout présenté dans une affligeante esthétique de clips de R’n’B (montres de luxes et belles chemises comprises). J’ai beaucoup aimé le nom de la fille chez le médecin, une Noire qui n’aura pas grand chose à dire à part répondre «oui» quand on l’appelle «Chocolat»… Tordant. Venez pas me dire que c’est du second degré, la connerie à ce niveau n’est jamais de second degré. C’est pas que nul, c’est surtout méprisable.
Cette merde finit par se terminer après un deus ex machina pathétique lorsque le héros tombe avec le bad-guy d’un hélicoptère. Après cinq minutes de chute libre pendant lesquelles il a le temps d’insulter la mère du méchant, de l’étrangler puis de passer un coup de fil à sa copine (oui oui) il finit par s’écrouler sur le toit d’une voiture, rebondit et s’éclate la gueule sur le bitume. La face collée à l’écran, dans un plan qui m’a rappelé furieusement la mort du dernier lascar de Cannibal Holocaust (la caméra est à 90°). Il est mort c’est fini. Ouf.
On ne peut excuser les auteurs de cette merde qui n’a d’extrême que sa beauferie, vu qu’ils sont à la fois caméraman, scénaristes et réalisateurs ! Responsables et coupables. Pour des auteurs aussi complets, quatre murs ce sont assurément trois de trop ! On ne s’étonnera donc pas vraiment de savoir qu’ils vont ressusciter leur héros pour une suite (Crank 2 High Voltage pour 2009) qui s’annonce bien étant donné qu’ils restent aux commandes ! Le pitch ? Statham va se faire greffer un nouveau cœur, problème il faut que celui ci subisse des chocs électriques régulièrement. Soyez chic, greffez un cerveau à au moins un membre de l’équipe pour Crank 3

dimanche 11 novembre 2007

POLTERGAY

poltergay, c'est de la merde
On me dit « Junko pourquoi toujours t’obstiner sur les films américains, tu ne regardes donc jamais de films français, tu n’as pas vu les Bronzés 3, La Mentale ou Rrrrrr ?! » Uh uh uh, bien sûr que si et si j’avais commencé mon blog plus tôt, je me serais volontiers soulagé sur ces trois exemples de la beaufitude triomphante qu’exhale régulièrement notre pays mais qui par chance ne sort que rarement de nos frontières ! Pas grave, la nuit dernière j’ai vu Poltergay et je vais pouvoir me venger, même si cette crotte n’est pas la pire !
Pas la pire, mais c’est tout de même une belle merde qu’on a là et qui commence en 1976 par l’explosion d’une boite de nuit gay… Cette boite qui est dans une grande maison genre baraque à la Fulci époque La Maison prêt du cimetière est abandonnée… puis rachetée 30 ans après par un jeune couple, Clovis Cornillac et Julie Depardieu. Elle s’avère être hanté par 5 folles qui nous rappellent le pire du comique français des années 70. J’en dis pas plus, c’est nul et de toutes façons l’indigence de l’histoire ne se formule pas, elle se vit, se subit, s’inflige.
Poltergay. Poltergay c’est exactement le genre de film qu’on regrette d’avoir vu avant même que le générique de fin ne vienne nous délivrer. Pendant une heure et demie nous n’aurons droit qu’à un seul et unique mouvement de caméra sympathique, c’est facile c’est le premier, pour le reste ça a beau être en scope la mise en scène est d’une platitude absolue, bêtement illustrative. De toutes façons pas besoin d’accuser le cadreur ou le directeur de la photo il n’y a rien à filmer. Vous voulez qu’il mette quoi dans son cadre ? Une maison à moitié vide ? Cornillac cette grosse amibe bodybuildée qui joue mieux avec ses fesses qu’avec sa tête ? Qui sort son texte comme s’il n’était pas là, comptant sur son imposant physique ou sur son cul pour faire illusion ? Il n’y a rien ! Rien ! Le néant… Enfin, il y a bien 5 folles jouées de manière outrée comme on en a déjà vu dans divers navets plus ou moins homophobes mais là pas la peine de sortir les grands mots, je n’ai pas trouvé ça « homophobe » comme on a pu le lire ici ou là, c’est juste banal, banalement beauf… Ca se vautre dans des clichés éculés, ça se fout de la gueule des flics de manière populiste (ah ah le flic qui se moque de Clovis Corniaud en fait il est pédé arf arf arf…) le tout drapé dans un bon sentiment gay-friendly tellement hypocrite et con qu’autant de bêtise donne envie de vomir. Ca se veut gentiment transgressif (deux références pas drôles à Delanoé) mais c’est juste lourd, vulgaire, déplorable.
Et le plus fou c’est que c’est censé être une comédie alors qu’il n’y a pas un gag drôle. De toutes manières il n’y a pas de gag du tout. Ou alors ils sont tellement minables qu’on préfère regarder ailleurs à ces moments là. Un journaliste des Cahiers du Cinéma a écrit et je le cite parce que ça vaut le coup : « le gag se trouve rarement au centre de la scène (…) il est un complément, un agrément, une ponctuation. C’est par exemple la passion pour la fast-food du désenvoûteur (…) qu’on voit expliquer l’étrange phénomène des fantômes en avalant des nuggets de poulet (aaaah ah ah oui désopilant, effectivement je l’avais loupé ce gag) C’est le plan presque inaperçu (…) où un des rescapés de 1976 essaie de faire rentrer un 45 tours dans un boîtier CD. Marc s’approche et lui montre que non, on ne fait pas comme ça. Quatre secondes, pas plus, et rit qui veut. Dans Poltergay, le gag n’est jamais une prise d’otages. » C’est François Begaudeau qui ose sans rire nous écrire ça ! En fait dans ce truc, la seule bonne blague c’est sa critique dans ce canard de blaireaux prétentieux… Dis moi mon p’tit François, les producteurs ils t’ont payé pour enfiler autant de conneries de manière aussi pompeuse sur une page entière ? Ou alors t’es juste complètement débile et tu t’éclates à faire des critiques ampoulées de navet de troisième zone en te paluchant d’une main ?
Entre parenthèse on parlait des producteurs alors en passant notons que c'est leur deuxième prod après les Brigades du Tigre alors si vous continuez dans la même voie pensez à m’envoyer une invit’ pour votre prochain film !
Bon, n’en déplaise à cet idiot de Begaudeau et ses prises d’otages ou ses plans inaperçus de 4 secondes, le scénario de Poltergay est aussi dégarni que la maison, il a été écrit par un certain Hector Cabello Reyes qui n’a jamais rien rédigé d’autre que cette paresseuse ineptie et qui, on apprend tout sur internet, est professeur d’arts et professeur de scénario ! Sans blague, à ce niveau là moi je veux bien être chirurgien du cerveau… Si j’en parle, c’est pas uniquement pour me moquer de lui parce qu’il écrit comme une brêle, non, c’est parce qu’il incarne également le psy de l’une des scène les plus naze du film, scène qui, de plus, a tellement été vue et revue que l'on aimerait à ce moment là que le film soit une pièce de théâtre pour pouvoir se lever et hurler notre indignation devant un si désolant spectacle... Ca serait pitoyable si seulement on pouvait éprouver de la pitié pour Clovis Cornigaud...
Alors quand on sait qu'en plus le responsable de ce soporifique fiasco a fait ses armes comme réalisateur des Guignols de l’Info, on comprend mieux sa mise en scène plus rigide qu’une bronchoscopie, et lorsqu’on apprend qu’il a ensuite été directeur artistique de la série H, on saisit toute l’ampleur de l’horreur de la chose. Eric Lavaine qu'il s’appelle, c'est bien la mienne d'avoir enduré cette merde !

POST SCRIPTUM : Je jure, je jure de toutes mes forces que je ne savais pas le jour où j'ai écrit cette note, que François Begaudeau était le chanteur du plus reulou des péniblissimes groupe punk rock Zabriskie Point ! En tous cas, je ne sais pas si je dois conclure par "le monde est petit" ou "il n'y a pas de hasard"... Mais si la carrière critique de François est à la hauteur de sa carrière dans le punk rock, je vais le suivre de prêt !

lundi 5 novembre 2007

LA DERNIERE LEGION

Halala… Cette décourageante fresque lymphatique est peut être un spectacle principalement destiné aux plus petits d’entre nous ce n’est pas à mes yeux une raison suffisante pour être magnanime et tolérant ! Cette purge sans être vraiment détestable a tout de même su redonner un éclat tout particulier au mot « misérable ». Ainsi Doug Lefler, collaborateur de Sam Raimi (aïe), storyboarder d’épisodes d’Hercules (aïe aïe) et réalisateur d’épisodes de Xena (aïe aïe aïe) va sous les ordres de l’inénarrable Dino De Laurentiis et devant nos yeux qu’on aurait bien aimé ébahis nous faire revivre les grandes heures du bis rital ambiance peplum-fantasy mou du genou mais aux costumes rigolos et aux décors en carton pâte !
Ainsi donc, on a un p’tit gamin, le dernier César, qui doit fuir Rome tombée aux mains des Goths. Il se réfugie en Angleterre après avoir retrouvé l’épée de Jules César. Il est aidé dans sa quête par des personnages sympas, deux trois romains, une guerrière hindou et un vieux sorcier… Même si on s’en doute, il faut attendre la fin du film pour apprendre que le vieux sorcier c’est cette vieille branche de Merlin, le dernier César n’est autre qu’Uther Pendragon et l’épée vous l’aurez tous deviné à ce stade, c’est bien sûr Excalibur ! Pour les nigauds qui comprendraient pas, les responsables de la com ont décidé de tout spoiler direct sur l’affiche, probablement pour permettre aux gens de partir avant la fin du film sans qu’ils aient l’impression d’avoir loupé quelque chose… C’est assez élégant de leur part, il faut le noter !
Par contre, en parlant d’élégance, il vaut mieux éviter de parler de la réalisation. L’inexpressivité totale de ce film tout mollasson nous rappelle régulièrement le passé télévisuel de l’auteur et les conneries défilent à nos yeux à un rythme endiablé… Dommage que l’histoire et les personnages ne suivent pas la même cadence parce que pendant une heure et demie c’est le festival des faux raccords honteux (des personnages apparaissent ou disparaissent de l’image plus mystérieusement que Merlin dans Excalibur) des champ contre champ (qui nous rappellent l’hystérie des plus belles scènes de bistrot de Plus Belle la Vie) et des ellipses scénaristiques pour lesquelles on ne sait plus qui fustiger, le scénariste inconscient, le metteur en scène probablement grippé ou l’équipe technique qui doit probablement ne rien capter à ce qui se passe. De toutes façons cette coproduction internationale semble avoir été conçue pour faire bosser ensemble des étudiants d’un peu partout en Europe, genre stage d’été. Et si l’on doit évoquer le montage de La Dernière Légion, on se dit que l’assistant français du monteur devait être trop occupé à besogner la script girl slovaque pour se soucier de cette farce dont le budget n’a même pas la décence d’avoir été ridicule ! Et si le budget n’est pas ridicule les chorégraphies, elles, n’oublient pas de l’être ! On a donc une petite pensée pour la miss monde indienne qui fait juste n’importe quoi avec ses armes débiles et qui est aussi crédible en farouche guerrière toujours bien coiffée et admirablement maquillée que Tante May dans le rôle d’Helen Ripley !
Et si les chorégraphies sont ridicules, les costumes ne sont pas en reste et permettent de sortir de l’état amorphe dans lequel l’indigence de ce spectacle bâclé nous plonge. Si pendant la première heure les Goths font rire, l’apparition d’un espèce de seigneur de la guerre qui se trimballe un look de heavy metalleux de 14 ans avec imper grotesque et masque pourrave sorti d’un Z rital de 1983 finit d’enterrer le film. C’est pas possible, la costumière bulgare devait s’envoyer en l’air dans un coin avec le preneur de son tchèque !
Pour faire bonne figure, et pour rehausser chorégraphies grabataires et costumes fauchés, rien de tel que des maquillages en plastique ! Et là, c’est carrément la fête du caoutchouc ! La cicatrice que le pauvre Kevin McKidd (le Vorenius de l’excellente série Rome) arbore fièrement lui donne une tête de Kirk Douglas époque Les Vikings… Sauf que dans le film de Fleischer, on y croyait ! Vorenius, ou Wulfila, comme il se fait appeler depuis qu’il a mis une perruque rousse, ne joue dans ce film qu’avec son œil droit… Et vu son large temps de présence à l’écran il doit être un des seuls à avoir vaguement bossé, on sent que ça le saoule un peu… Surtout que le reste de l’équipe italienne devait être en train de fumer des oinjs à l’autre bout du plateau ! Mention spéciale aussi pour son pote, l’espèce de gros barbare qui m’a fait penser à Roger Ward (Fifi Macaffee dans Mad Max) et dont le jeu d’une incroyable finesse a du être peaufiné tout en nuance sur des rings de catch pendant 20 ans !
Mais bon, c’est encore les Goths les plus rigolos, parce qu’en face, la communauté de l’épée est formée d’une sorte d’asperge pour jouer le héros charismatique (Colin Firth, aussi expressif que le poisson du même nom), de Sonia Roland dans le rôle d’une guerrière redoutable, de Gandhi (Ben Kingsley) ici affublé d’une fausse barbe et d’une robe blanche pouilleuse dans le rôle de Gandalf et même, et là je ne plaisante plus, d’un gros rasta qui fait un gros centurion sympa (film américain oblige, tout le monde doit s’y retrouver) !
Quand la débâcle atteint ce niveau, on ne s’inquiète plus de la photo qui ose des plans d’un ridicule achevé (l’hindoue devant le héros dans un face à face en ombre chinoise, ça donne envie de faire une capture d’image pour un éventuel concours du plus moche fond d’écran) on ne s’inquiète plus non plus des pompages éhontés (Le seigneur des Anneaux et ses 4 crétins qui passent des cols de haute montagne en short, Gladiator et ses vilains barbares qui sortent du sous bois, l’affiche et son air de 300 à la con) et on ne fait bien sûr plus attention aux dialogues qui sont globalement d’une hallucinante ineptie… Parfois d’une puissance évocatrice digne d’un emballage de carambar, la philosophie de ce navet familial bouleversera les petits comme les grands par l’universalité de son propos. Je ne peux m’empêcher de terminer en citant Merlin : « Quand le chemin devient obscur il devient difficile de le voir »… Méditons là dessus, le temps de se taper Resident Evil 3 et de revenir à des préoccupations plus terre à terre !
En conclusion, je trouve que cette ânerie insondable et définitivement grand public (pas de sang, rapports très chastes) nous ramène au cinéma de papa, voir même de grand papa… le kitch des années 80, les aventures fauchées mais colorées des nanards des années 60, avec en conclusion le discours pacifiste ultra naïf des années 50… Oui, c’est bien plus de 50 ans de conneries que ce film nous résume en un peu plus d’une heure et demie. Merci Doug, merci Dino.

mercredi 24 octobre 2007

jeudi 18 octobre 2007

I, ROBOT

I ROBOT, une sacrée merde, c'est Asimov qu'on assassine !
Etrange de voir Alex Proyas responsable du curieux et très dickien Dark City, se retrouver fossoyeur de l’œuvre d’Asimov. Ambition de têtard, histoire formatée comme une disquette, pompage tous azimuts à donner le tournis à l’actrice de Deep Throat et bien sûr personnages aussi ridicules que moi en maillot de bain et dont l’épaisseur psychologique a été calibré pour mettre en valeur des chaussures (Converse cité complaisamment), une chaîne HI-FI (JVC), une voiture (Audi), des transporteurs (Fedex) et un message quasi subliminal (le robot s’appelle Sonny). Alors bien sûr la richesse de la littérature d’Asimov est pillée sans être comprise pour remplir les espaces libres de ce film publicitaire de presque deux heures.
Will Smith travaille pas trop, tranquille, il reprend son rôle de Bad Boys, clins d’œil, humour immature et dégaine frimeuse compris. Il semble plus avoir bosser son roulement d’épaule et son ondulation du bassin que ses répliques mais bon… qui lui en voudrait ?!
La meuf, elle, ne sert à rien, mis à part à tomber amoureuse de Smith pour montrer ô combien il est cool… Elle comble aussi quelque trous du scénario dont l’ambition pourtant proche du néant arrive tout de même à s’emmêler les pinceaux. L’une de ses dernière phrase : « Il y a quelque chose qui me tracasse… » oui, nous aussi, et ce qui nous tracasse ce n’est pas tant que ton personnage attende la dernière scène pour se dire que le scénar prend l’eau, mais surtout qu’il pourrait se rendre compte qu’il ne sert à rien et qu’il n’est qu’un faire valoir abusivement stéréotypé qui n’a pour but que de mettre en valeur la séduction du héros qui doit prouver par là même à quel point ses chaussures sont cools ! Ma pauvre, ton personnage n’est qu’un paillasson sur lequel les godasses du héros viennent se décrotter…
Le robot pour sa part essaye de bien jouer et ce serait assez facile de dire qu’il s’en sort mieux que les autres. Semblant sortir du casting d’A.I., il est donc assez moche et somme toute pas très crédible… Ce truc massacrant à mi parcours un classique comme « Le Robot qui rêvait », il mériterait honnêtement de se faire déconnecter, et pas que pour la cohérence du film dont tout le monde se branle je pense ! Comme ils sont nombreux et que ces maudits machins se ressemblent tous (ça permet de photocopier une belle image de l’Attaque des Clônes comme ça vite fait hop hop ça mange pas de pain) on sent que les décideurs ont du se dire « merde, déjà que notre truc est complètement con, mais si en plus on y pige que dalle, les gens risquent fort de se dire que Converse en fait c’est de la merde… Bon quelqu’un à une idée ? » « Oui ! répondit le scénariste, j’ai pensé à tout ! Les méchants auront une lumière rouge, les gentils une lumière bleue… » Passons sur la symbolique des couleurs pour s’arrêter rire un instant de ce procédé particulièrement débile qui ferait décrocher des gens qui retourneraient au cinéma après 30 ans d’isolement et qui n’auraient pas encore décroché du film à ce moment là !
Se foutre de la gueule du monde est un art et ceux qui ont voulu ce film sont dans ce domaine des génies. D’années en années, le cynisme de merdes de cette envergure qui ne tiennent que sur un acteur reproduisant des mimiques de show TV enrobées d’une soupe visuelle boostée aux croûtons numériques atteint des sommets. Ces sommets auraient pu être ébouriffants si l’on ne s’était pas arraché les cheveux devant la scène finale où l’on assiste consterné au spectacle du robot Sonny se dressant face à tous ses congénères dans un plan très pompier censé exalter le sentiment de liberté… Oooooh que voilà le noble sentiment… Libère toi, libère le peuple… Bref fais la révolution contre l’oppresseur humain et ne t’inquiètes pas, on est pas à une contradiction prêt si c’est pour démouler une belle image qui impressionnera le gogo qui ne se demandera pas où diable allait donc ce machin ! (Rappelons que dans le plan d’avant ce sont les avions de chasses américains qui font une jolie figure devant Will Smith qui représentent l’idéal de Liberté)
On a même pas besoin de penser à Blade Runner pour haïr les exécutifs qui ont décidé de ce truc là, on serait tenté de dire qu’à côté Minority Report est un chef d’œuvre et A.I. une œuvre philosophique intense, mais ce ne serait pas très fair-play de comparer des films (même bourrés de défauts) à cette publicité de deux heures. Financé probablement par des banquiers qui ont finement calculé leur retour sur investissement, il nous reste qu’à espérer qu’un jour on dressera un Nuremberg pour ces ordures ! J’m’en vais retourner voir Cecil B. Demented et rêver du jour où l’on envahira militairement Hollywood. A mort les éxecutifs de la Fox ! Et qu’on tonde Proyas pour avoir conduit le train de cette infamie…

vendredi 14 septembre 2007

ALIEN APOCALYPSE

Bruce Campbell, arrête de produire des merdes et retourne bosser !

Alien Apocalypse de Josh Becker est un téléfilm de la chaine Sci Fi qui ne doit probablement sa sortie en DVD dans nos contrées uniquement grâce à la présence du toujours très apprécié Bruce Campbel. Sans surprise on retrouve ici le style très particulier des précédentes réalisations de Josh Becker (à savoir quelques épisodes de Xena et d'Hercules) même si cette fois ci, il faut le reconnaitre et c'est fort dommage, son talent a été un chouia plombé par un scénario loin d'être à la hauteur de son oeuvre !
En effet, de retour sur Terre après une mission dans l'espace, Bruce Campbel découvre que l'humanité (enfin 3 figurants dans une clairière) a été mise en esclavage par des termites géantes aliens. Il prendra la tête de la rébellion (4 acteurs de boulards qui semblent bien embêtés qu'on leur demande de garder leurs pantalons) et repoussera l'invasion, devenant un héros.
Je ne suis pas refractaire aux films à petit budget car parfois les séries B ou Z parviennent à transcander leurs faibles moyens pour nous proposer des spectacles décomplexés et bien funs comme par exemple le récent et réussi Evil Aliens. Par contre, ici, il ne faut pas avoir peur de reconnaitre que c'est une catastrophe quand bien même le film bénéficie d'une incompréhensible bienveillance sur le net, certains aveugles saluant la prestation de Campbel tandis que certains sourds notent l'aspect parodique censé traverser cette oeuvre... Et c'est là où ça me fait un peu halluciner... Ce machin tout naze n'est pas du tout drôle alors qu'il se voudrait parodique et n'est pas du tout déjanté alors qu'il se voudrait fun ! C'est sans doute parce que les ambitions comiques proviennent de l'envie de sauver du néant un scénario indigent qui semble avoir été écrit d'une traite. Malheureusement, ce traitement "à la lègère" n'offre aucune indulgence à ce film qui finit par être torpillé par le niveau excécrable des quelques vannes récurrentes balancées ici et là.
Abrutissant de nullité, les acteurs jouent tous comme des flans grimés avec des perruques et des fausses moustaches de farces et attrapes. Ils anonnent des lignes de dialogues d'une banalité exaspérante, certains jouant comme s'ils enfilaient des mouches alors que d'autres semblent enculer des perles ! Peter Jason, un habitué de chez Carpenter, vu dans Futur Immédiat et passé à la postérité chez les no-life grâce à sa participation à Dr Quinn femme medecin, a l'air de se faire encore plus chier que nous alors qu'il n'a que deux scènes, lui, ce qui est bien peu en comparaison de ce que le spectateur a à se farcir ! Le grand Bruce Campbel n'offre qu'une prestation mollassonne qui ne relève pas vraiment le niveau et il semble plutôt consterné que concerné par ce qui se passe... Il a gentiment (et courageusement) accepté de jouer dans ce film car Becker est un vieux pote (il se sont rencontrés sur le plateau d'Evil Dead). D'où peut être l'impression qu'il donne tout au long du film, celle d'être sacrément emmerdé d'avoir eu à rendre service à son copain, le spectre de son jeu étant compris entre "penaud" et "embarrassé"...
Cette belle merde en DVD accumule les plans de merde tout au long d'une histoire merdique et portée par des acteurs de merde, des effets spéciaux qui auraient déjà fait pitié en 1964 et des images de synthèses qui semblent avoir été réalisées sur un téléphone portable. Cette grosse zèderie chiante n'aurait jamais dû connaitre mieux qu'une diffusion sur le cable dans l'Utah, un jeudi matin. Elle n'arrive même pas à foutre la haine à un spectateur atterré dont le cerveau a été anesthésié par 1h20 de bêtise très moche.
On peut encoder la merde en 0 et en 1, ce film gentiment proposé par Mad Movies nous le prouve.

mardi 11 septembre 2007

JASON X

Pauvre Jason Voorhees... ce Vendredi 13 est une honte qui rend AVP presque sympathique

Jason X… Et bien je n’avais jamais vu ce dixième volet de la série Vendredi 13… Vendredi 13, Friday the 13th… Voila une sacrée ribambelle de film communément considérée comme une des sagas les plus catastrophiques qui enfila, jusqu'à l'abstraction et avec une rigueur forçant le respect, navet sur navet. Obtenant par là même un statut quasi légendaire pour son personnage principal propulsé véritable icône moderne de l'Horreur. Si il faut bien lui reconnaître une force évocatrice indéniable, il faut également avouer que cette franchise était bien plus moribonde et bien plus moisie que son boogeyman, toujours vaillant.
C’est donc au début de ce millénaire, alors que personne de censé ne pouvait décemment imaginer un nouvel opus pour Jason, qu’arrive une idée totalement improbable ! Après donc Jason à New York et Jason en enfer… ce coup ci c'est Jason dans l’espace ! Notre Martine à la machette toujours affûtée est un concept suffisamment simple pour qu'on puisse le décliner à toutes les sauces. Et la sauce avariée de cet ultime épisode (quelques années avant Freddy vs Jason) a tout de même un sale goût de déjà vu ! L’"originalité" s’arrête ici à piquer sans vergogne les idées des autres pour habiller le boucher de Crystal Lake !
Alors pour les étourdis comme moi qui avaient laissé passer cette grosse daube résumons cette blague en quelques phrases :
Jason est congelé avec une scientifique lors d’un prologue totalement cheap dans lequel Cronenberg fait une apparition qui n'apporte pas grand chose à part une grosse honte pour lui. 450 ans plus tard, alors que la Terre est aussi invivable que les acteurs du film, une expédition charge à bord d'un vaisseau le gros Jason et la frêle (et évidemment) mignonne brunette qui ne tardent pas à être ranimés, le "carnage" pouvant commencer ! Alors ok, au début, on fait fi de la réalisation platement inepte et on se prend à se dire : "ok c’est très mal fait, mais c’est golri, Jason dans l’espace uh uh uh"… Pas longtemps en fait parce que très rapidement le film tente poussivement, mais alors trèèèès poussivement, de nous refaire Aliens pour débile avec une mise en place de téléfilm ! Tous les atouts du film de merde torché par des incompétents qui se branlent totalement de ce qu'ils font et qui n'ont pas un gramme de respect envers ce qu'ils font sont réunis : D'abord, on a les G.I.s joués par des acteurs de télé achats qui font semblant d’être des supers soldats avec des flingues en plastique, vient ensuite le chef, vénal et pleutre, qui cherche a faire de l’argent avec la créature et qui finira bien sûr tué par là où il aura pêché, on a également les scientifiques : bimbos délurées et débordées (une toubib se moque de la taille du cerveau de Jason dans ce qui semble être une mise en abîme personnelle du scénariste), l'androïde de service et bien sûr la Sigourney Weaver du pauvre, une bonnasse au jeu inexpressif qui tente de prévenir un casting indifférent du côté terrifiant de Jason, la terrrrrifiante machine à tuer !
Alors, Jason X un mauvais film d'horreur ? Même pas, car la dream team de ouf qui nous a pondu cette stupidité soporifique a pensé (!) qu'il y avait ici matière à ironie et pourquoi pas à une mise en abîme ! Ils ont choisis de décalquer le film de Cameron mais ce qui semble les avoir passioné ce sont les blagues vaseuses qu'ils tentent piteusement de reproduire ici à la chaîne... Alors autant lorsqu'on sent que le scénariste n'a pas cherché à refléchir sur ce qu'il a du rédiger machinalement en regardant la télé est tarte, autant lorsqu'il se sent des élans dans le second degré ça se vautre misérablement dans une soupe immonde qui fait regretter au spectateur tétanisé de honte des chefs d'oeuvre comme Scream ou Freddy 7 !
Totalement raté dans son traitement ironique par une incompréhension totale des quelques éléments qui peuvent rendre le personnage de Jason fascinant, le film souffre de plus d'un budget dont l'évidente étroitesse s'affiche en grand sur l'écran ! Probablement financé par les compagnons d’Emmaüs, le film bénéficie d'une direction artistique catastrophique qui aligne avec la régularité d'une montre suisse horreur sur horreur ! Les costumes sont impayables (encore pire que ceux du 5ème Elément) et les décors sont à la fois minables mais également éclairés de la manière la plus laide possible dans ce qui semble être un hommage aux Z italiens du début des années 80 (allez hop on éclaire tout ça avec du rouge, du vert et du bleu !). La laideur globale du métrage n'épargne rien et nous sort le grand jeu : maquettes en plastiques à la Xor, effets gores probablement les plus nazes de la franchise, effets spéciaux numériques réalisés sur commodore 64, musique de supermarché…
Tout cela est d'une nullité assez banale et au final guère surprenante ! Pourtant, surprenant, le film sait tout de même l'être de temps en temps, nous réservant des petites surprises mignonnes comme des cerises moisies posées sur des gâteau de merde, sympas comme des crottes de nez posées sur le bord d'une cuvette de chiotte ou savoureuses comme des glaires crachés dans un vomi faisandé ! L’androïde reprogrammée en dix minutes pour devenir une super warrior (avec un costume impayable qui à mon avis a du filer la gaule et des idées à Pitof) c’est déjà con, lorsqu’elle ouvre la bouche c'est encore plus con mais lorsqu’on la voit tirer on se dit que là non, c’est pas possible : c'est plus du foutage de gueule, c'est carrément insultant ! Oh les gars ! y'a des gens qui les voient vos films, sans parler de ceux ou celles qui payent pour ça ! Je sais bien bien que vous vous en foutez mais quand même... Pi encore que la greluche cyborg, Le über-Jason censé être le clou du spectacle est finalement l'un des ultimes ramonage de cerveau qui tente de faire disparaître la moindre once d'intelligence qui aurait encore pu surnager là dedans ! Lorsque le film joue sur la tension, il fait rire, mais il fait presque peur lorsqu'il tente de faire rire aux dépents de ses personnages finalement méprisés avec la même force que le tout méprise le spectateur.
Torché sans aucun talent et parfaitement idiot, Jason X, avec son absence totale de suspense et son gore calibré pour grand mère cardiaque pensait pertinent de croiser Jason avec Aliens, il termine minablement comme un sous produit consanguin, croisement improbable de sous Starcrash et de slasher pour teenager… Faire encore plus mauvais que les Z des nineties était un sacré défi, c’est finalement le seul que le film de James Isaac a réussi à relever ! Ah si, quand même, il y a UNE bonne blague avec Jason X : il est sorti en salles !

lundi 27 août 2007

CLERKS 2


Clerks est définitivement l’un des petits chefs d’œuvre du cinéma indépendant américain, un film à ranger aux côtés de métrages comme Lune Froide, C’est arrivé près de chez vous ou Aaltra. En faire une suite n’était pas forcément une mauvaise idée et retrouver nos deux branleurs plus de 10 ans après le film original pouvait être intéressant, l’acidité comique de la jeunesse finissant par devenir douce-amère par la nostalgie du temps passé… Et si c’est effectivement dans cette direction que Kevin Smith tente de tirer une partie de son nouveau film, le problème, c’est que le reste se vautre dans l’inanité d’une comédie romantique absolument insignifiante : Dante a le cœur pris entre deux superbes (et totalement improbables) jeunes filles, laquelle va t’il choisir ? Abandonnera t’il son copain pour partir en Floride suivre la voie toute tracée que lui offre la blonde et sûre d’elle Emma, ou restera t’il avec son pote pour s’accomplir avec la brune et pétillante Becky ? Cette question haletante qui passionne déjà tous les amateurs des après-midi téléfilm d’M6 nous est donc développé ici en couleur et dans une réalisation brillante de nullité. Passons donc sur cet aspect misérable et définitivement hors sujet pour revenir à nos p’tits moutons : le quatuor Dante, Randal, Jay et Silent Bob. Pour eux, l’interprétation est totalement en roue libre et on a rarement vu un « muet » jouer aussi mal, Kevin Smith étant aussi bon qu’un acteur de sitcom pré-pubère qui n’aurait pas dépassé l’épisode pilote ! Les autres font ce qu’ils peuvent mais vu ce qu’ils ont a défendre… Difficile de se faire une idée ! Un petit nouveau, Elias, est joué par un inconnu qui aurait du le rester : Trevor Fehrman et qui interprète son personnage avec encore moins de nuance que si il était dans un épisode de South Park ! Accordons lui tout de même le bénéfice du doute tant son personnage est une caricature mal dégrossie provoquant des gags pas drôles et tombant à plat ou sortant des lignes de dialogues très souvent ratées, voire parfois carrément honteuses ! Ce bâclage intégral et irrespectueux des personnages s’articule durant une heure et demie autour de gags régressifs minables : une discussion pas écrite sur la pratique du léchage de cul (ouarf) ou un geek puceau et bourré qui se branle devant un gros moustachu qui suce un âne (ouarf ouarf ouarf)… Et ça, c’est à peu prêt tout ce que le lourdaud Kevin Smith a à nous proposer. Au delà du « régressif », le « transgressif » est au même niveau : que ce soit la tirade inepte sur la religion sortie par Jay ou le dialogue sur la portée raciste de différentes expressions on continue de patauger dans une fange artistique, sorte de chiasse filmique colorée qui a au moins le mérite d’être parfaitement illustrée par une photo strictement dégueulasse ! Ce n’est pas l’inévitable papotage de geeks qui sauvera cette grosse merde car le scénar n’a strictement rien à dire et ressert au spectateur accablé une louche de «Lord Of The Ring versus Star Wars»… Réhabiliter la mise en scène de mamie avec des préoccupations de geeks en carton, merci Kevin Smith, tu nous fait rêver ! En fait, si tout ceci ne faisait que tourner en rond, ce purin sur pellicule au scénario poussif et idiot ne serait fondamentalement pas détestable, nul assurément, mais pas détestable. Parce qu’en fait le gros soucis de ce sitcom gluant c’est là où il abouti et le truc coince carrément dans cette réflexion de demeuré sur l’amitié et la nostalgie… La relation et les interrogations de deux potes qui refusent de grandir mais qui se retrouvent finalement vieux à force d’être jeune est un thème passionnant (magnifiquement traité dans le film de Bouchitey, Lune Froide) mais qui est ici expédié en quatrième vitesse lors d’une scène vraiment très nulle et par le biais de trois lignes de dialogues vraiment ineptes. «Restons amis, sois maître de ton destin en devenant père et reprenons notre magasin de jadis grâce aux économies des deux dealers…» Clerks 2 n’a finalement à proposer en conclusion qu’un conformisme effarant rebondissant sur une astuce bien fainéante sortie d’un scénario particulièrement tire au flanc. Cet incompétent de Kevin Smith tente donc de se vautrer pendant une heure et demie dans diverses provocations sinistres pour finalement nous prouver que ses branleurs sont aussi cons que tout le monde. Une vraie réussite quoi…

lundi 23 juillet 2007

PLANE DEAD


Une grosse daube bien Z, c'est ce qu'est ce film qui s’annonçait à priori sympathique, grâce notamment à la présence d’acteurs aux noms aussi exotiques que rigolos (Raymond Barry, y’a aussi Spielberg qui joue un toubib, mais c’est David Spielberg !). Alors déjà il ne faut pas s’attendre à un film de zombies (le titre américain étant pourtant Flight of the Living Dead – je n’ose croire qu’il ne s’agit là que d’une manœuvre bassement commerciale) car point de morts vivants dans cette pénible pellicule qui loucherait plutôt du côté de 28 jours après (logo biohazard sur l’affiche compris). Cette bonne petite merde ne fait pas que reprendre le thème des infectés du film anglais mais reprend également leur look et leurs sifflements/grognements (mais ici mixés n’importe comment). Essayant d’alterner les scènes marrantes et celles plus sérieuses comme celles au Pentagone avec 3 pauvres figurants censés représenter une cellule de crise – le film tentant de palier au manque de budget par des dialogues inspirés (du style "passez moi le président", "nous avons perdu le contact radio", "nous risquons la destruction des USA"). N’allons pas par quatre chemins, toutes les scènes du film sont globalement ratées et les essais comiques transforment un truc qui refoulait déjà sévère en purge pour le coup particulièrement navrante : l’infecté japonais qui reste accroché à son fauteuil (même l’acteur semble avoir honte) la grand mère qui tente de mordre un gars sans son dentier, (ils se sont sentis obligé de rajouter un dialogue qui explique la blague, on imagine qu’ils en étaient particulièrement fiers) la meuf qui tue une infectée d’un coup de parapluie dans la bouche avant d’ouvrir celui ci… Ce film d’horreur n’a finalement de sinistre que son humour ! De plus, le carnage sait se faire attendre grâce à une longue et pénible mise en place (50 minutes) et lorsque ce carnage finit par s'emballer on regrette bien vite les scènes de dialogues comme les considérations des hôtesses de l’air sur les boites parisiennes ! Les scènes d’attaques sont toutes les mêmes, et surtout sont d'une constance incroyable dans la manière d'être filmées n’importe comment dans un jem’enfoutisme qui devrait pousser les amateurs du genre à condamner ce film aux oubliettes et le réal à diverses tortures. Si Rushdie doit se planquer depuis des années, Scott Thomas (le gars qui a tourné le film) a la chance que le geek de base n'a généralement pas l'énergie de transformer ses fatwas en actes concrets. De toutes façons ce n’est pas la peine de parler ici de mise en scène, le seul soucis du chef op étant, je pense, d’arriver à cadrer des acteurs tous aussi nuls les uns que les autres. Les maquillages des infectés se résument à une paire de lentille par personne et la direction artistique est un vibrant hommage aux zombies du Lac des Morts Vivants : tout le monde fait juste n’importe quoi, n’importe comment. Probablement tourné par un réal qui devait passer son temps au téléphone, ou à faire à manger ou encore à regarder ailleurs, Plane Dead n’arrive pas à la cheville du pourtant immédiatement has been Des serpents dans l’avion, sûrement à cause d’un budget moindre ! Ce film ne mérite même pas son téléchargement gratuit, alors de là à aller l’acheter… dites vous que l’article élogieux paru dans le Mad Movies de cet été n’est finalement qu’un publi-reportage servant à vendre du plastoc…